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	<title>Archives des Éducation nationale - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Éducation nationale - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Mayotte : un haut cadre de l’éducation nationale mis en examen pour agressions sexuelles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/05/mayotte-un-haut-cadre-de-leducation-nationale-mis-en-examen-pour-agressions-sexuelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 02:51:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une enquête de flagrance ouverte le 2 avril a conduit à la mise en examen d’un haut cadre du rectorat, placé sous contrôle judiciaire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/05/mayotte-un-haut-cadre-de-leducation-nationale-mis-en-examen-pour-agressions-sexuelles/">Mayotte : un haut cadre de l’éducation nationale mis en examen pour agressions sexuelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un haut cadre de l’éducation nationale à Mayotte a été mis en examen pour des faits d’agressions sexuelles, de harcèlement moral et sexuel, visant des personnels placés sous son autorité, a indiqué le procureur de la République.</p>
<p style="text-align: justify;">Une enquête de flagrance a été ouverte jeudi 2 avril, confirme le procureur. L’intéressé a été interpellé puis placé en garde à vue, permettant aux enquêteurs de mener les premières investigations.</p>
<p style="text-align: justify;">Samedi 4 avril, il a été présenté à un juge d’instruction pour <em>« agressions sexuelles, harcèlement moral et sexuel sur certains personnels placés sous son autorité »</em>, mentionne le procureur. Le magistrat instructeur a décidé de sa mise en examen pour l’ensemble de ces faits et l’a placé sous contrôle judiciaire, sur réquisitions du procureur de la République.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/05/mayotte-un-haut-cadre-de-leducation-nationale-mis-en-examen-pour-agressions-sexuelles/">Mayotte : un haut cadre de l’éducation nationale mis en examen pour agressions sexuelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lycée Bamana : après Chido, un établissement qui tient mais où le sport est sacrifié</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/lycee-bamana-apres-chido-un-etablissement-qui-tient-mais-ou-le-sport-est-sacrifie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 02:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation physique et sportive]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[EPS]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée Younoussa Bamana]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rectorat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre bâtiments abîmés, infiltrations d’eau et manque d’infrastructures, le lycée Bamana tente de maintenir le cap. Si les cours ont repris à plein régime, la réalité du terrain révèle des inégalités fortes, notamment pour les disciplines comme l’EPS, devenues presque impossibles à enseigner.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/lycee-bamana-apres-chido-un-etablissement-qui-tient-mais-ou-le-sport-est-sacrifie/">Lycée Bamana : après Chido, un établissement qui tient mais où le sport est sacrifié</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce lundi 23 mars 2026, la pluie tombe sans discontinuer sur le lycée Younoussa Bamana, à Mamoudzou. Dans les allées escarpées de l’établissement, l’eau ruisselle, transforme les passages en chemins boueux et complique les déplacements. Ici, chaque montée, chaque escalier rappelle que venir étudier ou travailler relève parfois du parcours du combattant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rectorat et le proviseur nous ont autorisé l’accès, sans toutefois souhaiter s’exprimer. Guidée par François Nouchet, enseignant en économie-gestion et représentant syndical, la visite révèle un établissement à deux visages. <em>« Il faut être sportif pour venir travailler à Bamana, ça monte »</em>, glisse-t-il avec un sourire en nous montrant chaque recoin du lycée. Une remarque presque ironique, tant le sport est aujourd’hui l’une des disciplines les plus sacrifiées.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec plus de 2.800 élèves, le lycée fonctionne désormais « à plein régime ». Autrement dit, les rotations imposées après le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, ont disparu, mais la pression est constante. <em>« C’est l’usine ici »</em>, résume-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des conditions de travail encore précaires</b></h2>
<figure id="attachment_48816" aria-describedby="caption-attachment-48816" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-48816 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5898-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48816" class="wp-caption-text">Ce vaste chantier, censé accueillir une salle des professeurs, une infirmerie et plusieurs bureaux administratifs, demeure inachevé en ce 23 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les bâtiments portent encore les stigmates de la catastrophe. Certaines salles ont été remplacées par des modulaires, installés notamment sur l’ancien terrain de sport. Mais ces solutions d’urgence montrent déjà leurs limites.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans plusieurs classes, l’eau s’infiltre à la moindre pluie. <em>« Venez voir, on est obligés d’éponger »</em>, confie un enseignant. Un autre ajoute : <em>« Les élèves ont les pieds dans l’eau, leurs sacs aussi, les élèves, levez vos pieds, regardez l&rsquo;eau »</em>, nous indique-t-on. Une situation qui perturbe directement les cours.</p>
<figure id="attachment_48813" aria-describedby="caption-attachment-48813" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-48813" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5913-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48813" class="wp-caption-text">Les salles de cours, sévèrement endommagées par le cyclone, restent dans cet état au 23 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les retards de chantier aggravent le sentiment d’improvisation. La nouvelle salle des professeurs, attendue pour début mars 2026, est encore loin d’être achevée. Toiture incomplète, ouvriers toujours à l’œuvre : le calendrier s’étire. Même constat à la cantine. Depuis le cyclone, les repas chauds ont disparu.<em> « Avant, on cuisinait sur place. Maintenant, on reçoit des plats livrés »</em>, explique une agente. Au menu quotidien : salade, pain, dessert. <em>« J’aimerais qu’on refasse des plats chauds, mais les travaux ne sont pas faits ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les salles de classe, les difficultés techniques s’accumulent. Ventilation en panne, climatisation inexistante, matériel défectueux. <em>« Sur six salles, cinq sont inutilisables au niveau informatique »</em>, rapporte un enseignant.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&rsquo;établissement, une seule salle, « la 106 », équipée de climatisation, est devenue la plus convoitée. Malgré tout, certains relativisent. <em>« On travaille dans des conditions meilleures qu’après le cyclone. On a l’eau et l’électricité, c’est déjà ça »</em>, confie un professeur, en faisant la part des choses.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des élèves entre résignation et adaptation</b></h2>
<figure id="attachment_48808" aria-describedby="caption-attachment-48808" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-48808" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5885-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48808" class="wp-caption-text">Dans les salles modulaires, les élèves suivent parfois les cours les pieds dans l’eau.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les élèves, les difficultés ne datent pas uniquement du cyclone. Le manque d’infrastructures est un problème ancien.<em> « On n’a pas d’abris, le préau est plein, on nous dit de bouger mais on ne sait pas où se poser »</em>, expliquent plusieurs lycéens. <em>« On n&rsquo;a pas le droit de rester dans les escaliers »</em>, avoue un élève, <em>« mais il n&rsquo;y a pas assez de bancs »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres évoquent le manque de places au CDI ou les cours manqués en raison des intempéries et des transports compliqués. « On rate des cours tous les jours s’il pleut comme ça comme aujourd’hui », reconnaît une élève de terminale.<em> « Et après on perd du temps, il faut faire tout le tour par les escaliers, pour aller d&rsquo;une salle à l&rsquo;autre »</em>, se désole un autre élève. <em>« Il fait trop chaud, il n&rsquo;y a pas de clim »</em>, lâche enfin un élève de seconde.</p>
<figure id="attachment_48810" aria-describedby="caption-attachment-48810" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48810" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5934-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48810" class="wp-caption-text">Le préau, aujourd’hui saturé d’élèves, se transforme en point de congestion, particulièrement sous la pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les sanitaires restent un point noir. Toilettes <em>« rarement ouvertes »</em> d&rsquo;après les élèves, problèmes d’hygiène, installations dégradées : les constats sont unanimes. Pourtant, une amélioration est soulignée : la sécurité au sein du lycée. <em>« C’est mieux qu’avant »</em>, affirment plusieurs élèves. La présence policière régulière aurait apaisé les tensions aux abords de l’établissement, confirment certains enseignants.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, l’attachement au lycée demeure. Michela, élève de seconde, résume :<em> « C’est bien d’être à Bamana. Et c’est mieux après Chido, on a cours tous les jours maintenant ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le sport, une matière sacrifiée </b></h2>
<figure id="attachment_48807" aria-describedby="caption-attachment-48807" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48807 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-300x235.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="300" height="235" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-300x235.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1024x803.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-768x602.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1536x1205.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-2048x1607.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-150x118.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-696x546.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1068x838.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1920x1506.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5881-1320x1036.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48807" class="wp-caption-text">Les modulaires, installés sur l’ancien terrain de sport, privent les profs d’EPS de leur espace, s’inondent à la moindre pluie et, selon le personnel, révèlent de sérieuses lacunes dans la gestion des chantiers.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est l’éducation physique et sportive qui cristallise le plus de difficultés. Le cyclone a endommagé de nombreuses salles du lycée. Pour y remédier, des salles modulaires ont été installées sur le terrain de sport, au détriment de l’éducation physique et sportive. Depuis, enseigner cette matière relève de l’improvisation permanente. <em>« C’est la galère totale »</em>, confie un enseignant à Mayotte depuis plus de quinze ans. Une collègue précise : <em>« On a une seule salle, sans climatisation, sans vestiaires, sans douches. Les élèves se changent où ils peuvent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les activités extérieures, les enseignants doivent se déplacer hors du lycée. Mais là encore, les contraintes sont nombreuses : tensions entre villages, distances à parcourir à pied, manque d’infrastructures adaptées.</p>
<figure id="attachment_48811" aria-describedby="caption-attachment-48811" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-48811" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-225x300.jpg" alt="Mayotte, lycée Bamana, Chido, reconstruction," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5936-1320x1760.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48811" class="wp-caption-text">Les profs d&rsquo;EPS doivent se partager cette seule classe pour dispenser leurs cours.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« On ne peut pas emmener toute une classe au stade de Cavani ou de Baobab, certains élèves ne peuvent pas s’y rendre »</em>, explique un professeur. Résultat : des cours d’EPS réduits à des activités en intérieur, parfois dans des lieux inadaptés. <em>« Je fais du tennis de table dans le réfectoire »</em>, raconte une enseignante.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conditions climatiques aggravent la situation. Chaleur intense, pluie tropicale, absence de points d’eau&#8230; difficile d’imaginer une pratique sportive normale. <em>« Faire du sport dans ces conditions, sous plus de 30 degrés, puis enchaîner les cours, sans se doucher, c’est pas imaginable »</em>, résume encore un professeur. Tous les enseignants d’EPS sont unanimes : leur discipline est devenue « le parent pauvre ». <em>« On peut tous vous dire la même chose, notre matière est reléguée au second plan ou même au dernier plan, on ne peut pas faire cours correctement, on s&rsquo;adapte en personne mais jusqu&rsquo;à quand ? »</em>, disent-ils unanimement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une communauté éducative soudée malgré tout</b></h2>
<p style="text-align: justify;">En dépit de ces difficultés, un élément revient dans tous les témoignages : l’ambiance.<em> « Il y a une très bonne équipe »</em>, confie une professeure de français arrivée en août dernier. <em>« Les élèves sont motivés ». </em>Même constat chez ses collègues. <em>« Les élèves sont très gentils, c’est pour ça que je reste »</em>, explique une enseignante d’EPS. Un professeur d’histoire-géographie, arrivé récemment, abonde : <em>« C’est vraiment super d’enseigner ici ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Au lycée Bamana, le lien entre élèves et personnels fait tenir l’ensemble. Une solidarité qui pallie ce que l’institution ne fournit plus. Car derrière cette cohésion, le décor est tout autre : bâtiments détruits, équipements dégradés, infrastructures en suspens. <em>« On répète, on répare, puis on recommence »</em>, résume, sous couvert d’anonymat, un membre du personnel. Les questions, elles, demeurent. Que deviendront les locaux ? Les installations sportives seront-elles reconstruites ? Pourquoi du matériel parfois récent est-il laissé à l’abandon ? Car le lycée fonctionne encore, mais à quel prix : celui d’un service public maintenu tant bien que mal.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/24/lycee-bamana-apres-chido-un-etablissement-qui-tient-mais-ou-le-sport-est-sacrifie/">Lycée Bamana : après Chido, un établissement qui tient mais où le sport est sacrifié</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Prix de l’excellence économique : Mayotte célèbre ses jeunes économistes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/10/prix-de-lexcellence-economique-mayotte-celebre-ses-jeunes-economistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 01:45:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[IEDOM]]></category>
		<category><![CDATA[Lauréats]]></category>
		<category><![CDATA[Lycées]]></category>
		<category><![CDATA[Prix de l’excellence économique]]></category>
		<category><![CDATA[STMG]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près de 180 élèves de terminale STMG ont planché sur le rôle de l’épargne lors de la quatrième édition mahoraise du concours, organisée le 19 novembre dernier. Trois lauréats ont été distingués.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Prix de l’excellence économique a, une nouvelle fois, rassemblé les terminales en Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG) de tout le département. Organisé sous la direction de la Banque de France, de l’Institut d&rsquo;émission des départements d&rsquo;outre-mer (IEDOM), de Citéco et du ministère de l’Éducation nationale, ce prix vise à valoriser la filière et encourager les élèves à aller au-delà des idées reçues. Pour cette édition, 178 candidats, issus de tous les lycées de l&rsquo;île, ont travaillé pendant quatre heures sur un thème commun au niveau national : le rôle de l’épargne. Ils devaient analyser un corpus dense d’une dizaine de pages, croiser les documents et mobiliser leurs connaissances, avant d’être évalués par un jury mêlant représentants de l’IEDOM et enseignants d’économie-gestion.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Une première place</strong> <strong>symbolique</strong></h3>
<figure id="attachment_43129" aria-describedby="caption-attachment-43129" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43129" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2897-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43129" class="wp-caption-text">Les trois lauréats en compagnie de leurs familles venues les soutenir.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Première du classement, Faïza Ali Ousseni, élève du lycée de Kahani, voit ce prix comme une manière de représenter son établissement autrement. « <em>Je suis très contente d’avoir ce prix, quand on parle de mon lycée c&rsquo;est souvent à cause de la violence et de la délinquance qu&rsquo;il y&rsquo;a là-bas. Moi, aujourd&rsquo;hui je le représente autrement</em> », a-t-elle confié. Avec seulement trois jours de révisions avant l’épreuve, elle dit ne pas avoir « réalisé tout de suite », mais se dit fière d’aller défendre Mayotte au niveau national.</p>
<p style="text-align: justify;">Juste derrière elle, Elina Hassan, du lycée de Petite-Terre, qui a décroché la deuxième place. Sa copie, a été saluée par la représentante de la rectrice pour sa rigueur, son ambition et son sérieux. En terminale Ressources humaines et Communication au LPO de Petite-Terre, elle garde un objectif clair de s&rsquo;épanouir dans les métiers de la banque ou de l’assurance. Au-delà de sa performance, elle souhaite aussi changer le regard de ses camarades sur la filière STMG. « <em>On entend souvent que la STMG c’est pour les feignants. Je voulais montrer qu’on travaille tout autant que les élèves en filières générales  et qu’on mérite de la considération</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, El-Amine Madi, du lycée de Chirongui, complète le podium. Bien qu’il ne s’attendait pas à figurer parmi les meilleurs, ce prix lui a redonné confiance en lui. « <em>Je ne suis pas le meilleur</em> », a répété le jeune homme à maintes reprises, avant de reconnaître que cette distinction est une vraie satisfaction pour lui et ses parents. Comme beaucoup de participants, il était venu avant tout <em>« parce que ça comptait sur Parcoursup »</em>, et repart finalement avec la fierté d’avoir été reconnu.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="246" data-end="318"><strong data-start="250" data-end="318">L’IEDOM et l’éducation financière</strong></h3>
<figure id="attachment_43130" aria-describedby="caption-attachment-43130" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43130" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2890-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43130" class="wp-caption-text">Dans l’ordre du podium : les trois gagnants avec la directrice de l’IEDOM Florence Mar-Picart.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour l’IEDOM, ce concours s’inscrit dans une démarche plus large d’éducation financière destinée aux jeunes. La structure intervient plus largement auprès des élèves, et pas seulement des terminales. L’institut accompagne notamment des classes de quatrième qui, à l’issue d’une formation assurée par leurs enseignants, passent un diplôme validant un socle de connaissances économiques liées au quotidien, comme la gestion d’un compte bancaire ou l’utilisation d’une carte de paiement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1142" data-end="1485">Le concours n’est pas limité à Mayotte, il est organisé dans tous les départements de France. Ainsi, la meilleure copie de chaque territoire est transmise au jury national, qui sélectionnera à nouveau trois lauréats selon le même modèle qu’au niveau local. Présente lors de la remise des prix, Florence Mar-Picart, directrice de l’IEDOM Mayotte, a rappelé que la meilleure copie mahoraise va concourir au niveau national. « <em>Tous les espoirs sont permis pour Mayotte</em> ! », a-t-elle déclaré, satisfaite de voir presque tous les lycées engagés.</p>
<p data-start="1142" data-end="1485">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
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		<title>Mayotte : enseignants impayés, la colère monte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/21/mayotte-enseignants-impayes-la-colere-monte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 02:30:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignants non payés]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsamboro]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Salaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=39425</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trois semaines après les premières mobilisations et la promesse du rectorat d’un acompte, la colère ne retombe pas parmi certains professeurs de l'île.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="681" data-end="1088">À Mayotte, des dizaines d’enseignants poursuivent leur travail sans avoir perçu le moindre salaire depuis des semaines, parfois plus de trois mois. Au collège de Mtsamboro, le collectif des personnels recense 36 enseignants sur 119 toujours impayés au 14 octobre, dont 25 totalement sans rémunération. Une situation qui plonge une partie du corps enseignant dans une détresse morale et financière inédite.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1090" data-end="1250"><em>« Les excuses ne suffisent plus. Nous voulons simplement être payés pour le travail que nous faisons chaque jour auprès de nos élèves  »,</em> dénonce le collectif.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des promesses non tenues</b></h2>
<figure id="attachment_38030" aria-describedby="caption-attachment-38030" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38030" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-300x169.jpg" alt="Mayotte, Mtsamboro," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/sit-in.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-38030" class="wp-caption-text">Début octobre, lors d’un sit-in, les enseignants de Mayotte dénonçaient les retards de salaire, alors que le rectorat avait annoncé le versement d’un acompte, mais l’intégralité des rémunérations reste aujourd’hui plus qu&rsquo;incertaine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1284" data-end="1830">Après la grève du 2 octobre et plusieurs <em>sit-in</em>, la rectrice, Valérie Debuchy, avait annoncé le versement d’un acompte prévu entre le 6 et le 10 octobre. Dans les faits, seuls dix personnels l’ont effectivement reçu, souvent partiel.<em> «  Certains ont reçu seulement 67 %  »,</em> précise le collectif, que nous avons interrogé. Les dates de versement n’ont cessé d’être repoussées. <em>« Cela montre ou bien une totale incompétence d’un rectorat débordé, ou bien une volonté délibérée d’éteindre l’incendie », </em>s&rsquo;exclame le collectif<em>. « Un collègue a même reçu une fiche de paie avec des négatifs ! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1832" data-end="2155">Le résultat est affligeant : des enseignants sans ressources, contraints d’emprunter pour se nourrir ou se rendre au travail. <em>« Certains ne peuvent plus acheter à manger, mettre de l’essence dans la voiture pour venir travailler, d’autres tombent malades et envisagent sérieusement de démissionner  »,</em> résume le collectif.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1832" data-end="2155"><strong>« Sans salaire, je ne peux pas envisager l&rsquo;avenir » </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3051" data-end="3454">Parmi les enseignants touchés, Aude Moulié, 25 ans de carrière dans l’Éducation nationale, illustre la détresse causée par les retards de paiement. Recrutée en août comme enseignante et chargée de mission, elle n’a perçu aucun salaire pour les mois d’août et septembre. Son contrat, signé tardivement, comporte des erreurs sur son indice, et l’acompte partiel reçu mi-août reste largement insuffisant.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3456" data-end="3887">Son quotidien se résume à travailler sans être payée. <em>« Je garde la gorge nouée, le cœur serré et l’angoisse du jour qui arrive  »,</em> confie-t-elle. Hébergée provisoirement par un collègue et aidée par sa famille, elle dépend de la solidarité locale en attendant une régularisation. <em>« Sans salaire, je ne peux pas envisager l’avenir. Je voulais construire une vie ici, mais je ne sais même pas si je pourrai rester  »,</em> ajoute-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3456" data-end="3887"><strong>L&rsquo;arbre qui cache la forêt </strong></h2>
<figure id="attachment_35379" aria-describedby="caption-attachment-35379" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35379" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-300x225.jpg" alt="Mayotte, rentrée scolaire 2025-2026, Maire de Mamoudzou, Rectrice de l'académie," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/PHOTO-2025-08-25-12-35-00-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35379" class="wp-caption-text">Des dizaines d’enseignants continuent de travailler malgré des mois sans salaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2823" data-end="3187">Le cas d’Aude n’est pas isolé. Selon plusieurs syndicats, plus de 250 enseignants contractuels rencontrent des anomalies de paie à la rentrée 2025 dans l’académie de Mayotte. Ces dysfonctionnements, déjà signalés par la CGT Éduc’Action et le SNES-FSU, sont attribués à une gestion externalisée à La Réunion et à des manques chroniques de personnel administratif.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3189" data-end="3384"><em>« Il est incompréhensible que les salaires de l’académie de Mayotte dépendent encore de la DGFIP de La Réunion. Nous demandons que tout soit géré localement »,</em> plaide le collectif de Mtsamboro.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une coalition de lutte inter-établissements</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à ce silence et à l’absence de réponse claire du rectorat, le mouvement s’organise. Le 13 octobre, malgré les vacances scolaires, des représentants de plusieurs établissements du Nord de l’île fondent la <i>Coalition du Nord</i>, chargée de mutualiser les informations et d’organiser des actions communes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous refusons que le dévouement des enseignants de Mayotte soit méprisé. Plus aucun professeur ne doit travailler sans être payé en France »,</em> affirment-ils dans un communiqué. Parmi leurs actions : une vidéo baptisée « Les factures volantes », où des enseignants lancent symboliquement leurs factures en avion papier au sein du rectorat. Une cagnotte « Cotizup » a également été ouverte pour venir en aide à ceux le plus en difficulté.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une régularisation le 29 octobre « au cas par cas »</b></h2>
<figure id="attachment_23586" aria-describedby="caption-attachment-23586" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23586" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-300x200.jpg" alt="rentrée scolaire, Mamoudzou, école primaire" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Rentree-6.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23586" class="wp-caption-text">Alors que le rectorat prévoit une régularisation partielle des salaires le 29 octobre prochain, de nombreux enseignants sont sceptiques et restent déterminés à obtenir le paiement complet de leur travail (photographie d&rsquo;archives)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le collectif rapporte qu’une délégation a rencontré la responsable du département des contractuels et l’adjoint RH du rectorat de l&rsquo;académie. Selon eux, la régularisation complète pourrait intervenir avec la paye d’octobre, prévue le 29, « <em>au cas par cas ».</em> Sur le terrain, le scepticisme domine : <em>« Nous pensons raisonnablement que le problème ne sera pas entièrement réglé à cette date. Nous resterons mobilisés jusqu’à ce que chaque personnel reçoive le fruit de son travail  »,</em> préviennent les enseignants.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, travailler sans salaire n’est pas seulement une injustice pour les enseignants : c’est un frein pour les élèves, dans un département qui peine déjà à recruter, et une école de la République qui vacille sous le poids des retards, des manques de moyens et d&rsquo;un abandon structurel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
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		<title>Mutations des fonctionnaires à la Réunion : Huguette Bello dénonce un « chassé-croisé indigne » face à Élisabeth Borne</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/21/mutations-des-fonctionnaires-a-la-reunion-huguette-bello-denonce-un-chasse-croise-indigne-face-a-elisabeth-borne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 02:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En pleine rentrée scolaire, la présidente de Région Huguette Bello a dénoncé des mutations d’enseignants vécues comme des « exils », lors de la visite d’Élisabeth Borne à La Réunion, mardi 19 août 2025. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="727" data-end="1122">Les 18 et 19 août 2025, plus de 220.000 élèves ont repris le chemin de l’école à La Réunion. Cette rentrée scolaire a été marquée par la visite de la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, qui a multiplié les déplacements dans les établissements de Saint-Denis. Mais derrière l’apparat officiel, un autre sujet s’est imposé : la question des mutations des enseignants ultramarins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1124" data-end="1426">La présidente du Conseil régional, Huguette Bello, a dénoncé avec force un système qu’elle juge profondément injuste. En marge de la visite ministérielle, elle a qualifié la situation de <em>« chassé-croisé indigne »</em> et comparé les affectations des jeunes enseignants titulaires réunionnais à la situation des « <em>enfants de la Creuse ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1124" data-end="1426"><em><strong>« On parle de mutations, mais ce sont des exils »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_23648" aria-describedby="caption-attachment-23648" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-23648 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-300x225.jpg" alt="Mayotte, VO, borne, écoles, cité scolaire bandrélé," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/bandrele.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23648" class="wp-caption-text">À propos de la mutation des enseignants en France hors de leur département d&rsquo;origine, la ministre de l&rsquo;Éducation nationale, Élisabeth Borne, a déclaré : « On ne peut pas tout à la fois affecter tous les nouveaux titulaires du CAPES dans l’île (La Réunion) et en même temps vouloir permettre le retour dans l’île de ceux qui sont partis dans l’Hexagone. »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1491" data-end="1844">Pour Huguette Bello, la mécanique administrative des mutations n’est pas une simple gestion des ressources humaines, mais une rupture douloureuse pour les enseignants et leurs familles.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1491" data-end="1844">Elle a rappelé que de nombreux jeunes Réunionnais, lauréats de concours nationaux comme le Capes (certificat d&rsquo;aptitude au professorat de l&rsquo;enseignement du second degré) ou de l’agrégation, sont contraints de partir à plus de 10.000 kilomètres de chez eux : <em>« On parle de mutations, mais ce sont des exils. Nos jeunes réussissent leurs concours, ils sont compétents, diplômés, mais on les éloigne de leur île comme on l’a fait avec les enfants de la Creuse. »</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2215" data-end="2419"><strong>Quand l&rsquo;Histoire pèse sur le présent</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2215" data-end="2419">La référence aux enfants de la Creuse, envoyés de force dans l’Hexagone dans les années 1960-70, souligne la charge symbolique et historique de ce qu’elle considère comme une injustice institutionnelle. En effet, entre 1962 et 1984, plus de 2.000 enfants réunionnais ont été <em>« transplantés »</em> de force dans 83 départements de l’Hexagone pour lutter contre l&rsquo;exode rural et de peur d&rsquo;une démographie galopante sur l&rsquo;île par une société d’Etat, le Bureau des migrations des départements d’outre-mer (<em>Bumidom</em>) — une politique que l’Assemblée nationale a depuis reconnue comme une responsabilité morale de l’État.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mutations : pourquoi certains partent et d’autres arrivent ?</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="203" data-end="566">Le système de mutations des enseignants repose sur un barème national de points, qui prend en compte l’ancienneté, la situation familiale (rapprochement de conjoint, enfants à charge), certaines bonifications personnelles (handicap, maladie) ainsi que le CIMM (Centres d’Intérêts Matériels et Moraux), destiné à favoriser le retour dans le territoire d’origine.</p>
<figure id="attachment_24698" aria-describedby="caption-attachment-24698" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Chiconi-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-24698 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Chiconi-2-300x225.jpg" alt="Chiconi, groupe scolaire, école élémentaire, rentrée scolaire" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Chiconi-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Chiconi-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Chiconi-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Chiconi-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Chiconi-2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24698" class="wp-caption-text">Les enseignants de Mayotte peuvent cumuler un certain nombre de « points », compte tenu du nombre élevé d&rsquo;établissements scolaires classés en Réseaux d&rsquo;éducation prioritaire (REP) ou REP +, où l&rsquo;enseignement y est jugé difficile.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="568" data-end="888">Pour les jeunes enseignants ultramarins fraîchement reçus aux concours, ce système peut se révéler défavorable : avec peu d’ancienneté, ils cumulent peu de points et sont souvent affectés dans des académies déficitaires de l’Hexagone — Paris, Versailles, Créteil — ou dans d’autres territoires ultramarins comme Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="890" data-end="1228">Dans le même temps, des enseignants plus anciens, venus de métropole ou ayant déjà travaillé dans d’autres DROM, bénéficient de points supplémentaires et obtiennent des postes à La Réunion. Le résultat est que certains enseignants locaux doivent quitter leur île, tandis que des professeurs métropolitains ou d’autres DROM s’y installent. Ce système, légal, nourrit néanmoins un sentiment d’injustice et souligne la difficulté d’appliquer des règles nationales uniformes dans des contextes ultramarins particuliers.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="890" data-end="1228"><strong>Entre choix individuel et service de l’État : un équilibre délicat</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="306" data-end="605">Le système des mutations pose également la question de l’organisation nationale du service public. Les enseignants fraîchement titulaires pour exercer en France doivent parfois accepter d’être affectés dans des académies de l’Hexagone ou dans d’autres DROM, différentes de leurs académies d&rsquo;origine, selon les besoins identifiés par l’Éducation nationale.</p>
<figure id="attachment_24063" aria-describedby="caption-attachment-24063" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IA.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24063" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IA-300x225.jpg" alt="intelligence artificielle, baccalauréat, Grand Oral, préparation, éducation, ordinateur" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IA-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IA-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IA-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IA-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IA.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24063" class="wp-caption-text">Après avoir cumulé des points dans d&rsquo;autres académies, certains enseignants souhaitent revenir dans leur département d&rsquo;origine pour la suite de leur parcours professionnel.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="607" data-end="1083">À La Réunion, certains enseignants originaires de l&rsquo;île souhaiteraient rester sur le département, mais le barème national et les besoins des académies peuvent les conduire à être mutés ailleurs. Huguette Bello a rappelé l’enjeu pour le territoire :<em> « Il s’agit d’un enjeu d’ancrage, de reconnaissance culturelle, mais aussi de justice territoriale. C’est la capacité de La Réunion à former ses enfants, dans sa langue, dans son histoire et dans son identité, qui est en jeu ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="607" data-end="1083">Les syndicats locaux soulignent que certains postes restent vacants sur l’île alors que des enseignants réunionnais partent, et que des professeurs venus de métropole ou d’autres DOM arrivent sur ces postes. Selon le Sgen-CFDT Réunion : <em>« Des professeurs réunionnais doivent quitter leur île, tandis que des enseignants métropolitains ou d’autres DROM arrivent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1458" data-end="1766">Les tensions entre affectations locales et nationales illustrent la complexité de la gestion des ressources humaines dans les académies ultramarines, où le système tente de concilier les besoins locaux et nationaux tout en assurant la continuité du service public sur l’ensemble du territoire.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/21/mutations-des-fonctionnaires-a-la-reunion-huguette-bello-denonce-un-chasse-croise-indigne-face-a-elisabeth-borne/">Mutations des fonctionnaires à la Réunion : Huguette Bello dénonce un « chassé-croisé indigne » face à Élisabeth Borne</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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