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	<title>Archives des Finances publiques - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Finances publiques - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Escroquerie fiscale à Mamoudzou : deux condamnations, une relaxe</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/14/escroquerie-fiscale-a-mamoudzou-deux-condamnations-une-relaxe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 02:30:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Complices]]></category>
		<category><![CDATA[Escroquerie]]></category>
		<category><![CDATA[Finances publiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une déclaration d’impôts frauduleuse, un remboursement de 3.450 euros et des responsabilités difficiles à établir.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/14/escroquerie-fiscale-a-mamoudzou-deux-condamnations-une-relaxe/">Escroquerie fiscale à Mamoudzou : deux condamnations, une relaxe</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une affaire d’escroquerie fiscale a été examinée au tribunal correctionnel de Mamoudzou ce mardi. Les faits reprochés se seraient déroulés entre janvier 2021 et le 30 novembre 2023 dans la commune de Dzaoudzi-Labattoir. Au cœur du dossier, trois prévenus, soupçonnés d’avoir participé à une même mécanique frauduleuse : Ridjali M. pour escroquerie, Kazimir A. pour complicité d’escroquerie ainsi que Rosmine T. pour recel. La Direction régionale des finances publiques de Mayotte figure parmi les parties civiles, aux côtés d&rsquo;une autre résidente de la commune, qui est également la belle-mère d&rsquo;un des prévenus.</p>
<figure id="attachment_40650" aria-describedby="caption-attachment-40650" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-40650" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1849-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40650" class="wp-caption-text">Salle d&rsquo;audience B où avait lieu l&rsquo;audition des trois prévenus</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Tout commence lorsque la victime est entendue au commissariat du chef-lieu après avoir reçu un courrier recommandé en provenance du département 62 (Nord). En consultant celui-ci, elle découvre qu’une déclaration fiscale a été effectuée en son nom, indiquant cinq enfants à sa charge alors qu’ils ne sont pas les siens, et mentionnant un remboursement d’impôts d’un montant de 3.450 euros. Une enquête est alors ouverte, permettant aux investigations d’identifier un relevé bancaire au nom de Ridjali M. sur lequel la somme a été versée. Au fil des recherches, les enquêteurs ont progressivement reconstitué le cheminement de l’argent ainsi que les liens entre les différents protagonistes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Somme détournée et responsabilités</strong></h2>
<figure id="attachment_17601" aria-describedby="caption-attachment-17601" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="wp-image-17601 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre-1-1-300x215.jpg" alt="" width="300" height="215" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre-1-1-300x215.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre-1-1-150x107.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Salle-audience-barre-1-1.jpg 680w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17601" class="wp-caption-text">« Il fallait absolument un RIB pour valider. Comme aucun d&rsquo;eux n&rsquo;en avait, j&rsquo;ai proposé de mettre le mien », a expliqué le prévenu.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À l’audience, Ridjali M., est le premier à prendre la parole, celui-ci explique avoir été sollicité par le jeune homme et sa femme pour effectuer une déclaration d’impôts et précise que la démarche lui avait été présentée comme un moyen d’obtenir une aide financière via le compte fiscal de la belle-mère, sans avoir conscience de la portée réelle de l’action. Il admet également avoir fourni son propre RIB, affirmant l’avoir fait dans l’intention d’aider la famille. « <em>Il fallait absolument un RIB pour valider. Comme aucun d&rsquo;eux n&rsquo;en avait, j&rsquo;ai proposé de mettre le mien</em> », a-t-il expliqué à la barre du tribunal.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les déclarations, l’argent issu du remboursement aurait servi à plusieurs dépenses. Une partie aurait permis l’achat d’un scooter et le paiement d’une assurance pour Kazimir A., le reste lui aurait été remis en espèces, notamment dans le cadre de la préparation de son mariage avec la fille de la victime. Environ 2.000 euros auraient également été utilisés par Rosemine T. pour des achats liés à cette cérémonie. Le troisième prévenu, lui, assure ne pas avoir trouvé la situation anormale.</p>
<p style="text-align: justify;">La juge a souligné un point central : les déclarations fiscales personnelles de R.M. révèlent une maîtrise rigoureuse et cohérente, contredisant l’argument selon lequel il ne comprendrait pas le fonctionnement des impôts. « <em>Vous savez comment ça fonctionne</em> », lui est-il rappelé, laissant entendre qu’il ne pouvait ignorer la nature frauduleuse de la démarche. L&rsquo;un des prévenus, beau-fils de la victime, soutient ne pas savoir faire de démarches fiscales et affirme que le véhicule a été acheté avec sa bourse, mais l’enquête prouve que l’argent provenait du remboursement illicite, constituant un recel. La présidente note que chacun semble avoir joué un rôle précis, tandis que les versions divergent sur l’initiative.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Versions contradictoires</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour la justice, il n&rsquo;y a aucun doute. Le  procureur évoque une atteinte aux finances publiques et décrit un scénario structuré, avec des rôles bien identifiés : d’un côté, celui qui fournit les identifiants fiscaux. De l’autre, celui qui effectue la déclaration en connaissance de cause. Selon lui, même si chacun tente de se dédouaner, tous ont profité de l’argent, de manière consciente. Il va alors demander cinq mois d’emprisonnement avec sursis et 1.000 euros d’amende pour chacun d&rsquo;entre eux.</p>
<p style="text-align: justify;">À la barre, l’avocat de la défense va mettre en avant les zones d’ombre du dossier, notamment les contradictions de Kazimir A. sur l’usage de l’argent et insister sur le rôle supposé purement technique de Ridjali M., qui n’aurait tiré aucun bénéfice personnel. Il demande l’indulgence du tribunal, présentant son client comme un père de famille bien intégré, sans antécédents liés aux faits jugés. Concernant, Rosemine T. la défense a soutenu qu’elle ne comprenait ni l’origine ni le fonctionnement des sommes utilisées et qu’elle ne pouvait avoir conscience de leur provenance. « <em>Je ne sais pas comment on remplit les impôts. A la maison tout ce qui est démarche c&rsquo;est mon mari qui s&rsquo;en occupe</em> », a raconté la jeune femme.</p>
<figure id="attachment_16515" aria-describedby="caption-attachment-16515" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-16515" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-225x300.webp" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5439-jpg.webp 1536w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-16515" class="wp-caption-text">le verdict est tombé : deux condamnations et une relaxe.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après délibération, le tribunal a déclaré le père de famille coupable d’escroquerie et l’a condamné à cinq mois d’emprisonnement avec sursis probatoire, à une amende délictuelle ainsi qu’au remboursement des sommes dues aux finances publiques. Kazimir A. a quant à lui été jugé coupable de complicité d’escroquerie et condamné à cinq mois de prison avec sursis simple, assortis également d’une amende de 1.000 euros. En revanche, la jeune femme a été relaxée, la justice estimant qu’elle n’avait pas conscience de l’origine frauduleuse des fonds utilisés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Enquête à Tsingoni : le maire et cinq élus visés par une garde à vue</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/16/enquete-a-tsingoni-le-maire-et-cinq-elus-vises-par-une-garde-a-vue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 12:21:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Maire de Tsingoni]]></category>
		<category><![CDATA[marchés publics]]></category>
		<category><![CDATA[saucissonnage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le maire de Tsingoni, Issilamou Hamada, quatre élus et deux autres personnes ont été placés en garde à vue ce mardi 14 octobre 2025 dans le cadre d’une enquête sur la gestion des marchés publics de la commune. Tout part d’un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) qui a été publié en février [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le maire de Tsingoni, Issilamou Hamada, quatre élus et deux autres personnes ont été placés en garde à vue ce mardi 14 octobre 2025 dans le cadre d’une enquête sur la gestion des marchés publics de la commune. Tout part d’un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) qui a été publié en février dernier. Les magistrats y avaient souligné le fait que certains marchés avaient été divisés en petites commandes pour éviter de passer par une vraie mise en concurrence (ndlr, saucissonnage*). Cette pratique, interdite par la loi, empêche d’autres entreprises de pouvoir postuler et remet en question la transparence et la gestion municipale. La plupart des faits remontent à l’ancienne mandature de Mohamed Bacar décédé en 2023 dont Issilamou Hamada était l’adjoint à l’économie avant de devenir maire à son tour. Il avait affirmé lors de sa prise de pouvoir vouloir mettre en place les recommandations de la CRC pour régulariser la situation.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Rappel sur la procédure de passation des marchés publics</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il existe 3 types de marchés publics : <b>travaux, fournitures et services</b>. La passation des marchés publics en France est encadrée par le Code de la commande publique. Elle repose sur plusieurs principes fondamentaux :</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1758" data-end="1902">&#8211; Liberté d&rsquo;accès à la commande publique : Tout le monde doit pouvoir répondre à l&rsquo;appel d&rsquo;offre, sous réserve de respecter les conditions de participation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1758" data-end="1902">&#8211; Égalité de traitement des candidats : Aucune discrimination ne doit intervenir entre les candidats.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Transparence : tout doit être clair et public, avec des critères d’attribution précis.</p>
<p style="text-align: justify;">La procédure débute par la publication d&rsquo;un avis de marché, suivi de la sélection des candidatures, puis de l&rsquo;examen des offres. L&rsquo;attribution du marché se fait en fonction de critères définis, tels que le prix, la qualité ou le délai d&rsquo;exécution.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">*Le saucissonnage d’un marché consiste à fractionner un besoin en plusieurs procédures d’achat séparées de faible montant pour rester en-deçà des seuils de procédure formalisée. Cette pratique irrégulière permet d’éviter les formalités de publicité et de mise en concurrence normalement applicables. Ainsi l’acheteur s’affranchit de certaines contraintes comme le formalisme exigé ou l’interdiction de négocier.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L&rsquo;article R2121-4 du code de la commande publique rappelle l&rsquo;interdiction de scinder les achats ou de contourner le calcul de la valeur estimée du besoin : <em>« L’acheteur ne peut se soustraire à l’application du présent livre en scindant ses achats ou en utilisant des modalités de calcul de la valeur estimée du besoin autres que celles qui y sont prévues ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1906" data-end="2009">
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			</item>
		<item>
		<title>Dette, santé, Mayotte : comprendre la vraie crise que François Bayrou voulait affronter</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/11/dette-sante-mayotte-comprendre-la-vraie-crise-que-francois-bayrou-voulait-affronter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 01:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Voynet]]></category>
		<category><![CDATA[Finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
		<category><![CDATA[Système de santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la chute du gouvernement Bayrou et la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, le conflit entre désendettement et préservation des soins se pose avec acuité, notamment depuis le 101ème département français. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/11/dette-sante-mayotte-comprendre-la-vraie-crise-que-francois-bayrou-voulait-affronter/">Dette, santé, Mayotte : comprendre la vraie crise que François Bayrou voulait affronter</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="633" data-end="1022">Depuis Raymond Barre en 1976, qui mettait en garde contre le fait que <em>« la France vit au-dessus de ses moyens »</em>, les avertissements sur la dette publique française se succèdent. Le 25 août, François Bayrou déclarait lors d’une conférence de presse : <em>« Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement ».</em> Quelques semaines plus tard, le 8 septembre, devant les députés de l’Assemblée nationale et quelques heures avant sa destitution, il insistait : <em>« L’addition des déficits annuels par milliards nous a conduits à une accumulation écrasante : 3 415 milliards d’euros de dettes à l’heure précise où nous parlons ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1024" data-end="1462">Mais que représente réellement cette dette ? Est-elle inédite ? Et surtout, pourquoi le plan de Bayrou ciblait-il la santé pour alléger les finances publiques ? Avec la démission forcée du Gouvernement après 364 voix contre 194, et la nomination de Sébastien Lecornu le 9 septembre pour préparer le nouveau budget, le pays se trouve au croisement de la politique et des chiffres, avec des choix qui affecteront directement la vie des français d&rsquo;Hexagone et d&rsquo;Outre-mer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La dette française : un héritage historique</b></h2>
<figure id="attachment_36802" aria-describedby="caption-attachment-36802" style="width: 218px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36802" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-218x300.png" alt="Paris, Matignon, Premier ministre, Sébastien Lecornu, " width="218" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-218x300.png 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-150x206.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-300x413.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00.png 474w" sizes="auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36802" class="wp-caption-text">« On va y arriver », a affirmé Sébastien Lecornu, Premier ministre, le 10 septembre 2025, à propos de la dette publique française. Si elle reste élevée, elle demeure inférieure à celle de l’Italie (138 %) et de la Grèce (153 %) et bien loin des pics historiques, comme les 300 % du PIB enregistrés lors des deux guerres mondiales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La dette publique française, aujourd’hui à 3 415 milliards d’euros, soit 114 % du PIB, est le résultat d’un déficit structurel persistant depuis cinquante ans : les dépenses publiques dépassent systématiquement les recettes. Chaque année, l’État doit emprunter pour combler la différence, rembourser les dettes arrivant à échéance et payer les intérêts, ce que l’on appelle la « charge de la dette », représentant environ 7 % du budget de l’État.</p>
<p style="text-align: justify;">Historiquement, la France a utilisé différents outils : du long terme au XIXème siècle, des emprunts obligataires pendant les guerres mondiales, puis la dette « hors marché » dans l’après-Seconde Guerre mondiale, avant de passer à la doctrine néo-libérale actuelle, basée sur le financement sur les marchés internationaux. Aujourd’hui, la dette est détenue pour un quart par des Français, un quart par la Banque de France, un quart par des investisseurs européens et un quart par des investisseurs hors zone euro. Cette diversification limite les risques et reflète la confiance internationale dans la signature française.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les historiennes Laure Quennouëlle-Corre et Clara Léonard, le problème n’est pas la dette en soi, mais la capacité à dégager des marges de manœuvre pour investir dans l’avenir. Si l’État consacre une part croissante de ses ressources au remboursement, il réduit sa capacité à financer la transition écologique, la modernisation des services publics et les innovations technologiques à venir.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="170" data-end="227"><strong>Plan Bayrou : pourquoi la santé a-t-elle été ciblée ?</strong></h2>
<figure id="attachment_27830" aria-describedby="caption-attachment-27830" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27830" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-300x200.jpg" alt="CHM, urgences, maternité, pénuries" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27830" class="wp-caption-text">Alors que la maternité de Mamoudzou est la plus importante de France en nombre de naissances, le Centre hospitalier de Mayotte, qui devrait compter entre 120 et 140 sages-femmes pour fonctionner correctement, n’en dispose plus que d’une quarantaine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="232" data-end="605">Face à la dette publique, François Bayrou avait tiré la sonnette d’alarme, évoquant un <em>« pronostic vital engagé »</em> pour les finances françaises. Son plan visait à ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici 2029, en réalisant 43,8 milliards d’euros d’économies en 2026, dont 5,5 milliards sur la santé, faisant de ce secteur l’un des principaux leviers d’action.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="607" data-end="999">Les mesures prévues touchaient à la fois patients et professionnels : doublement des franchises médicales, limitation des prises en charge des affections de longue durée (ALD), mutualisation des achats et réutilisation de dispositifs médicaux, ainsi qu’un contrôle renforcé des arrêts maladie. L’objectif affiché était de freiner la hausse des dépenses tout en préservant l’accès aux soins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1541">Ces initiatives ont suscité des critiques : syndicats et élus ont alerté sur un transfert des coûts vers les patients, la pression sur les hôpitaux et le manque de personnel. Plusieurs voix se sont élevées pour souligner les risques sociaux et sanitaires : Boris Vallaud (PS) pour l’hôpital public, Cyrielle Chatelain (EELV) sur l’installation des médecins, Stéphane Peu (GDR) sur l’endettement « vertueux », Mathilde Panot (LFI) sur les enfants et personnes vulnérables, et Paul Christophe (Horizons) sur l’autonomie des personnes âgées.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1548" data-end="1606"><strong>Quand les finances nationales résonnent à Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_20594" aria-describedby="caption-attachment-20594" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20594" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-300x234.jpg" alt="Mayotte, réserve sanitaire, effectifs, santé, tension, recrutements," width="300" height="234" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-300x234.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-150x117.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-696x544.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20594" class="wp-caption-text">Depuis plusieurs années, Mayotte dépend fortement de la réserve sanitaire, dont les professionnels se relaient presque quotidiennement pour pallier le manque d’effectifs et la saturation des services de l&rsquo;hôpital.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1608" data-end="2088">Le parallèle avec Mayotte est frappant. L’île, encore en reconstruction après le cyclone Chido en décembre 2024, fait face à des besoins massifs : sa maternité est la plus grande de France, les services sont saturés, les sages-femmes en pénurie, et les renforts passent régulièrement par la réserve sanitaire. La loi de programmation pour la refondation de l’île, promulguée le 12 août 2025, prévoit des financements importants pour les infrastructures, la sécurité et la santé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2090" data-end="2438">Selon la Cour des comptes (<em>rapport d&rsquo;octobre 2023</em>), Mayotte dépend presque entièrement des transferts financiers de l’État pour assurer le fonctionnement de ses services publics. Chaque retard ou réduction de dépenses a donc un impact immédiat : matériel médical livré en retard, difficultés de recrutement, surcharge dans les services déjà tendus.</p>
<figure id="attachment_23646" aria-describedby="caption-attachment-23646" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23646" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-300x225.jpg" alt="Valls, Mayotte, VO, habitat, tôles, case, banga, terrain, foncier," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23646" class="wp-caption-text">À Mayotte, où 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, l’accès limité à une alimentation saine aggrave les maladies chroniques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2440" data-end="3265">Dominique Voynet, députée et ancienne directrice de l’ARS Mayotte, résume la situation : <em>« Depuis des années, on traite la santé seulement sous l’angle des moyens, entre ceux qui veulent plus de postes et remboursements, et ceux qui veulent restreindre. Le Gouvernement, lui, choisissait la seconde voie : franchises plus élevées, restes à charge sur les médicaments, réduction du panier de soins – et à Mayotte, il faut rappeler qu’il n’y a même pas l’aide médicale d’État. Mais le vrai problème est ailleurs : l’absence de prévention et d’éducation. Sur l’île, l&rsquo;obésité, l&rsquo;hypertension, les grossesses à risque ou encore les AVC sont d’abord liés aux conditions de vie, aggravées par la pauvreté et le manque d’accès à une alimentation saine. Faire payer davantage les patients, ici, c’est aggraver un système déjà au bord de la rupture ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="449">Pour Nicolas Da Silva, maître de conférences en sciences économiques à l’Université Sorbonne Paris Nord, la progression des dépenses de santé s’explique par le vieillissement de la population, l’augmentation des patients en ALD, les conséquences de la pandémie, les hausses salariales liées au Ségur de la santé et l’inflation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="449">Mais au‑delà des chiffres, la question qui se pose est celle des choix collectifs : jusqu’où la société est‑elle prête à laisser l’État absorber la charge du financement des soins, pour protéger un système qui demeure l’un des piliers de son organisation sociale ? À Mayotte, où les services publics sont quasi intégralement tributaires des transferts nationaux, chaque arbitrage budgétaire se traduit instantanément dans la vie quotidienne des habitants. Plutôt que de considérer cette situation comme une simple contrainte financière, elle pourrait être l’occasion d’interroger le cap choisi : continuer à ajuster les dépenses sur les services essentiels, au risque de les affaiblir, ou envisager des mesures plus structurelles, qui feraient porter le poids sur d’autres segments de la société. Subtilement, c’est à ce carrefour que se joue l’équilibre entre rigueur budgétaire et protection des fondements mêmes du pacte social.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3835" data-end="4253">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/11/dette-sante-mayotte-comprendre-la-vraie-crise-que-francois-bayrou-voulait-affronter/">Dette, santé, Mayotte : comprendre la vraie crise que François Bayrou voulait affronter</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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