<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Fani Maoré - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/fani-maore/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/fani-maore/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Tue, 27 Oct 2026 05:59:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Fani Maoré - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/fani-maore/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Un séisme de magnitude 5,1 sur l&#8217;échelle de Richter frappe Mayotte en pleine nuit</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/27/un-seisme-de-magnitude-51-sur-lechelle-de-richter-frappe-mayotte-en-pleine-nuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2026 05:59:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=60928</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un séisme de magnitude 5,1 a été détecté au large de Mayotte dans la nuit de lundi 26 à mardi 27 octobre 2026. Le REVOSIMA appelle à la vigilance face à la possibilité de nouvelles secousses.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/27/un-seisme-de-magnitude-51-sur-lechelle-de-richter-frappe-mayotte-en-pleine-nuit/">Un séisme de magnitude 5,1 sur l&rsquo;échelle de Richter frappe Mayotte en pleine nuit</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La terre a tremblé, mais avec quelle intensité ? Dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 octobre, un séisme de magnitude 5,1 a été enregistré au large de Mayotte à 1h33 du matin, en heure locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), son foyer se situait à 76 kilomètres de profondeur, à une distance hypocentrale d&rsquo;environ 127 kilomètres de Dzaoudzi. Si la secousse a été globalement faiblement ressentie, des intensités plus élevées ont pu être atteintes localement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un séisme situé à 76 km de profondeur</b></h2>
<figure id="attachment_60934" aria-describedby="caption-attachment-60934" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-60934" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-300x291.png" alt="Mayotte, REVOSIMA, séisme, " width="300" height="291" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-300x291.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-1024x993.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-768x745.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-150x146.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-696x675.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-1068x1036.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-500x485.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026-800x776.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/REVOSIMA-seisme-du-27-octobre-2026.png 1204w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-60934" class="wp-caption-text">Extrait du rapport préliminaire du REVOSIMA suite à ce séisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La secousse a été enregistrée à 22h33, temps universel, lundi 26 octobre, soit à 1h33 dans la nuit de mardi à Mayotte. Dans son rapport daté du 27 octobre 2026, le REVOSIMA estime la magnitude du phénomène à 5,1. Les coordonnées communiquées situent l&rsquo;épicentre à 12,46 degrés de latitude sud et 46,13 degrés de longitude est, à 102 kilomètres à l&rsquo;est-nord-est de Dzaoudzi.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;événement a été détecté automatiquement par le réseau de surveillance. Selon les données préliminaires, le foyer du séisme se trouvait à 76 kilomètres de profondeur. En tenant compte de cette profondeur et de la distance horizontale à l&rsquo;épicentre, la distance hypocentrale est estimée à environ 127 kilomètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réseau appelle toutefois à la prudence dans l&rsquo;interprétation de ces chiffres. <em>« Ces données préliminaires sont susceptibles d&rsquo;évoluer en fonction de calculs plus fins »</em>, précise le REVOSIMA dans son rapport. L&rsquo;intensité de la secousse a été évaluée à partir des effets susceptibles d&rsquo;avoir été ressentis en surface. Dans les zones concernées les plus proches, le séisme a pu générer une accélération moyenne du sol de 3,9 mg, correspondant à une intensité macrosismique de niveau III, qualifiée de <em>« faiblement ressentie »</em>, d&rsquo;après les scientifiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette estimation générale n&rsquo;exclut pas des différences selon les secteurs. En fonction de la nature des sols, l&rsquo;intensité a pu atteindre localement les niveaux IV à V, correspondant à des secousses plus nettement perceptibles. L&rsquo;intensité macrosismique décrit les effets observés en un lieu donné, tandis que la magnitude mesure la taille du séisme lui-même.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des répliques restent possibles</b></h2>
<figure id="attachment_19495" aria-describedby="caption-attachment-19495" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Grande-terre-Petite-terre.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-19495" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Grande-terre-Petite-terre-300x169.jpg" alt="Piste longue, Mayotte, DGAC, Autorité de l'environnement" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Grande-terre-Petite-terre-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Grande-terre-Petite-terre-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Grande-terre-Petite-terre-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Grande-terre-Petite-terre.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-19495" class="wp-caption-text">Les scientifiques alertent sur un risque de répliques possibles après le séisme de magnitude 5,1 survenu dans la nuit.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l&rsquo;évaluation de la secousse, le REVOSIMA signale la possibilité de nouveaux événements. <em>« Des répliques sont susceptibles de se produire »</em>, avertit alors le réseau, sans avancer de calendrier ni préciser quelle pourrait être leur éventuelle magnitude.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mise en garde ne signifie pas que de nouvelles secousses sont certaines. Mais le phénomène intervient dans un territoire dont la population garde le souvenir de la crise sismo-volcanique de 2018. Cette année-là, un essaim de séismes avait accompagné l&rsquo;apparition du volcan sous-marin Fani Maore, au large de Mayotte. Le 15 mai 2018, un séisme de magnitude 5,8 avait notamment été enregistré, avec un épicentre situé à une cinquantaine de kilomètres à l&rsquo;est de l&rsquo;archipel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le séisme du 27 octobre présente des caractéristiques différentes, notamment par son éloignement et sa profondeur. Le suivi des prochains enregistrements permettra de mieux caractériser l&rsquo;événement et de déterminer si d&rsquo;autres secousses lui succèdent.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/27/un-seisme-de-magnitude-51-sur-lechelle-de-richter-frappe-mayotte-en-pleine-nuit/">Un séisme de magnitude 5,1 sur l&rsquo;échelle de Richter frappe Mayotte en pleine nuit</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le volcan sous-marin Fani Maoré reste sous étroite surveillance</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/09/le-volcan-sous-marin-fani-maore-reste-sous-etroite-surveillance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 02:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Volcan sous-marin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=59845</guid>

					<description><![CDATA[<p>En septembre 2026, l’activité sismo-volcanique reste présente autour de Mayotte, avec des centaines de séismes enregistrés et des émissions de gaz toujours actives dans la zone sous-marine du Fer à Cheval.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/09/le-volcan-sous-marin-fani-maore-reste-sous-etroite-surveillance/">Le volcan sous-marin Fani Maoré reste sous étroite surveillance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le calme n’est toujours pas revenu sous la mer. Entre le 1er et le 30 septembre 2026, les équipes du REVOSIMA ont détecté 265 séismes volcano-tectoniques, 84 séismes longue période et un séisme très longue période entre Mayotte et le volcan sous-marin Fani Maoré.</p>
<p style="text-align: justify;">L’activité s’est principalement concentrée à l’est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres. La situation est moins intense qu’au début de la crise en 2018, mais les scientifiques continuent de suivre attentivement l&rsquo;activité.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des centaines de séismes enregistrés en septembre</b></h2>
<figure id="attachment_59890" aria-describedby="caption-attachment-59890" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-59890 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/sismograpge-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/sismograpge-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/sismograpge-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/sismograpge-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/sismograpge-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/sismograpge-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/10/sismograpge.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-59890" class="wp-caption-text">En septembre, 114 séismes ont pu être localisés manuellement avec précision. (Illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En septembre, 114 séismes ont pu être localisés manuellement avec précision : 89 séismes volcano-tectoniques et 25 séismes longue période. Parmi les séismes volcano-tectoniques, 11 avaient une magnitude située entre 2 et 3 et deux dépassaient la magnitude 3. La grande majorité des événements reste cependant de faible magnitude.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la baisse de l’activité ne signifie pas que le phénomène est terminé. Le Revosima rappelle qu’une diminution de l’énergie sismique ne permet pas d’affirmer que le magma ne circule plus en profondeur.</p>
<p style="text-align: justify;">La surveillance s’est aussi renforcée ces dernières années. Depuis la fin d’année 2024, le réseau sismologique a été développé, et les méthodes de détection ont été améliorées grâce à l’utilisation d’un réseau capable de reconnaître les ondes sismiques, des progrès qui permettent de repérer des séismes de plus en plus faibles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Sous la mer, des émissions de gaz toujours actives</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’autre élément important de la surveillance se trouve sous la mer, dans la zone du Fer à Cheval. Il s’agit d’une structure volcanique sous-marine située dans le secteur de l’essaim sismique proche de Mayotte. Les scientifiques y observent depuis plusieurs années des émissions, accompagnées de nuages qui peuvent s’élever à plus de 1.200 mètres au-dessus des fonds marins et être détectés jusqu’à une centaine de mètres sous la surface.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, 23 sites d’émission ont été identifiés dans cette zone. Lors de la campagne menée en 2025, 17 d’entre eux étaient encore en productifs.</p>
<figure id="attachment_19343" aria-describedby="caption-attachment-19343" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19343" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lac-Dziani-dzaha-1-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lac-Dziani-dzaha-1-300x198.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lac-Dziani-dzaha-1-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lac-Dziani-dzaha-1-696x458.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Lac-Dziani-dzaha-1.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19343" class="wp-caption-text">Des émissions également au niveau du lac Dziani.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les analyses des fluides apportent également des informations sur ce qui se passe en profondeur. Ils sont constitués presque entièrement de dioxyde de carbone à 99 %, ainsi que du méthane et de petites quantités d’hydrogène.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette activité ne concerne pas seulement les fonds marins. Depuis 2021, une augmentation du flux de gaz, notamment de dioxyde de carbone, est aussi observée dans le lac Dziani Dzaha. Les scientifiques observent également que les gaz qui remontent des profondeurs de la Terre sont de plus en plus présents. Depuis 2023, leur composition montre une évolution qui rappelle celle observée au début de l’activité volcanique de 2018.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une éruption probablement terminée, mais pas définitivement écartée</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au large de Mayotte, le volcan sous-marin Fani Maoré reste donc au cœur des recherches, malgré le fait que les dernières observations ne montrent pas de nouvelle coulée de lave. Le dernier élément direct prouvant une activité date du 22 octobre 2020. Et d’après les données disponibles, l’éruption aurait probablement pris fin le 4 décembre de la même année, mais cette hypothèse n&rsquo;est pas sûre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scientifiques n’excluent donc pas complètement une reprise de l’éruption. Trois possibilités restent envisagées : l’éruption pourrait avoir définitivement pris fin, elle pourrait reprendre sur le même site, ou une nouvelle activité pourrait apparaître ailleurs. Mais la persistance de la sismicité et des émissions de CO2 dans la zone empêche actuellement de déterminer avec certitude ce qu&rsquo;il se passe sous le fond marin. Depuis la fin de 2020, les signaux sont devenus trop faibles pour permettre une interprétation comparable.</p>
<figure id="attachment_1794" aria-describedby="caption-attachment-1794" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg 788w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1794" class="wp-caption-text">Les scientifiques du Revosima suivent l&rsquo;évolution de très près.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En septembre 2026, le robot autonome <em>SeaExplorer</em> a lui aussi participé à la surveillance. Pendant plus de 290 heures, il a parcouru environ 345 kilomètres entre 800 et 1.250 mètres de profondeur et a échantillonné plusieurs zones où des émissions de fluides étaient faites. Les résultats correspondent aux observations précédentes et aucune nouvelle zone majeure d’émission n’a été clairement identifiée dans les secteurs explorés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les scientifiques, le dossier reste donc loin d’être clos. La sismicité a fortement diminué depuis le début de la crise, mais elle se poursuit, les émissions de fluides restent actives et les données disponibles ne permettent pas encore de savoir comment le phénomène va évoluer.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/09/le-volcan-sous-marin-fani-maore-reste-sous-etroite-surveillance/">Le volcan sous-marin Fani Maoré reste sous étroite surveillance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Au plus près de la recherche », des étudiants mahorais embarquent à bord du Marion Dufresne</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/21/au-plus-pres-de-la-recherche-des-etudiants-mahorais-embarquent-a-bord-du-marion-dufresne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 02:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Dufresne]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Seychelles]]></category>
		<category><![CDATA[université de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Volcan sous-marin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=58815</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des étudiants de l'Université de Mayotte ont embarqué ce vendredi 18 septembre à La Réunion à bord du Marion Dufresne. Pendant trois semaines, ils vont suivre une campagne scientifique consacrée au volcan sous-marin de Mayotte, au plus près des chercheurs et des instruments.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/21/au-plus-pres-de-la-recherche-des-etudiants-mahorais-embarquent-a-bord-du-marion-dufresne/">« Au plus près de la recherche », des étudiants mahorais embarquent à bord du Marion Dufresne</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le navire Marion Dufresne a quitté La Réunion vendredi dernier avec, à son bord, des chercheurs, des marins, mais aussi des étudiants de plusieurs territoires de l&rsquo;océan Indien, dont l&rsquo;Université de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&rsquo;au 8 octobre, ils vont participer à la campagne MAYOBS36, consacrée à l&rsquo;étude du volcan sous-marin Fani Maoré, à quarante kilomètres des côtes mahoraises. Une expérience particulière pour les étudiants de Mayotte, plus directement confrontés à ce sujet, qui vont découvrir la recherche scientifique en immersion réelle sur le terrain.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une université sur l&rsquo;eau </strong></h2>
<figure id="attachment_58825" aria-describedby="caption-attachment-58825" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-58825" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-300x225.png" alt="Mayotte, La Réunion, Seychelles, Maurice, Marion Dufresne, Université de Mayotte," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-300x225.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-1024x767.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-768x575.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-150x112.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-696x521.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-1068x800.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-265x198.png 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-500x375.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-800x599.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-1280x959.png 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire-1320x989.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/Navire.png 1332w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58825" class="wp-caption-text">Le bateau « Marion Dufresne » a quitté l&rsquo;île de La Réunion, vendredi 18 septembre 2026, pour une mission scientifique de trois semaines dans l&rsquo;océan Indien. Photographie / Université de Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant près de trois semaines, le Marion Dufresne va servir de laboratoire flottant. Le navire est engagé dans la campagne MAYOBS36, consacrée notamment au suivi du volcan sous-marin Fani Maoré et de la chaîne volcanique située à l&rsquo;est de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">À bord, les étudiants inscrits en Licence 3 Sciences de la Vie de l&rsquo;Université de Mayotte vont découvrir concrètement comment se déroule une campagne scientifique en mer. Au contact des chercheurs, ils pourront travailler à partir des données recueillies pendant la mission, notamment sur la température, la salinité, le dioxyde de carbone, la sismicité ou encore la bathymétrie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le but est de comprendre comment une mesure réalisée en mer devient une donnée scientifique, puis comment cette donnée permet aux chercheurs de mieux comprendre ce qui se passe sous l&rsquo;océan. Pour l&rsquo;Université de Mayotte, l&rsquo;enjeu est de <em> « permettre à des étudiants d&rsquo;être directement associés à la recherche menée sur leur territoire ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un sujet qui touche directement les étudiants de Mayotte </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette immersion prend un relief particulier pour les étudiants de Mayotte, puisque la campagne porte sur un phénomène qui se déroule à seulement quelques dizaines de kilomètres de leur île. Depuis 2018, Mayotte fait l&rsquo;objet d&rsquo;une surveillance scientifique renforcée après l&rsquo;apparition d&rsquo;une importante activité sismique au large de l&rsquo;île. En 2019, les chercheurs ont notamment découvert le volcan sous-marin Fani Maoré, situé à une cinquantaine de kilomètres à l&rsquo;est de Petite-Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les étudiants pourront ainsi découvrir les instruments utilisés en mer, observer les scientifiques au travail et suivre les différentes étapes qui permettent de recueillir et d&rsquo;interpréter les données. Une manière de voir la recherche autrement que depuis une salle de cours.</p>
<p style="text-align: justify;">La mission réunit également des étudiants de La Réunion, des Seychelles et de l&rsquo;île Maurice. Au-delà de l&rsquo;expérience scientifique, l&rsquo;Université de Mayotte veut en faire un moment d&rsquo;échange entre des jeunes de différents territoires de l&rsquo;océan Indien, autour de problématiques qui concernent toute la région.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La science, mais aussi l&rsquo;art</b></h2>
<figure id="attachment_27506" aria-describedby="caption-attachment-27506" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27506" class="wp-caption-text">Le volcan sous-marin Fani Maoré, découvert en 2019 au large de Mayotte, fait partie des zones étudiées lors de la campagne MAYOBS36. Photographie / BRGM / REVOSIMA</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;expérience ne concerne pas uniquement les étudiants en sciences. Des étudiants en Licence Lettres Modernes de l&rsquo;Université de Mayotte et de l&rsquo;École supérieure d&rsquo;art de La Réunion participent également au projet. Leur travail sera consacré à la manière de raconter et de rendre accessibles les découvertes réalisées pendant la mission.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils pourront notamment utiliser l&rsquo;écriture, l&rsquo;illustration, le son ou encore la mise en voix. Après la mission, ce travail doit donner naissance à un livret de vulgarisation scientifique. Une restitution est également prévue le 27 novembre à l&rsquo;Université de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scientifiques et les étudiants espèrent réussir à faire comprendre des phénomènes parfois difficiles à voir et à expliquer avec des mots plus accessibles à tous et d&rsquo;autres vecteurs, comme l&rsquo;art, pour sensibiliser la population. Car si les chercheurs étudient et rapportent constamment ce qui se passe sous plusieurs centaines ou milliers de mètres d&rsquo;eau, les étudiants auront pour mission de raconter cette science à ceux qui ne peuvent pas être à bord.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;Université de Mayotte, cette mission est donc une manière de rapprocher les étudiants de la recherche, mais aussi de leur territoire. <em>« Pendant que certains commentent depuis le quai, nous choisissons d&#8217;embarquer »</em>, écrit ainsi l&rsquo;université dans son communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/21/au-plus-pres-de-la-recherche-des-etudiants-mahorais-embarquent-a-bord-du-marion-dufresne/">« Au plus près de la recherche », des étudiants mahorais embarquent à bord du Marion Dufresne</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Les contrôles vont s&#8217;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Architectes]]></category>
		<category><![CDATA[CAUE]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Constructions]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Maire de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanistes]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55922</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à la multiplication des constructions en béton réalisées par des particuliers, parfois réalisées sans permis de construire ou sans contrôle technique, la mairie de Mamoudzou veut créer une police intercommunale de l'urbanisme. Une décision qui intervient alors que le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) continue d’alerter sur la fragilité d'une partie du bâti dans un territoire où les séismes sont quotidiens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, dans les quartiers de Cavani, Mtsapéré, Kawéni, ou plus en hauteur de la ville, le paysage change à vue d&rsquo;œil. Les bâtiments en béton s&rsquo;élèvent toujours plus haut, les fers à béton dépassent des toitures dans l&rsquo;attente d&rsquo;un étage supplémentaire et certaines constructions sont figées, parfois occupées, les travaux non achevés. À Sada également, sur la côte ouest, les maisons gagnent les reliefs de façon vertigineuse. Après le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, la reconstruction de Mayotte a encore accéléré cette verticalisation du bâti.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, sur une île où plusieurs séismes sont enregistrés chaque jour depuis la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré en 2018, même s&rsquo;ils ne sont pas tous ressentis par la population, cette évolution interroge. Alors que deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin dernier, rappelant les conséquences que peut avoir un bâti vulnérable en zone sismique, à Mayotte, la mairie de Mamoudzou entend désormais reprendre la main. Son arme : une future police intercommunale chargée de contrôler les constructions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner »</b></em></h2>
<figure id="attachment_41407" aria-describedby="caption-attachment-41407" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41407 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, habitation, logement, Chido, chantier, travaux," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41407" class="wp-caption-text">Sur les chantiers mahorais, le béton est devenu un matériau incontournable pour répondre à la demande de logements. Mais pour le CAUE, l’enjeu est surtout de garantir la qualité des travaux, le respect des règles d’urbanisme et la solidité des bâtiments. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, les constructions ont poussé plus vite que les moyens de contrôle. À mesure que la pression démographique augmentait et que les besoins en logements se faisaient plus pressants, les extensions se sont multipliées. Un étage aujourd&rsquo;hui, un autre demain, parfois sans permis de construire ou sans véritable suivi technique. Pour la municipalité de Mamoudzou, cette situation ne peut plus durer.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors des Assises de la reconquête foncière, la création d&rsquo;une police intercommunale portée par la Communauté d&rsquo;agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) a été retenue parmi les mesures destinées à reprendre le contrôle de l&rsquo;urbanisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire de Mamoudzou, interrogé par notre rédaction, en précise les missions : <em>« Lors des assises de la reconquête foncière, parmi les solutions qui avaient été adoptées c&rsquo;est la création d&rsquo;une police intercommunale gérée par la CADEMA et avec des missions liées à l&rsquo;urbanisme comme des contrôles des permis de construire et tout ce qui est lié à la propreté urbaine et à la salubrité publique de manière globale, ce sont les deux missions principales confiées cette police ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est clair : contrôler davantage les chantiers, vérifier le respect des autorisations d&rsquo;urbanisme et renforcer la police de l&rsquo;urbanisme sur un territoire où les constructions réalisées par des particuliers échappent encore régulièrement aux procédures administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire annonce d&rsquo;ailleurs une montée en puissance rapide. <em>« On est en train de monter en compétences et les contrôles vont s&rsquo;enchaîner en conséquence ».</em> L&rsquo;annonce peut sembler technique. Son calendrier l&rsquo;est beaucoup moins. En plein cœur des vacances scolaires, à distance des grands rendez-vous politiques et alors que les regards commencent déjà à se tourner vers les prochaines élections présidentielles, la mairie de Mamoudzou choisit de remettre sur la table une question rarement abordée de front, celle du contrôle des constructions.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les permis de construire et les règles d&rsquo;urbanisme se cache une interrogation plus lourde : les bâtiments construits aujourd&rsquo;hui résisteront-ils aux catastrophes naturelles de demain, alors même que la reconstruction des dégâts laissés par le cyclone Chido est encore loin d&rsquo;être achevée ?</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les alertes du CAUE depuis Chido</b></h2>
<figure id="attachment_23757" aria-describedby="caption-attachment-23757" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23757" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, dégâts, Salama Ramia, assurance" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23757" class="wp-caption-text">Le cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a mis à nu les fragilités du bâti mahorais. Après la catastrophe, de nombreux habitants ont dû reconstruire rapidement, parfois en privilégiant des solutions en béton dont le CAUE questionne aujourd’hui l’adaptation au climat et aux contraintes du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis le passage du cyclone Chido, les architectes du Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;environnement (CAUE) sillonnent l&rsquo;île pour accompagner les habitants dans leurs projets de réparation et de reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de l’année 2025, dès le mois de janvier, plus de 210 demandes d&rsquo;accompagnement avaient été enregistrées : 91 dans la Communauté de Communes du Centre-Ouest (3CO), 36 dans la Communauté d&rsquo;agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), 36 dans la Communauté d&rsquo;Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA), 34 dans la Communauté de communes du Sud (CCSUD) et 20 dans la Communauté de Communes de Petite Terre (CCPT).</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque visite, les architectes réalisent un diagnostic complet des habitations. Le constat est souvent le même.<span class="Apple-converted-space"> </span><em>« On va voir les habitations pour faire un diagnostic global de l&rsquo;habitation, on a remarqué que de nombreuses constructions étaient mal faites car les artisans sur les chantiers exécutent parfois mal les travaux, on voit apparaître sur les bâtiments des fissures et des infiltrations d&rsquo;eau, et donc que cela mettait en danger leurs occupants »</em>, explique encore aujourd’hui le CAUE, que nous avons interrogé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres recueillis par l&rsquo;organisme confirment ces observations. Sur quarante maisons sinistrées étudiées après le cyclone Chido, 87,5 % présentent des fissures, 72,5 % des infiltrations dans les bétons et 55 % une mauvaise ventilation des espaces. Le cyclone a également provoqué un changement dans les pratiques de construction. Le CAUE rappelle que les dégâts provoqués par le cyclone sont avant tout liés à la vulnérabilité des charpentes et des couvertures existantes. Il précise que<em> « cette démarche a permis de constater que les dégâts causés par Chido résultent principalement de la mauvaise conception des charpentes et des couvertures qui se sont, pour beaucoup, arrachées ».</em></p>
<div class="" data-turn-id-container="96262f0c-2159-4c1d-93d5-81c7c9ac2f9d" data-is-intersecting="true">
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none has-data-writing-block:pointer-events-none [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-(--sticky-padding-top)" dir="auto" data-turn-id="96262f0c-2159-4c1d-93d5-81c7c9ac2f9d" data-turn-id-container="96262f0c-2159-4c1d-93d5-81c7c9ac2f9d" data-testid="conversation-turn-1" data-turn="user">
<div class="text-base my-auto mx-auto pt-3 [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)">
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col" data-conversation-screenshot-content="">
<div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">
<div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" data-message-author-role="user" data-message-id="96262f0c-2159-4c1d-93d5-81c7c9ac2f9d">
<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden items-end rtl:items-start">
<div class="flex flex-col w-fit max-w-(--user-chat-width,70%) items-start self-end rtl:items-end rtl:self-start">
<div class="user-message-bubble-color corner-superellipse/0.98 relative min-w-0 overflow-hidden rounded-[22px] px-4 py-2.5 leading-6 w-full">
<div class="A_HxFq_root" data-custom-highlighting-behavior="boundary" data-testid="collapsible-user-message-root">
<div id="_r_50_" class="A_HxFq_content" data-testid="collapsible-user-message-content">
<div class="max-w-full min-w-0 [overflow-wrap:anywhere] whitespace-pre-wrap" style="text-align: justify;">Face à cette situation, les habitants ont principalement envisagé deux solutions :<em> « reconstruire leur toiture en pente ou la remplacer par des dalles en béton ».</em> Toutefois, le CAUE met en garde contre ce recours massif au béton, considéré comme une réponse <em>« inconsidérée »</em> au regard de la fragilité des constructions existantes et des contraintes climatiques locales, un an et demi après la catastrophe. En effet, les toitures jouent un rôle majeur dans le confort thermique des bâtiments, le rayonnement solaire représentant jusqu’à 70 % des apports thermiques. L&rsquo;utilisation peu adaptée du béton au climat peut ainsi entraîner l’apparition de nombreuses problématiques et pathologies.</div>
<div></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</section>
</div>
<p style="text-align: justify;">Et pour les architectes, ces désordres ne relèvent pas uniquement du confort des habitants. Ils fragilisent également directement les bâtiments.<em> « Il y a des risques par rapport à la solidité du bâti »</em>, ajoute le CAUE. Mais lorsque les désordres restent limités, des solutions existent. <em>« Avec l&rsquo;aide d&rsquo;un bureau d&rsquo;étude d&rsquo;ingénierie, on a fait ces constats et on a mis en place un manuel de la réparation pour aider les habitants à consolider ou réparer ces défauts-là ».</em> En revanche, lorsque la structure même du bâtiment est atteinte, le recours à des bureaux d&rsquo;études spécialisés est fortement recommandé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Construire sans permis, construire sans contrôle</b></h2>
<figure id="attachment_35811" aria-describedby="caption-attachment-35811" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35811" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg" alt="reconstruction, refondation, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35811" class="wp-caption-text">Face à la multiplication des constructions en béton et aux alertes sur la fragilité du bâti, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, mise sur une nouvelle police intercommunale de l’urbanisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil des diagnostics, une autre réalité apparaît. De nombreuses constructions n&rsquo;ont jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une autorisation d&rsquo;urbanisme. <em>« La plupart des habitations qu&rsquo;on a visitées, n&rsquo;avaient pas de permis de construire, donc ça n&rsquo;est pas passé par les services des mairies, ça n&rsquo;a pas été instruit »</em>, constate encore le CAUE.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les architectes, ce constat dépasse largement la seule question administrative. <em>« Il y a aussi un manque de connaissance de la population, il faut sensibiliser, éduquer, informer des règles qui sont devenues obligatoires depuis que Mayotte est un département français et qu&rsquo;il faut respecter »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant même de parler de béton, de fondations ou de toiture, encore faut-il savoir si le terrain est constructible. Le CAUE insiste sur cette étape essentielle. <em>« Donc il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès de la population et ça c&rsquo;est une aide pour la construction pour leur dire que dans telle zone, il ne faut pas construire. Après sur la construction elle-même, la forme qu&rsquo;elle va prendre, sur quel terrain, ça c&rsquo;est la deuxième étape. La première c&rsquo;est est-ce qu&rsquo;on peut construire ou non et où (&#8230;) et la deuxième étape, c&rsquo;est après, comment construire bien ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés apparaissent particulièrement dans les secteurs de Mamoudzou, Dembéni et Sada.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>Quand c&rsquo;est fait par des promoteurs immobiliers, il y a peu de difficultés mais quand c&rsquo;est fait par des particuliers, il faut a minima contrôler les travaux (&#8230;) et que les travaux de la mairie fassent le rôle de la police de l&rsquo;urbanisme »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space">  </span>Un constat qui rejoint directement la volonté affichée par la mairie de Mamoudzou de renforcer ses contrôles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île qui vit avec les séismes</b></h2>
<figure id="attachment_1794-2" aria-describedby="caption-attachment-1794-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg 788w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1794-2" class="wp-caption-text">Depuis la crise sismo-volcanique de 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré, Mayotte fait l’objet d’une surveillance scientifique accrue.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le contexte géologique renforce encore les préoccupations. À Mayotte, la question du bâti ne peut pas être dissociée de celle du sous-sol. Depuis la crise sismo-volcanique apparue en 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré à l&rsquo;est de Petite-Terre, l&rsquo;île reste sous surveillance permanente.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;éruption sous-marine de Fani Maoré n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui plus considérée comme active. Selon le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), <em>« l’éruption de Fani Maore ne présente plus d’évolution avérée »</em>, en janvier 2021, les dernières preuves d&rsquo;une activité éruptive ayant été observées en octobre 2020.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, l&rsquo;arrêt de l&rsquo;éruption n&rsquo;a pas signifié la fin de l&rsquo;activité géologique. Les instruments du REVOSIMA continuent d&rsquo;enregistrer plusieurs séismes chaque jour autour de Mayotte. Entre le 1er et le 30 juin 2026, 327 événements sismiques ont été détectés, soit une moyenne d&rsquo;environ 11 séismes par jour : 287 séismes volcano-tectoniques et 40 séismes longue période. L&rsquo;activité reste principalement concentrée entre 5 et 15 kilomètres à l&rsquo;est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis fin 2020, aucune déformation significative du sol n&rsquo;est enregistrée. Mais les scientifiques continuent de surveiller l&rsquo;évolution de la situation, notamment en raison d&rsquo;une activité sismique persistante et de la présence d&rsquo;émissions de fluides dans la zone dite du Fer à Cheval. En juin dernier, le REVOSIMA rappelait encore qu&rsquo;aucune hypothèse n’était totalement écartée concernant l&rsquo;évolution future de cette activité : arrêt définitif, reprise sur le même site ou reprise sur une autre zone.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité géologique donne une résonance particulière aux interrogations sur la qualité du bâti mahorais. Les deux puissants séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin 2026, ont rappelé une réalité connue des spécialistes : lors d&rsquo;un tremblement de terre, les dégâts ne dépendent pas uniquement de la puissance de la secousse, mais aussi de la vulnérabilité des bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de prédire ce qui pourrait s&rsquo;effondrer, mais d&rsquo;identifier les fragilités avant qu&rsquo;un événement majeur ne les mette à l&rsquo;épreuve. Les diagnostics réalisés par le CAUE ont déjà révélé des fissures, des infiltrations, des défauts de conception et de nombreuses constructions réalisées sans instruction préalable.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ce constat qui pousse aujourd&rsquo;hui la mairie de Mamoudzou à renforcer la police de l&rsquo;urbanisme. Contrôler les constructions ne relève plus seulement du respect des règles administratives : il s&rsquo;agit aussi de réduire la vulnérabilité d&rsquo;un territoire exposé aux cyclones et à une activité sismo-volcanique toujours surveillée. Sur les hauteurs de Cavani, de Kawéni ou de Sada, derrière les façades de béton qui redessinent peu à peu le paysage mahorais, se joue désormais une question essentielle : comment continuer à construire, sans fabriquer davantage de risques pour demain ?<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>156 séismes détectés : une sismicité toujours active mais relativement stable à l&#8217;est de Petite-Terre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/156-seismes-detectes-une-sismicite-toujours-active-mais-relativement-stable-a-lest-de-petite-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 01:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séismes]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=51239</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le bulletin d’avril 2026 du REVOSIMA décrit une activité sismo-volcanique toujours active autour du système sous-marin de Fani Maoré, avec 156 séismes localisés, soit environ cinq par jour, concentrés à l’est de Petite-Terre et sans évolution notable depuis plusieurs mois. Malgré une activité jugée globalement stable, les scientifiques rappellent que la situation reste sous surveillance dans un contexte incertain. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/156-seismes-detectes-une-sismicite-toujours-active-mais-relativement-stable-a-lest-de-petite-terre/">156 séismes détectés : une sismicité toujours active mais relativement stable à l&rsquo;est de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’information faisant état d’un séisme de magnitude 4,4 au large de Mayotte, le mardi 10 mars 2026, avait rapidement circulé et suscité des interrogations, voire des inquiétudes, avant d’être<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/il-ny-a-pas-eu-de-seisme-mardi-au-large-de-mayotte/"> démenti</a>, deux jours plus tard, par la directrice de l’observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise et membre du réseau de surveillance de l’activité sismo-volcanique de Mayotte, Aline Peltier.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Plus d’un mois plus tard, le bulletin du mois d&rsquo;avril 2026 du Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA) vient préciser l’état de l&rsquo;activité : le système volcanique sous-marin, Fani Maoré, situé à une petite quarantaine de kilomètres à l&rsquo;est de Petite-Terre à Mayotte, reste actif, mais sans évolution notable récente ; il semblerait d&rsquo;ailleurs globalement stable.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, le rapport confirme la persistance de séismes réguliers en profondeur, sans variation significative ni de leur intensité ni de leur localisation au cours des derniers mois. Ces observations, qui s’inscrivent dans un contexte encore largement incertain en raison de la complexité du système volcanique sous-marin, constituent néanmoins un signal jugé relativement stable et plutôt rassurant à court terme pour les scientifiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une sismicité régulière mais contenue dans un laps de temps<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<figure id="attachment_51284" aria-describedby="caption-attachment-51284" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-scaled.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51284" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-300x67.png" alt="Mayotte, REVOSIMA, " width="300" height="67" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-300x67.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-1024x228.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-768x171.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-1536x342.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-2048x456.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-150x33.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-696x155.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-1068x238.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-1920x427.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-17.33.55-1320x294.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-51284" class="wp-caption-text">Derniers séismes enregistrés dont la localisation est visible sur le site national d’information sur la sismicité de la France, le BCSF-RENASS.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En avril 2026, les instruments du REVOSIMA ont détecté 156 séismes localisés, ce qui correspond à environ cinq événements par jour. Ces secousses ne sont pas ressenties à la surface, mais elles témoignent de mouvements profonds dans le sous-sol marin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les scientifiques distinguent toujours deux types principaux de séismes dans ce contexte volcanique. Les premiers, dits « volcano-tectoniques » correspondent à des fractures de la roche en profondeur, provoquées par les contraintes exercées par les mouvements du magma. Les seconds, appelés séismes de « longue période », sont plutôt liés à la circulation de fluides, comme des gaz ou du magma, dans les conduits volcaniques.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le mois d’avril, 123 séismes volcano-tectoniques et 33 séismes de longue période ont été enregistrés. Parmi les événements les plus marqués, 14 ont atteint une magnitude comprise entre 2 et 3, sans dépasser ce seuil. Aucun séisme plus fort n’a été observé, ce qui indique l’absence d’épisodes énergétiques importants sur cette période.</p>
<p style="text-align: justify;">La localisation géographique de ces événements reste également stable. Ils sont concentrés principalement dans une zone située entre 0 et 30 kilomètres à l’est de Petite-Terre, confirmant la persistance de ce secteur actif bien identifié, depuis la découverte de ce volcan sous-marin, en 2018.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un rythme de secousses « stable » depuis 2022</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du mois d’avril, les données confirment une tendance plus large. Le REVOSIMA indique que ce niveau d’activité est <em>« relativement stable depuis fin 2022 ».</em> Autrement dit, malgré des fluctuations naturelles d’un mois à l’autre, aucune tendance à l’augmentation ou à la diminution durable de la sismicité n’a été observée récemment.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stabilité est importante pour les scientifiques, car elle suggère que le système volcanique est dans une phase d’équilibre relatif. L’activité est bien réelle, mais elle ne montre pas de signe d’emballement ni de diminution progressive.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>À ce stade, pas d&rsquo;évolution brutale </strong></h2>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">Si une première sirène d’alerte tsunami avait été mise en service à Dembéni en octobre 2020, peu ou pas d’informations ont depuis été communiquées par les autorités sur l’état opérationnel ou le déploiement des autres systèmes d’alerte sur le territoire, notamment depuis le cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les autres mesures de surveillance viennent compléter ce constat. Depuis fin 2020, aucune déformation significative du sol n’est détectée à Mayotte, expliquent les scientifiques. Concrètement, cela signifie que l’île ne se « soulève plus », en quelque sorte, et ne s’affaisse plus de manière mesurable, contrairement aux premières années de la crise sismo-volcanique, en 2018 et 2019.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette absence de mouvement en surface, combinée à une sismicité stable en profondeur, suggère que le système ne montre pas, à ce stade, de signe de remontée active de magma vers les couches superficielles. L’activité observée semble plutôt liée à des ajustements profonds et à la circulation de fluides dans le sous-sol. Pour les scientifiques, cette configuration correspond à un système toujours actif mais relativement contenu. Elle ne permet pas de prévoir une évolution précise à court terme, mais elle ne montre pas non plus de signal d’aggravation rapide.</p>
<p style="text-align: justify;">Contactée à plusieurs reprises sur le sujet, la préfecture de Mayotte n’avait pas donné suite à nos sollicitations concernant la préparation du département face à une éventuelle crise sismique. Nos questions portaient notamment sur l’identification des points de rassemblement de la population et sur la capacité des dispositifs d’alerte existants, notamment les hauts-parleurs des mosquées, à relayer des messages d’urgence en cas de séisme important ou de risque de tsunami associé.</p>
<p style="text-align: justify;">En <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/08/apres-chido-mayotte-sous-la-double-menace-sismique-et-tsunamique/">juillet 2025</a>, les scientifiques du BRGM et du REVOSIMA rappelaient pourtant que <em>« le risque d’un tsunami à Mayotte n’est pas à exclure ».</em> Depuis, aucune prise de parole publique d’ampleur n’a été faite.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/19/156-seismes-detectes-une-sismicite-toujours-active-mais-relativement-stable-a-lest-de-petite-terre/">156 séismes détectés : une sismicité toujours active mais relativement stable à l&rsquo;est de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>300 séismes détectés en mars, l&#8217;activité sismo-volcanique stable au large de Petite-Terre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/300-seismes-detectes-en-mars-lactivite-sismo-volcanique-stable-au-large-de-petite-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 01:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Activité sismique]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49694</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la zone du « Fer à Cheval », au large de Petite-Terre, le REVOSIMA a enregistré en mars 2026 300 séismes volcano-tectoniques, 139 séismes de longue période et 2 séismes de très longue période. Les données confirment une activité sismo-volcanique toujours présente mais globalement stable, sans évolution majeure observée ces derniers mois.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/300-seismes-detectes-en-mars-lactivite-sismo-volcanique-stable-au-large-de-petite-terre/">300 séismes détectés en mars, l&rsquo;activité sismo-volcanique stable au large de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">
<div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="97bbca1a-aa6a-4a4c-8f36-4cd596ae871d" data-message-model-slug="gpt-5-3" data-turn-start-message="true">
<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<div class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling">
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="418" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Alors que le Piton de la Fournaise demeure en éruption depuis le 13 février, avec une activité intense caractérisée par plusieurs points d’émission — dont le plus récent, ouvert le 9 avril, a engendré un champ de lave — le sous-sol marin au large de Petite-Terre, notamment dans la zone dite du « Fer à Cheval », continue lui aussi de manifester une activité sismique et des émissions de fluides, à l’abri des regards.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start" style="text-align: justify;">
<p data-start="420" data-end="889">Dans le secteur du Fer à Cheval, situé entre 5 et 15 km à l’est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 km, l’activité sismique reste soutenue. D’après le dernier bulletin du Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA) de mars 2026, 300 séismes volcano-tectoniques, 139 séismes de longue période et 2 séismes de très longue période y ont été enregistrés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="420" data-end="889"><strong>Une moyenne de 4 séismes localisables par jour</strong></h2>
<figure id="attachment_27506-2" aria-describedby="caption-attachment-27506-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27506" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg" alt="Mayotte, volcan, Fani Maoré, BRGM, REVOSIMA, IFREMER," width="300" height="171" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--300x171.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan--150x86.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/volcan-.jpeg 664w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27506-2" class="wp-caption-text">La localisation du volcan Fani Maoré par rapport à Mayotte. Entre les deux, plus proche des terres, la zone du « Fer à Cheval ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="420" data-end="889">Les séismes volcano-tectoniques (VT) sont liés à la fracturation des roches sous l’effet des contraintes exercées par le magma en profondeur : ils traduisent des mouvements et des ajustements dans la croûte terrestre. Les séismes de longue période (LP), eux, sont généralement associés à la circulation de fluides — comme le magma ou les gaz — dans les conduits volcaniques. Enfin, les séismes de très longue période (TLP), plus rares, sont souvent interprétés comme le signe de mouvements plus profonds et plus lents de ces fluides, pouvant indiquer des réorganisations du système magmatique en profondeur.</p>
<p data-start="420" data-end="889"><em>« Ramené à des valeurs moyennes quotidiennes on note, entre le 1er et le 31 mars 2026, une moyenne de 4 séismes localisables par jour »</em>, souligne l&rsquo;observatoire. Il précise que cette activité demeure principalement concentrée dans cette zone et qu&rsquo;elle ne connaît pas de changement majeur par rapport aux derniers mois.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="420" data-end="889"><strong>Pas d&rsquo;indice « probant » de nouveaux sites d&rsquo;émission</strong></h2>
<figure id="attachment_5888" aria-describedby="caption-attachment-5888" style="width: 264px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-5888" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-264x300.webp" alt="Volcan, Said, Omar, oili, sénateur, planeur, sous-marin, Dzaoudzi" width="264" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-264x300.webp 264w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-902x1024.webp 902w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-768x872.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-150x170.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-300x341.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg-696x790.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-04-16-a-16.35.30-jpg.webp 946w" sizes="auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px" /><figcaption id="caption-attachment-5888" class="wp-caption-text">Le planeur sous-marin de haute technologie qui récupère les données hydrologiques et acoustiques de la zone du Fer à Cheval et du volcan Fani Maoré (archives).</figcaption></figure>
<p data-start="891" data-end="1226">A l&rsquo;aide d&rsquo;un, « glider », un robot sous-marin, les scientifiques du REVOSIMA ont parcouru la zone pendant plusieurs semaines, permettant d’observer les sites déjà connus où des gaz s’échappent du fond de l’océan. Les mesures montrent que ces émissions restent globalement stables et similaires à ce qui est observé depuis plusieurs années.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<div class="flex flex-col text-sm pb-25">
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:e0f6a5ae-7d8b-4111-9348-faff6b284b74-3" data-testid="conversation-turn-8" data-scroll-anchor="true" data-turn="assistant">
<div class="text-base my-auto mx-auto pb-10 [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)">
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn">
<div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">
<div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="a1c30457-4519-40d5-9483-161a4ca10774" data-message-model-slug="gpt-5-3" data-turn-start-message="true">
<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<div class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling">
<p data-start="492" data-end="824">Dans certains secteurs, les scientifiques ont bien détecté des signaux un peu inhabituels, notamment entre plusieurs zones déjà identifiées. Mais pour l’instant, rien ne permet de dire qu’un nouveau point d’émission important est en train d’apparaître. Il pourrait plutôt s’agir de petites remontées de gaz, diffuses ou temporaires.</p>
<p data-start="826" data-end="1216" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Les gaz analysés sont composés presque uniquement de dioxyde de carbone, issu des profondeurs de la Terre, ce qui confirme que cette activité est bien liée au volcanisme. Ces caractéristiques sont d’ailleurs proches de celles observées à terre, à Petite-Terre.</p>
<p data-start="826" data-end="1216" data-is-last-node="" data-is-only-node="">« <em>A l’heure actuelle, l’intégralité des données physico-chimiques acquises par le planeur n’apporte pas d’indice probant de la présence de nouveaux sites majeurs d&rsquo;émission de fluides en dehors de ceux déjà connus de la zone du Fer à Cheval, dans les limites des résolutions et des possibilités du planeur »</em>, souligne le REVOSIMA.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="286">Même si l’activité sismique et les émissions de fluides restent globalement stables au fil des mois — confirmant que le sous-sol demeure actif — elles ne permettent pas, à ce stade, de déterminer clairement l’évolution de la situation, notamment en ce qui concerne le volcan Fani Maoré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="288" data-end="639" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Selon le REVOSIMA, celui-ci n’est <em>« probablement »</em> plus en éruption depuis début 2021. Toutefois, aucune hypothèse n’est écartée pour la suite : un arrêt définitif, une reprise de l’activité sur le même site ou encore l’apparition d’une nouvelle éruption ailleurs restent possibles, au regard des séismes et des émissions de fluides toujours observés.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start" style="text-align: justify;">Victor Diwisch</div>
</div>
</div>
</section>
</div>
</div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/300-seismes-detectes-en-mars-lactivite-sismo-volcanique-stable-au-large-de-petite-terre/">300 séismes détectés en mars, l&rsquo;activité sismo-volcanique stable au large de Petite-Terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« C’est la première fois que les hommes assistent à la naissance d’un volcan »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/cest-la-premiere-fois-que-les-hommes-assistent-a-la-naissance-dun-volcan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 01:45:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Saïd Saïd Hachim]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=48088</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis la découverte du volcan Fani Maore, le chercheur Saïd Saïd Hachim travaille avec le public, en particulier les enfants, pour développer du savoir scientifique sur le phénomène et pour les sensibiliser aux risques naturels et sur les bons gestes à adopter en cas de danger.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/cest-la-premiere-fois-que-les-hommes-assistent-a-la-naissance-dun-volcan/">« C’est la première fois que les hommes assistent à la naissance d’un volcan »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En 2018, Mayotte a connu un phénomène scientifique unique, la naissance d’un volcan sous-marin à 50 km de son territoire. Face à cet événement exceptionnel et les implications que cela génère, le géographe Saïd Saïd Hachim rattaché à l’Université Montpellier 3 sensibilise le public sur le volcan pour donner <em>« une idée juste du contexte sismo-volcanique de Mayotte aux populations ». </em>Le besoin est d’autant plus fort que le volcan est sous-marin. <em>« Les gens ne le voient pas, ce n’est pas comme le Piton de la Fournaise où il y a de la lave, des signes visuels »</em>, détaille-t-il.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Les enfants auteurs d’une enquête scientifique</strong></h3>
<figure id="attachment_48093" aria-describedby="caption-attachment-48093" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48093 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-300x169.jpeg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-1024x576.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-768x432.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-1536x864.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-2048x1152.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-150x84.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-1068x601.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-1920x1080.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_6415-1320x743.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-48093" class="wp-caption-text">Saïd Saïd Hachim sensibilise le public sur le volcan notamment avec les plus jeunes dans les écoles primaires.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Son objectif est d’expliquer les caractéristiques de ce type de volcanisme, pour cela il a choisi de faire de la science participative notamment avec les plus jeunes dans les écoles primaires. Depuis plusieurs années, il mène des projets avec les élèves des écoles de Mamoudzou centre où le volcan est évoqué à travers les savoirs fondamentaux comme les mathématiques et le français. Ils ont même réalisé une enquête pour connaitre la perception des Mahorais sur les risques naturels. Habituellement, elle est menée au niveau national. <em>« Lorsque la dernière enquête a été présentée à Strasbourg, j’ai été très choqué parce que j’étais le seul Mahorais dans la salle et pendant la présentation. J’entends que l’enquête a été faite au niveau national sauf pour Mayotte. Quand j’ai demandé pourquoi Mayotte n’avait pas été inclue dans les données, on m’a répondu que Mayotte c’est compliqué »</em>, raconte-t-il. Mais avec les élèves, les enseignants et les familles, ils ont effectué ce travail<em>. « Les familles sont rentrées dans les classes, les enfants étaient des traducteurs, on a pu voir leur niveau d’information, leur source d’information, etc. »</em>, décrit-il.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une chaîne du savoir … des scientifiques jusqu’aux parents</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le but de ce travail est aussi de créer une chaîne du savoir, qui part du monde scientifique jusqu’aux parents pour que chacun ait la bonne information. <em>« Les enfants font des activités à l’école où ils parlent du volcan, mais il faut aussi qu’ils en parlent avec leurs parents. Et que ce qui est abordé à la maison vienne aussi à l’école parce que les parents ont vécu les choses de 2018, ils ont des souvenirs »,</em> raconte le chercheur.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong><em>« Apprendre à bien se comporter le jour où il y a un danger »</em></strong></h3>
<figure id="attachment_12348" aria-describedby="caption-attachment-12348" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12348" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_5295-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-12348" class="wp-caption-text">Saïd Saïd Hachim, géographe passionné et fervent amoureux de son île mahoraise.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce travail de médiation avec la population est nécessaire selon lui, car à la fois Fani Maore est quelque chose <em>« d’extraordinaire pour Mayotte parce que c’est la première fois que les hommes assistent à la naissance d’un volcan.  Le géo-scientifique renommé Eric Humler qui a participé à la création du Revosima a dit que c’était la plus grosse découverte scientifique de ce siècle »</em>. Mais en même temps, ce volcan présente des menaces. <em>« On n’est pas à l’abri de connaître une forte activité volcanique qui peut provoquer un tsunami sur les côtes littorales de Mayotte, alors que 16 des 17 communes sont sur le littoral et qu’une grande partie de la population vit sur le littoral »</em>, explique-t-il. D’où l’importance de partager les connaissances à l’ensemble de la population pour <em>« apprendre à bien se comporter le jour où il y a un danger, il faut apprendre à avoir le bon geste. Y a des sites refuges et des sirènes aujourd’hui cartographiés mais ils ne sont pas connus de tous »</em>, observe le géographe. Il remarque néanmoins que des choses avancent petit à petit. <em>« La commune de Mamoudzou vient d’intégrer les informations sur les sites refuges dans ses plans communaux de sauvegarde »</em>, se félicite-t-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Lisa Morisseau</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/12/cest-la-premiere-fois-que-les-hommes-assistent-a-la-naissance-dun-volcan/">« C’est la première fois que les hommes assistent à la naissance d’un volcan »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[élus]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PCS]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Préparation aux crises]]></category>
		<category><![CDATA[Risques naturels]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47888</guid>

					<description><![CDATA[<p>À 24 ans, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles. Originaire de Mayotte, cette jeune professionnelle alerte sur le manque de préparation du territoire face aux cyclones, aux inondations et aux séismes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="292" data-end="883">Originaire de Mangajou, dans la commune de Sada, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles après des études de géographie au Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte, puis un master à Montpellier. Aujourd’hui employée par la Fédération nationale de la protection civile, la jeune professionnelle accompagne les collectivités mahoraises dans la mise en place de dispositifs de gestion de crise. À travers son parcours, elle livre un regard technique sur les fragilités d’un territoire particulièrement exposé aux risques naturels.</p>
<figure id="attachment_47908" aria-describedby="caption-attachment-47908" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47908" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg" alt="Malika Boinali, Mayotte, gestion des risques, risques naturels, " width="220" height="220" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg 1243w" sizes="auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47908" class="wp-caption-text">Malika Boinali est la première femme mahoraise à avoir intégré et validé un Master spécialisé dans la gestion des catastrophes et des risques naturels, dispensé par l&rsquo;université Paul-Valéry de Montpellier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Son témoignage intervient dans un contexte paradoxal. Alors que la saison cyclonique n’est pas encore achevée et plus de quatorze mois après le passage du cyclone Chido, aucun exercice de gestion de crise n’a été organisé à Mayotte. Aucune simulation à grande échelle n’a été organisée pour préparer le territoire à une éventuelle nouvelle catastrophe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Interrogées sur l’état de préparation du département, ni les collectivités locales ni la préfecture<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/"> n’ont répondu</a> à nos questions.</p>
<h4></h4>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM : Vous avez 24 ans et vous travaillez déjà sur la gestion des catastrophes. Pourquoi avoir choisi ce domaine ? </b></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Malika Boinali</strong> : Je suis originaire du village de Mangajou dans la commune de Sada. J’ai passé mon bac ES (économique et sociale) à Mayotte puis j’ai fait une licence de géographie et d’aménagement du territoire à l&rsquo;Université de Dembéni. En licence, on avait quelques cours qui parlaient de la gestion des risques. En allant plus en profondeur dans l’aspect technique, cela m’a plu. Mais le vrai déclic est venu lors du stage que j’ai réalisé à la mairie de Bandrélé en fin de licence. J&rsquo;ai pu mettre le nez dans les plans communaux de sauvegarde. Et je me suis aperçue avec mon maître de stage qu’à Mayotte, on est en retard sur beaucoup de choses en matière de gestion de crise. C’était comme une évidence.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous dites que Mayotte est « en retard ». Qu&rsquo;entendez-vous concrètement ?</b></p>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Alors que le maire de Mamoudzou promettait de faire du Boulevard Marcel Henri de Mamoudzou, les « Champs-Élysées de Mayotte », ce boulevard se transforme en véritables torrents à la moindre pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">On est sur un territoire qui cumule énormément de risques naturels et technologiques. Mais on persiste à gérer les crises dans l’urgence, alors qu’il devrait y avoir beaucoup plus de prévention et de préparation. Les outils existent. Les plans communaux de sauvegarde (PCS) existent. Mais ils ne sont pas toujours actualisés ou opérationnels. Par exemple, dans le PCS de la ville Sada, j’ai vu qu’il était encore indiqué que la maire était Anchya Bamana, alors qu’elle n’est plus maire depuis 2020.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous avez étudié les inondations d’Acoua dans votre mémoire de master 1. Qu’avez-vous découvert en regardant de près la gestion de cette crise ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de mon mémoire était de comprendre les mécanismes naturels qui favorisent les inondations, mais aussi de voir comment les collectivités territoriales et l’État mettent en place des mesures pour lutter contre ces risques. Et surtout, comment ils gèrent la situation une fois que l’inondation s’est produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de mon second stage de master 2 à la communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), j’ai constaté qu’Acoua était la seule commune de l’agglomération à ne pas disposer de poste de commandement municipal. C’est quand même triste. Cela veut dire qu’elle dépend énormément des communes alentours pour gérer une crise et que même après avoir mis ces sujets sur la table, travaillé sur la vulnérabilité de cette commune, elle n&rsquo;a pas appris de ses difficultés, pour être mieux préparée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>On parle souvent d’un manque de volonté politique à Mayotte sur ces sujets. Est-ce vraiment le cœur du problème ?</b></p>
<figure id="attachment_21686" aria-describedby="caption-attachment-21686" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-21686 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, déchets, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21686" class="wp-caption-text">Les déchets s’accumulent dans les rues de beaucoup de communes de l&rsquo;île. Pour Malika Boinali, la gestion des déchets devrait être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un tout. À mon sens, il y a d&rsquo;abord un manque de volonté politique, parce que la gestion des risques demande de mettre des moyens matériels et humains, de recruter des personnes et d’inscrire par exemple des techniciens dans cette dynamique commune.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut du courage pour tout cela et la plupart des élus ne veulent pas s&rsquo;engager dans cette démarche. Il y a aussi un manque de compétences et de connaissances de ces sujets, pour y penser, il faut les connaître, certains élus n&rsquo;avoueront jamais qu&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;aide sur ces questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous parlez aussi d’un problème de coordination entre institutions. Que voulez-vous dire ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Les institutions publiques locales ne travaillent pas toujours ensemble, ou alors mal. Par exemple, certaines collectivités et la préfecture de Mayotte, ne s’entendent pas, donc cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant qu’on ne discutera pas autour de la table, de façon concrète, en reconnaissant que telle chose ne fonctionnait pas, mais qu&rsquo;aujourd’hui on a appris, et qu&rsquo;on peut l&rsquo;améliorer et s&rsquo;engager sur la durée, cela ne fonctionnera pas. Certains élus ne comprennent pas qu’on peut exiger des choses d’eux, alors entre institutions, on se rejette la balle sans faire avancer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Mayotte est exposée aux cyclones, aux inondations, aux glissements de terrain et aux séismes. Quel risque vous inquiète le plus aujourd’hui ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne fais pas de hiérarchie des risques car chaque risque a ses spécificités et ses conséquences qui lui sont propres. À Mayotte, si les inondations sont souvent très localisées, les cyclones touchent souvent l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île, mais on peut davantage les anticiper. Aussi, sur la question des déchets, on sait que les aléas climatiques tels que les fortes pluies, les orages ou les cyclones entraînent une augmentation des déchets. À mon avis, la gestion des déchets devrait donc être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC, afin de prévoir efficacement leur traitement.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourtant, malgré l’activité sismique persistante autour du volcan sous-marin découvert en 2019, le sujet semble avoir disparu du débat public.</b></p>
<figure id="attachment_32581-2" aria-describedby="caption-attachment-32581-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581-2" class="wp-caption-text">Bien qu’une première sirène d’alerte tsunami ait été inaugurée à Dembéni en octobre 2020, les autorités restent depuis silencieuses sur le fonctionnement des autres dispositifs, qui n’est aujourd’hui pas clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Oui. Les séismes, alors qu&rsquo;ils peuvent concerner toute une île, sont de nature plus discrets. Ils peuvent arriver du jour au lendemain. On ne peut pas les prédire. Et à Mayotte, aujourd’hui, on n’est pas à l’abri d’un séisme de forte magnitude. Et surtout, après Chido, beaucoup de personnes qui avaient des toits en tôle les ont remplacés par du béton.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les maisons ne sont pas forcément conçues pour supporter ce poids. Si des secousses sismiques se produisaient, cela pourrait avoir des répercussions très graves sur les habitations. Pour moi, Chido aurait pu être une opportunité. On aurait pu aller vers la population partout sur l&rsquo;île pour sensibiliser davantage aux risques et préparer les habitants à d&rsquo;autres crises. Mais aujourd’hui on vit encore au jour le jour. On est toujours en saison cyclonique et rien ne se passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Dans les doctrines de gestion de crise, une commune doit pouvoir tenir seule plusieurs jours. Où en est Mayotte sur ce point ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">En théorie, une commune doit être capable de tenir au moins 72 heures avant l’arrivée de renforts extérieurs. Aujourd’hui, aucune commune mahoraise n’est capable de tenir 72h face à une catastrophe. La question est donc aussi de savoir dans quelle mesure les collectivités disposent réellement des moyens et de l’organisation nécessaire pour atteindre cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous travaillez désormais avec les collectivités. Que peut-on améliorer concrètement ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je travaille pour la Fédération nationale de protection civile. Cela fait quatre mois. On accompagne les collectivités pour mettre en place des dispositifs de gestion de crise et organiser des formations pour les élus et les techniciens. L’objectif, c’est que ce qui s’est passé pendant le cyclone Chido ne se reproduise plus. Les risques, même si on ne les voit pas toujours, restent une menace quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un mot de la fin ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne perds pas espoir ! Il faut forcer les gens à s’y intéresser. Il faut avoir des personnes spécialisées dans la gestion des risques. L’idée est de créer un réseau de gestionnaires des risques à Mayotte, de réaliser des <em>benchmarks </em>(ndlr, repères) et d’installer un bureau d’étude local. Même si les élus ne viennent pas vers la population, nous pourrions aussi aller à eux, et permettre aux habitants de pouvoir obtenir des diagnostics de leurs logements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Chido, le sénateur Saïd Omar Oili s&rsquo;était battu pour demander la création d’une commission d’enquête pour améliorer la gestion des risques à l’échelle du territoire. C&rsquo;est vraiment dommage que cela n&rsquo;a pas abouti. Avant, les générations passées étaient fatalistes sur les risques naturels, les anciens disaient que c&rsquo;était la volonté divine, maintenant on a des outils en main, on peut apprendre à mieux connaître notre territoire et se préparer. C&rsquo;est notre devoir. Et heureusement que la population n’est pas procédurière, car elle pourrait porter plainte contre les responsables qui sont supposés nous mettre en sécurité face à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">À seulement vingt-quatre ans, Malika Boinali s’affirme comme une voix scientifique et citoyenne précieuse à Mayotte. Elle dénonce les failles du territoire et réclame un changement urgent dans la gestion de l’intérêt général. Alors que les alertes des scientifiques se multiplient, le silence des autorités reste assourdissant. Entre priorités politiques à court terme et enjeux institutionnels, la préparation aux catastrophes a disparu du débat public, laissant un département enlisé dans ses propres retards.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Mathilde Hangard</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mayotte face au volcan : l’alerte sismique en panne de parole</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 02:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46323</guid>

					<description><![CDATA[<p>En janvier 2026, 252 séismes ont été enregistrés au large de Mayotte. Si la surveillance scientifique reste active, la préparation de la population face au risque sismique et au tsunami semble, elle, avoir disparu du débat public.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/">Mayotte face au volcan : l’alerte sismique en panne de parole</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Huit ans après le début de la crise sismo-volcanique à Mayotte, l’activité se poursuit sous l’océan Indien. Le volcan sous-marin Fani Maoré ne montre plus de signes éruptifs directs, mais les séismes et les émissions de gaz persistent. Les scientifiques continuent de surveiller la situation en permanence et de plaider en faveur d&rsquo;une prévention des risques. Du côté des autorités, en revanche, la communication sur les risques majeurs s’est considérablement raréfiée, notamment depuis le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>252 séismes enregistrés en un mois</b></h2>
<figure id="attachment_46360" aria-describedby="caption-attachment-46360" style="width: 257px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46360" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-257x300.png" alt="Mayotte, séisme, volcan, " width="257" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-257x300.png 257w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-768x898.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-150x175.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-300x351.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme-696x814.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Seisme.png 792w" sizes="auto, (max-width: 257px) 100vw, 257px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46360" class="wp-caption-text">En moyenne, du 2 au 10 février 2026, environ 5 séismes ont été enregistrés par jour à Mayotte (carte/RENASS)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon le bulletin mensuel du Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), 252 séismes ont été détectés entre le 1er et le 31 janvier 2026. Ce chiffre est inférieur à celui du mois de décembre 2025, durant lequel 396 séismes avaient été recensés, mais il confirme la persistance de l’activité sismique entamée en mai 2018.</p>
<p style="text-align: justify;">Les événements enregistrés sont majoritairement de faible magnitude. Ils se répartissent entre séismes dits volcano-tectoniques, longue période et très longue période, des signaux généralement associés à des mouvements de fluides magmatiques ou hydrothermaux en profondeur. L’activité sismique reste concentrée à 5–15 kilomètres à l’Est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Découvert en 2019, le volcan sous-marin Fani Maoré s’est édifié à environ 50 kilomètres à l’est de Mayotte, sur un plancher océanique situé à 3.500 mètres de profondeur. D’une hauteur estimée à plus de 800 mètres, il a produit, selon les estimations scientifiques, environ 6,55 km³ de lave depuis le début de son activité. Aucune évolution morphologique ou nouvelle coulée n’a été observée depuis début 2021. Pour autant, le REVOSIMA rappelle qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution future du phénomène.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une surveillance scientifique maintenue 24 h/ 24</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’absence d’éruption active, la surveillance se poursuit. <em>« Le REVOSIMA dispose aujourd’hui d’un dispositif opérationnel H24 »</em>, explique Aline Peltier, volcanologue à l’Institut de physique du globe de Paris et directrice de l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise.</p>
<figure id="attachment_1795" aria-describedby="caption-attachment-1795" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1795" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-300x167.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="167" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-300x167.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-1024x570.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-768x427.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-1536x854.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-150x83.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-696x387.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-1068x594.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42-1320x734.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.42.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1795" class="wp-caption-text">Endommagée par le passage du cyclone Chido, la plateforme de surveillance du volcan, déployée sur le lac Dziani n&rsquo;a toujours pas été réparée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À terre, le réseau comprend neuf stations sismologiques, cinq stations GNSS, chargées de mesurer les déplacements de l’île, ainsi qu’une station de mesure des gaz dans le sol. En mer, un planeur sous-marin autonome, appelé « glider », permet de suivre les émissions de gaz dans la zone du Fer à Cheval, une structure volcanique située à l’aplomb de l’essaim sismique principal. Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a endommagé plusieurs équipements. Depuis, la majorité des stations ont été réparées. Au 9 février 2026, seules deux stations GNSS appartenant à des partenaires du REVOSIMA et une plateforme installée sur le lac Dziani, en Petite-Terre, ne sont pas encore opérationnelles, affirme la volcanologue.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la scientifique, les dernières campagnes scientifiques récentes n’ont pas mis en évidence de nouveaux sites majeurs d’émission de fluides en dehors de la zone du Fer à Cheval. Les émissions de gaz y restent cependant actives et font l’objet d’un suivi régulier.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un silence institutionnel sur la préparation aux risques</strong></h2>
<figure id="attachment_46347" aria-describedby="caption-attachment-46347" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi-.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46347" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--300x200.png" alt="Mayotte, Grand Cadi," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--300x200.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1024x684.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--768x513.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1536x1025.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--2048x1367.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--696x465.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1068x713.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1920x1282.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Mahamoudou-Grand-Cadi--1320x881.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46347" class="wp-caption-text">En 2022, le Grand Cadi de Mayotte s&rsquo;exprimait au sujet du volcan dans le cadre d&rsquo;une campagne de communication « #OnSeraPrêts », diffusée par la préfecture de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="217" data-end="591">Après avoir fait l’objet d’une communication officielle, notamment en 2022, dans le cadre de la campagne<em> « #OnSeraPrêts »</em> relayée par la préfecture de Mayotte, le volcan Fani Maoré semble avoir disparu du discours public. Si la surveillance scientifique se poursuit, la communication institutionnelle sur les risques sismiques et de tsunami s’est progressivement estompée.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="593" data-end="1216">En <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/08/apres-chido-mayotte-sous-la-double-menace-sismique-et-tsunamique/">juillet 2025</a>, les scientifiques du BRGM et du REVOSIMA rappelaient pourtant que <em>« le risque d’un tsunami à Mayotte n’est pas à exclure »</em>. Depuis, aucune prise de parole publique d’ampleur n’a été enregistrée. Les outils de prévention existent : un site internet de la préfecture détaille les consignes à suivre en cas de séisme ou de tsunami. Mais les documents mis à disposition datent pour l’essentiel de 2021 à 2023, sans actualisation récente ni campagne visible de sensibilisation de la population. Aucun exercice de préparation à une crise sismique ou cyclonique n’a, par ailleurs, été annoncé, y compris après le cyclone Chido. Ce qui est d&rsquo;autant plus surprenant que lors de la venue de la ministre des Outre-mer à Mayotte en décembre dernier, Naïma Moutchou avait annoncé qu&rsquo;elle demanderait au préfet de mettre en place une campagne de prévention afin de préparer la population à ces risques justement.</p>
<figure id="attachment_32581-3" aria-describedby="caption-attachment-32581-3" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581-3" class="wp-caption-text">La première sirène d’alerte tsunami avait pourtant été inaugurée en octobre 2020 à Dembéni. Depuis, plusieurs dispositifs avaient été installés, sans que leur fonctionnement effectif ne soit aujourd’hui clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1218" data-end="1666">Interrogée sur l’état de préparation du territoire, notamment sur le nombre et l’opérationnalité des alarmes tsunami, ainsi que sur l’éventuelle organisation d’exercices, la préfecture n’a apporté à ce jour aucune réponse à nos questions.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1218" data-end="1666">Dans le même temps, l’attention collective reste majoritairement concentrée sur le risque cyclonique. Or, les scientifiques rappellent que la menace principale pour Mayotte demeure celle d’un séisme majeur et, potentiellement, d’un tsunami, compte tenu de la configuration géologique de l’île et de la proximité de zones sismiques actives. À mesure que les crises naturelles se succèdent, la question de la préparation concrète de la population face à ces risques persistants reste, elle, sans réponse.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/">Mayotte face au volcan : l’alerte sismique en panne de parole</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fani Maoré : des centaines de séismes enregistrés sans être ressentis</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/fani-maore-des-centaines-de-seismes-enregistres-sans-etre-ressentis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 02:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Alarme tsunami]]></category>
		<category><![CDATA[BRGM]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[REVOSIMA]]></category>
		<category><![CDATA[volcan]]></category>
		<category><![CDATA[Volcan sous-marin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44763</guid>

					<description><![CDATA[<p>En décembre 2025, plus de 750 séismes ont été enregistrés sous Mayotte, sans qu’aucune secousse ne soit ressentie. Dans un territoire déjà fragilisé par le passage du cyclone Chido un an plus tôt, cette activité profonde rappelle la vigilance nécessaire face à un volcan sous-marin encore actif.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/fani-maore-des-centaines-de-seismes-enregistres-sans-etre-ressentis/">Fani Maoré : des centaines de séismes enregistrés sans être ressentis</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l’environnement ne se limite pas à ce que l’on voit. Il plonge sous l’océan, traverse la croûte terrestre et s’exprime parfois à des dizaines de kilomètres sous nos pieds. L&rsquo;île n’a pas tremblé à la surface en décembre 2025, mais son sous-sol a parlé.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre le 1er et le 31 décembre 2025, le REVOSIMA a enregistré 396 séismes volcano-tectoniques, 353 séismes de longue période et 4 séismes très longue période, concentrés entre 5 et 15 km à l’est de Petite-Terre et à des profondeurs comprises entre 20 et 50 km. Au total, près de 750 événements invisibles pour la population ont été détectés, soulignant que le risque naturel reste actif dans un territoire encore marqué par la reconstruction post-Chido.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Quand la sismicité fait l’actualité… sans faire trembler l’île</strong></h2>
<figure id="attachment_42285" aria-describedby="caption-attachment-42285" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-42285 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-300x225.jpeg" alt="Vahibé 1, école, Chido, destruction, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Vahibe-1.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42285" class="wp-caption-text">Chido a dévasté routes, bâtiments et infrastructures, laissant la population encore plus exposée à d&rsquo;autres catastrophes naturelles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1466" data-end="1843">La plupart des séismes se sont produits entre le 11 et le 20 décembre, au sein d’une succession d’essaims de longue période suffisamment marquée pour justifier un communiqué spécifique du REVOSIMA le 18 décembre dernier. Ce type de sismicité, associé à des mouvements de fluides magmatiques ou à des rééquilibrages de pression en profondeur, est désormais familier aux volcanologues.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1845" data-end="2215">Malgré l’intensité de la séquence, aucune migration vers la surface n’a été observée. Les événements sont restés en profondeur, de faible magnitude et localisés dans des zones déjà identifiées depuis plusieurs années. Pour les habitants, cela s’est traduit par une réalité simple : aucune secousse n’a été ressentie, mais le volcan continue de bouger sous leurs pieds.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2729" data-end="2788"><strong>Janvier 2026 : retour à un calme relatif </strong></h2>
<figure id="attachment_9110" aria-describedby="caption-attachment-9110" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9110" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS-696x504.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sismometre-de-fonds-de-mer-OBS.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-9110" class="wp-caption-text">Les chercheurs poursuivent le suivi des émissions de fluides magmatiques et des mouvements sous-marins du volcan, rappelant que l’absence de secousses ressenties ne signifie pas un système éteint.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2288" data-end="2604">Le bulletin préliminaire du 13 janvier 2026 montre un retour à une activité plus diffuse. Ce jour-là, aucun séisme longue ou très longue période n’a été enregistré, et seulement huit séismes volcano-tectoniques ont été détectés, tous non ressentis. Le dernier événement perçu par la population remonte à juin 2025.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2606" data-end="3053">Ce calme apparent ne signifie pas que le système est éteint. La sismicité semble fonctionner par phases, alternant agitation profonde et accalmie relative. Les données de déformation du sol restent stables, sans gonflement ni affaissement, et les émissions de CO₂ à terre demeurent faibles. En mer, dans la zone du « Fer à Cheval », les émissions de fluides magmatiques persistent sans anomalies nouvelles, témoignant d’un système vivant mais discret.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3123" data-end="3485"><strong>Un volcan sous haute attention scientifique</strong></h2>
<figure id="attachment_32581-4" aria-describedby="caption-attachment-32581-4" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581-4" class="wp-caption-text">La première sirène d’alerte tsunami avait été inaugurée en octobre 2020 à Dembéni. Depuis, certains dispositifs existent, mais personne ne sait s’ils sont pleinement opérationnels (photographie d’archives).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Bien que silencieux en surface, Fani Maoré reste étroitement surveillé. Depuis la fin probable de l’éruption en janvier 2021, le système magmatique continue de générer des séismes, des flux de fluides et des réajustements de pression en profondeur. Le REVOSIMA suit en permanence ces signaux grâce à ses réseaux sismiques terrestres et sous-marins, aux stations GPS, aux mesures géochimiques et aux campagnes océanographiques qui cartographient le volcan et les panaches de fluides du Fer à Cheval.</p>
<p style="text-align: justify;">La vigilance est d’autant plus nécessaire que Mayotte demeure particulièrement vulnérable après le passage du cyclone Chido, qui a dévasté routes, bâtiments et infrastructures. La population n’est pas préparée à un tsunami généré par un événement volcanique, et les sirènes ou plans d’évacuation n’ont pas été testés récemment pour ce type de scénario. À ce sujet, nous avons contacté la préfecture de Mayotte pour connaître l’état des sirènes d’alerte tsunami, le nombre de dispositifs fonctionnels et la tenue éventuelle d’exercices, mais nous n’avons pas obtenu de réponse.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le monde, des situations comparables existent : Kick’em Jenny, aux Antilles, est un volcan sous-marin capable de générer des tsunamis locaux en cas d’éruption, même si aucun événement majeur n’a encore été observé. Santorin, en Grèce, a vu des effondrements de caldeira et des séismes sous-marins produire des vagues dangereuses pour les côtes proches. L’éruption du Laki en Islande en 1783, avec des volumes de lave comparables à ceux de Fani Maoré, a quant à elle eu des conséquences environnementales et sociales majeures.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, aucun scénario n’est écarté. Même sans coulées de lave, les fluides magmatiques continuent de remonter, rappelant que sous le canal du Mozambique, le volcan peut agir d&rsquo;une minute à l&rsquo;autre.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/fani-maore-des-centaines-de-seismes-enregistres-sans-etre-ressentis/">Fani Maoré : des centaines de séismes enregistrés sans être ressentis</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
