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	<title>Archives des Dikeledi - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Dikeledi - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Les infrastructures routières de Mayotte face à la colère du climat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/16/les-infrastructures-routieres-de-mayotte-face-a-la-colere-du-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 02:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Dikeledi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un peu comme un malade qui se soignerait trop tard, le laxisme dans la gestion des routes et de ses abords pourrait faire flamber l’addition finale. Or, les échanges par les routes terrestres et maritimes sont le nerf de l’économie, met en garde le spécialiste mobilité, Mohamed Hamissi Zainouddini</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/16/les-infrastructures-routieres-de-mayotte-face-a-la-colere-du-climat/">Les infrastructures routières de Mayotte face à la colère du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Quarante ans après le cyclone Kamisy et la tempête Feliksa, Mayotte a de nouveau été touchée par Chido en décembre 2024 et Dikeledi en janvier 2025. Un an plus tard, quels enseignements peut-on tirer de ces deux événements sur l’état de nos infrastructures routières ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini* </strong><strong>:</strong> Il m’est difficile de dresser un constat objectif sans disposer d’un rapport d’évaluation réalisé par des experts. Le sujet dépasse en effet le simple ressenti des automobilistes, même si ceux-ci constatent au quotidien la dégradation du réseau routier et le manque d’entretien de ses abords. Pour autant, une chose est certaine : à chaque événement climatique extrême, le risque de dégâts importants dans notre département est bien réel. Le rapport d’évaluation réalisé après le cyclone Kamisy faisait déjà état de destructions majeures du réseau routier et des ouvrages d’art. Éboulements, ruptures de talus et de chaussées, chutes d’arbres et de pylônes, disparition de pistes, dégradation des matériaux sous l’effet de pluies intenses et prolongées… Les routes avaient été soumises à de très fortes contraintes. Dans certains cas, les fondations saturées d’eau avaient cédé sous le passage des engins de secours, et plusieurs ouvrages avaient été emportés par les eaux. La tempête Feliksa avait également provoqué d’importants ruissellements, des débordements de cours d’eau et des submersions marines. Le réseau routier et les ouvrages d’art avaient alors subi de lourds dommages, pour un coût estimé à près de six millions d’euros pour le seul réseau routier. Plus récemment, le cyclone Chido et la tempête Dikeledi ont, eux aussi, causé des dégâts significatifs sur de nombreuses infrastructures de transport, bien au-delà du seul réseau routier. Aujourd’hui, le constat est clair : Mayotte reste exposée aux tempêtes, aux cyclones et aux inondations. Face à cette réalité, adapter nos infrastructures routières à ces événements n’est plus une option, c’est une urgence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les projections climatiques sont-elles inquiétantes pour l’avenir de nos infrastructures routières ? </strong></p>
<figure id="attachment_44491" aria-describedby="caption-attachment-44491" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-44491 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere-.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44491" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi : « Des études de vulnérabilité doivent être menées »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> :</strong> Selon les spécialistes, le réchauffement climatique devrait augmenter de manière significative la fréquence des événements extrêmes, avec des cyclones, tempêtes, crues ou périodes de sécheresse atteignant plus souvent des intensités ou des niveaux très élevés. Ce sont des projections que notre « petit caillou » ne peut pas se permettre d’ignorer. Dès 2007, d’ailleurs, le Programme des Nations unies pour le développement classait l’archipel des Comores, dont Mayotte, parmi les dix régions les plus exposées aux cyclones tropicaux. Le risque est donc identifié depuis longtemps. Et pourtant, quand on observe l’état actuel de nos routes et de leur environnement immédiat, l’inquiétude est réelle face à ces perspectives, même si j’aimerais me tromper.</p>
<blockquote><p><strong>Une vulnérabilité déjà visible</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Peut-on dire que nos routes sont à risque face aux aléas climatiques ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini </strong><strong>:</strong> Là encore, il m’est difficile de répondre de façon objective sans disposer, au préalable, d’un rapport d’expertise sur l’état des chaussées, des ouvrages d’art, des ouvrages hydrauliques, des murs… Au fond, il s’agit de mener un véritable diagnostic de vulnérabilité des infrastructures routières. Ce travail me semble essentiel, car il permet d’analyser deux dimensions complémentaires. La vulnérabilité physique, d’abord, qui concerne les dommages structurels : affaissement de talus, déformation de chaussées, fragilisation des ouvrages. Et la vulnérabilité fonctionnelle ensuite, qui renvoie à la perte de service : interruption du trafic, impossibilité d’accéder à l’aéroport, coupure d’un axe structurant. Cela dit, les faits récents parlent d’eux-mêmes. La fermeture de la route départementale 1 entre Soulou et Tsingoni après un affaissement de chaussée, les dégâts causés par Chido et Dikeledi — inondations, effondrement de portions de route, axes bloqués par des arbres arrachés, éboulements ou glissements de terrain — ou encore les submersions temporaires de certains axes, comme le boulevard des Crabes à Dzaoudzi-Labattoir ou la route d’Ironi Bé lors des grandes marées, illustrent très concrètement ces vulnérabilités. Nos routes et nos ponts peuvent être fragilisés par le changement climatique, en raison de leur vieillissement, de leur conception parfois peu adaptée aux événements extrêmes, d’un entretien insuffisant, mais aussi de leur implantation dans des zones exposées aux inondations, aux glissements de terrain ou à la montée du niveau de la mer. Les risques sont multiples.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Certaines infrastructures nécessitent-elles déjà une attention particulière ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> : </strong>Le doute n’est plus permis. Les infrastructures routières sont essentielles à la vie quotidienne. Elles garantissent la continuité territoriale, l’accès aux services essentiels et le bon fonctionnement de l’économie locale. Or, certaines d’entre elles, aujourd’hui vieillissantes, ont été conçues selon des règles fondées sur des données climatiques parfois dépassées. Leurs vulnérabilités ont évolué et continueront d’évoluer. Il est donc indispensable d’accorder une attention particulière à certains ouvrages stratégiques. Des études de vulnérabilité doivent être menées, en tenant compte de leur état, de leur fonction et de leur localisation. Il ne faut pas non plus oublier les dépendances de la voirie. Au-delà de la seule chaussée, l’infrastructure routière englobe également les talus, les accotements et la végétation en bord de route, qui jouent un rôle essentiel pour la stabilité des routes et la sécurité des usagers. Je pense par exemple au vieux pont dit « pont Nazou », sur le boulevard Abdallah Houmadi à Mtsapéré, qui traverse la rivière Majimbini et dont l’état se dégrade visiblement. On peut aussi citer la digue du front de mer de Mamoudzou, qui s’érode peu à peu. Je pose la question, ces ouvrages présentent-ils aujourd’hui des risques particuliers, notamment face aux effets du changement climatique ?</p>
<blockquote><p><strong>Vieillissement, budget et défis à venir</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels sont les principaux défis liés à nos infrastructures routières ?</strong></p>
<figure id="attachment_44492" aria-describedby="caption-attachment-44492" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-44492 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025.jpeg 960w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44492" class="wp-caption-text">Inondation de la rue de l&rsquo;Archipel à Kawéni en janvier 2025</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> :</strong> Une partie de nos routes, construites dans les années 70 et 80, et certains ouvrages encore plus anciens datant des années 40, arrivent aujourd’hui à un stade de vieillissement avancé. Combiné à l’augmentation des dégradations et à des contraintes climatiques de plus en plus fortes, cela entraîne des besoins d’entretien et de réparation plus fréquents et plus lourds. Dans le même temps, les marges financières se réduisent, ce qui rend les défis particulièrement nombreux, malgré les efforts de sécurisation déjà engagés. Les budgets consacrés à l’entretien courant du réseau routier, à la sécurisation et aux aménagements restent très insuffisants, notamment pour les routes départementales et communales. Le besoin global d’entretien et de remise à niveau du réseau de l’ensemble des routes de Mayotte est estimé à 20,6 millions d’euros par an (contre 4 millions aujourd’hui pour 625 km de voies). Cet écart risque de créer progressivement un véritable mur d’investissements. Il est donc indispensable de disposer d’une connaissance fine et régulièrement actualisée de l’état de nos infrastructures. Ne pas anticiper, c’est accepter une augmentation continue des coûts, une réduction de la durée de vie des ouvrages et une dégradation du service rendu aux usagers. L’entretien régulier constitue l’un des principaux leviers d’adaptation. Il permet de corriger les fragilités liées à l’ancienneté des infrastructures et d’intégrer des solutions plus conformes aux normes techniques et environnementales actuelles. L’autre nécessité, c’est la formation des agents des services techniques des collectivités, en particulier ceux des communes, afin de renforcer les compétences locales et d’améliorer la qualité et l’efficacité des interventions sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels risques représentent les retards de maintenance et d’entretien de la voirie locale, y compris ceux concernant les dépendances que vous venez de citer ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini </strong><strong>:</strong> Ils peuvent accentuer fortement les vulnérabilités et provoquer des dégâts importants en cas de phénomène météorologique important : effondrement de chaussées, destruction de ponts ou de digues, inondations de routes… Ce ne sont pas des risques théoriques. À La Réunion, ce type de situation se produit souvent à chaque événement extrême, alors que l’île est citée comme un modèle en matière d’infrastructures de transport. En Guadeloupe, la tempête Fiona en 2022 a provoqué des pluies diluviennes entraînant crues et inondations, érosion des berges, déplacement de cours d’eau, destruction de ponts et dégradation de nombreuses routes. Cela montre combien il est nécessaire d’adapter nos infrastructures routières pour anticiper des situations de crise plus fréquentes ou plus sévères, tout en gardant à l’esprit que le risque zéro n’existe pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels impacts peut avoir la fermeture d’un axe routier structurant à Mayotte ?</strong></p>
<figure id="attachment_23524" aria-describedby="caption-attachment-23524" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-23524 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui-300x160.jpeg" alt="" width="300" height="160" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui-300x160.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui-150x80.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui-696x372.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui.jpeg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23524" class="wp-caption-text">La route s&rsquo;était partiellement effondrée à Chirongui lors du passage de Dikeledi</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> : </strong>Sur une île comme la nôtre, où les itinéraires de substitution sont limités, la fermeture d’une route peut rapidement perturber le fonctionnement du territoire. À court terme, cela affecte l’accès aux soins, l’approvisionnement et le quotidien des habitants. Les conséquences sociales et économiques peuvent ensuite se prolonger, surtout pour les populations vivant dans les villages les plus isolés, comme dans l’extrême sud de l’île. Au final, c’est l’ensemble du territoire qui peut ressentir les effets d’une telle fermeture.</p>
<blockquote><p><strong>Vers une résilience indispensable</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle stratégie doit-on adopter ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> :</strong> L’action publique doit désormais s’inscrire dans une logique d’anticipation, ou plutôt d’adaptation. Adapter les infrastructures, c’est d’abord se poser la question de leurs vulnérabilités et des connaissances nécessaires pour les analyser. Il s’agit par exemple de mieux connaître le contexte géographique, environnemental et climatique dans lequel se situe le réseau concerné. Cette connaissance permet d’identifier les infrastructures et les déplacements les plus exposés aujourd’hui, ainsi que l’évolution potentielle des événements susceptibles d’avoir un impact. Il devient alors possible de mettre en œuvre des solutions adaptées pour réduire les impacts potentiels, comme des plans de déplacement en cas de crise ou le renforcement de certaines infrastructures. Dans cette démarche, les collectivités peuvent s’appuyer sur le Cerema, qui les accompagne en analysant les aléas climatiques, la résistance des infrastructures et leur importance stratégique, afin de hiérarchiser les risques et de prioriser les actions.</p>
<p style="text-align: justify;">De manière générale, ces investissements sont importants, mais indispensables pour éviter des situations critiques et mieux maîtriser les coûts dans la durée. Qu’il s’agisse de mieux prévenir les risques, d’anticiper les crises ou d’améliorer le niveau de service proposé, l’adaptation permet de réduire les coûts. En diminuant les vulnérabilités, elle contribue notamment à limiter les dépenses liées aux réparations après des destructions causées par des événements extrêmes, ainsi que les coûts d’entretien associés au vieillissement accéléré des infrastructures à long terme. Enfin, cette optimisation des coûts concerne l’ensemble du territoire, qui peut subir des impacts économiques importants lorsque les déplacements se déroulent en mode dégradé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle conclusion tirez-vous pour Mayotte ?</strong></p>
<figure id="attachment_44493" aria-describedby="caption-attachment-44493" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-44493 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-210x300.jpeg" alt="" width="210" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-210x300.jpeg 210w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-717x1024.jpeg 717w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-768x1096.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-150x214.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-300x428.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-696x994.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44493" class="wp-caption-text">Un site propre de Caribus inondé</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini </strong><strong>:</strong> Il est évident que l’on ne peut pas tout maîtriser face aux phénomènes naturels. Pour autant, le dérèglement climatique accentue les risques en multipliant les événements extrêmes, susceptibles de provoquer des dégâts importants sur les routes et, plus largement, sur l’ensemble des infrastructures de transport, terrestres comme maritimes.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette réalité, la question centrale est de savoir ce qu’il faut adapter et à quel moment intervenir. Cela suppose de bien connaître les réseaux et leurs fonctions. S’agit-il d’axes structurants ou de voies de desserte locale ? Sont-ils utilisés pour les déplacements quotidiens, empruntés par les services de secours ou indispensables à l’accès aux soins et aux écoles ? Existe-t-il des itinéraires de substitution ou s’agit-il d’axes uniques ? Le niveau et la nature du trafic sont également des éléments déterminants. Ils permettent d’identifier les enjeux propres à chaque portion du réseau.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’un événement climatique survient, plusieurs de ces fonctions peuvent être affectées simultanément. La circulation peut être fortement perturbée, voire interrompue, notamment en cas d’inondation ou de glissement de terrain. Dans un contexte de moyens humains et financiers contraints, les décideurs doivent alors hiérarchiser les priorités : quels axes protéger en premier, lesquels maintenir ouverts, quels déplacements dévier ou restreindre, en particulier en situation de crise.</p>
<figure id="attachment_44602" aria-describedby="caption-attachment-44602" style="width: 170px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44602" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-170x300.jpeg" alt="" width="170" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-170x300.jpeg 170w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-580x1024.jpeg 580w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-150x265.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-300x530.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-696x1229.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7.jpeg 725w" sizes="auto, (max-width: 170px) 100vw, 170px" /><figcaption id="caption-attachment-44602" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi Zainouddini : « il faut hiérarchiser les priorités »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, à Mayotte, l’action porte avant tout sur le réseau existant. La construction de nouvelles routes structurantes apparaît peu probable dans les quinze prochaines années, à l’exception du projet de transport collectif en site propre Caribus. Cela implique d’anticiper les effets du changement climatique sur les infrastructures actuelles et d’optimiser les investissements disponibles, d’autant que les dommages liés aux phénomènes extrêmes sont probables et pourraient s’aggraver sur des infrastructures vieillissantes ou insuffisamment entretenues.</p>
<p style="text-align: justify;">A propos de Caribus, dont les travaux sont en cours, des inondations sont déjà observées sur certains axes lors de fortes pluies. L’imperméabilisation des sols et une gestion insuffisante des eaux pluviales pourraient accroître le risque d’inondation et de dégradation du site propre, avec des conséquences possibles sur la continuité du service en phase d’exploitation. Ces points ont d’ailleurs été relevés par l’Autorité environnementale, qui a formulé des observations et des recommandations. Par ailleurs, le risque de rupture de la digue du front de mer de Mamoudzou constitue un point de vigilance supplémentaire, susceptible d’affecter les travaux du site propre et, à court terme, la sécurité des piétons.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les collectivités locales doivent être en capacité d’agir efficacement lors d’événements météorologiques extrêmes et de se préparer aux défis à venir. Les communes sont ainsi amenées à s’interroger sur l’état de leur réseau routier, y compris des ouvrages comme les ponts. Les intercommunalités sont également concernées, notamment à travers la compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations. Le Département-Région, qui a confié la gestion et l’exploitation de son réseau, a lui aussi un travail important à mener, en particulier en matière d’investissements pour adapter les infrastructures aux risques potentiels. Dans ce contexte, il convient toutefois de souligner le travail assuré par la DEALM**, qui gère et exploite au quotidien 90 kilomètres de routes nationales et 143 kilomètres de routes départementales, desservant l’ensemble des communes et des villages de l’île. Le sujet mobilise de nombreux acteurs et met en lumière l’intérêt d’un échange approfondi sur la gouvernance des politiques publiques de mobilité et de transport à Mayotte. Cet échange peut intégrer à la fois les infrastructures, terrestres et maritimes, ainsi que les services associés, au regard des enjeux, des défis actuels et à venir, et des contraintes financières.</p>
<p style="text-align: justify;">*Ingénieur en mobilité, <strong>Mohamed Hamissi </strong>Zainouddini est <em>Directeur Environnement, Plan Climat Air Energie Territorial, Transport et Mobilité</em>, de la Communauté de communes de Petite Terre</p>
<p style="text-align: justify;">** Direction de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Aménagement, du Logement et de la Mer de Mayotte</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/16/les-infrastructures-routieres-de-mayotte-face-a-la-colere-du-climat/">Les infrastructures routières de Mayotte face à la colère du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mayotte tire des leçons du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/mayotte-tire-des-lecons-du-cyclone-chido-et-de-la-tempete-dikeledi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 01:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
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		<category><![CDATA[Conseil départemental]]></category>
		<category><![CDATA[Dikeledi]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[refondation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des experts et chercheurs se réuniront à Mayotte pour analyser les impacts de ces catastrophes et réfléchir à des solutions pour la reconstruction du territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/mayotte-tire-des-lecons-du-cyclone-chido-et-de-la-tempete-dikeledi/">Mayotte tire des leçons du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="322" data-end="788">Un colloque international baptisé « Mayotte à l’épreuve du cyclone Chido : Quels enseignements ? Quelles réponses ? » se tiendra les 15 et 16 décembre prochains à l’Hémicycle Younoussa Bamana. Portée par le Conseil départemental et confiée à la coordination scientifique de Thomas M’Saïdié, maître de conférences HDR en droit public, la rencontre réunira chercheurs, juristes, écologues, économistes et universitaires venus de Mayotte, de l’Hexagone et d’autres territoires ultramarins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="322" data-end="788">Pendant ces deux jours, les intervenants reviendront sur les impacts des catastrophes climatiques qui ont touché l&rsquo;île récemment, du cyclone Chido en décembre 2024 à la tempête Dikeledi en janvier 2025, qui ont remis en lumière les fragilités du territoire comme les infrastructures, la gestion de l’eau, l&rsquo;urbanisation ou encore la santé publique. Le colloque aura  aussi pour objectif de  décrypter les lois adoptées dans l’urgence notamment celle du 24 février 2025, puis la loi de programmation du 11 août 2025, pour mesurer leur efficacité et leur cohérence dans un projet de refondation durable.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="322" data-end="788">Au-delà de l’analyse technique, l’objectif, selon le Conseil départemental de Mayotte est de transformer ces crises successives en leviers de reconstruction.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/mayotte-tire-des-lecons-du-cyclone-chido-et-de-la-tempete-dikeledi/">Mayotte tire des leçons du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Gestion de crise : DGS et partenaires réunis lors d&#8217;un séminaire pour tirer les leçons de Chido et Dikeledi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/19/gestion-de-crise-dgs-et-partenaires-reunis-lors-dun-seminaire-pour-tirer-les-lecons-de-chido-et-dikeledi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 01:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lycée des Lumières de Mamoudzou, à Kawéni, accueille pendant deux jours, ce jeudi 18 et ce vendredi 19 septembre, un séminaire organisé par la CNFPT, à l’initiative des directeurs généraux des services (DGS) de Mayotte. L’objectif est de tirer les enseignements des épisodes cycloniques Chido et Dikeledi afin de renforcer la préparation et d’améliorer l’aide apportée à la population en cas de nouvelles catastrophes — qu’elles soient cycloniques ou d’une autre nature.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/19/gestion-de-crise-dgs-et-partenaires-reunis-lors-dun-seminaire-pour-tirer-les-lecons-de-chido-et-dikeledi/">Gestion de crise : DGS et partenaires réunis lors d&rsquo;un séminaire pour tirer les leçons de Chido et Dikeledi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="227" data-end="598">Neuf mois après le passage du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi, la délégation mahoraise du Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT), en partenariat avec le réseau des Directeurs Généraux des Services des collectivités locales, a organisé un séminaire intitulé « <em data-start="514" data-end="595">Crise et résilience : retour d’expérience pour mieux se préparer localement »</em>.</p>
<figure id="attachment_37292" aria-describedby="caption-attachment-37292" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37292" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-200x300.jpg" alt="Séminaire, DGS, agents territoriaux, gestion de crise, Chido, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/DSC_0251-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-37292" class="wp-caption-text">La conférence introductive a été réalisée par Ludovic Blay, expert en gestion de crise au sein du cabinet ATRISC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="600" data-end="843">La première journée s’est tenue ce jeudi 18 septembre au lycée des Lumières de Kawéni et a réuni les DGS, les agents territoriaux et plusieurs partenaires clés de la gestion de crise, tels que les CCAS, le SIDEVAM, le SDIS ou encore le RSMA.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="845" data-end="1347">À travers des présentations, des tables rondes et des témoignages, le séminaire permet de revenir sur la gestion du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi afin d’identifier ce qui a bien fonctionné, ce qui a manqué et les leçons à tirer. « <em>En réunissant les acteurs locaux, l’idée est de se rappeler ce qui s’est passé avant, pendant et après Chido et Dikeledi, pour préparer dès maintenant la prochaine période cyclonique »</em>, souligne Asdjathy Saïd Ali, directrice adjointe en charge de la formation au CNFPT.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="845" data-end="1347">« <em>Jusqu’ici, nous n’avions pas pleinement conscience des risques qui nous entouraient. Chido a mis à nu à la fois les vulnérabilités du territoire et les limites des capacités d’action des acteurs, c&rsquo;est important de pouvoir en discuter. Certes les déchets sont toujours présents, les stigmates de Chido aussi, cela peut paraître précoce d’organiser ce temps d’échanges maintenant, mais il est crucial de mieux se préparer à la suite dès maintenant, pour encaisser les futurs chocs, car ils arriveront ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2196" data-end="2243"><strong>A Mayotte une gestion de crise qui repose principalement sur les autorités locales</strong></h2>
<figure id="attachment_1202" aria-describedby="caption-attachment-1202" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1202" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/A400M-de-face--300x197.jpg" alt="" width="300" height="197" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/A400M-de-face--300x197.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/A400M-de-face--150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/A400M-de-face--696x457.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/A400M-de-face-.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1202" class="wp-caption-text">En attendant la mise en place d&rsquo;un pont aérien et l&rsquo;arrivée de l&rsquo;aide de la métropole et de La Réunion, les acteurs locaux sont au premier rang de la gestion de crise. Ils doivent pouvoir répondre aux besoins urgents de la population.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2245" data-end="2787">À Mayotte, la gestion de crise est particulièrement complexe. L’île, éloignée de la métropole et de l’Union européenne, repose sur les autorités locales pour apporter une réponse immédiate. « <em>En métropole, la gestion de crise est structurée et fluide, avec un système pyramidal mobilisant rapidement l’État et l’Union européenne, comme lors des feux de forêt dans le sud. À Mayotte, plusieurs éléments de cette pyramide sont absents, et tout repose sur le local »</em>, explique Ludovic Blay, expert en gestion de crise auprès du cabinet ATRISC.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2789" data-end="3263">En attendant la création de pont aérien, l&rsquo;arrivée des renforts, il est primordial que les autorités locales puissent apporter des réponses adaptées à la population. Pour se faire, Ludovic Blay a insisté, devant les DGS, sur l&rsquo;importance d&rsquo;avoir un plan communal de sauvegarde (PCS) à jour et efficace pour savoir comment réagir en temps de crise. Un tel document a pour but d’organiser la prévention, la protection et la mise en sécurité de la population et des biens d’une commune face aux risques majeurs et aux situations d’urgence. « <em>Ce plan est fondamental, il n&rsquo;est pas juste là pour répondre à une obligation légale, il doit pouvoir être utilisé, il doit avoir été testé et approuvé dans le cadre d&rsquo;exercices, de mises en situation réelles »</em>, note Ludovic Blay.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2789" data-end="3263">Autre volet important selon l&rsquo;expert, la prise en charge des spécificités de Mayotte et de sa population. « <em>Les crises amplifient les problèmes sous-jacents de Mayotte, comme la précarité ou encore le manque de confiance de la population, la gestion de crise ne peut pas se faire comme en métropole »</em>, précise Ludovic Blay. Des spécificités que connaissent bien les élus locaux, qui sont présents à Mayotte généralement depuis plus longtemps que les représentants de l&rsquo;Etat à la préfecture, et sur lesquels ils doivent s&rsquo;appuyer pour mieux orienter et protéger les habitants.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3670" data-end="3715"><strong>Mieux préparer la prochaine saison cyclonique</strong></h2>
<figure id="attachment_350" aria-describedby="caption-attachment-350" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-350" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-hebergement-Koungou-3-300x240.jpeg" alt="" width="300" height="240" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-hebergement-Koungou-3-300x240.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-hebergement-Koungou-3-768x613.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-hebergement-Koungou-3-150x120.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-hebergement-Koungou-3-696x556.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Centre-hebergement-Koungou-3.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-350" class="wp-caption-text">Une partie de la population ne s&rsquo;est pas rendue dans les centres d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence au moment des alertes faute de confiance. Une spécificité de Mayotte qu&rsquo;il faut prendre en compte pour apporter des solutions utiles dans le futur.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3717" data-end="4196">Pour mieux anticiper la saison cyclonique, Ludovic Blay a proposé plusieurs mesures : assurer une communication claire et rassurante pour faciliter le confinement dans les refuges, constituer des stocks d’eau potable, de vivres et de chlore, organiser le déblaiement post-crise avec agents et citoyens, former élus et agents à la gestion de crise, multiplier les exercices pratiques de plus en plus complexes et inventorier les PCS et les Plans d’Intervention Communaux (PICS).</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4198" data-end="4463">« <em>Il est aussi important de capitaliser sur la mémoire collective pour que les familles comprennent les risques et se préparent efficacement »</em>, ajoute-t-il, citant l’exemple des indicateurs de crues installés sur les murs des communes après de fortes inondations.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4465" data-end="4714">Enfin, il rappelle que « <em>la crise est un événement à part, qui nécessite une organisation adaptée. Il faut aider la population, même lorsque les équipes sont elles-mêmes touchées ou non formées. La gestion de crise, c’est avant tout du bon sens »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4465" data-end="4714">La matinée s&rsquo;est poursuivi avec une table ronde regroupant plusieurs acteurs dont les DGS de Mamoudzou, de M&rsquo;tsangamouji, l&rsquo;adjoint au maire de Sada, mais aussi les représentants du SIDEVAM, du SDIS et du RSMA. Leurs témoignages ont permis de se replonger dans les heures qui ont précédé et qui ont suivi le passage du cyclone Chido, le 14 décembre dernier.</p>
<figure id="attachment_1167" aria-describedby="caption-attachment-1167" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1167" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-300x206.jpeg" alt="Cyclone, Madagascar, Mayotte, Chido" width="300" height="206" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-300x206.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-768x526.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-150x103.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-218x150.jpeg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h-696x477.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Chido-vendredi-13-dec-6h.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1167" class="wp-caption-text">Avec la saison cyclonique qui approche, les communes sont appelées à revoir leur Plan Communal de Sauvegarde pour organiser la prévention, la protection et la mise en sécurité de la population.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4465" data-end="4714">« <em>Il aurait fallu beaucoup mieux anticiper le cyclone, vérifier tous les abris d&rsquo;urgence, multiplier les moyens de communication avec la population, mettre en place des stocks d&rsquo;eau, de rations, de bâches, et faire de la formation dans les différents quartiers »</em>, confie Ismaël Chakrina, adjoint au maire à la mairie de Sada. « <em>Désormais il faut multiplier les exercices pour se préparer aux cyclones et aux tremblements de terre, mieux intégrer les inégalités dans le plan de gestion, prévoir aussi un plan déchets et un plan pour la santé mentale des habitants »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4465" data-end="4714">« <em>Evènement après évènement, la gestion de crise s’apprend »</em>, remarque Ludovic Blay, « <em>mais il faut aussi pouvoir mettre les mots sur ce qui se passe et tirer les leçons, afin d&rsquo;avoir un minimum de réflexes pour apporter des réponses efficaces lorsque la crise survient »</em>.</p>
<p data-start="4465" data-end="4714">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/19/gestion-de-crise-dgs-et-partenaires-reunis-lors-dun-seminaire-pour-tirer-les-lecons-de-chido-et-dikeledi/">Gestion de crise : DGS et partenaires réunis lors d&rsquo;un séminaire pour tirer les leçons de Chido et Dikeledi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Mayotte Debout » : le rapport de la préfecture défend l’action de l’État après Chido et Dikeledi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/19/mayotte-debout-le-rapport-de-la-prefecture-defend-laction-de-letat-apres-chido-et-dikeledi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 02:15:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Dikeledi]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte debout]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=31220</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans un dossier détaillé, la préfecture de Mayotte met en avant la réponse "immédiate, structurée et efficace" des services de l’État, six mois après les cyclones destructeurs.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/19/mayotte-debout-le-rapport-de-la-prefecture-defend-laction-de-letat-apres-chido-et-dikeledi/">« Mayotte Debout » : le rapport de la préfecture défend l’action de l’État après Chido et Dikeledi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Six mois après que les cyclones tropicaux Chido et Dikeledi ont ravagé Mayotte, la préfecture publie un rapport-bilan intitulé « <i>Mayotte Debout. Six mois après les cyclones Chido et Dikeledi »</i>. En s’appuyant sur des chiffres précis et une chronologie serrée des interventions, ce document entend démontrer la maîtrise de la gestion de crise par l’État et les collectivités locales.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une catastrophe sans précédent et une réponse « <em>immédiate</em> » selon la préfecture</b></h2>
<figure id="attachment_1477" aria-describedby="caption-attachment-1477" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-1477 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0-300x225.jpg" alt="Mayotte, ESCRIM, hôpital, Chido," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/4509a079-fb29-45e8-b3f9-420f7e3a85a0.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1477" class="wp-caption-text">Le déploiement de l’hôpital de campagne ESCRIM à Cavani, avait permis de prendre en charge plus de 5.533 patients dans les semaines qui ont suivi les deux catastrophes climatiques.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le rapport débute en rappelant l’ampleur du désastre. La préfecture écrit noir sur blanc : « <i>Dans la nuit du 13 au 14 décembre 2024, le cyclone tropical Chido a frappé Mayotte avec une intensité exceptionnelle. En quelques heures, il a provoqué des dégâts considérables sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île : habitations détruites, infrastructures effondrées, réseaux coupés, profonds bouleversements pour tous les services essentiels. »</i><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Face à cela, la préfecture affirme que <i>« la priorité des services de l&rsquo;État et des collectivités locales a été d&rsquo;apporter une réponse immédiate, structurée et efficace »</i>. Ce discours se traduit par la mise en œuvre du plan <i>Mayotte Debout</i>, défini dès le 30 décembre 2024 par le Premier ministre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport précise que <i>« l&rsquo;ensemble du réseau routier principal [a été] rendu praticable en seulement trois jours »</i>, facilitant <i>« l’acheminement des secours, l’accès aux zones plus isolées et le transport des blessés »</i>. Côté santé, <i>« l&rsquo;État a déployé un hôpital de campagne (ESCRIM) au stade de Cavani, dès le 24 décembre », ce qui a permis « de soigner 5.533 patients entre décembre et début février »</i>. La sécurité civile, le SDIS de Mayotte, les associations et les forces de l&rsquo;ordre ont quant à eux assuré <i>« 24.398 actes de soins, en particulier dans les zones reculées »</i>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des chiffres forts pour montrer une maîtrise technique… et politique</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’effort de rétablissement des services essentiels est mis en avant comme preuve de l’efficacité des services publics. La préfecture détaille : <i>« 90% des infrastructures [électriques, télécoms, eau] ont été endommagées »</i>, mais <i>« les 54.000 clients ont pu être réalimentés avant le 30 janvier 2025, conformément à l’engagement du président de la République »</i>.</p>
<p style="text-align: justify;">La communication est rodée : chaque avancée est rattachée à une action publique. On lit que <i>« 200 antennes Starlink ont été déployées à travers l’île »</i>, que <i>« 141 vols militaires ont acheminé 1.860 tonnes de fret humanitaire »</i>, et qu&rsquo; <i>« un arrêté dérogatoire a été pris pour faciliter l’importation de produits végétaux »</i>. Pour ce qui est de la sécurité, <i>« 8 escadrons de gendarmerie mobile et 450 policiers ont été déployés »</i>, afin de <i>« prévenir les pillages »</i> et <i>« sécuriser les sites stratégiques »</i>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Reconstruction : l’État veut désormais « <em>refonder Mayotte »</em></b></h2>
<figure id="attachment_24532" aria-describedby="caption-attachment-24532" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire-4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24532" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire-4-300x225.jpg" alt="Rentrée scolaire, Vahibé, école, maternelle" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire-4-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire-4-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire-4-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire-4-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/rentree-scolaire-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24532" class="wp-caption-text">Des électriciens sur les toits de l&rsquo;école maternelle de Vahibé, où la rentrée scolaire avait été repoussée au 19 mars 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La préfecture annonce ses ambitions : <i>« La première phase de reconstruction d&rsquo;urgence s&rsquo;accompagne désormais d&rsquo;un travail de fond pour une réelle refondation de Mayotte ». </i>Le document rappelle la création d’un établissement public de reconstruction, dirigé par le général Pascal Facon, <i>« nommé par décret du 10 janvier 2025 »</i>. Cet établissement succède à l’EPFAM et <i>« aura vocation à porter et appuyer les acteurs locaux dans la conduite des grands projets structurants du territoire »</i>.</p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement, une <i>« loi de programmation pour Mayotte »</i> est en discussion au Parlement. Elle comprend des investissements lourds, dont <i>« la construction d’un nouvel aéroport à Bouyouni »</i>. Enfin, le soutien à l’économie locale est chiffré : <i>« 13.428 salariés ont bénéficié du dispositif d’activité partielle « Chido » »</i>, <i>« 4.273 entreprises ont reçu un soutien de 22 millions d’euros »</i>, <i>« 15 millions d’euros budgétisés pour 2.000 dossiers déposés dans le secteur agricole »</i>, <i>« 100 millions d’euros débloqués pour les collectivités »</i>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport aligne chiffres, dispositifs et bilans avec rigueur. Il met en avant l’action de l’État, sans aborder les critiques ou les retards relevés localement. Ce choix de ton et de contenu peut aussi s’interpréter comme une manière de cadrer le récit officiel de la gestion de crise, dans un contexte où les attentes restent fortes sur le terrain.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/19/mayotte-debout-le-rapport-de-la-prefecture-defend-laction-de-letat-apres-chido-et-dikeledi/">« Mayotte Debout » : le rapport de la préfecture défend l’action de l’État après Chido et Dikeledi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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