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	<title>Archives des Forces vives - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Sun, 19 Jul 2026 14:39:01 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Forces vives - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Être sans papiers à Mayotte, c&#8217;est plus compliqué qu&#8217;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&#8217;angoisse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 02:30:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[bureau des étrangers]]></category>
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		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[titre de séjour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant près de trois mois, 47 médecins diplômés hors Union européenne exerçant au Centre hospitalier de Mayotte ont continué à soigner leurs patients alors que leur titre de séjour n'était plus renouvelé. Une situation finalement régularisée le 16 juillet, mais qui révèle la fragilité administrative de professionnels pourtant indispensables au système de santé mahorais.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/">« Être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&rsquo;angoisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ils passaient leurs journées et nuits au chevet des patients, tout en guettant un appel de la préfecture. Depuis près de trois mois, 47 médecins diplômés hors Union européenne (PADHUE) du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) vivaient dans un étrange entre-deux : indispensables au fonctionnement de l&rsquo;hôpital, mais sans titre de séjour valide.</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant près de trois mois, ces praticiens ont continué à assurer consultations, gardes et urgences tout en craignant un contrôle de police, l&rsquo;impossibilité de rejoindre leurs proches ou une remise en cause de leur présence sur le territoire. Leur situation a finalement été régularisée jeudi 16 juillet, au lendemain de la réouverture de la préfecture. Mais pour eux, cette issue ne règle qu&rsquo;une urgence. Elle ne met pas fin à une précarité administrative qu&rsquo;ils redoutent de voir ressurgir au prochain blocage.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Ils soignaient la population, mais vivaient eux-mêmes dans l&rsquo;irrégularité</b></h2>
<figure id="attachment_6278" aria-describedby="caption-attachment-6278" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-6278" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-300x200.webp" alt="Immigration, migrants, demandeurs, asile, blocage, forces vives" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-300x200.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1024x683.webp 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-768x512.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1536x1024.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-2048x1366.webp 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-150x100.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-696x464.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1068x712.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1920x1280.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0980-scaled-1-1320x880.webp 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6278" class="wp-caption-text">Les médecins ont finalement été reçus à la préfecture le 16 juillet, dès la réouverture du service des étrangers. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire est restée discrète. Aucun communiqué, aucune manifestation, aucune prise de parole publique. Pendant plusieurs semaines, les 47 médecins concernés ont préféré continuer à exercer, convaincus que leur situation finirait par se débloquer.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, à mesure que les semaines passaient, leurs titres de séjour arrivaient à expiration sans être renouvelés. En cause, selon les différents témoignages recueillis, l&rsquo;impossibilité d&rsquo;accéder au service des étrangers de la préfecture, régulièrement paralysé par les blocages organisés par des collectifs opposés à l&rsquo;immigration ou à l&rsquo;accueil de réfugiés à Mayotte. Les conséquences, elles, se sont empilées.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans document de séjour valide, certains médecins racontent avoir été contrôlés par la Police aux frontières (Paf). D&rsquo;autres n&rsquo;ont pas pu quitter Mayotte pour retrouver leurs familles ou leurs enfants restés dans leur pays d&rsquo;origine. Plusieurs évoquent également des contrôles vécus comme particulièrement éprouvants, dans un climat où la question migratoire occupe une place centrale dans le débat public local.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« On sait que les collectifs vont encore fermer la préfecture d&rsquo;ici quelques mois » </em></strong></h2>
<figure id="attachment_53150" aria-describedby="caption-attachment-53150" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Comores," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53150" class="wp-caption-text">Les blocages du service des étrangers de la préfecture de Mayotte, organisés à plusieurs reprises par des collectifs, ont perturbé le traitement des demandes de renouvellement de titres de séjour, dont celles de ces médecins exerçant au CHM. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais, jeudi 16 juillet, la perspective d&rsquo;un dénouement a rapidement pris le dessus. <em>« Nous avons eu notre renouvellement de titre hier. La préfecture nous a bien reçus »</em>, raconte aujourd&rsquo;hui un médecin ayant requis l&rsquo;anonymat. Le soulagement est toutefois mesuré. <em>« On sait que les collectifs vont encore fermer la préfecture d&rsquo;ici quelques mois ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette inquiétude est d&rsquo;autant plus forte que la plupart de ces praticiens ne sont pas de passage. <em>« Cela nous donne un sentiment de frustration pour la suite car nous, les médecins diplômés hors Union européenne, nous restons longtemps ici à Mayotte. Nous prenons des contrats de longue durée ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis cette phrase, qui résume à elle seule le paradoxe et la subtilité de leur situation : <em>« J&rsquo;avoue qu&rsquo;être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine, même une seule journée ». </em>Puisqu&rsquo;à Mayotte, un titre de séjour n&rsquo;est pas seulement un document administratif. Il constitue surtout un sésame indispensable dans un territoire où les tensions autour de l&rsquo;immigration sont permanentes, où les contrôles sont fréquents et où le service des étrangers de la préfecture est régulièrement paralysé par des blocages. Pendant plusieurs semaines, ces médecins ont ainsi continué à faire fonctionner l&rsquo;unique hôpital de l&rsquo;île, tout en sachant qu&rsquo;un simple contrôle pouvait les placer dans une situation particulièrement délicate.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une régularisation soutenue par la direction du CHM</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, la direction du Centre hospitalier de Mayotte affirme avoir entrepris des démarches auprès des services de l&rsquo;État afin d&rsquo;aboutir à une résolution de ces difficultés. <em>« Nous avons pris contact avec la préfecture par le biais de l’ARS. La préfecture nous a expliqué que l’accès à ses services sont bloqués (&#8230;) Le collectif a libéré l’accès hier matin [ndlr : le 15 juillet]. Nous avons eu la garantie que les demandes seront traitées en prioritaire »</em>, nous indiquait la direction du CHM, jeudi 16 juillet 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Le même jour, la préfecture de Mayotte nous a confirmé cette chronologie. <em>« Les médecins concernés ont tous été reçus ce matin. Dès la réouverture des services, ils ont été les premiers usagers pris en charge afin que leur situation puisse être examinée en priorité. Leur situation administrative a désormais été régularisée et les démarches nécessaires ont été accomplies ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Tous les praticiens ont ainsi obtenu un document leur permettant de retrouver une situation régulière, mais pour des durées différentes. Certains médecins se sont vu délivrer un récépissé de demande de carte de séjour, valable trois mois. Ce document leur permet de justifier de leur situation administrative, mais il ne constitue qu&rsquo;une étape avant la délivrance d&rsquo;une carte de séjour, généralement valable un an selon les médecins interrogés. D&rsquo;autres, dont le contrat au CHM prend fin avant la fin de l&rsquo;année 2026, ont reçu une Autorisation provisoire de séjour (APS) valable jusqu&rsquo;au terme de leur engagement, soit trois ou quatre mois.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« La même galère recommencera encore et encore » </strong></em></h2>
<figure id="attachment_53149" aria-describedby="caption-attachment-53149" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53149" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Comores," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2262-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53149" class="wp-caption-text">Pour eux, le problème ne tient pas seulement au retard accumulé ces derniers mois, mais à un système qui les expose à la même incertitude à chaque renouvellement de titre de séjour. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une régularisation qui met fin à plusieurs mois d&rsquo;incertitude, mais qui, pour les praticiens concernés, ne règle pas définitivement la question. Car derrière le soulagement demeure une inquiétude : celle de voir cette même situation se reproduire dans quelques mois. Car le problème pourrait ressurgir très rapidement. Les récépissés délivrés cette semaine expirent dans trois mois. Si de nouveaux blocages de la préfecture intervenaient à compter du mois d&rsquo;octobre prochain, certains médecins craignent de se retrouver une nouvelle fois sans document valide avant même d&rsquo;avoir pu obtenir leur carte de séjour.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La même galère recommencera encore et encore »</em>, résume l&rsquo;un d&rsquo;eux. Les praticiens ne réclament pas un régime dérogatoire. Ils demandent que les médecins diplômés hors Union européenne exerçant durablement à Mayotte puissent bénéficier directement d&rsquo;une carte de séjour d&rsquo;au moins un an, comme cela se pratique généralement après le récépissé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette demande répond à une réalité professionnelle, estime encore l&rsquo;un d&rsquo;eux. Certains médecins doivent régulièrement se rendre à La Réunion ou en métropole pour effectuer des stages hospitaliers, suivre des Diplômes universitaires (DU), passer des examens ou présenter des concours indispensables à leur évolution de carrière. Or le récépissé actuellement délivré ne leur permet pas ces déplacements.</p>
<p style="text-align: justify;">À leurs yeux, cette revendication dépasse ainsi leur situation personnelle. <em>« Cela permettra d&rsquo;avoir des médecins mieux formés et plus compétents au service de la population mahoraise, tout en contribuant à réduire le nombre d&rsquo;évacuations sanitaires évitables »</em>, résume l&rsquo;un des praticiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Il aura fallu l&rsquo;intervention de l&rsquo;hôpital, de l&rsquo;ARS et la réouverture de la préfecture pour débloquer en quelques heures une situation qui durait depuis trois mois. Le cas des 47 médecins révèle une faille plus large : à Mayotte, les tensions autour de l&rsquo;immigration peuvent parfois paralyser un service administratif dont dépendent des milliers de parcours de vie. Même ceux qui soignent le territoire n&rsquo;y échappent pas.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/20/etre-sans-papiers-a-mayotte-cest-plus-complique-quen-france-metropolitaine-47-medecins-du-chm-ont-vecu-dans-langoisse/">« Être sans papiers à Mayotte, c&rsquo;est plus compliqué qu&rsquo;en France métropolitaine » : 47 médecins du CHM ont vécu dans l&rsquo;angoisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Fermer le bureau des étrangers, c&#8217;est le seul moyen de se faire entendre » : la colère monte après les déclarations des Comores</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/fermer-le-bureau-des-etrangers-cest-le-seul-moyen-de-se-faire-entendre-la-colere-monte-apres-les-declarations-des-comores/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 01:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[blocage]]></category>
		<category><![CDATA[bureau des étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[COI]]></category>
		<category><![CDATA[Forces vives]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des femmes mobilisées et des membres des "Forces vives" ont bloqué ce mercredi 10 juin 2026, le bureau des étrangers de la préfecture de Mamoudzou. Une action menée en réaction aux récentes déclarations des autorités comoriennes sur Mayotte dans le cadre de la Commission de l’océan Indien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/fermer-le-bureau-des-etrangers-cest-le-seul-moyen-de-se-faire-entendre-la-colere-monte-apres-les-declarations-des-comores/">« Fermer le bureau des étrangers, c&rsquo;est le seul moyen de se faire entendre » : la colère monte après les déclarations des Comores</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La tension franchit un nouveau palier à Mayotte. Mercredi 10 juin au matin, des femmes mobilisées et des membres des « Forces vives » ont bloqué le bureau des étrangers de la préfecture de Mamoudzou pour dénoncer les positions des autorités comoriennes sur l&rsquo;île et réclamer une réponse plus ferme de la France. Une mobilisation qui intervient alors que Paris vient de prendre <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/lintegration-de-mayotte-a-la-coi-une-priorite-francaise-face-aux-contraintes-regionales/">la présidence de la Commission de l&rsquo;océan Indien</a> (COI) avec l&rsquo;ambition affichée de remettre sur la table la question de l&rsquo;intégration de Mayotte au sein de l&rsquo;organisation régionale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mobilisation dans le prolongement des tensions diplomatiques</b></h2>
<figure id="attachment_53147" aria-describedby="caption-attachment-53147" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53147" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Safina Soula, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2259-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53147" class="wp-caption-text">Safina Soula, porte-parole du Collectif des citoyens de Mayotte 2018, lors de la mobilisation devant la préfecture de Mamoudzou, où elle dénonce « une humiliation » subie par la France de la part des Comores et réclame une réaction plus ferme de Paris.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À l&rsquo;origine de cette action, un sentiment d&rsquo;humiliation et d&rsquo;abandon qui s&rsquo;est renforcé ces derniers jours suite aux échanges diplomatiques entre la France et les Comores autour de la place de Mayotte dans l&rsquo;océan Indien. <em>« Notre action s&rsquo;inscrit dans la continuité légitime entre la diplomatie française et comorienne. On a été à l&rsquo;écart, on a été humiliés aux Comores. Il n&rsquo;y a pas eu de réaction digne de la part des autorités françaises »</em>, affirme Safina Soula, porte-parole du collectif à l&rsquo;origine du mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les manifestants, les récentes déclarations de responsables comoriens, notamment sur la participation de Mayotte aux Jeux des îles de l&rsquo;océan Indien (JIOI) ou sur la place du territoire dans les instances régionales, nécessitaient une réaction plus ferme de Paris. <em>« Il faut des actions fortes (&#8230;) c&rsquo;est une attaque des élus comoriens</em>« , poursuit-elle. Cette mobilisation intervient quelques jours seulement après la prise de présidence de la COI par la France. Paris a annoncé vouloir faire de l&rsquo;intégration de Mayotte au sein de l&rsquo;organisation une priorité diplomatique, un objectif auquel les Comores continuent de s&rsquo;opposer fermement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le bureau des étrangers choisi comme symbole</b></h2>
<figure id="attachment_53148" aria-describedby="caption-attachment-53148" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53148" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Comores," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2260-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53148" class="wp-caption-text">« Vous ne voulez pas de nos enfants aux Jeux des îles 2027 », la banderole exprime la colère des manifestants face aux tensions persistantes autour de la participation de Mayotte aux Jeux des îles 2027 aux Comores, toujours en discussion dans un contexte de fortes divergences entre Mayotte et les Comores.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour exprimer leur colère, les manifestants ont choisi de cibler le bureau des étrangers de la préfecture de Mamoudzou. <em>« Nous ne voulons plus leur donner des papiers (&#8230;) On ne pouvait pas ne pas réagir. On est en colère et scandalisés, cela fait plusieurs années que ça dure »</em>, déplore Safina Soula.</p>
<p style="text-align: justify;">Les organisateurs reconnaissent toutefois que les usagers du service ne sont pas directement responsables des tensions diplomatiques actuelles. Mais ils considèrent ce blocage comme le moyen le plus visible de faire pression sur les décideurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Fermer le bureau des étrangers, c&rsquo;est le seul moyen de faire pression sur les élus mahorais. Je sais que les étrangers n&rsquo;y sont pour rien, mais c&rsquo;est le seul moyen de se faire entendre »</em>, explique Saandati, membre des « Forces vives ». Aucune durée n&rsquo;a pour l&rsquo;heure été fixée pour l&rsquo;action. <em>« On doit en discuter, on ne sait pas combien de temps ça va être reconduit »</em>, indique Safina Soula.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les élus mahorais également pointés du doigt</b></h2>
<figure id="attachment_53150" aria-describedby="caption-attachment-53150" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-300x200.jpg" alt="Mayotte, mobilisation, préfecture, bureau des étrangers, Comores," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2268-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53150" class="wp-caption-text">Plusieurs femmes ont bloqué l&rsquo;accès au bureau des étrangers de la préfecture de Mamoudzou, pour une durée, à ce stade, illimitée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des Comores, les critiques visent aussi les responsables politiques mahorais, accusés de ne pas défendre suffisamment les intérêts du territoire. <em>« Quand le ministre comorien dit qu&rsquo;il n&rsquo;est pas question que Mayotte participe aux Jeux, je ne vois pas pourquoi on doit accueillir leurs enfants ici pour étudier. Soit on est voisins et on s&rsquo;aide, soit on est voisins et on ne s&rsquo;aide pas »</em>, lance encore Saandati.</p>
<p style="text-align: justify;">La militante regrette surtout l&rsquo;absence de réactions publiques de la classe politique locale. <em>« La réponse des Comores ne m&rsquo;étonne pas mais nos élus mahorais, aucun ne s&rsquo;est prononcé, n&rsquo;a donné son avis. Si les femmes se sont réveillées pour se prononcer, c&rsquo;est qu&rsquo;on estime qu&rsquo;on n&rsquo;est pas pris au sérieux »</em>, affirme-t-elle, avant de poursuivre : <em>« Quand l&rsquo;autre en face parle et qu&rsquo;on ne réagit pas, c&rsquo;est comme si la France est d&rsquo;accord avec ce qu&rsquo;il se dit. Comment la cinquième puissance mondiale ne peut pas tenir tête aux Comores ?! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="74" data-end="440">Derrière cette nouvelle mobilisation, le bras de fer diplomatique entre Paris et Moroni reste entier. Le président comorien, Azali Assoumani, continue d’affirmer que,<em> « au regard du droit international, l’île de Mayotte est une île comorienne »</em>, tandis que l’île est un département français depuis 2011 et que Paris cherche à renforcer son ancrage régional via la COI.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="74" data-end="440">Dans les faits, les relations tendues entre les deux pays reposent notamment sur les accords de réadmission et de reconduite à la frontière des ressortissants comoriens en situation irrégulière à Mayotte. Un durcissement de la position française sur le dossier mahorais pourrait fragiliser ces mécanismes de coopération migratoire, régulièrement sensibles entre les deux rives du canal du Mozambique.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/11/fermer-le-bureau-des-etrangers-cest-le-seul-moyen-de-se-faire-entendre-la-colere-monte-apres-les-declarations-des-comores/">« Fermer le bureau des étrangers, c&rsquo;est le seul moyen de se faire entendre » : la colère monte après les déclarations des Comores</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte : et si les barrages revenaient ? Le sondage qui rallume la peur d’un nouveau blocage de l&#8217;île</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/mayotte-et-si-les-barrages-revenaient-le-sondage-qui-rallume-la-peur-dun-nouveau-blocage-de-lile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 02:30:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Barrages]]></category>
		<category><![CDATA[Forces vives]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41564</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un simple post Facebook relance l’idée d’une nouvelle paralysie sociale, vingt-deux mois après les barrages des Forces vives.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/mayotte-et-si-les-barrages-revenaient-le-sondage-qui-rallume-la-peur-dun-nouveau-blocage-de-lile/">Mayotte : et si les barrages revenaient ? Le sondage qui rallume la peur d’un nouveau blocage de l&rsquo;île</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, il suffit de peu pour réveiller les vieux fantômes. Une nuit de violences à Mangajou, un sondage lancé sur Facebook, et voilà l’île replongée dans un débat qu’elle croyait avoir laissé derrière elle : doit-on reprendre les barrages pour dénoncer l’insécurité ? En ce 19 novembre 2025, les Mahorais oscillent entre colère sourde et fatigue collective, hantés par les semaines étouffantes de janvier et février 2024 où les Forces vives avaient paralysé l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Pour ou contre la reprise des barrages ? »</em> : un sondage qui met le feu aux poudres</b></h2>
<figure id="attachment_41586" aria-describedby="caption-attachment-41586" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41586" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21-300x190.png" alt="Mayotte, Infos Routes à Mayotte, sondage, barrages, " width="300" height="190" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21-300x190.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21-1024x650.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21-768x487.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21-150x95.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21-696x442.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21-1068x677.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-19-a-13.18.21.png 1176w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41586" class="wp-caption-text">Sondage publié sur le site Infos Routes à Mayotte, mardi 18 novembre 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mardi 18 novembre, sur la page <i>Infos Routes Mayotte</i>, un utilisateur publie un sondage à la hussarde :<em> « Êtes-vous pour ou contre la reprise des barrages dans toutes les communes de Mayotte ? ».</em> Il demande de voter<em> « massivement »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’effet est instantané. Plus de 1.000 commentaires en quelques heures. Une avalanche. Comme si le simple mot <em>« barrage »</em> faisait remonter d’un coup les nerfs à fleur de peau. Le résultat est sans appel : 78 % sont contre, 22 % pour. Mais derrière les chiffres, ce sont les voix qui frappent. Les opposants rappellent : « <i>Laissez les gens circuler librement » ; « </i><i>Le stress de la route est déjà un barrage. Vous en voulez un deuxième ? » ; « </i><i>On a tout bloqué en 2024… et pour quoi ? Rien n’a changé ». </i><i></i>Certains y mettent de l’ironie, d’autres de la lassitude pure en citant Albert Einstein : « <i>La folie, c’est de faire la même chose et d’espérer un résultat différent ». </i><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">À l’inverse, les partisans veulent frapper fort, sans détour. « <i>Bloquer le port, l’aéroport, la préfecture ! », </i>peut-on lire. Ou encore <i>: </i><em>« On n’est pas prêts à tout dire ici… mais il faut s’organiser ». </em>Sous les mots, un constat : l’île semble à nouveau au bord de la rupture, mais son traumatisme collectif est encore plus grand que sa colère.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’ombre des barrages de 2024 : des semaines d’asphyxie qui ont marqué une génération</b></h2>
<figure id="attachment_4976" aria-describedby="caption-attachment-4976" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrage-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4976" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrage-jpg-300x225.webp" alt="Mayotte, barrage, forces vives," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrage-jpg-300x225.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrage-jpg-768x576.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrage-jpg-150x113.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrage-jpg-696x522.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrage-jpg.webp 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4976" class="wp-caption-text">Barrage des Forces vives à Tsararano, le vendredi 26 janvier 2024.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Difficile d’oublier les mois de janvier et février 2024. Difficile d’oublier ces routes coupées du matin au soir, ces axes filtrés, d’autres totalement bouchés, les obstacles sous la pluie ou le soleil brûlant. À l’époque, les Forces vives, rejoints par des habitants de l&rsquo;île, avaient mis l’île en arrêt complet pour réclamer sécurité, justice, fermeté.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scènes avaient marqué les esprits : le port paralysé, les écoles désertées, des villages coupés du monde, des automobilistes hagards, l’économie à genoux. D&rsquo;autres barrages s’étaient mêlés à ceux, plus violents, dressés par des bandes de jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les reportages se succédaient, les chaînes nationales débarquaient, les ministres promettaient des actes. Mais surtout, les habitants vivaient au rythme d’une île bloquée, tendue, parfois à bout de nerfs. Alors, quand un sondage pose, même naïvement, la question d’un retour aux barrages en fin d&rsquo;année 2025, les réactions s’embrasent. Pour les Mahorais, 2024 n’est pas si loin : il est gravé dans les corps, dans les trajets impossibles, dans les enfants qui n’allaient plus en classe, dans les nuits d’insomnie à écouter des nouvelles des routes coupées.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mangajou rallume la mèche : une nuit de violences, et soudain la question revient</b></h2>
<figure id="attachment_23408" aria-describedby="caption-attachment-23408" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Voiture-incendiee-300x204.jpg" alt="Mayotte, incendie, voiture, véhicule," width="300" height="204" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Voiture-incendiee-300x204.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Voiture-incendiee-768x521.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Voiture-incendiee-150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Voiture-incendiee-696x472.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Voiture-incendiee.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23408" class="wp-caption-text">Quatre véhicules ont été incendiés à Mangajou après une nuit de violences, dimanche 17 au lundi 18 novembre 2025 (illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La veille du sondage, le village de Mangajou s’était réveillé secoué : 4 véhicules incendiés, agressions, affrontements. Les habitants ont dressé les premiers barrages « maison » pour protester. La scène rappelle celle qui, en 2024, avait amorcé la grande vague de blocages.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, la question flotte dans l’air : Mayotte va-t-elle replonger dans un bras de fer routier ? Certains pensent que les barrages sont le seul moyen de forcer l’État à agir.<br />
D’autres, majoritaires, craignent un retour à l’enfer : l’île figée, les violences opportunistes, une économie étouffée, des trajets impossibles ne serait-ce que pour se soigner, autant de vies de nouveau suspendues.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce 20 novembre 2025, rien ne dit que les barrages reviendront. Mais une chose est sûre : ils hantent encore les mémoires et les nerfs.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/20/mayotte-et-si-les-barrages-revenaient-le-sondage-qui-rallume-la-peur-dun-nouveau-blocage-de-lile/">Mayotte : et si les barrages revenaient ? Le sondage qui rallume la peur d’un nouveau blocage de l&rsquo;île</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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