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	<title>Archives des Dominique Voynet - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Dominique Voynet - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Dominique Voynet ne démissionnera pas du comité de suivi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/18/dominique-voynet-ne-demissionnera-pas-du-comite-de-suivi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 02:15:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Comité de suivi de la loi de refondation de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Voynet]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Mayotte, la nomination de Dominique Voynet au sein du comité de suivi de la loi de refondation a déclenché une réaction violente. Critique politique ou procès d’intention ? Les deux se confondent. L'intéressée a souhaité réagir dans nos colonnes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La présence de Dominique Voynet au sein du comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte, a suscité une levée de <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/17/dominique-voynet-persona-non-grata/">boucliers</a> locale. Ancienne directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) de l&rsquo;île, aujourd’hui députée écologiste, l’ex-ministre concentre des colères anciennes : gestion du système de santé, débats parlementaires houleux, frustration face à l’État. Mais derrière la polémique, c’est tout le débat public mahorais qui est mis à l’épreuve, et la difficulté de traiter un territoire complexe sans sombrer dans la caricature qui se révèle.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1457" data-end="1523"><strong>Une nomination qui réveille les plaies ouvertes de Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_8116" aria-describedby="caption-attachment-8116" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-8116" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg" alt="EVASAN, CHM, La Réunion, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8116" class="wp-caption-text">L’avion sanitaire mis en place sous la direction de Dominique Voynet assure plusieurs évacuations médicales par semaine entre Mayotte et La Réunion, permettant de transférer des patients qui ne pourraient pas être soignés sur le département mahorais.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1525" data-end="1883">Sur le papier, la désignation de Dominique Voynet n’a rien d’anormal. Proposée par la présidence de l’Assemblée nationale au nom du pluralisme politique, l’ancienne ministre rejoint un comité composé de représentants de l’État, de collectivités locales, de parlementaires mahorais et d’anciens ministres des Outre-mer. Rien d’un coup de force institutionnel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1885" data-end="2265">Mais à Mayotte, les souvenirs sont tenaces. Entre 2019 et 2021, Dominique Voynet a dirigé l’ARS du département le plus pauvre de France, confronté à une pression migratoire constante et à un système hospitalier à bout de souffle. Des arbitrages sanitaires douloureux ont été pris, notamment en matière d’évacuations sanitaires vers La Réunion, suscitant un ressentiment durable.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2267" data-end="2306">Elle rappelle elle-même le contexte : <em>« Certains expliquent que le rythme des évacuations sanitaires de Mayotte vers La Réunion avait augmenté, sans préciser que nous étions au temps du Covid-19, alors que les lits de réanimation du centre hospitalier de Mayotte étaient saturés. Cela a permis de sauver des vies. Je suis venue à Mayotte pour renforcer le système de santé, j’ai quitté ma famille et ma maison pour rendre service à la population ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2688" data-end="3104">Sous sa direction, l’ARS a atteint sa pleine maturité, bénéficiant de crédits supplémentaires pour consolider les moyens hospitaliers, former les infirmiers et renforcer les lignes d’intervention d’urgence. Elle a également pérennisé la mise en place de cet avion sanitaire, opéré par la compagnie Amelia, afin d’assurer des évacuations sécurisées vers La Réunion et transporter matériel et médicaments essentiels.<em> « L’avion sanitaire permettait de sécuriser et rationaliser les transferts, mais cet acquis est presque absent du débat public aujourd’hui »,</em> déplore-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3266" data-end="3578">À cela s’ajoutent ses prises de position à l’Assemblée nationale. Lors des débats sur les lois post-Chido, elle a défendu une approche inclusive de l’accès aux droits, parlant d’<em>« habitants de Mayotte »</em> plutôt que de <em>« Mahorais »</em>, une nuance certes mais qui, dans le débat local, est devenue un marqueur politique explosif.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3585" data-end="3649"><strong>De la critique politique à la mise en accusation morale</strong></h2>
<figure id="attachment_5040" aria-describedby="caption-attachment-5040" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-5040" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1-300x225.jpg" alt="barrage, Tsingoni, blocage, forces vives" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/barrages-1-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-5040" class="wp-caption-text">Début 2024, des barrages sociaux à Mayotte ont empêché le passage des ambulances. En voulant dénoncer l’insécurité, ces actions ont fini par pénaliser l’ensemble des habitants et les services d’urgence.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3651" data-end="4048">Reporter le rejet local, relayer les critiques d’élus ou d’associations, est légitime. Mais la polémique s’est rapidement muée en procès moral. Dominique Voynet n’est plus seulement critiquée pour ses décisions ou ses positions parlementaires ; elle est présentée par certains comme une <em>« ennemie de Mayotte »,</em> accusée de mépris, voire soupçonnée d’hostilité structurelle envers le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4050" data-end="4067">Elle commente : <em>« Les commentaires à mon égard sont très caricaturaux, traditionnels, en faisant de moi un agent des Comores ou en colportant des ragots sur ma vie privée, voire sexuelle. C’est totalement déconnecté du fond, hors-sujet et de mauvais goût ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4315" data-end="4608">Ce glissement de la critique politique vers la mise en cause personnelle illustre la fragilité du débat public mahorais. La frontière entre désaccord et stigmatisation se brouille, au point que l’action publique est analysée à l’aune de supposées intentions intimes ou d’allégeances ethniques. <em>« La xénophobie n’est pas une solution »</em>, ironise-t-elle, en évoquant les collectifs de citoyens qui, selon elle, imposent leur <em>tempo</em> aux autorités locales.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4772" data-end="4900">Dans ce contexte, certains médicaux locaux ont parfois amplifié la polémique, relayant des ragots et des accusations non vérifiées.<em> « Un hebdomadaire mahorais qui rend compte de mon parcours professionnel en reprenant des rumeurs colportées par des trolls d’extrême droite, d’un point de vue déontologique, c’est affligeant »,</em> déplore-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="5116" data-end="5167"><strong>Dominique Voynet, symptôme plus que cause</strong></h2>
<figure id="attachment_964" aria-describedby="caption-attachment-964" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Migrants-africains.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-964" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Migrants-africains-300x163.jpeg" alt="Mayotte, migrants," width="300" height="163" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Migrants-africains-300x163.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Migrants-africains-150x81.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Migrants-africains-696x378.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Migrants-africains.jpeg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-964" class="wp-caption-text">Les flux migratoires entre les Comores et Mayotte restent un enjeu sensible. La nomination de Dominique Voynet a ravivé des tensions, en partie liées à des perceptions identitaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5169" data-end="5469">La virulence des réactions dépasse largement la personne de Dominique Voynet. Elle dit quelque chose de plus profond : la relation abîmée entre Mayotte et l’État, la défiance envers les institutions nationales et l’exaspération face à des politiques publiques perçues comme déconnectées du quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5471" data-end="5538">Pour autant, l’ancienne directrice de l’ARS ne compte pas céder. <em>« Je ne vais pas démissionner ! Les parlementaires de Mayotte et les membres du comité représentent la diversité politique et connaissent le territoire. Je connais Mayotte, j’aime le travail que j’y ai fait et je continuerai ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5840" data-end="5934">Elle insiste sur la nécessité de recentrer le débat sur les faits et l’action concrète. <em>« Je constate que l’on me juge davantage sur des intentions supposées que sur mes décisions concrètes. Mais je reste concentrée sur le travail à mener : améliorer le système de santé, soutenir les populations, renforcer les infrastructures. Opposer les habitants de Mayotte les uns aux autres ou instrumentaliser la xénophobie n’apporte rien ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6283" data-end="6596">Dominique Voynet devient ainsi une figure écran, concentrant sur elle des colères multiples, sanitaires, sociales, identitaires. Le débat se simplifie, se durcit et parfois s’abîme. Et avec lui, la possibilité d’un échange contradictoire serein sur les choix à opérer pour l’avenir du territoire s’éloigne. La question centrale reste : comment reconstruire Mayotte sans accepter le désaccord, la complexité et la pluralité des regards ? Si la disqualification personnelle remplace l’argumentation, ce n’est plus la politique qui recule, mais la discussion elle-même.</p>
<p data-start="6283" data-end="6596">Mathilde Hangard</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dominique Voynet persona non grata</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/17/dominique-voynet-persona-non-grata/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 10:04:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte.]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Voynet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un levé de bouclier mahorais face à la nomination de Dominique Voynet en tant que membre du nouveau comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Il faut croire que l’ancienne directrice générale de l’ARS de Mayotte ne s’est pas fait que des amis lors de son passage sur notre territoire. Alors qu’un nouveau comité de suivi de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte a été mis en place ces derniers jours, présidé par Thani Mohamed Soilihi, et où figure entre autres la député écologiste, l’Association des maires de Mayotte (AMM) est montée au créneau en dénonçant cette nomination dans un courrier envoyé ce jour au Premier ministre Sébastien Lecornu.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Face au tollé provoqué par cette nomination incompréhensible aux yeux de tous, nous, maires et présidents des intercommunalités de Mayotte, souhaitons attirer votre attention sur les risques de dysfonctionnements qui pourraient résulter du maintien de Madame Dominique Voynet dans ce comité de suivi (…) Au-delà de ses actes décriés en tant que directrice générale de l’ARS Mayotte, ses déclarations et prises de position perçues comme contraires aux intérêts du territoire notamment lors des débats parlementaires sur les lois Mayotte post-Chido ont fini par convaincre les Mahorais comme étant une ennemie de Mayotte », </em>fustige l’AMM, demandant purement et simplement son remplacement.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’avenir de Dominique Voynet au sein de ce comité de suivi s’annonce pour le moins compromis.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dette, santé, Mayotte : comprendre la vraie crise que François Bayrou voulait affronter</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/11/dette-sante-mayotte-comprendre-la-vraie-crise-que-francois-bayrou-voulait-affronter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 01:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dette publique]]></category>
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		<category><![CDATA[Finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
		<category><![CDATA[Système de santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après la chute du gouvernement Bayrou et la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, le conflit entre désendettement et préservation des soins se pose avec acuité, notamment depuis le 101ème département français. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/11/dette-sante-mayotte-comprendre-la-vraie-crise-que-francois-bayrou-voulait-affronter/">Dette, santé, Mayotte : comprendre la vraie crise que François Bayrou voulait affronter</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="633" data-end="1022">Depuis Raymond Barre en 1976, qui mettait en garde contre le fait que <em>« la France vit au-dessus de ses moyens »</em>, les avertissements sur la dette publique française se succèdent. Le 25 août, François Bayrou déclarait lors d’une conférence de presse : <em>« Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement ».</em> Quelques semaines plus tard, le 8 septembre, devant les députés de l’Assemblée nationale et quelques heures avant sa destitution, il insistait : <em>« L’addition des déficits annuels par milliards nous a conduits à une accumulation écrasante : 3 415 milliards d’euros de dettes à l’heure précise où nous parlons ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1024" data-end="1462">Mais que représente réellement cette dette ? Est-elle inédite ? Et surtout, pourquoi le plan de Bayrou ciblait-il la santé pour alléger les finances publiques ? Avec la démission forcée du Gouvernement après 364 voix contre 194, et la nomination de Sébastien Lecornu le 9 septembre pour préparer le nouveau budget, le pays se trouve au croisement de la politique et des chiffres, avec des choix qui affecteront directement la vie des français d&rsquo;Hexagone et d&rsquo;Outre-mer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La dette française : un héritage historique</b></h2>
<figure id="attachment_36802" aria-describedby="caption-attachment-36802" style="width: 218px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36802" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-218x300.png" alt="Paris, Matignon, Premier ministre, Sébastien Lecornu, " width="218" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-218x300.png 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-150x206.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00-300x413.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/Capture-decran-2025-09-10-a-16.53.00.png 474w" sizes="auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px" /></a><figcaption id="caption-attachment-36802" class="wp-caption-text">« On va y arriver », a affirmé Sébastien Lecornu, Premier ministre, le 10 septembre 2025, à propos de la dette publique française. Si elle reste élevée, elle demeure inférieure à celle de l’Italie (138 %) et de la Grèce (153 %) et bien loin des pics historiques, comme les 300 % du PIB enregistrés lors des deux guerres mondiales.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La dette publique française, aujourd’hui à 3 415 milliards d’euros, soit 114 % du PIB, est le résultat d’un déficit structurel persistant depuis cinquante ans : les dépenses publiques dépassent systématiquement les recettes. Chaque année, l’État doit emprunter pour combler la différence, rembourser les dettes arrivant à échéance et payer les intérêts, ce que l’on appelle la « charge de la dette », représentant environ 7 % du budget de l’État.</p>
<p style="text-align: justify;">Historiquement, la France a utilisé différents outils : du long terme au XIXème siècle, des emprunts obligataires pendant les guerres mondiales, puis la dette « hors marché » dans l’après-Seconde Guerre mondiale, avant de passer à la doctrine néo-libérale actuelle, basée sur le financement sur les marchés internationaux. Aujourd’hui, la dette est détenue pour un quart par des Français, un quart par la Banque de France, un quart par des investisseurs européens et un quart par des investisseurs hors zone euro. Cette diversification limite les risques et reflète la confiance internationale dans la signature française.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les historiennes Laure Quennouëlle-Corre et Clara Léonard, le problème n’est pas la dette en soi, mais la capacité à dégager des marges de manœuvre pour investir dans l’avenir. Si l’État consacre une part croissante de ses ressources au remboursement, il réduit sa capacité à financer la transition écologique, la modernisation des services publics et les innovations technologiques à venir.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="170" data-end="227"><strong>Plan Bayrou : pourquoi la santé a-t-elle été ciblée ?</strong></h2>
<figure id="attachment_27830" aria-describedby="caption-attachment-27830" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-27830" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-300x200.jpg" alt="CHM, urgences, maternité, pénuries" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27830" class="wp-caption-text">Alors que la maternité de Mamoudzou est la plus importante de France en nombre de naissances, le Centre hospitalier de Mayotte, qui devrait compter entre 120 et 140 sages-femmes pour fonctionner correctement, n’en dispose plus que d’une quarantaine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="232" data-end="605">Face à la dette publique, François Bayrou avait tiré la sonnette d’alarme, évoquant un <em>« pronostic vital engagé »</em> pour les finances françaises. Son plan visait à ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici 2029, en réalisant 43,8 milliards d’euros d’économies en 2026, dont 5,5 milliards sur la santé, faisant de ce secteur l’un des principaux leviers d’action.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="607" data-end="999">Les mesures prévues touchaient à la fois patients et professionnels : doublement des franchises médicales, limitation des prises en charge des affections de longue durée (ALD), mutualisation des achats et réutilisation de dispositifs médicaux, ainsi qu’un contrôle renforcé des arrêts maladie. L’objectif affiché était de freiner la hausse des dépenses tout en préservant l’accès aux soins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1001" data-end="1541">Ces initiatives ont suscité des critiques : syndicats et élus ont alerté sur un transfert des coûts vers les patients, la pression sur les hôpitaux et le manque de personnel. Plusieurs voix se sont élevées pour souligner les risques sociaux et sanitaires : Boris Vallaud (PS) pour l’hôpital public, Cyrielle Chatelain (EELV) sur l’installation des médecins, Stéphane Peu (GDR) sur l’endettement « vertueux », Mathilde Panot (LFI) sur les enfants et personnes vulnérables, et Paul Christophe (Horizons) sur l’autonomie des personnes âgées.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1548" data-end="1606"><strong>Quand les finances nationales résonnent à Mayotte</strong></h2>
<figure id="attachment_20594" aria-describedby="caption-attachment-20594" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20594" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-300x234.jpg" alt="Mayotte, réserve sanitaire, effectifs, santé, tension, recrutements," width="300" height="234" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-300x234.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-150x117.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire-696x544.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Sénateurs-réserve-sanitaire.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20594" class="wp-caption-text">Depuis plusieurs années, Mayotte dépend fortement de la réserve sanitaire, dont les professionnels se relaient presque quotidiennement pour pallier le manque d’effectifs et la saturation des services de l&rsquo;hôpital.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1608" data-end="2088">Le parallèle avec Mayotte est frappant. L’île, encore en reconstruction après le cyclone Chido en décembre 2024, fait face à des besoins massifs : sa maternité est la plus grande de France, les services sont saturés, les sages-femmes en pénurie, et les renforts passent régulièrement par la réserve sanitaire. La loi de programmation pour la refondation de l’île, promulguée le 12 août 2025, prévoit des financements importants pour les infrastructures, la sécurité et la santé.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2090" data-end="2438">Selon la Cour des comptes (<em>rapport d&rsquo;octobre 2023</em>), Mayotte dépend presque entièrement des transferts financiers de l’État pour assurer le fonctionnement de ses services publics. Chaque retard ou réduction de dépenses a donc un impact immédiat : matériel médical livré en retard, difficultés de recrutement, surcharge dans les services déjà tendus.</p>
<figure id="attachment_23646" aria-describedby="caption-attachment-23646" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23646" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-300x225.jpg" alt="Valls, Mayotte, VO, habitat, tôles, case, banga, terrain, foncier," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/banga.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23646" class="wp-caption-text">À Mayotte, où 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, l’accès limité à une alimentation saine aggrave les maladies chroniques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2440" data-end="3265">Dominique Voynet, députée et ancienne directrice de l’ARS Mayotte, résume la situation : <em>« Depuis des années, on traite la santé seulement sous l’angle des moyens, entre ceux qui veulent plus de postes et remboursements, et ceux qui veulent restreindre. Le Gouvernement, lui, choisissait la seconde voie : franchises plus élevées, restes à charge sur les médicaments, réduction du panier de soins – et à Mayotte, il faut rappeler qu’il n’y a même pas l’aide médicale d’État. Mais le vrai problème est ailleurs : l’absence de prévention et d’éducation. Sur l’île, l&rsquo;obésité, l&rsquo;hypertension, les grossesses à risque ou encore les AVC sont d’abord liés aux conditions de vie, aggravées par la pauvreté et le manque d’accès à une alimentation saine. Faire payer davantage les patients, ici, c’est aggraver un système déjà au bord de la rupture ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="449">Pour Nicolas Da Silva, maître de conférences en sciences économiques à l’Université Sorbonne Paris Nord, la progression des dépenses de santé s’explique par le vieillissement de la population, l’augmentation des patients en ALD, les conséquences de la pandémie, les hausses salariales liées au Ségur de la santé et l’inflation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="120" data-end="449">Mais au‑delà des chiffres, la question qui se pose est celle des choix collectifs : jusqu’où la société est‑elle prête à laisser l’État absorber la charge du financement des soins, pour protéger un système qui demeure l’un des piliers de son organisation sociale ? À Mayotte, où les services publics sont quasi intégralement tributaires des transferts nationaux, chaque arbitrage budgétaire se traduit instantanément dans la vie quotidienne des habitants. Plutôt que de considérer cette situation comme une simple contrainte financière, elle pourrait être l’occasion d’interroger le cap choisi : continuer à ajuster les dépenses sur les services essentiels, au risque de les affaiblir, ou envisager des mesures plus structurelles, qui feraient porter le poids sur d’autres segments de la société. Subtilement, c’est à ce carrefour que se joue l’équilibre entre rigueur budgétaire et protection des fondements mêmes du pacte social.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3835" data-end="4253">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/11/dette-sante-mayotte-comprendre-la-vraie-crise-que-francois-bayrou-voulait-affronter/">Dette, santé, Mayotte : comprendre la vraie crise que François Bayrou voulait affronter</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Assemblée nationale : l’extension de l’AME à Mayotte rejetée de peu en commission</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/09/assemblee-nationale-lextension-de-lame-a-mayotte-rejetee-de-peu-en-commission/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 02:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AME]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Voynet]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=28432</guid>

					<description><![CDATA[<p>Débattue âprement par sa rapporteure qui y voyait un désengorgement des soins, la Proposition de loi d’Estelle Youssouffa a été rejetée en commission par 23 voix contre 21</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/09/assemblee-nationale-lextension-de-lame-a-mayotte-rejetee-de-peu-en-commission/">Assemblée nationale : l’extension de l’AME à Mayotte rejetée de peu en commission</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Parmi les trois propositions de loi émises par le groupe LIOT en vue de la séance publique qui lui sera réservée, figurait l’extension de l’Aide médicale d’Etat (AME) à Mayotte. Rappelons que l’AME permet l’accès aux soins aux personnes en situation irrégulière. En vigueur partout sur le territoire national sauf à Mayotte, sa suppression avait été débattue l’année dernière, car estimée trop couteuse, avec l’intention par ses opposants de la limiter à son strict volet de prise en charge des soins urgents. Les partisans de l’AME avaient fait valoir qu’elle relevait d’une mesure de santé publique en évitant que se propagent des maladies, et que leur prise en charge tardive finirait par coûter plus cher qu’un soin donné à temps. Rajoutons qu’à Mayotte, la mise en place de l’AME permettrait de décharger des Urgences à bout de souffle en déplaçant les patients vers la médecine de ville pour laquelle la consultation serait remboursée.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est naturellement la députée LIOT Estelle Youssouffa qui était la rapporteure du texte de l’extension de l’AME à Mayotte. « Le droit commun français doit s’appliquer dans l’archipel », attaquait-elle en expliquant que le territoire avait été sorti de ce dispositif par ordonnance en 2012. Impliquant la prolifération d’épidémies, comme le choléra en 2024, la saturation de l’unique hôpital public « engorgé par la prise en charge des étrangers en situation irrégulière », pour un coût « d’au moins 123 millions d’euros sur une dotation unique de 320 millions ». La députée déplorait que les assurés sociaux soient finalement exclus du CHM… impliquant la solution des évacuations sanitaires (EVASAN) vers La Réunion, une aberration financière.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les difficultés d’installation d’un médecin à Mayotte, celle d’un déficit de patients avec une proportion d’étrangers en situation irrégulière de plus d’un quart de la population.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aucune étude d’impact</strong></p>
<figure id="attachment_28435" aria-describedby="caption-attachment-28435" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Votes-pour-AME-Mayotte.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-28435 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Votes-pour-AME-Mayotte-300x169.jpeg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Votes-pour-AME-Mayotte-300x169.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Votes-pour-AME-Mayotte-768x433.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Votes-pour-AME-Mayotte-150x85.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Votes-pour-AME-Mayotte-696x392.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Votes-pour-AME-Mayotte.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-28435" class="wp-caption-text">Il a manqué une ou deux voix pour que le texte soit proposé en séance</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La frilosité des gouvernements successifs d’implanter l’AME à Mayotte – et <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/24/ame-a-mayotte-le-ministre-de-la-sante-peu-favorable/">la sortie de l&rsquo;actuel ministre de la Santé n’a pas échappé au Canard Enchaîné</a> &#8211; tient de la crainte de l’appel d’air, qui est pourtant « déjà là », rappelait la députée soulignant les dizaines de milliers d’entrées irrégulières chaque année. C’est la même crainte de l’appel d’air qui bloque les détenteurs de titre de séjour à Mayotte, interdit de sortie du territoire, dont on va être attentif à l’examen de la Proposition se loi de Saïd Omar Oili sur ce sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Estelle Youssouffa rapportait un autre argument brandi par le gouvernement, l’incapacité de l’hôpital de Mayotte et de la Caisse de sécurité sociale locale d’absorber le déploiement de l’AME : « On me dit que cela impliquerait la tarification à l’Activité à l’hôpital », alors qu’il s’agit du seul hôpital de France à bénéficier d’une dotation globale, « avec un ‘stock énorme’ d’étrangers à affilier, ce qui serait trop compliqué ». Selon l’élue, aucune étude d’impact n’a été menée, « l’immobilisme est toujours de mise, il y a une rupture d’égalité dans accès à la santé à Mayotte ».</p>
<p style="text-align: justify;">La veille de cette audition, la députée avait lancé un appel à témoignages sur les dysfonctionnements de santé, ils furent légion, rapportait-elle devant ses collègues en commission, « lors de la crise des urgences du CHM un enfant de 2 ans est décédé d’une gastroentérite aigue victime d’une erreur médicale (…), une patiente présentant les symptômes d’une AVC n’a pu suivre les examens nécessaires induisant une paralysie (…) perte de la vue de l’œil gauche d’un patient faute de soins, généralisation d’un cancer induisant le décès du patient faute de prise en charge à temps »… la gravité des exemples s’est succédée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des justificatifs a minima</strong></p>
<figure id="attachment_28436" aria-describedby="caption-attachment-28436" style="width: 261px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Voynet.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-28436 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Voynet-261x300.jpeg" alt="" width="261" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Voynet-261x300.jpeg 261w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Voynet-768x883.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Voynet-150x173.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Voynet-300x345.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Voynet-696x800.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/Voynet.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 261px) 100vw, 261px" /></a><figcaption id="caption-attachment-28436" class="wp-caption-text">Dominique Voynet rappelait avoir toujours défendu cette mesure pour Mayotte</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Elle bénéficiait de quelques soutiens, non en réponse à ses arguments, mais pour améliorer la prise en charge des ESI. Sans surprise, le RN indiquait ne pas voter en faveur de cette mesure, en évoquant le risque d’appel d’air en rappelant leur volonté de retreindre l’AME à l’Aide médicale d’urgence sur le plan national. Au contraire, LFI indiquait voter pour l’application de l’AME « qui ne représente que 0,4% des dépenses de santé du pays » mais critiquait les motivations d’Estelle Youssouffa, préférant critiquer un déficit d’investissement de l’Etat à Mayotte. Même vote favorable du PS.</p>
<p style="text-align: justify;">Intéressant la prise parole de Dominique Voynet pour le groupe Écologie, puisqu’elle fut aussi la directrice de l’ARS Mayotte, et active dans un rapport de l’IGAS de 2017 préconisant la mise en place de l’AME à Mayotte. « Des rapports plus récents de l’Assemblée nationale et du Sénat disent la même chose », soulignait-elle en indiquant voter pour.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ancien ministre des outre-mer, Philippe Vigier, groupe Démocrates, se rapportait à la convergence des droits inscrite au projet de loi de programmation et justifiait son vote contre, par l’existence des « dispositifs de droit commun » qui prennent déjà en charge les soins des étrangers.</p>
<p style="text-align: justify;">Marie Lebec, Ensemble pour la République, brandissait le sous-financement du CHM qui « gère 72% de l’offre de soins sur l’île avec une dotation de 240 millions d’euros dont plus de 100 millions sont consacrés aux soins des non assurés ». Des chiffres différents de ceux d’Estelle Youssouffa mais autrement plus inquiétants. Pour autant, la députée préconisait de développer l’offre en médecine de ville avant de mettre en place l’AME… quand c’est précisément l’AME qui attirerait de nouveaux médecins. On sentait que les positions nationales des groupes proches du gouvernement, l’emportaient.</p>
<p style="text-align: justify;">Le vote à main levée faisait état de 23 voix contre, et de 21 pour, l’article était donc rejeté de peu et ne sera pas proposé en séance de l&rsquo;Assemblée nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/09/assemblee-nationale-lextension-de-lame-a-mayotte-rejetee-de-peu-en-commission/">Assemblée nationale : l’extension de l’AME à Mayotte rejetée de peu en commission</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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