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	<title>Archives des fresque murale - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des fresque murale - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Kaweni Ya Zamani », l’art au service de la mémoire et de la jeunesse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/kaweni-ya-zamani-lart-au-service-de-la-memoire-et-de-la-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 02:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour raconter l’histoire et préserver la mémoire et le patrimoine de Kawéni et de ses habitants, des artistes et des jeunes du village ont réalisé des fresques et un podcast sur le “Kawéni d’antan”. Un projet, inauguré ce vendredi 16 mai, qui s’inscrit dans le programme du renouvellement urbain du quartier porté par la Ville de Mamoudzou et qui, en plus de construire des ponts entre les générations, permet aux jeunes de révéler leurs talents artistiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/kaweni-ya-zamani-lart-au-service-de-la-memoire-et-de-la-jeunesse/">« Kaweni Ya Zamani », l’art au service de la mémoire et de la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Course de pneus, corde a sauté, équilibre sur plots, billes…, les jeux d’antan sont mis à l’honneur sur la fresque d’une dizaine de mètres qui longe l’école maternelle Kawéni T6. L&rsquo;œuvre, réalisée par l&rsquo;artiste Denis Balthazar n’est pas encore totalement terminée, mais permet déjà à certains habitants de se plonger dans les souvenirs d’enfance, et à d’autres de découvrir des pratiques parfois disparues.</span></p>
<figure id="attachment_29079" aria-describedby="caption-attachment-29079" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-29079" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Fresque-2.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29079" class="wp-caption-text">Plantes médicinales, usine sucrière, rivières, jeux d&rsquo;antan et vêtements traditionnels, les fresques représentent 5 éléments qui forgent l&rsquo;identité de Kawéni</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Juste à côté, une autre fresque colorée, peinte par l’artiste Baba Mbaye, est un véritable herbier à ciel ouvert. Tamarin d’Inde, barabahi blanc, fougère, patte de lézard ou bien patate à durand, de nombreuses plantes médicinales sont représentées aux côtés de textes contant leurs vertus et leurs histoires. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;objectif de ces deux peintures murales, qui s&rsquo;inscrivent dans le projet « Kaweni Ya Zamani » (Kawéni d&rsquo;antan), est de mettre en avant les pratiques d&rsquo;antan des habitants de Kawéni, pour transmettre cette culture et cette mémoire aux nouvelles générations. A ces deux premières fresques vont s’ajouter trois autres dessins sur le thème de l’ancienne usine sucrière, les rivières et les vêtements traditionnels. Élaborées puis réalisées avec des jeunes de la commune, ces œuvres permettent de créer des vocations et du lien social. De la construction de la mémoire collective à l&rsquo;apprentissage de savoirs artistiques en passant par le développement personnel, la fresque « Kaweni Ya Zawani » répond à tous ces différents enjeux.</span></p>
<figure id="attachment_29084" aria-describedby="caption-attachment-29084" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-29084" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-7.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29084" class="wp-caption-text">Les dessins ont été réalisés directement par les jeunes de Kawéni</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">« Tout le quartier de Kawéni est en rénovation et l’idée de ce projet est que la mémoire et le patrimoine du quartier soient préservés, transmis »</span></i><span style="font-weight: 400;">, explique l&rsquo;artiste plasticienne Nathalie Muchamad, directrice artistique du projet, au moment du vernissage à la MJC de Kawéni, vendredi 16 mai. « <em>Le but est aussi </em></span><em><span style="font-weight: 400;">de construire du lien social et grâce au travail mené avec la jeunesse on arrive à inscrire le projet dans son quartier</span></em><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Depuis qu’on a commencé on a de bons retours de la part de la population ».</span></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Soutenir la jeunesse talentueuse</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">« <em>C&rsquo;était vraiment important d&rsquo;impliquer les élèves dans le projet pour pas qu&rsquo;ils soient seulement spectateurs. Du premier degré jusqu&rsquo;au lycée, les jeunes ont été impliqués grâce à leurs professeurs, c&rsquo;est bien pour transmettre l&rsquo;histoire du quartier mais aussi pour véhiculer des valeurs comme le respect », </em>insiste Colette Cabort, inspectrice de l&rsquo;Éducation nationale à la circonscription de Mamoudzou Nord.</p>
<figure id="attachment_29083" aria-describedby="caption-attachment-29083" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-29083" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-6.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29083" class="wp-caption-text">La fresque sur les jeux d&rsquo;antan représente de nombreuses activités de l&rsquo;époque comme la corde à sauté, la course de pneu, le jeu de billes&#8230;</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a travaillé avec des jeunes du lycée des Lumières, des collégiens, des petits enfants »</em>, explique Baba Mbaye qui a composé la fresque sur le thème des plantes médicinales. « <em>On voulait leur rappeler qu&rsquo;au moins une fois dans leur vie ils ont été soignés par leurs grands-parents à l&rsquo;aide de plantes médicinales, qu&rsquo;ils ne connaissaient pas. Certains jeunes du lycée des Lumières ont beaucoup de talents, ils sont voués à être de très bons artistes, je leur donne des conseils mais aussi de la liberté notamment sur les choix des couleurs », </em>ajoute l&rsquo;artiste, également professeur d&rsquo;arts plastiques au collège de Kawéni 1. « <em>Les élèves qui ont quelque chose dans l&rsquo;âme, les mains, la tête on les détecte très vite. Ils travaillent tout seul et on voit les efforts et la qualité, et à partir de là se nouent des relations presque paternelles, on les aide et on les intègre dans les projets hors de l&rsquo;école », </em>continue Baba Mbaye. « <em>C&rsquo;est difficile au départ de se lancer dans l&rsquo;art, mais quand on s&rsquo;implique et avec de la persévérance ça peut aboutir à quelque chose de concret ».</em></p>
<figure id="attachment_29085" aria-describedby="caption-attachment-29085" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29085" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-300x235.jpeg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="235" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-300x235.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-768x602.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-150x118.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799-696x546.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-8-e1747549937799.jpeg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29085" class="wp-caption-text">Les jeunes qui réalisent la fresque « jeux d&rsquo;antan », Moussa Moustoilib, Bourhane El Farouk, Mahamed Ali, Mohamed Maoujidou et Chamsidine Nael, ont remporté le concours de Halo&rsquo; Move pour leur œuvre artistique sur la mobilité</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faut continuer à les encourager à se lancer dans l&rsquo;art »,</em> renchérit Denis Balthazar, artiste plasticien qui s&rsquo;est penché sur la thématique des jeux d&rsquo;antan<em>. </em>« <em>Au début du projet on s&rsquo;est réunis pour faire un test avec les élèves, on leur a proposé des thèmes et ils ont choisi le jeu qu&rsquo;ils voulaient représenter. Ils reproduisent ensuite leurs croquis sur le mur. Moi j</em><em>&lsquo;interviens uniquement sur les difficultés techniques »</em>, raconte l&rsquo;artiste. « <em>On a tout un groupe de jeunes qui aiment le dessin, c&rsquo;est leur passion, ils font déjà des expositions, ils ont du talent », </em>relève Denis Balthazar en faisant notamment référence à cinq jeunes, Moussa Moustoilib, Bourhane El Farouk, Mahamed Ali, Mohamed Maoujidou et Chamsidine Nael, qui ont remporté, également ce vendredi 16, le concours de Halo&rsquo; Move sur la mobilité à Mayotte, grâce à leur réalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">La fresque n&rsquo;est pas encore totalement terminée en raison des différentes situations des jeunes artistes qui ne sont pas tous les jours disponibles. « <em>On tient à ce que les jeunes finissent le projet, si on arrête avant la fin, cela n&rsquo;a pas le même impact pour eux ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un podcast témoin du passé de Kawéni</strong></h2>
<figure id="attachment_29081" aria-describedby="caption-attachment-29081" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29081" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-300x200.jpg" alt="Art, fresque murale, jeunesse, histoire, mémoire, Kawéni" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/fresque-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29081" class="wp-caption-text">An-ichati Ahamadi (au centre) et les jeunes du Comité des jeunes de Kawéni ont réalisé un podcast en interrogeant les doyens de la commune</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En plus des fresques, le Comité des jeunes de Kawéni a réalisé un podcast en recueillant les témoignages des doyens de Kawéni, qui ont pu observer le développement rapide de la commune depuis ces dernières années.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il n&rsquo;y avait que 4 fontaines à eau et il fallait aller à Dzoumogné, Tsoundzou, Passamaïnty pour laver les vêtements », </em>note une dame interrogée par les jeunes, dans un extrait diffusé lors du vernissage. « <em>Kawéni c&rsquo;est mieux maintenant, avant c&rsquo;était difficile, aujourd&rsquo;hui il y a les magasins et l&rsquo;eau, c&rsquo;est comme la capitale ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>C&rsquo;était très important pour nous de savoir comment était la vie avant. On ne savait pas du tout qu&rsquo;elle était aussi différente qu&rsquo;actuellement », </em>confie An-ichati Ahamadi, 17 ans, élève au lycée des Lumières. « <em>Ils nous ont dit qu&rsquo;avant Kawéni c&rsquo;était tout petit qu&rsquo;il y avait la forêt et moi en grandissant je pensais que c&rsquo;était toujours grand comme aujourd&rsquo;hui. Certaines personnes nous ont dit qu&rsquo;elles préféraient leur vie d&rsquo;avant, malgré le fait qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient pas de travail », </em>continue la lycéenne, heureuse de pouvoir s&rsquo;identifier davantage à l&rsquo;endroit où elle habite. Les différents épisodes du podcast seront diffusés sur le site internet de la Ville de Mamoudzou.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/19/kaweni-ya-zamani-lart-au-service-de-la-memoire-et-de-la-jeunesse/">« Kaweni Ya Zamani », l’art au service de la mémoire et de la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quand l’art soigne : à Mtsapéré, des fresques murales pour réparer les âmes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 02:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au CMPEA de Mtsapéré, enfants et adolescents en souffrance redonnent vie à leur lieu de soins — une fresque pour colorer leur reconstruction.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/">Quand l’art soigne : à Mtsapéré, des fresques murales pour réparer les âmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="" style="text-align: justify;" data-start="339" data-end="876">Tandis que la nuit se tisse lentement sur les hauteurs de Mtsapéré, une trentaine de jeunes se rassemblent, intrigués, devant les murs du Centre Médico-Psychologique Enfants et Adolescents (CMPEA). Curieux, ils observent les premiers gestes d’un projet hors du commun. Il ne s’agit pas d’un simple atelier artistique, ni d’une animation de quartier : ce qui prend forme là, entre béton et lumière, est une initiative thérapeutique, sociale et inclusive &#8211; une première à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1175" data-end="1216"><strong>Guérir par la couleur et la création</strong></h2>
<figure id="attachment_26681" aria-describedby="caption-attachment-26681" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26681" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-300x226.jpg" alt="Mayotte, CMPEA, santé mentale, Mtsapéré, fresque," width="300" height="226" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-300x226.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1024x770.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1536x1155.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-2048x1539.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1068x803.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1920x1443.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1320x992.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26681" class="wp-caption-text">La fresque extérieure du centre, prochainement inaugurée</figcaption></figure>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="329" data-end="906">Le projet démarre un soir de mars, à 17h, devant le Centre Médico-Psychologique Enfants et Adolescents (CMPEA) de Mtsapéré. Ce soir-là, à 17h, le Dr. Briard, pédopsychiatre, une psychologue du CMPEA et des membres de l’association artistique, Mihono, tracent au marqueur les premiers contours de la fresque. Les adolescents du centre ne sont pas encore là. Seuls les regards de quelques passants du quartier assistent au coup d’envoi silencieux de ce chantier créatif.</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="908" data-end="1387">Quelques jours plus tard, pendant les vacances scolaires, le cœur du projet bat enfin : des enfants et des adolescents suivis au CMPEA, d’autres venus du quartier, ainsi qu’un jeune de l’association Mihono s&rsquo;approprient la fresque. Ensemble, ils transforment les murs du centre en un espace de création partagé. Le projet est né d’une intuition simple : et si la réappropriation artistique d’un lieu de soin pouvait tisser des liens, réconcilier des destins, offrir un espace de résilience ?</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="1389" data-end="1869">Sarah, psychologue auprès des enfants du centre, et Léa, présidente de l’association Mihono, lancent l’idée. Très vite, la Direction des Affaires Culturelles (DAC) soutient l’initiative, en finançant non seulement la fresque, mais aussi une future collaboration artistique. D’autres partenaires emboîtent le pas, tel l&rsquo;Agence Régionale de Lecture et du Livre (ARLL), qui organise des ateliers lecture aux jeunes du centre, initiative symbolique et concrète d’ouverture vers la culture.</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="1871" data-end="2513">« <em>Le but est de leur permettre de s’approprier ce centre, de le transformer en un lieu à leur image, un lieu de vie</em>« , explique Sandra, psychologue auprès des adolescents de 13 à 18 ans. « <em>Beaucoup d’entre eux ont connu le rejet et la violence. Ici, ils retrouvent une place.</em> » Le projecteur est en place. Des bénévoles d&rsquo;une association sécurisent les lieux. La majorité des jeunes qui participent à la fresque sont suivis au CMPEA de Mtsapéré au sein d&rsquo;un groupe thérapeutique, d’autres viennent d&rsquo;associations voisines. Des mamans s’impliquent, des passants s’arrêtent, observant la scène. L’art devient un langage, et les murs deviennent des ponts.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2356" data-end="2424"><strong data-start="2356" data-end="2424">Un cadre thérapeutique pour enfants et adolescents en souffrance</strong></h2>
<figure id="attachment_26680" aria-describedby="caption-attachment-26680" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26680" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-300x225.jpeg" alt="Mayotte, CMPEA, santé mentale, Mtsapéré, fresque," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmpea.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26680" class="wp-caption-text">Un adolescent du centre, une maman du quartier et une bénévole d&rsquo;une association, peignent la fresque extérieure</figcaption></figure>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="2426" data-end="2911">Les jeunes enfants du centre, qui participent à la création des fresques souffrent majoritairement de troubles du spectre autistique (TSA) ou de troubles du développement. La peinture s’intègre dans leur prise en charge, parallèlement à des groupes de contes ou le groupe psychotiques. « <em>Ce sont des enfants qui ont souvent échoué sur le plan scolaire. À travers ce projet, ils réussissent, ils créent. C’est thérapeutique</em>« , explique le Dr Briard. « <em>Ils apprennent à être ensemble, à respecter une consigne, à attendre leur tour. »</em> Les adolescents, quant à eux, luttent contre l’isolement, les troubles du lien social. Pour eux, la fresque devient un moyen doux de réintégrer le collectif.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3161" data-end="3209"><strong data-start="3161" data-end="3209">Soigner au-delà des murs, avec peu de moyens</strong></h2>
<figure id="attachment_26788" aria-describedby="caption-attachment-26788" style="width: 135px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26788" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-135x300.jpeg" alt="Mayotte, CMPEA, santé mentale, Mtsapéré, fresque," width="135" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-135x300.jpeg 135w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-461x1024.jpeg 461w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-691x1536.jpeg 691w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-150x333.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-300x667.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1-696x1547.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/cmp-1.jpeg 720w" sizes="auto, (max-width: 135px) 100vw, 135px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26788" class="wp-caption-text">Enfants participant à la conception d&rsquo;une fresque intérieure au centre</figcaption></figure>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="3211" data-end="3874">Si ce projet a vu le jour, c’est grâce à la débrouille et à l’engagement sans faille de l’équipe. Car à Mayotte, la santé mentale ne fait pas toujours partie des priorités des autorités sanitaires. Le Centre Hospitalier de Mayotte n’a pas financé la fresque ; tout repose sur les épaules des partenaires extérieurs. L’Agence régionale de santé soutient financièrement la psychiatrie du CHM, mais ce financement se dilue dans un budget global, sans lignes budgétaires spécifiquement fléchées aux actions du pôle de santé mentale, pour des actions thérapeutiques spécifiques de ce type. « <em>Nous montons actuellement une association adossée au service pour chercher des financements et développer ces actions hors les murs</em>« , précise l’équipe. « <em>L’objectif est clair : aller vers, ouvrir notre pratique, relier soins et société</em>. »</p>
<p class="" style="text-align: justify;" data-start="3876" data-end="4007">L’équipe se projette désormais vers une inauguration officielle de ces oeuvres, espérant que le CHM s’engagera à ses côtés pour pérenniser cette initiative. Ce que les jeunes ont laissé sur les murs du CMPEA va bien au-delà de simples dessins. Ce sont des traces de passage, des gestes partagés, parfois même des prises de parole. Là où les mots s’épuisent, les couleurs prennent le relais. « <em>Parfois, ce qu’on laisse, c’est juste un peu de présence. Et ici, cela a un sens</em>« , confie Sarah.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/14/quand-lart-soigne-a-mtsapere-des-fresques-murales-pour-reparer-les-ames/">Quand l’art soigne : à Mtsapéré, des fresques murales pour réparer les âmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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