<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Dépistage - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/depistage/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/depistage/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Mar 2026 08:25:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Dépistage - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/depistage/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 02:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Actions de santé]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[CeGIDD]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Santé publique]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47536</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aux actions de santé du centre hospitalier de Mayotte, et plus précisément au sein du CeGIDD, on dépiste plus que jamais le VIH et les IST. Mais derrière les chiffres, les soignants travaillent entassés, sans confidentialité, dans des locaux dégradés. Une prévention essentielle, menée dans des conditions inquiétantes pour le service public. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que Mayotte reste l’un des territoires français les plus touchés par le VIH, le Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) concentre à lui seul une part majeure de la réponse sanitaire, en lien avec les associations de l’île. En 2025, il a pris en charge plus de 2.300 patients et réalisé près de 15.000 examens. Mais derrière ces chiffres impressionnants se cache une autre réalité : des professionnels épuisés, contraints d’exercer dans des locaux inadaptés où la confidentialité des soins est compromise. En ce début mars 2026, les équipes tirent la sonnette d’alarme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des chiffres en hausse, une épidémie qui s’installe</b></h2>
<figure id="attachment_47573" aria-describedby="caption-attachment-47573" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-47573 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, médicaments, vaccins," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1320x1760.jpg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47573" class="wp-caption-text">Une salle de soins des locaux des actions de santé publique laissée à l’abandon, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, l’activité du CeGIDD de Mayotte impressionne. En 2025, malgré un effectif médical réduit – un seul médecin pendant plusieurs mois, sans infirmier dédié durant huit mois – le centre a assuré près de 4.430 consultations, suivi 2.335 patients et réalisé 14.821 examens de laboratoire. Douze nouveaux diagnostics de VIH y ont été posés, mais aussi des centaines d’infections sexuellement transmissibles (IST) : chlamydiae, gonocoques, syphilis, hépatites B.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres traduisent un effort massif de dépistage dans un territoire où le VIH circule plus qu’ailleurs. Mayotte reste, après la Guyane, le deuxième département français le plus touché. Les données partielles de 2025 et les premières estimations de 2026 confirment une circulation active du virus, avec des diagnostics encore trop souvent tardifs. <em>« Plus on dépiste, plus on découvre, et plus on a de patients à suivre »</em>, résumait le Dr Mohamadou Niang, médecin infectiologue du CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le CeGIDD ne se limite d’ailleurs pas au VIH. <em>« On fait aussi de la contraception, de l’accompagnement, de la prévention. De fait, c’est presque un centre de santé sexuelle, parce qu’il n’y en a pas ailleurs »</em>, nous rappelle un professionnel de santé le 3 mars 2026. Lorsqu’un VIH ou une hépatite B est diagnostiqué, les patients sont orientés vers le service d’infectiologie du CHM, pivot d’un parcours de soins déjà fragile.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« On parle de l’intimité des gens, sans intimité »</b></em></h2>
<figure id="attachment_47571" aria-describedby="caption-attachment-47571" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47571 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, médicaments, vaccins, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1320x1760.jpg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47571" class="wp-caption-text">Dans une seule pièce, médicaments, vaccins et dossiers de patients sont stockés, tandis que les soignants y mènent leurs consultations et circulent constamment, faute de bureaux suffisants.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Problème : derrière cette activité soutenue, les conditions de travail racontent une autre histoire. Celle de bureaux détruits, notamment après le cyclone Chido, laissés à l&rsquo;abandon. <em>« Les anciens bureaux, côté lagon, doivent être réhabilités, ceux côté rue, pourraient être nettoyés en une semaine, mais le CHM n’a pas bougé »</em>, confie un soignant. Résultat : les équipes du CeGIDD sont aujourd’hui entassées dans quelques pièces exiguës et les anciens locaux sont devenus <em>« le paradis des makis et des rats »</em>, rapporte des soignants.</p>
<p style="text-align: justify;">La confidentialité, pourtant au cœur de la mission du centre, est devenue un combat quotidien. Lors de notre passage, la porte du bureau médical s’ouvre sans cesse : médicaments, vaccins et dossiers patients y sont stockés.</p>
<figure id="attachment_47546" aria-describedby="caption-attachment-47546" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47546 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602.jpg 1701w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47546" class="wp-caption-text">Des dossiers de patients entreposés à même le sol dans les locaux des actions de santé publique du CHM, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quand tu parles de ta vie sexuelle, qu’une personne entre ou écoute malgré elle, c’est extrêmement gênant. On parle de l&rsquo;intimité des gens, sans intimité »</em>, témoigne un membre de l’équipe.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la salle attenante dédiée à la vaccination, cinq à six infirmiers peuvent être amenés à travailler simultanément avec trois ou quatre patients dans un même espace, parmi lesquels des enfants souvent anxieux et en pleurs. Le bruit, la surcharge de travail et l’exiguïté des lieux génèrent un stress constant pour les soignants. Le manque de place contraint par ailleurs au stockage de la réserve de vaccins dans la salle de consultation du CeGIDD, provoquant des allées et venues répétées qui portent atteinte au respect de l’intimité et de la confidentialité indispensables à ce type de consultation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La prévention, éternelle variable d’ajustement</b></h2>
<figure id="attachment_47545" aria-describedby="caption-attachment-47545" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47545 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606.jpg 1843w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47545" class="wp-caption-text">Certains bureaux des locaux ont pourtant résisté au cyclone Chido, mais restent dans un état de saleté considérable, avec des piles de dossiers entassés sans possibilité de passage, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La situation a des conséquences très concrètes : le centre peine à recruter. <em>« On ne peut pas embaucher de médecins ou d’infirmiers parce qu’on n’a pas de bureaux. Et quand on recrute, quelqu’un doit partir pour libérer de la place »</em>, décrit un soignant, évoquant un véritable <em>« jeu de chaises musicales »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du CeGIDD, c’est l’ensemble des actions de santé publique du CHM qui vacille : vaccination, lutte contre la tuberculose (CLAT), prévention de la lèpre, addictologie. <em>« Cela concerne de nombreux services. Les promesses de réhabilitation existent, mais on n’a aucune visibilité »</em>, résume le Dr Anne-Marie de Montera, cheffe du pôle santé publique du CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CHM aurait évoqué procéder à des opérations de « nettoyage », jugées insuffisantes par le personnel. <em>«  Il ne s’agit pas seulement de nettoyer, il faut réhabiliter. Cela fait plus de six mois qu’on se bat »</em>, dénoncent toujours les soignants en ce début mars.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, pourtant, la prévention continue, tant bien que mal. Le mardi, le CeGIDD assure des consultations au dispensaire du CHM d’Iloni. Le mercredi, les équipes se rendent à Sohoa, en partenariat avec l’association Mlézi Maoré. Le jeudi, elles interviennent à Dzoumogné. Des actions essentielles, menées au plus près des populations, dans un territoire où la précarité, la peur des contrôles et l’éloignement des structures de soins freinent fortement l’accès à la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les marges de manœuvre restent limitées. <em>« Avec un nombre suffisant de locaux, on pourrait recruter davantage de médecins, d’infirmiers, de psychologues, augmenter l’offre de soins et mieux contribuer à détecter et prévenir l’augmentation inquiétante des infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) »</em>, insiste un professionnel. <em>« La prévention n’a jamais été la priorité du CHM. Or ici, elle est tout simplement vitale ». </em>Contactée par notre rédaction, la direction du Centre hospitalier de Mayotte n’a pas donné suite à nos sollicitations.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;association AMALCA veut parler du cancer « tous les jours » pour faire tomber l&#8217;omerta</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/13/lassociation-amalca-veut-parler-du-cancer-tous-les-jours-pour-faire-tomber-lomerta/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 02:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[Cancers]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Portes-ouvertes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46553</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Mamoudzou, l’association AMALCA a ouvert ses portes pour rappeler qu’à Mayotte, le cancer ne saurait être une cause soutenue uniquement lors d’événements ponctuels. Face à une population jeune, des parcours de soins contraints et un tabou tenace autour de la maladie, l’association de patients plaide pour une prévention continue et une prise en charge humaine.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/13/lassociation-amalca-veut-parler-du-cancer-tous-les-jours-pour-faire-tomber-lomerta/">L&rsquo;association AMALCA veut parler du cancer « tous les jours » pour faire tomber l&rsquo;omerta</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le quartier de M’Gombani, ce jeudi 12 février, l’association AMALCA a convié le public à ses portes ouvertes. Objectif affiché par sa présidente, Sourayat Bamana : sortir le cancer du silence, tous les jours et pas seulement en octobre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce n’est pas juste parler du cancer du sein en octobre, c’est d’en parler tout le temps, y compris sans événement particulier »</em>, insiste-t-elle, soulignant l’importance d’une information permanente et accessible.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une prévention concrète, au plus près des réalités</strong></h2>
<figure id="attachment_46566" aria-describedby="caption-attachment-46566" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46566" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-300x200.jpg" alt="Mayotte, AMALCA, cancers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46566" class="wp-caption-text">Une animatrice expliquait les techniques de l&rsquo;auto-palpation des seins aux femmes présentes autour d&rsquo;elles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dès le début de la matinée, deux stands ont accueilli la population : l’un pour l’accueil et l’information, l’autre dédié à la prévention du cancer du sein, animé par une bénévole formatrice. Les gestes simples comme l’auto-palpation ont été expliqués à plusieurs visiteurs, soulignant qu’une détection précoce augmente significativement les chances de guérison.</p>
<p style="text-align: justify;">Une sage-femme, très sollicitée dans une tente aménagée à l’abri des regards, a assuré des dépistages gratuits du cancer du col de l’utérus et du sein, rappelant l’importance du geste médical préventif. Sur le territoire, ces actions s’inscrivent dans un effort plus large du Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), qui multiplie les campagnes de sensibilisation tout au long de l’année et organise des dépistages ciblés pour la population mahoraise.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les difficultés d&rsquo;un parcours de soins entre Mayotte et La Réunion  </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L’une des grandes difficultés soulignées par AMALCA concerne la prise en charge complète des cancers sur l’île. Si le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) assure un certain nombre de soins, notamment la chimiothérapie, l’insuffisance de ressources oblige souvent les patients à être évacués vers La Réunion pour des chirurgies ou traitements spécialisés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le service d’oncologie est encore sous-dimensionné par rapport à la demande »</em>, observe Sourayat Bamana. L’arrivée récente d’une médecin oncologue au CHM est perçue comme une avancée importante par l’association, qui espère la voir s’installer durablement à Mayotte. Le manque de capacités locales reste en effet l’un des principaux obstacles à une prise en charge optimale.<em> « Si un patient est dépisté plus tôt, peut-être qu&rsquo;il devra aller à La Réunion mais moins de temps, tandis que s&rsquo;il est dépisté tardivement, son évacuation sanitaire vers un autre établissement hors de Mayotte serait immédiate et pour une durée beaucoup plus longue, c&rsquo;est plus éprouvant pour les patients et leurs familles »</em>, déclare encore la présidente d&rsquo;AMALCA, en plaidant pour un dépistage précoce.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des données épidémiologiques encore fragmentaires</strong></h2>
<figure id="attachment_46564" aria-describedby="caption-attachment-46564" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46564" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-300x200.jpg" alt="Mayotte, AMALCA, cancers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46564" class="wp-caption-text">« À Mayotte, le cancer du sein augmente même chez les femmes de moins de 30 ans », affirme les dirigeants d&rsquo;AMALCA, poussant les experts à réfléchir à un dépistage plus précoce.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="160" data-end="718">Sur le plan statistique, le manque de données fiables continue de brouiller la compréhension de l’ampleur réelle des cancers sur l&rsquo;île. <em>« On n’a pas aujourd’hui de chiffres solides. Lorsqu’un patient est diagnostiqué sur l’île puis pris en charge à La Réunion, il sort du circuit local. On avance à l’aveugle »</em>, déplore la présidente d’AMALCA. Quelques indicateurs permettent néanmoins d’esquisser un état des lieux : entre 2018 et 2020, les tumeurs représentaient la deuxième cause de mortalité sur le territoire, soit environ 14 % des décès, chez les femmes comme chez les hommes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1502" data-end="2084">En 2024, le CRCDC a recensé environ 3.000 frottis réalisés sur le territoire, pour près de 300 résultats positifs. Le CRCDC revendiquait également 6.700 personnes sensibilisées et 2.800 consultations proposées par ses sages-femmes. Les résultats sont systématiquement remis par un soignant afin d’expliquer les suites à donner et d’assurer un accompagnement vers les examens nécessaires, en lien notamment avec le CHM.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2086" data-end="2712" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Sur le département, près d’un cancer diagnostiqué sur trois est un cancer du sein, qui reste la première cause de mortalité par cancer chez les femmes à Mayotte, devant le cancer du col de l’utérus. Un constat d’autant plus préoccupant que la participation au dépistage demeure très inférieure à celle observée en métropole. <em>« On ne dépiste pas assez »</em>, alertait la coordinatrice médicale du CRCDC, Claire Bertin, qui soulignait également la difficulté à toucher les publics plus âgés, lors de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le 4 février dernier. En effet, à Mayotte, trois femmes sur cinq en âge d&rsquo;être dépistées, n&rsquo;ont jamais réalisé de dépistage. <em>« C&rsquo;est trois fois plus important qu&rsquo;en Hexagone »</em>, estiment les professionnels de santé de l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Briser le tabou, au-delà de l’information</strong></h2>
<figure id="attachment_46572" aria-describedby="caption-attachment-46572" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46572" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-300x200.jpg" alt="Mayotte, AMALCA, cancers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46572" class="wp-caption-text">La psychologue du service d’oncologie-hématologie du CHM a pris le temps d’expliquer en détail la manière dont elle accompagne les patients.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et au-delà des chiffres, le vrai défi est avant tout social : le tabou autour de la maladie persiste, tant chez les femmes que chez les hommes. <em>« Beaucoup préfèrent ne pas en parler, même à leur famille, et se soignent à l’extérieur sans rien dire »</em>, relève Sourayat Bamana.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, les actions d’AMALCA vont au-delà de la simple sensibilisation. En partenariat avec une psychologue locale, une diététicienne et des associations spécialisées, l’association organise régulièrement des ateliers de soutien moral, nutritionnel et physique pour les patients et leurs proches.</p>
<p style="text-align: justify;">La psychologue rencontrée lors de la journée souligne l’importance de l’écoute : <em>« Mon rôle est de réveiller la vie en eux : parler des choses positives, de leurs enfants, de leur avenir, de se raccrocher à tout ce qui peut aider à passer cette épreuve, c&rsquo;est pas un combattant contre la mort, c&rsquo;est un combat pour la vie, c&rsquo;est une nuance importante »</em>, confie-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Les hommes sont souvent gênés »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">En milieu de journée, la psychologue continuait de capter l’attention des visiteurs, évoquant à haute voix, leurs possibles craintes, doutes, ou simplement faire résonner ses mots sur leur quotidien. Sous les stands, plusieurs femmes attendaient leur tour pour le dépistage gratuit, tandis qu’une animatrice expliquait les gestes de l’auto‑palpation.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Elanrif Boinali, le coordinateur d&rsquo;Amalca,<em> si « le centre hospitalier intervient dans la partie prise en charge et après avec les partenaires, nous on va intervenir sur la partie des soins de support&#8230; C’est vraiment un accompagnement, un guide pour les gens face à la maladie sous diverses formes ».</em> Il insiste également sur le fait que les hommes sont de plus en plus concernés par la maladie et osent enfin en parler. <em>« Les hommes sont souvent gênés de parler d’une maladie ou de dépistage d’un cancer qui touche à l’appareil génital mais je vois quand même que les comportements évoluent, les hommes osent plus en parler qu’avant  »</em>, une bonne chose quand on sait que le dépistage précoce augmente les chances de survie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, l’image restait partielle : presque exclusivement des femmes participaient, très peu d’hommes osaient franchir les stands. Le défi de la prévention masculine, comme celui de toucher tous les publics, reste entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, cette année, AMALCA ne compte pas relâcher ses efforts. « Mars bleu » sera consacré aux cancers masculins, des initiatives autour du bien-être sont prévues au CHM avec une association réunionnaise, et « Octobre rose » viendra, comme chaque année, rappeler l’importance du dépistage féminin. Au‑delà des campagnes, l’objectif de l’association est clair : faire du cancer un sujet discuté tous les jours, rompre le silence, accompagner, informer et soutenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/13/lassociation-amalca-veut-parler-du-cancer-tous-les-jours-pour-faire-tomber-lomerta/">L&rsquo;association AMALCA veut parler du cancer « tous les jours » pour faire tomber l&rsquo;omerta</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mayotte face au cancer : l’IA comme solution potentielle dans un système sous tension</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/13/mayotte-face-au-cancer-lia-comme-solution-potentielle-dans-un-systeme-sous-tension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 02:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Cancérologie]]></category>
		<category><![CDATA[Cancers]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence Artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41058</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que plusieurs territoires ultramarins expérimentent les technologies numériques pour accélérer le diagnostic, Mayotte, confrontée à une offre médicale limitée, pourrait aussi s’y intéresser, sans que l’efficacité réelle de ces outils ne soit encore mesurée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/13/mayotte-face-au-cancer-lia-comme-solution-potentielle-dans-un-systeme-sous-tension/">Mayotte face au cancer : l’IA comme solution potentielle dans un système sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le cancer reste la deuxième cause de décès après les maladies cardiovasculaires. Selon le Plan Régional de Santé (PRS 2023‑2028) de l’ARS Mayotte et le Focus Cancers 2024, les tumeurs représentent 15 % des décès sur la période 2012‑2021, soit une moyenne d’environ 107 décès par an. La progression est préoccupante, avec une population touchée relativement jeune : sur la période 2019‑2021, 68 % des femmes décédées d’un cancer avaient moins de 65 ans, et 51 % des hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Chez les femmes, les cancers les plus fréquents concernent le sein, le col de l’utérus, les organes digestifs et le poumon. Chez les hommes, ce sont principalement la prostate, le foie, le poumon, le sang et le pancréas.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="910" data-end="955"><strong>Une filière cancérologie encore fragile</strong></h2>
<figure id="attachment_8116" aria-describedby="caption-attachment-8116" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-8116 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg" alt="EVASAN, CHM, La Réunion, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8116" class="wp-caption-text">À Mayotte, le recours au dispositif d’évacuations sanitaires est conséquent pour les patients atteints de cancer, révélant la forte dépendance de l’île à des soins spécialisés hors du département.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’offre de soins dédiée au cancer à Mayotte reste très limitée. Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) assure la chimiothérapie et dispose d’un service d’hospitalisation de jour, tandis que certains traitements médicamenteux peuvent être administrés à domicile. Pour les interventions spécialisées (chirurgie complexe, radiothérapie ou radiologie interventionnelle), les patients doivent encore être transférés vers La Réunion ou l’Hexagone.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’équipe mobile d’accompagnement aux soins palliatifs (EMASP) tente de soutenir les patients en phase avancée malgré des moyens parfois restreints. Par ailleurs, certaines interventions pour des cancers spécifiques restent en dessous des seuils minimaux recommandés : le cancer du col de l’utérus est estimé à 25 cas par an, et les cancers digestifs représentent près de 10 % des décès liés au cancer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Dépistages : des campagnes encore insuffisantes</strong></h2>
<figure id="attachment_4407" aria-describedby="caption-attachment-4407" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4407" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg-300x209.webp" alt="" width="300" height="209" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg-300x209.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg-150x104.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4407" class="wp-caption-text">La mammographie peut détecter 90 % des cancers du sein avant tout symptôme, mais quatre femmes sur cinq à Mayotte n’en ont jamais réalisé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La prévention et le dépistage du cancer à Mayotte progressent lentement. Selon le Focus Cancers 2024 de l’ARS Mayotte, quatre femmes sur cinq âgées de 15 ans ou plus n’ont jamais réalisé de mammographie, exposant la population féminine à un risque accru pour le cancer du sein. Le dépistage du cancer du col de l’utérus est tout aussi préoccupant : trois femmes sur cinq n’ont jamais été testées, et seulement 20 à 23 % des femmes âgées de 25 à 44 ans ont réalisé un test l’année précédente.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le cancer colorectal, la situation est encore plus critique, puisque 94 à 95 % de la population n’a jamais participé à un dépistage, en raison de contraintes logistiques et d’un faible accès aux coloscopies. La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), déployée dans le cadre de campagnes scolaires depuis trois ans, est un progrès mais reste insuffisante. Si le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), mis en place en 2021, commence à généraliser le dépistage du sein, des efforts considérables restent nécessaires pour développer le dépistage du col de l’utérus et du colorectal sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) a été progressivement déployée à Mayotte depuis 2022‑2023, avec notamment des campagnes de vaccination en milieu scolaire, mais la couverture reste insuffisamment documentée, et Santé publique France souligne l’absence de données suffisantes permettant d’estimer précisément la proportion de la population protégée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’intelligence artificielle et la pathologie numérique : une piste prometteuse</strong></h2>
<figure id="attachment_41098" aria-describedby="caption-attachment-41098" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41098 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-300x200.jpg" alt="Mayotte, radiothérapie, cancer, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41098" class="wp-caption-text">D&rsquo;après plusieurs experts, les outils utilisant l&rsquo;IA peuvent améliorer l&rsquo;efficience, la précision et l&rsquo;assurance de la qualité de la radiothérapie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans d’autres territoires ultramarins, l’IA et la pathologie numérique sont déjà utilisées pour analyser à distance les lames de tissus, détecter rapidement les anomalies et prioriser les cas urgents. Ces outils combinent le scan haute résolution avec des algorithmes capables de détecter des tumeurs, segmenter les cellules et analyser des bio-marqueurs.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, leur introduction pourrait réduire les délais de diagnostic et pallier le manque de spécialistes. Mais plusieurs obstacles subsistent : infrastructures limitées, formation du personnel, et absence de retour d’expérience dans un contexte insulaire à faibles volumes de patients. L’efficacité réelle sur la précision des diagnostics et la réduction des délais reste donc à évaluer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’IA, un outil complémentaire mais pas un substitut</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La coordination du parcours de soins à Mayotte, incluant les transferts sanitaires vers La Réunion et les dispositifs de soins de support (prise en charge de la douleur, suivi diététique, psychologique et social), impose que toute technologie soit intégrée dans un schéma global de filière. L’intelligence artificielle pourrait alors être un outil complémentaire, mais ne peut remplacer les besoins humains et organisationnels du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/13/mayotte-face-au-cancer-lia-comme-solution-potentielle-dans-un-systeme-sous-tension/">Mayotte face au cancer : l’IA comme solution potentielle dans un système sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Clôture d’Octobre Rose : entre prévention, ateliers, mobilisation et dépistage</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/31/cloture-doctobre-rose-entre-prevention-ateliers-mobilisation-et-depistage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 02:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[AMALCA]]></category>
		<category><![CDATA[ASCA]]></category>
		<category><![CDATA[Auto-palaption]]></category>
		<category><![CDATA[Cancer du sein]]></category>
		<category><![CDATA[CRCDC]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Encouragement]]></category>
		<category><![CDATA[Frottis]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre Rose]]></category>
		<category><![CDATA[Palpation]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=40317</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi, la place de la République à Mamoudzou s’est transformée en un espace de prévention et d’échanges pour clôturer le mois d’Octobre Rose. Initié par le Centre Régional de Coordination de Dépistage des Cancers (CRCDC) de 9h à 14h, associations, professionnels de santé et habitants se sont rassemblés autour d’un même mot d’ordre : parler du cancer du sein, apprendre à se dépister et briser les tabous qui entourent encore la maladie.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/31/cloture-doctobre-rose-entre-prevention-ateliers-mobilisation-et-depistage/">Clôture d’Octobre Rose : entre prévention, ateliers, mobilisation et dépistage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dès les premières heures de la matinée, la place de la République s’est animée sous la musique et les chapiteaux blancs dressés pour l’occasion. Partout, le rose dominait : t-shirts, foulards, salouvas… une couleur devenue symbole de solidarité et de prévention. Le personnel du Centre Régional de Coordination de Dépistage des Cancers (CRCDC), en tenues traditionnelles roses, s’activait autour des stands. À côté, les membres des associations comme l’Association des Soignants Contre le Cancer (ASCA) et l’Association mahoraise pour la lutte contre le cancer (Amalca) étaient présents pour répondre aux questions des passants et les orienter vers les stands du CRCDC, afin que chacun puisse découvrir le parcours de dépistage et s’informer correctement.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1865" data-end="1922"><strong data-start="1869" data-end="1920">Un parcours pensé pour rassurer et sensibiliser</strong></h3>
<figure id="attachment_40348" aria-describedby="caption-attachment-40348" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40348" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1719-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40348" class="wp-caption-text">Sensibilisation et démonstration de l&rsquo;auto-palpation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1924" data-end="2642">Le CRCDC avait mis en place trois stands, formant un véritable petit parcours. Le premier, consacré à la sensibilisation, était animé par deux intervenantes qui expliquaient, avec pédagogie, les gestes d’auto-palpation à adopter, l&rsquo;accent a été fortement mis sur la palpation pour rappeler que ce n&rsquo;est pas que les seins il faut aussi se masser au niveau des aisselles et du cou car il peut y avoir des ganglions. Cela permet d&rsquo;être alerté le plus tôt possible. À l’aide de mannequins, elles montraient comment repérer certains signes : « <em>On explique les différents symptômes parce que certains pensent qu&rsquo;il n&rsquo;y a que la sensation de boule alors qu&rsquo;il y&rsquo;en a d&rsquo;autres comme la peau d’orange, la lourdeur des seins, les écoulements anormaux c&rsquo;est à dire hors période de grossesse et d&rsquo;allaitement »</em>, explique l&rsquo;une d&rsquo;entre elles. Elles prenaient aussi le temps d’aborder le frottis, souvent redouté, pour rassurer le public et dédramatiser l’examen. Les participantes pouvaient poser toutes leurs questions, pendant que des flyers explicatifs circulaient de main en main. Le deuxième stand offrait un moment plus intime : un espace d’expression où chacun pouvait laisser un mot d’encouragement, un témoignage, ou un message d’espoir à destination des femmes concernées.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1924" data-end="2642"><strong>Le pas vers l’action : s’inscrire pour se protéger et franchir le cap</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="2644" data-end="2847">Enfin, la troisième tente servait à l’enregistrement pour le dépistage. Là, les visiteurs précisaient s’ils souhaitaient réaliser la palpation, le frottis, ou les deux. Pour celles qui ne pouvaient pas le faire sur le moment par manque de temps, ou pour des raisons personnelles, il suffisait de laisser son numéro pour qu&rsquo;elles soient recontactées plus tard. Juste derrière, sous d’autres tentes, les infirmières prenaient le relais, pendant qu’un chapiteau d’attente accueillait les patientes. Une fois le dépistage terminé, les participantes revenaient vers le stand d’accueil, où un t-shirt leur était offert. Une manière simple mais symbolique de les remercier pour leur participation et leur confiance ainsi que de les féliciter pour leur courage. Les sage-femmes ont également tenu à donner le mot d’ordre : « Le dépistage, c’est super important et plus tôt c’est fait, mieux c’est ! ». Elles rappellent aussi que l’on peut commencer par la simple palpation pour se familiariser avec son corps et détecter les signes à surveiller. « <em>Notre objectif aujourd’hui, c’est vraiment d’accompagner les femmes, de les informer, mais surtout de leur enlever la peur du dépistage</em> », explique Claire Bertin, la coordinatrice du CRCDC. « <em>Beaucoup hésitent encore à venir faire un frottis ou une palpation, alors qu’ici, tout est fait pour que ce soit simple, bienveillant et sans jugement</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="2745" data-end="2808"><strong data-start="2749" data-end="2806">Des associations mobilisées bien au-delà du dépistage</strong></h3>
<figure id="attachment_40352" aria-describedby="caption-attachment-40352" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40352" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1713-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40352" class="wp-caption-text">Le stand de l&rsquo;association Amalca.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2810" data-end="3280">Juste à côté, l’ASCA attire aussi les curieux. Zakia Mambo, membre de l’association, détaille avec passion leurs actions. « <em>On n’est pas là que pour parler du dépistage. On accompagne aussi les personnes atteintes du cancer, ici et ailleurs</em> ». En plus de la sensibilisation, l’association aide matériellement les patients qui doivent se rendre à La Réunion pour leurs soins, notamment grâce à des “kits de voyage” remplis de produits d’hygiène et d’objets essentiels. « <em>Nous voulons qu’ils partent sereins, qu’ils se sentent entourés</em> », ajoute-t-elle. L’association gère aussi des hébergements et des animations à La Réunion pour soutenir les malades et leurs familles. Tsarafine Moussa Ali, d’Amalca, elle, s’occupe d’orienter les visiteurs vers les stands médicaux. « <em>Beaucoup ne savent pas vraiment pourquoi nous sommes là, alors on leur explique. Et on leur dit toujours : il vaut mieux prévenir que guérir !</em> ». Entre deux discussions, elle vend les derniers t-shirts pour la célèbre marche d’Octobre Rose.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="3864" data-end="3939"><strong data-start="3868" data-end="3937">Des témoignages forts qui montrent l’impact de la sensibilisation</strong></h3>
<figure id="attachment_40350" aria-describedby="caption-attachment-40350" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-40350" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/IMG_1725-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-40350" class="wp-caption-text">Des personnes attendaient pour se faire dépister et palper.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3941" data-end="4225">Dans la foule, Rifda Bacar, 24 ans, découvre tout un univers qu’elle ne connaissait pas. « <em>Franchement, j’ai appris plein de choses. Je ne savais pas comment faire l’auto-palpation, ni qu’il existait d’autres cancers, je trouve que c&rsquo;est une bonne initiative</em> ». Elle repart motivée à faire le vaccin contre le papillomavirus qui est aussi une cause de cancer chez la femme et l&rsquo;homme. Sous le chapiteau du dépistage, d’autres patientes attendent leur tour, entre stress et sourire. Aëlina Maurice sort apaisée : « <em>Franchement, ça s’est bien passé. Ce n’était pas douloureux. Je conseille à tout le monde de le faire</em> ». À côté d’elle, une jeune femme avoue avoir eu un peu peur. « <em>C’est toujours stressant, on a toujours peur d&rsquo;avoir des résultats négatifs mais je me dis qu’il vaut mieux le faire maintenant que jamais parce que je risque encore de me défiler</em> ». Les femmes n&rsquo;étaient pas les seules à répondre présent au rendez-vous, les hommes aussi étaient là. Pour accompagner, par solidarité, mais aussi pour en apprendre plus car la maladie peut aussi les toucher. Assad Abdou est venu accompagné sa conjointe qui souhaitait se faire dépister.  « <em>C’est important d’être là pour elle, mais aussi pour apprendre à nous protéger ainsi que les autres. Le cancer, ça ne touche pas que les femmes et en plus se sentir soutenu ça donne du courage </em>».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="253" data-end="590">Les visiteurs pouvaient également découvrir les œuvres réalisées dans le cadre du Fil Rose : dessins, textes et créations artistiques qui reflétaient les combats, les victoires et l’espoir. Et pour finir ce mois d’Octobre Rose en beauté, la traditionnelle marche « Mwendro wa tama » organisée par Almaca se tiendra ce dimanche 2 novembre à Mamoudzou comme chaque année.</p>
<p data-start="253" data-end="590">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/31/cloture-doctobre-rose-entre-prevention-ateliers-mobilisation-et-depistage/">Clôture d’Octobre Rose : entre prévention, ateliers, mobilisation et dépistage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lancement d&#8217;une campagne de vaccination et de dépistage des IST à Mamoudzou ce mois d&#8217;août</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/01/lancement-dune-campagne-de-vaccination-et-de-depistage-des-ist-a-mamoudzou-ce-mois-daout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 07:37:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[Infections sexuellement transmissibles]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=34268</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une action de santé publique gratuite, anonyme et ouverte à toutes et à tous.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/01/lancement-dune-campagne-de-vaccination-et-de-depistage-des-ist-a-mamoudzou-ce-mois-daout/">Lancement d&rsquo;une campagne de vaccination et de dépistage des IST à Mamoudzou ce mois d&rsquo;août</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="146" data-end="337">Dans le cadre du Contrat Local de Santé, une nouvelle campagne de vaccination et de dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) est organisée à Mamoudzou durant le mois d’août.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="339" data-end="641">Le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), en partenariat avec le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM), invite « l’ensemble de la population à participer à une campagne de vaccination et de dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), gratuite, anonyme et ouverte à toutes et à tous ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="643" data-end="742">Quatre rendez-vous sont prévus dans les maisons des jeunes et de la culture (MJC) de la commune :</p>
<ul style="text-align: justify;" data-start="743" data-end="873">
<li data-start="743" data-end="784">
<p data-start="745" data-end="784">le 4 août 2025 à la MJC de M’tsapéré,</p>
</li>
<li data-start="785" data-end="817">
<p data-start="787" data-end="817">le 8 août à celle de Kawéni,</p>
</li>
<li data-start="818" data-end="842">
<p data-start="820" data-end="842">le 11 août à Vahibé,</p>
</li>
<li data-start="843" data-end="873">
<p data-start="845" data-end="873">et le 18 août à Tsoundzou.</p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;" data-start="875" data-end="1034">Toutes les séances se dérouleront de 8h00 à 15h00. Les résultats pourront être récupérés le mardi 2 septembre 2025, entre 8h00 et 12h00, à la MJC de M’tsapéré.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1036" data-end="1270" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Il est recommandé d’apporter son carnet de santé. Pour plus d’informations, les habitants peuvent contacter le CCAS au 06 39 27 61 52 ou le CHM au 06 39 69 52 67, ou encore envoyer un courriel à <a href="http://ccas@mamoudzou.yt./">cette adresse</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/01/lancement-dune-campagne-de-vaccination-et-de-depistage-des-ist-a-mamoudzou-ce-mois-daout/">Lancement d&rsquo;une campagne de vaccination et de dépistage des IST à Mamoudzou ce mois d&rsquo;août</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
