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	<title>Archives des Délinquance - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Délinquance - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>À Vahibé, un choc d&#8217;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&#8217;ordre et délinquants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 02:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Affrontements, caillassages et barrages : depuis le lancement de l’opération Kingia, les tensions se multiplient dans plusieurs villages de Mayotte, dont Vahibé. Si l’État assume une stratégie de « choc de sécurité » avec des moyens renforcés, à Vahibé, de nombreux habitants dénoncent des interventions ponctuelles aux effets limités, voire contre-productifs, et disent ne constater, pour le moment, aucune amélioration durable de leur quotidien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">À Vahibé, un choc d&rsquo;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&rsquo;ordre et délinquants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La semaine dernière, le jeudi 9 avril, le village de Vahibé a été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de délinquants. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent notamment des militaires à bord de fourgons pris pour cible par des jets de pierres. D’autres images les présentent dans la rue, accroupis ou positionnés sur les toits des habitations, procédant à des tirs de gaz lacrymogènes.</p>
<figure id="attachment_49875" aria-describedby="caption-attachment-49875" style="width: 169px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-49875" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-169x300.png" alt="" width="169" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-169x300.png 169w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-150x267.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-300x533.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence.png 463w" sizes="(max-width: 169px) 100vw, 169px" /><figcaption id="caption-attachment-49875" class="wp-caption-text">Capture d’écran d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 9 avril montrant deux membres des forces de l’ordre sur le toit d’une habitation à Vahibé (Mc Oiz/Facebook).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon l’horodatage de la vidéo, ces scènes se déroulent aux alentours de 15 h 45. En marge des affrontements, certains habitants apparaissent dans les rues : on distingue notamment un homme tenant la main de sa fille, portant un sac d’école, ainsi que des véhicules circulant encore sur l’axe principal qui traverse le village.</p>
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:c9c946e2-f9c3-4d64-aa8b-dbfca5e3ae49-1" data-testid="conversation-turn-4" data-scroll-anchor="false" data-turn="assistant">
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<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;">Quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit, de nouvelles publications font état de caillassages, de barrages et d’une circulation interrompue. Mais cette fois-ci ce sont aussi les habitants qui sont ciblés. Les images diffusées en ligne montrent des automobilistes confrontés à des groupes de délinquants, contraints de rebrousser chemin. Au sein du village, des messages ont été adressés aux parents d’élèves, les invitant à venir récupérer rapidement leurs enfants avant de se mettre à l’abri chez eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce mardi 14 avril 2026, la préfecture a transmis un communiqué de presse pour alerter sur <em>« une vidéo générée à l&rsquo;aide de technologies d&rsquo;intelligence artificielle, représentant de manière trompeuse une scène dans laquelle des forces de l&rsquo;ordre tireraient sur des habitations »</em>, publiée sur le réseau social Facebook. À ce sujet, la préfecture déclare condamner <em>« avec la plus grande fermeté la diffusion de ce type de contenus totalement faux, visant à discréditer l&rsquo;action des forces de sécurité et à porter atteinte à la confiance envers les institutions républicaines ». </em>Pour autant rien n’indique pour le moment qu’il s’agisse de la vidéo mentionnée ci-dessus, dont est tirée la capture d’écran.</p>
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</section>
<h2 style="text-align: center;"><strong style="color: #111111; font-family: Roboto, sans-serif; font-size: 27px; text-align: center;">Quand les forces de l&rsquo;ordre s&rsquo;en vont, les délinquants <em>« bloquent et caillassent »</em></strong></h2>
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Dans le même temps, des scènes d&rsquo;affrontements et de violences, ont pu se voir également à Dzoumogné, Bouyouni ou encore à Dembéni, après l&rsquo;annonce du lancement de l&rsquo;opération « Kingia », par la préfecture, le 7 avril. </span></p>
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">À Vahibé, la réaction des délinquants face aux forces de l’ordre est bien connue des habitants. Selon l’un d’eux, rencontré ce 14 avril, <em>« </em></span><em>à chaque fois qu’une voiture de police arrive dans le village, ça caillasse »<span style="text-align: justify;">.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le gros problème, c’est que dès que les forces de l’ordre quittent Vahibé, les délinquants bloquent les routes et caillassent les voitures »</em>, ajoute-t-il, sans en connaître précisément les raisons. <em>« La seule chose que je sais, c’est que c’est nous, les habitants, qui subissons tout ça. Sans la police ici, c’est plutôt calme, mais quand ils viennent, on se cache à la maison. Parfois le gaz lacrymogène entre par les fenêtres. La police ne se dit pas qu’il y a des enfants, des bébés, des personnes âgées dans ces maisons »</em>, témoigne-t-il encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces violences soudaines, directement liées aux affrontements entre forces de l’ordre et groupes de délinquants, exposent les habitants à des conséquences dont ils ne sont pas acteurs. Une situation qui s’apparente, de fait, à une forme de choc d’insécurité, en contraste avec l’objectif affiché de l’opération Kingia.</p>
<figure id="attachment_47212" aria-describedby="caption-attachment-47212" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-47212" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-300x204.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-768x523.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-696x474.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte.jpg 960w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47212" class="wp-caption-text">Concentrée sur une période de 2 mois, l’opération Kingia prévoit des décasages, des actions antifraude et des interpellations ciblées pour des « résultats rapides et le rétablissement de l’ordre public », avance la préfecture. © Gendarmerie de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Celle-ci s’inscrit en effet dans une stratégie visant à produire un <em><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">« choc »</a> </em>de sécurité par un renforcement temporaire mais massif des moyens déployés sur le territoire. L’objectif est d’intensifier rapidement la lutte contre la délinquance, l’économie informelle et l’habitat insalubre, grâce à l’arrivée de renforts venus de l’Hexagone, dont un escadron de gendarmerie et 60 policiers, ainsi qu’à une mobilisation accrue des services judiciaires. Concentrée sur une période d’environ deux mois, l’opération prévoit notamment des décasages, des actions antifraude et des interpellations ciblées, afin de produire des résultats rapides et de rétablir l’ordre public.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« C&rsquo;est toujours le même refrain »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mais pour certains habitants du village, réunis dans l’enceinte de l’école élémentaire Vahibé 2, ces interventions ponctuelles des forces de l’ordre ne permettront pas de résoudre durablement la situation. Le village étant <em>« inaccessible pour les forces de l&rsquo;ordre, même pour le Groupe d&rsquo;appui opérationnel (GAO) », </em>des opérations sporadiques, sans présence continue ne peuvent fonctionner. À leurs yeux, cette nouvelle opération — après « Wuambushu » en 2023 et « Place nette Mayotte » en 2024 — <em>« ne sert pas à grand-chose »</em>.</p>
<figure id="attachment_49888" aria-describedby="caption-attachment-49888" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-49888" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49888" class="wp-caption-text">Des enfants jouent au football à Vahibé, où le calme est revenu après les affrontements entre les forces de l&rsquo;ordre et des délinquants la semaine dernière. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est toujours le même refrain. Et quand la police intervient, ça augmente même les violences »</em>, déplorent-ils. Pour autant ils reconnaissent l&rsquo;existence d&rsquo;un problème d&rsquo;insécurité au sein du village, notamment aux abords de l&rsquo;école, mais ne cautionnent pas la méthode pour y répondre. « <em>Certains délinquants vont être arrêtés mais ils vont finir par être relâchés et revenir ici pour recommencer leurs actes »</em>, confie une parent d’élève.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté judiciaire, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/a-mayotte-la-justice-tente-denrayer-lengrenage-des-bandes-des-le-premier-faux-pas/">comme l’indiquait le 11 février dernier dans nos colonnes</a> le procureur de la République Guillaume Dupont, une réponse est en cours de structuration pour renforcer la lutte contre la délinquance. Début 2026, le parquet indiquait que 72 mineurs ont déjà été concernés par des mesures comme l’avertissement pénal probatoire ou le couvre-feu individualisé, sans récidive constatée à ce stade. Depuis le mois de février, ces dispositifs sont désormais systématiquement combinés. Une stratégie renforcée, dont les effets restent encore peu visibles pour la population.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une interview accordée à Mayotte La 1ère le 13 avril, Safina Soula, présidente de l’association Collectif des citoyens de Mayotte 2018, déplorait que les habitants, confrontés à l’insécurité depuis plusieurs années, n’aient pas été associés en amont à la mise en place de l’opération. Une décision assumée par le préfet, qui rappelle que le maintien de l’ordre public relève des prérogatives de l’État, tout en assurant travailler en lien avec les maires et les élus.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais en attendant, à l&rsquo;image des habitants de Vahibé, c&rsquo;est la population, tenue à l&rsquo;écart de la stratégie de sécurité, qui est plongée dans la confusion, qui en subit les conséquences et qui ne voit pas d&rsquo;amélioration de la situation à long terme.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">À Vahibé, un choc d&rsquo;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&rsquo;ordre et délinquants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« La délinquance baisse ? », le RN Mayotte s&#8217;indigne des propos de la ministre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/la-delinquance-baisse-le-rn-mayotte-sindigne-des-propos-de-la-ministre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:21:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Naïma Moutchou]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un communiqué du Rassemblement national 976 met en cause les déclarations de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, et évoque un climat d’insécurité ressenti par une partie de la population.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/la-delinquance-baisse-le-rn-mayotte-sindigne-des-propos-de-la-ministre/">« La délinquance baisse ? », le RN Mayotte s&rsquo;indigne des propos de la ministre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les déclarations de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, affirmant que <em>« la délinquance baisse à Mayotte »</em>, ont suscité une réaction du Rassemblement national 976. Dans un communiqué daté du 14 décembre 2025,  signé par le délégué départemental du Rassemblement national 976, Saidali Boina Hamissi, le mouvement politique dénonce un décalage entre le discours officiel et la situation décrite par ses auteurs.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="794" data-end="1198">Intitulé <em>« La délinquance baisse ??? »,</em> le communiqué conteste directement l’analyse ministérielle. Il évoque « des agressions, caillassages et dégradations des biens et véhicules tous les jours », ainsi que <em>« des morts comme ce dimanche avec ce décès à Tzoundzou »</em>. Le texte mentionne également que <em>« des terroristes de Vahibé relâchés la semaine dernière continuent les exactions ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1200" data-end="1665">En effet, la population de Mayotte vit dans un climat d’insécurité qui pèse sur la vie quotidienne, notamment dans certaines communes, comme Koungou, où certains habitants restreignent leurs déplacements, surtout le soir. Le communiqué interpelle directement la ministre : <em>« Mme la ministre, dites aux Mahorais dans quel département de France le gouvernement laisserait que sa population soit terrorisée jour et nuit ? ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1667" data-end="2074">Le mouvement estime que déclarer <em>« qu’à Mayotte la délinquance baisse ou que c’est du ressenti »</em> revient à <em>« mépriser les Mahorais », </em>ajoutant que <em>« l’autorité qui vous a fourni ces chiffres n’habite surement pas à Mayotte ».</em> Le texte se conclut par une prise de position politique affirmant que<em> « le seul espoir reste le Rassemblement National »,</em> à l’approche d’un possible changement de majorité nationale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/la-delinquance-baisse-le-rn-mayotte-sindigne-des-propos-de-la-ministre/">« La délinquance baisse ? », le RN Mayotte s&rsquo;indigne des propos de la ministre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dembéni : une intervention sans gravité pour les gendarmes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/dembeni-une-intervention-sans-gravite-pour-les-gendarmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 13:19:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Dembéni]]></category>
		<category><![CDATA[Gendarmerie nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Gendarmes blessés]]></category>
		<category><![CDATA[Iloni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Violences entre jeunes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42994</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une intervention contre des affrontements entre jeunes a entraîné des blessures sans gravité pour les militaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/dembeni-une-intervention-sans-gravite-pour-les-gendarmes/">Dembéni : une intervention sans gravité pour les gendarmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce week-end, la commune de Dembéni, à Mayotte, a été le théâtre d’une opération de la gendarmerie nationale visant à limiter les affrontements entre bandes de jeunes. Onze gendarmes ont été légèrement blessés, sans que cela n’entraîne de jours d’interruption totale de travail (ITT).</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Affrontements entre jeunes et interventions ciblées</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Samedi 6 décembre après-midi,<em> « des jeunes de Dembéni et de Iloni s’affrontaient entre eux »</em>, explique le général Lucien Barth, commandant de la gendarmerie de Mayotte. Les gendarmes sont intervenus <em>« d’abord pour protéger les jeunes d’eux-mêmes »</em> et ensuite <em>« pour protéger la population et la route nationale pour que les gens circulent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les interventions, <em>« dynamiques et offensives »</em>, exposent les militaires à des risques. Malgré les jets de projectiles, les blessures restent légères, <em>« hématomes suite à des jets de projectiles »</em>, et aucun des onze gendarmes n’a été en incapacité de travail. Le commandant précise :<em> « Ce n’est pas exceptionnel car toutes les semaines on a des blessés sur le terrain ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L’opération a permis d’interpeller cinq jeunes, et le commandant indique que la gendarmerie continuera <em>« à interpeller sur la zone dans les semaines qui viennent pour pacifier davantage le secteur ».</em> Selon lui, il s’agit d’<em> « une mission classique, dès l’instant où on fait des manoeuvres dynamiques et offensives on remplit la mission mais on est plus exposés ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Soutien du GIGN et maintien de l’ordre à Majicavo-Koropa</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement, une autre opération a été menée à Majicavo-Koropa, où six hommes ont été interpellés en raison de troubles à l&rsquo;ordre public. Initialement sur une autre mission, le GIGN a été redirigé pour soutenir cette intervention.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a salué<em> « l’action des forces de l’ordre qui a permis de rétablir le calme ».</em> Le général Barth conclut que ces interventions permettent de maîtriser le trouble à l’ordre public tout en rappelant que les militaires <em>« continuent à remplir leur mission normalement ».</em></p>
<p data-start="2001" data-end="2310">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/dembeni-une-intervention-sans-gravite-pour-les-gendarmes/">Dembéni : une intervention sans gravité pour les gendarmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Rivalités interquartiers : Les acteurs de demain dessinent de nouvelles pistes pour Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/24/rivalites-interquartiers-les-acteurs-de-demain-dessinent-de-nouvelles-pistes-pour-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 01:45:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentis d'Auteuil]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41806</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après un an d’enquête, douze jeunes de l'île ont restitué leur recherche-action sur les rivalités interquartiers et l’entrée dans les bandes, révélant des causes profondes mêlant précarité administrative, ruptures familiales et absence d’alternatives.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_41810" aria-describedby="caption-attachment-41810" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41810" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41810" class="wp-caption-text">Les jeunes ont lu chacun leur tour leurs recherches pendant la restitution.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="765" data-end="1137">Vendredi dernier, huit des douze jeunes du groupe <em>Piyassi Ritsochindra</em> ont présenté à la mairie de Mamoudzou le fruit de plus d’un an de travail, mené avec la prévention spécialisée <em>Mwelewano</em> et de l’association <em>Apprentis d’Auteuil</em>. L’objectif était de comprendre pourquoi les jeunes entrent dans les phénomènes de bandes à Mayotte et comment les en empêcher.  « <em>L’idée de ce projet est née en novembre 2023, la prévention spécialisée a voulu impliquer les jeunes sur des problématiques qui les concernent : la violence juvénile, les rivalités interquartiers et les phénomènes de bandes </em>», explique Manon Daniel, éducatrice et co-chercheuse de l’association. Selon elle, cette démarche permet de proposer des pistes de solutions concrètes et adaptées, que les politiques et associations locales peuvent mettre en œuvre. La présence de la jeunesse était aussi nécessaire pour ce travail car selon la chercheuse « <em>Les jeunes de Mayotte ont des connaissances précieuses sur ces sujets, une volonté de participer aux changements et des idées pour y parvenir</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1281" data-end="1341"><strong>Comprendre les dynamiques de la violence et des bandes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">Pour répondre à leurs questions, ils ont mené un questionnaire auprès de jeunes âgés de 11 à 25 ans, et réalisé une dizaine d’entretiens sur deux secteurs du territoire : le Grand Mamoudzou ainsi que la Petite-Terre, mais aussi échangé avec des professionnels de la protection de l’enfance et de la prévention de la délinquance. Leurs conclusions mettent en évidence plusieurs facteurs : le manque de titre de séjour, un système scolaire jugé excluant et peu adapté à un public hétérogène, et des difficultés de mobilité entre les quartiers.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">La bande, expliquent-ils, vient alors remplir une fonction que la famille ainsi que les institutions n’assument plus : elle offre une protection, une appartenance, une identité et une survie. Comme le résume un des jeune  lors de la restitution : «<em> Tu dois être avec des gens, sinon tu n’es rien</em> ». Les réseaux sociaux jouent également un rôle clé dans ce processus  à travers les clips de rap, les provocations en ligne et les diffusions d’actes de violence qui se prolongent ensuite en conflits virtuels dans la rue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">Sortir d’une bande reste possible, mais  pas aussi simple, les jeunes chercheurs expliquent que ceux qui occupent une place élevée dans la hiérarchie font face à des menaces de la part des anciens membres et à un manque d’alternatives économiques, ce qui complique leur départ. Pour les professionnels qui ont été interrogés, deux issues principales existent : assumer de nouvelles responsabilités, ou encore se lancer dans un projet professionnel concret. La spiritualité et la médiation communautaire apparaissent également comme des soutiens précieux pour commencer ce changement.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1343" data-end="1622"><strong>Propositions concrètes et engagement des jeunes</strong></h3>
<figure id="attachment_41811" aria-describedby="caption-attachment-41811" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41811 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41811" class="wp-caption-text">Visionnage du clip de rap positif  » Au Paradis »,  disponible sur la chaine Youtube d&rsquo;Apprentis d&rsquo;Auteuil Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lors du rendu de leurs recherches, le groupe a présenté plusieurs pistes concrètes pour réduire la violence et prévenir l’entrée dans les bandes. Les jeunes proposent notamment de sécuriser les trajets entre quartiers, de créer davantage d’espaces sportifs, artistiques et culturels. Ils insistent également sur le renforcement de la médiation avec les aînés et les leaders respectés tels que les imams, la régulation des clashs sur les réseaux sociaux, ainsi que la mise en place de formations, de chantiers éducatifs et de soutien scolaire. La simplification des démarches administratives pour les jeunes sans papiers figure aussi parmi leurs priorités. Pour les jeunes, cette expérience a permis d’apprendre à travailler en équipe, à mener des entretiens et à échanger avec d’autres personnes de leur âge et des professionnels. Elle a aussi renforcé leur confiance en eux et leur capacité à s&rsquo;exprimer en public. « <em>On a travaillé pendant un an, ce n’était pas facile, surtout après le cyclone Chido. Je suis fier d&rsquo;avoir participé et c’est moi-même qui a décidé de le faire</em> », partage Ourfane Houmadi, 22 ans participant à l&rsquo;enquête.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4354" data-end="4644">La restitution s’est conclue par la diffusion d’un clip de rap, sorti il y&rsquo;a deux ans sur Youtube, pour faire de la prévention spécialisée. Il est intitulé : « Au Paradis » et a été réalisé par les jeunes de l&rsquo;association d&rsquo;<em>Apprentis d&rsquo;Auteuil</em> Mayotte pour porter un message positif, en se servant d&rsquo;un moyen d&rsquo;expression habituellement utilisé par la jeunesse pour parler d&rsquo;actes de violence. Un moment d’échange avec le public a suivi, permettant d’approfondir les solutions proposées et de valoriser les pistes d’action identifiées par les jeunes eux-mêmes.</p>
<p data-start="4354" data-end="4644">Shanyce MATHIAS ALI</p>
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		<title>Délinquance en France : les crimes et délits en hausse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/30/delinquance-en-france-les-crimes-et-delits-en-hausse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 02:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de l'intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=37851</guid>

					<description><![CDATA[<p>D'après un rapport du ministère de l'Intérieur, les violences seraient en hausse sur le territoire national. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/30/delinquance-en-france-les-crimes-et-delits-en-hausse/">Délinquance en France : les crimes et délits en hausse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié son point à mi-année sur la délinquance en France, couvrant la période de juillet 2024 à juin 2025. Si le bilan national reste contrasté, certaines situations locales, comme à Mayotte, attirent une attention particulière. Depuis septembre 2025, l’île fait face à une recrudescence de violences, avec des attaques sur des bus scolaires et des agressions ciblées contre des civils et des infrastructures publiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une augmentation des violences contre les personnes</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="834" data-end="1212">Sur l’ensemble du territoire, les violences physiques et sexuelles enregistrées par les forces de sécurité progressent de manière significative. Le nombre d’homicides s’élève à 999, en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente, après un recul observé entre juillet 2023 et juin 2024 (-7 %). Les tentatives d’homicide augmentent quant à elles de 11 %, avec 4.579 victimes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1214" data-end="1649">Les violences intrafamiliales poursuivent leur progression (+4 %), bien qu’en ralentissement, tandis que les violences hors cadre familial augmentent légèrement (+2 %). Les violences sexuelles connaissent également une hausse (+10 %), incluant les viols et tentatives de viol en progression de 11 %. Le rapport rappelle que les victimes restent très peu identifiées dans les plaintes déposées, seulement 6 % selon l’enquête VRS 2022.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1651" data-end="2032">À Mayotte, cette augmentation nationale se traduit par des incidents particulièrement préoccupants. Récemment, des bus scolaires ont été attaqués à Majicavo Koropa, certains civils ont été agressés, et plusieurs incidents ont impliqué des jeunes armés, isolés ou en bandes. Ces violences locales illustrent un climat de tension qui dépasse le simple chiffre des statistiques nationales.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Vols et cambriolages : un contraste marqué</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2085" data-end="2481">Si les violences contre les personnes augmentent, certains indicateurs de délinquance contre les biens sont en recul. Les vols avec armes (-7 %), les vols violents sans arme (-6 %) et les vols sans violence contre des personnes (-1 %) diminuent sur les douze derniers mois. Les cambriolages de logements enregistrent également un recul de 4 %, après des hausses modestes les années précédentes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2483" data-end="2667">À l’inverse, certains vols liés aux véhicules progressent, avec une hausse de 13 % des vols d’accessoires sur véhicules. Les destructions et dégradations volontaires restent stables.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Stupéfiants et fraudes : des hausses soutenues</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3085" data-end="3386">La lutte contre les stupéfiants reste dynamique, avec une hausse des infractions sur le trafic (+14 %) et l’usage (+9 %), après un recul l’année précédente. Les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement progressent également (+3 %), poursuivant une tendance à la hausse depuis plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3693" data-end="4158">Le rapport du SSMSI dresse ainsi un tableau contrasté : une nette hausse des atteintes aux personnes, une baisse ou une stabilité des atteintes aux biens, et une attention particulière sur les infractions liées aux stupéfiants et aux fraudes. Pour Mayotte, le contexte des dernières semaines illustre que certains territoires peuvent connaître des dynamiques locales plus graves que les tendances nationales, nécessitant une vigilance et des mesures adaptées.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<item>
		<title>Délinquance : l&#8217;exemplarité prime malgré les zones d’ombre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/12/delinquance-lexemplarite-prime-malgre-les-zones-dombre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 02:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=34579</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 12 juin dernier, sur les hauteurs entre Majicavo et Kawéni quatre personnes sont agressées avec des jets de pierres et une arme à feu par des jeunes encagoulés. Ce lundi 11 août, l’un des agresseurs présumés était entendu à la barre du tribunal judiciaire de Mamoudzou. Questionné pendant plusieurs minutes, il nie en bloc. La scène, intervenue à l’abri des regards, les déclarations des victimes, non présentes à l’audience, pas toutes concordantes, l’affaire illustre les difficultés auxquelles fait face la justice.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/12/delinquance-lexemplarite-prime-malgre-les-zones-dombre/">Délinquance : l&rsquo;exemplarité prime malgré les zones d’ombre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Menottes aux poignets, vêtu d’un pantalon orange fluo et d’une veste de survêtement blanche, le prévenu, N., tout juste 18 ans, entre dans la salle d’audience, en traînant les pieds.</p>
<p style="text-align: justify;">Incarcéré depuis son interpellation le 25 juin dernier, le jeune homme est accusé d&rsquo;être l’un des agresseurs qui ont attaqué et tenté d’extorquer quatre individus se rendant de Majicavo Dubaï à Kawéni, le 12 juin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Jets de pierre et arme à feu</strong></h2>
<figure id="attachment_19111" aria-describedby="caption-attachment-19111" style="width: 239px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19111" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2-239x300.jpg" alt="" width="239" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2-239x300.jpg 239w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2-150x188.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2-300x376.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2.jpg 521w" sizes="auto, (max-width: 239px) 100vw, 239px" /><figcaption id="caption-attachment-19111" class="wp-caption-text">Les quatre victimes se sont retrouvées face à trois individus munis de pierres et d&rsquo;une arme à feu (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce jour-là, aux alentours de 9h30, après avoir fait des achats, une épouse, son mari et deux autres hommes rentrent chez eux en utilisant les sentiers de campagne sur les hauteurs, loin de la circulation. Peu avant d’arriver à Kawéni, ils tombent nez à nez face à trois hommes qui leur barrent la route. Selon les témoignages des victimes, recueillis par le commissariat de Mamoudzou, les jeunes encagoulés, munis de pierre et d’une arme à feu, tentent de leur voler leurs affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux hommes réussissent à prendre la fuite, mais la femme est atteinte au visage par une pierre. À terre, son sac est subtilisé par un des jeunes qui lui pointe une arme à feu sur le visage : le prévenu N.</p>
<p style="text-align: justify;">Très vite, l’incident attire les curieux, les agresseurs quittent les lieux en vitesse, tout comme les victimes. Blessée, la femme est conduite à l’hôpital de Mamoudzou.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de sa comparution immédiate, après son interpellation N. nie en bloc. Ce lundi, il maintient sa position. « <em>Je ne travaille pas, je n’appartiens pas à un gang, je n’ai jamais volé. Je ne comprends pas pourquoi je suis en garde à vue. Le 12 juin je ne suis pas sorti de chez moi »</em>, répond-t-il à la juge.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les 4 victimes interrogées, 1 seule, l&rsquo;homme dont l&rsquo;épouse a été blessée, reconnaît N. lorsque les gendarmes lui présentent une série de portraits. Pour être sûr de cette authentification, la victime est installée par les enquêteurs à l&rsquo;arrière d&rsquo;une voiture aux vitres teintées, puis amenée devant plusieurs individus, dont N., debout devant un mur blanc. Là encore, le jeune homme est désigné. La victime a indiqué connaître le prévenu, elle l&rsquo;a déjà vu à Majicavo et a reconnu son regard. Selon elle, N. avait enlevé sa cagoule au moment des faits. « <em>Les gens qui m’accusent doivent me confondre, je n’ai pas fait ça. Tous les jours il y a des gens agressés, ils peuvent me confondre », </em>remarque le prévenu, sûr de lui. « <em>Avec qui vous aurez-t-il confondu ? »</em>, questionne la juge.</p>
<p style="text-align: justify;">N. habite à Koungou avec sa mère et quelques autres membres de sa famille. Élève de terminal au LPO de Dzoumogné, son incarcération ne lui a pas permis de participer aux épreuves du bac, mais son parcours scolaire est entaché d’un important absentéisme. Jusqu&rsquo;à présent, il n&rsquo;était pas connu des services judiciaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis les faits, le principal plaignant a appelé la police pour les alerter sur les risques de représailles de la part de la famille du prévenu. Mais les victimes ne sont pas présentes ce lundi. Sans papiers, elles ont « <em>peur de se faire arrêter par la police aux frontières »</em>, indique la juge.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Dans ce dossier on est allé trop vite »</strong></h2>
<figure id="attachment_33611" aria-describedby="caption-attachment-33611" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33611" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Voitures-de-gendarmerie-devant-le-tribunal-de-Mamoudzou-1-1-300x183.jpg" alt="" width="300" height="183" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Voitures-de-gendarmerie-devant-le-tribunal-de-Mamoudzou-1-1-300x183.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Voitures-de-gendarmerie-devant-le-tribunal-de-Mamoudzou-1-1-150x92.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Voitures-de-gendarmerie-devant-le-tribunal-de-Mamoudzou-1-1.jpg 677w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33611" class="wp-caption-text">Seule une victime a reconnu le prévenu et aucune arme ni aucune affaire n&rsquo;ont été retrouvées chez lui. Les zones d&rsquo;ombre persistent, selon l&rsquo;avocat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un argument qui ne convient pas à l&rsquo;avocat de la défense. Ce dernier ajoute que les témoignages des victimes ne sont pas concordants. « <em>Dans ce dossier, on est allé trop vite. Sur quatre parties civiles, une le reconnaît sur son regard. On a tout sauf des certitudes »</em>, explique-t&rsquo;il. « <em>Par exemple, l&rsquo;épouse à une autre version que son mari. Elle parle d’une machette que son mari ne mentionne pas. Elle ne reconnaît pas N., mais deux autres personnes photographiées. Là aussi ça ne va pas ». </em>L&rsquo;avocat s&rsquo;attarde même sur la couleur du tee-shirt du prévenu, de couleur bleu ciel lors des faits selon l&rsquo;épouse, « <em>oui N. portait un tee-shirt bleu clair lors de son interpellation, mais il y a également un motif de cœur en grand sur la poitrine, et elle ne l&rsquo;a pas mentionné, or c&rsquo;est la première chose qu&rsquo;on observe »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au domicile de N. aucune arme à feu, ni aucun sac ne sont retrouvés. Faisant jouer le bénéfice du doute et l&rsquo;absence d&rsquo;éléments, l&rsquo;avocat plaide la relaxe, face à la représentante du procureur de la République qui demandait 18 mois d&#8217;emprisonnement, dont 6 mois avec sursis probatoire de 24 mois, une obligation d’indemniser les victimes, le maintien en détention et l&rsquo;interdiction de détenir et porter une arme pendant 5 ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>3 mois de prison ferme, « une chance mais pas deux »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;audience est levée en attente de la délibération. Avec un prévenu qui, malgré un alibi bancal, nie toutes implications et avec les témoignages des victimes pas forcément concordants, difficile d&rsquo;établir ce qui s&rsquo;est réellement passé le jeudi 12 juin au matin entre Majicavo et Kawéni.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une dizaine de minutes, N. est condamné pour les faits reprochés à 10 mois d’emprisonnement dont 7 mois avec sursis probatoire de 2 ans. Pendant les 2 ans de sursis probatoire, il a l’obligation générale et particulière de trouver un travail et une formation. « <em>Si tu ne suis pas ça sérieusement, c&rsquo;est la prison »</em>, précise la juge au jeune homme. « <em>À vous maintenant d’arrêter, vous êtes jeunes, prenez les choses en main. Vous avez commencé à prendre la voie de la délinquance c&rsquo;est un mauvais choix, à vous de revenir dans le droit chemin »</em>, continue la juge. « <em>On vous donne une chance, pas deux ! »</em>.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/12/delinquance-lexemplarite-prime-malgre-les-zones-dombre/">Délinquance : l&rsquo;exemplarité prime malgré les zones d’ombre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« L&#8217;âge de la folie », deux « jeunes délinquants » pris dans la spirale de la violence</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/lage-de-la-folie-deux-jeunes-delinquants-pris-dans-la-spirale-de-la-violence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 02:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Labattoir]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la nuit du 9 au 10 juillet 2021, à Labattoir, des violences, des vols, des tentatives de vol et des dégradations de biens ont été commis par une "bande de jeunes". Deux d’entre eux comparaissaient ce mardi 27 mai devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou. Déjà connus de la justice pour des faits remontant à 2019, leurs parcours illustrent la spirale de violence dans laquelle certains jeunes s’enfoncent, mais aussi l'inefficacité des sanctions censées leur faire prendre conscience de leurs actes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/28/lage-de-la-folie-deux-jeunes-delinquants-pris-dans-la-spirale-de-la-violence/">« L&rsquo;âge de la folie », deux « jeunes délinquants » pris dans la spirale de la violence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Vêtu d’un tee-shirt et d’un pantalon rouge vif, trois dreadlocks nouées sur la tête, D., attend qu’on lui retire ses menottes pour s’asseoir sur le banc des prévenus. Au même moment, la télévision du tribunal judiciaire s’allume et O., le second prévenu, apparaît à l’écran. Habillé d’un polo rayé noir et blanc, il assiste à l’audience depuis la prison du Port de La Réunion. Les deux jeunes hommes, la vingtaine, sont détenus respectivement depuis 2024 (à Majicavo) et 2022, suite à des condamnations dans d’autres affaires, et sont entendus ce mardi 27 mai pour violences, vols, tentatives de vols et dégradation du bien d’autrui, des faits qui se sont produits dans la nuit du 9 et 10 juillet 2021 à Labattoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les deux garçons connaissent la prison et la procédure, et les juges ne les impressionnent en aucun cas. Derrière l’écran, O. semble s’ennuyer et garde le silence la plupart de l’audience, D. est lui plus coopérant.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une nuit de violence à Labattoir</b></h2>
<figure id="attachment_18846" aria-describedby="caption-attachment-18846" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-18846" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-300x225.jpg" alt="violences" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CCAS-KOUNGOU-2.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-18846" class="wp-caption-text">Une dizaine de jeunes ont commis violences, vols, tentatives de vols et dégradations de biens (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Le 9 juillet 2021, à Labattoir en Petite-Terre, les deux prévenus passent la soirée avec d’autres amis. Imbibés d’alcool, les jeunes décident de voler une voiture, « pour faire un tour ». Tandis que D. et d’autres grimpent à bord du véhicule, certains caillassent les riverains alertés par la situation, ainsi que les gendarmes arrivés sur les lieux. Plusieurs maisons subissent des dommages. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les jeunes arrivent à s’enfuir, ceux dans la voiture, l’alcool dans le sang, provoquent un accident avec un véhicule sur le bas-côté. La poursuite continue du côté du marché, où, le gardien de nuit, en voyant une trentaine de jeunes, « </span><i><span style="font-weight: 400;">armés de barres de fer, de machettes et de couteaux »</span></i><span style="font-weight: 400;">, selon son témoignage, prend la fuite. Effrayé, il en oublie son téléphone et une enceinte qui seront volés par le groupe. Les « </span><span style="font-weight: 400;">dakous</span><i><span style="font-weight: 400;">« </span></i><span style="font-weight: 400;"> s’en prennent ensuite à une bijouterie adjacente, qu’ils cambriolent sans hésiter. Lorsque les gendarmes arrivent, ils utilisent leurs lanceurs de balles de défense, mais les jeunes répliquent avec des pierres. Déjà interrogés le 3 mars 2022 par le juge d’instruction, les deux prévenus reconnaissent toujours leur participation aux faits.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Mais pour D., les infractions ne s’arrêtent pas là. Le 11 juillet, dans la rue, il agresse à la machette et avec des pierres, deux personnes qui ont refusé de lui donner une cigarette. Deux jours plus tard, avec une dizaine d’autres jeunes, il tente de voler un scooter, mais le groupe se décide finalement à voler la pizza que portait l&rsquo;un des conducteurs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Après ces épisodes de violences, la gendarmerie interroge les riverains qui désignent les jeunes sur des planches photographiques. Petit à petit, les membres de la bande sont démasqués. Des prélèvements biologiques sur la porte d’une maison endommagée permettront aux enquêteurs de connaître précisément les jeunes, qui, comme mentionné précédemment, sont déjà connus des services de la gendarmerie, et les interpellations débutent.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>« L’âge de la folie il dure combien de temps ? »</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Comment expliquez-vous que vous avez recommencé, vous étiez déjà accompagné par le juge des enfants depuis 2019 ? »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> demande la procureure Clélia Marbouty, à D., qui précise qu&rsquo;au moment des faits le jeune homme a déjà été condamné, incarcéré et placé sous contrôle judiciaire.</span></p>
<figure id="attachment_4039" aria-describedby="caption-attachment-4039" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4039" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-300x186.jpg" alt="Surpopulation carcérale à la prison de Majicavo" width="300" height="186" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-300x186.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-150x93.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules-696x432.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Prison-Majicavo-cellules.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-4039" class="wp-caption-text">La prison n&rsquo;a pas empêché les deux prévenus de retomber dans la délinquance</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">La vie était difficile, à cette époque j’avais des amis enfermés et après être arrivés sur des kwassas, on ne faisait que boire »</span></i><span style="font-weight: 400;">, raconte D. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Je pensais qu’à la sortie de la prison j’arrêterai les bêtises, mais je suis retourné voir ceux que je n’aurais pas dû revoir. Je n&rsquo;arrivais plus à vivre avec eux, je me voyais boire sans arrêt »</span></i><span style="font-weight: 400;">, regrette le prévenu devant les juges. « </span><i><span style="font-weight: 400;">C’est l’âge de la folie, on fait des choses dont on n&rsquo;a pas conscience »</span></i><span style="font-weight: 400;">, continue D., père de deux enfants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">L’âge de la folie, il dure combien de temps ? Dès que vous êtes dehors ça recommence, il y a une absence totale de prise de conscience, alors on doit attendre combien de temps ? »</span></i><span style="font-weight: 400;">, interpelle la procureure, sans réponses. Dans ses réquisitions, elle demande la condamnation de D. à 30 mois de prison et de O. à 24 mois d’emprisonnement, avec mandats de dépôt. Le tout assorti d’une interdiction de port d&rsquo;armes pendant 3 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’avocat qui défend O., indique qu’il suit une formation de carreleur, insistant sur le fait qu’un jour il va sortir et devoir travailler. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Même si son dossier n’est pas fameux, il n’est pas méchant lorsqu’il ne boit pas. C’était un jeune scolarisé, il avait fait une demande de titre de séjour qu’il n’a pu récupérer car il était en détention. Ce n’est pas un grand délinquant »</span></i><span style="font-weight: 400;">, ajoute l’avocat, préconisant une peine de sursis pour ne pas empirer la situation du prévenu.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La nécessité de provoquer une prise de conscience</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">J’ai une famille qui m’attend dehors, dont un enfant que je n’ai pas encore pu voir. En prison quand on ne peut pas être avec nos proches, c&rsquo;est là qu’on comprend »</span></i><span style="font-weight: 400;">, confie D. qui avait pour projet de suivre une formation maritime, « </span><i><span style="font-weight: 400;">depuis que je suis incarcéré j’ai arrêté de fumer et de boire. J&rsquo;ai déjà d’autres dossiers, 3 ans c’est beaucoup, c’est difficile ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Après délibération, les juges ont suivi les réquisitions du ministère public. Soit 30 mois de prison pour D., et 24 mois pour O. Les deux condamnés ont 10 jours pour faire appel.</span></p>
<figure id="attachment_24125" aria-describedby="caption-attachment-24125" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24125" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-300x200.jpg" alt="Dembéni, Iloni, affrontements, jeunes, peur, violences" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Iloni-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24125" class="wp-caption-text">Des voitures calcinées suite aux affrontements entres bandes rivales à Iloni (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Si D. semble avoir pris conscience de la gravité de ces actes, O. est moins explicite. Et si ces deux jeunes peuvent désormais y réfléchir en prison les prochaines années, la justice doit également tirer les conséquences de ces témoignages pour éviter de tomber dans la « </span><i><span style="font-weight: 400;">banalisation »</span></i><span style="font-weight: 400;"> des violences. Au-delà de se demander à partir de quand ces jeunes se rendent compte de leurs actes, la question est surtout de savoir que faut-il faire en amont pour provoquer plus efficacement cette prise de conscience ? L&rsquo;enjeux étant de prévenir les infractions, cela ne peut être laissé au seul hasard de l&rsquo;évolution personnelle de chacun, qu&rsquo;il soit déjà incarcéré ou non.</span></p>
<p>Victor Diwisch</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un jeune mineur placé en détention suite à l’agression d’un gendarme et d’un automobiliste</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/25/un-jeune-mineur-place-en-detention-suite-a-lagression-dun-gendarme-et-dun-automobiliste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 07:40:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 10 avril dernier, en soirée, un barrage sauvage a été érigé par plusieurs individus, sur la route nationale 2, aux abords du village d&#8217;Ongoujou. Un gendarme a été violemment agressé par un groupe composé de six à huit individus, visages dissimulés et porteurs de machettes, couteaux, pierres et bâtons. Suite à cette agression, le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p style="text-align: justify;">Le 10 avril dernier, en soirée, un barrage sauvage a été érigé par plusieurs individus, sur la route nationale 2, aux abords du village d&rsquo;Ongoujou. Un gendarme a été violemment agressé par un groupe composé de six à huit individus, visages dissimulés et porteurs de machettes, couteaux, pierres et bâtons. Suite à cette agression, le militaire s’est vu délivrer une incapacité totale de travail de 30 jours.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Par ailleurs, un automobiliste était également victime d’une agression sauvage, au même endroit et par les mêmes individus, après que ces derniers lui aient jeté des pierres sur son véhicule, l’obligeant à le stopper et permettant aux agresseurs de s’en prendre à lui pour y dérober son portefeuille, téléphone et ordinateur portables, des vêtements et du parfum. Il s’est vu délivrer une incapacité totale de travail de 2 jours.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Aussi, sous la direction du procureur de la République, la Section de recherches de la gendarmerie nationale a interpellé, le 22 avril, un mineur âgé de 17 ans, inconnu de la justice, résidant sur la commune de Dembéni. Ce dernier a été placé en garde à vue où il a nié les faits, en dépit des éléments d’identification qui étaient retenus contre lui.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Hier, jeudi 24 avril, il a été présenté devant un juge d’instruction qui l’a mis en examen du chef de tentative de meurtre et placé en détention provisoire.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;">Le parquet rappelle que la fermeté sera appliquée à l’encontre de toute personne qui déciderait de se comporter sur la voie publique par la violence, dont l’une des conséquences directes, en cas d’identification, serait de solliciter son placement en prison, outre sa condamnation en cas de culpabilité déclarée.</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/25/un-jeune-mineur-place-en-detention-suite-a-lagression-dun-gendarme-et-dun-automobiliste/">Un jeune mineur placé en détention suite à l’agression d’un gendarme et d’un automobiliste</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le préfet de Mayotte interdit la vente et le port de chombo</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/03/le-prefet-de-mayotte-interdit-la-vente-et-le-port-de-chombo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 06:41:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[chombo]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[préfet de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à de nombreux troubles à l’ordre public ces dernières semaines avec notamment l’emploi de « chombo » (le 11 janvier 2025 à Passamainty où un jeune homme a été retrouvé sans vie, dans un parc, présentant un coup à la tête et des coups de machette sur les jambes ; le 14 janvier 2025 à Tsoundzou [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/03/le-prefet-de-mayotte-interdit-la-vente-et-le-port-de-chombo/">Le préfet de Mayotte interdit la vente et le port de chombo</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Suite à de nombreux troubles à l’ordre public ces dernières semaines avec notamment l’emploi de « chombo » (le 11 janvier 2025 à Passamainty où un jeune homme a été retrouvé sans vie, dans un parc, présentant un coup à la tête et des coups de machette sur les jambes ; le 14 janvier 2025 à Tsoundzou 1, où a eu lieu un épisode de violences urbaines ; ou encore le 19 mars dernier, sur les secteurs de Passamainty et Tsoundzou, les forces de l&rsquo;ordre ont procédé à l&rsquo;interpellation d&rsquo;un groupe de délinquants cagoulés et armés de machettes, pierres et barres de fer…).</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le préfet de Mayotte a donc décidé <em>« d&rsquo;interdire temporairement sur le territoire la vente, le port, le transport et l&rsquo;utilisation des machettes et objets assimilés aux personnes sauf motif légitime tenant à un usage dûment justifié »</em>, et ce à compter de ce mardi 1<sup>er</sup> avril et jusqu&rsquo;au vendredi 31 octobre 2025 inclus.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les contrevenants risquent <strong>une peine d&rsquo;un an d&#8217;emprisonnement et de 15.000 euros d&rsquo;amende</strong>. En outre ces peines peuvent monter à <strong>deux ans d&#8217;emprisonnement et 30.000 euros d&rsquo;amende</strong> si le transport de ces armes est effectué par au moins deux personnes ou si deux personnes au moins sont trouvées ensemble porteuses de ces armes.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Par ailleurs, les lieux de vente devront s&rsquo;assurer du respect de cette prescription, notamment en opposant de manière visible et lisible le présent arrêté, au format minimal A4. En cas de manquement à la réglementation portant atteinte à l&rsquo;ordre public par un lieu de vente, le préfet de Mayotte peut ordonner la fermeture administrative de l&rsquo;établissement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/03/le-prefet-de-mayotte-interdit-la-vente-et-le-port-de-chombo/">Le préfet de Mayotte interdit la vente et le port de chombo</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Géographie de la délinquance communale en 2024</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/geographie-de-la-delinquance-communale-en-2024/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 01:15:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2024, la délinquance commise à l’échelle communale a été concentrée dans un nombre limité de communes. En effet, 1 % des communes les plus touchées (environ 350 communes) concentrent entre 41 % des cambriolages de logement et jusqu’à 82 % des vols violents sans arme.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/geographie-de-la-delinquance-communale-en-2024/">Géographie de la délinquance communale en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En 2024, les données communales mises à disposition couvrent les communes de France métropolitaine et des départements et régions d’Outre-mer (DROM), ainsi que les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-25529" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance-300x300.jpg" alt="" width="196" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 196px) 100vw, 196px" /></a>En fonction de la catégorie d’atteinte (coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus dans le cadre familial, violences sexuelles, vols avec armes, cambriolages de logement, vols de véhicules, etc.), le nombre de faits enregistrés par les services varie fortement. Ainsi, les destructions et dégradations volontaires et les vols sans violence contre des personnes sont respectivement 61 et 70 fois plus nombreux que les vols avec armes.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Les plus grandes communes concentrent la délinquance</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft wp-image-25530 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance2-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance2-300x168.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance2-768x429.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance2-696x389.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance2.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>A la lecture des résultats, on constate que la délinquance enregistrée est concentrée dans les plus grandes communes. Et qu’à l’inverse, aucun fait n’est enregistré en moyenne en 2024 dans 59 % des communes : de 23 % pour les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement à 95 % pour les vols avec armes. En comparaison, les communes les moins concernées par la délinquance concentrent une part de faits de délinquance au plus égale à 14 % dans le cas des escroqueries et fraudes aux moyens de paiement.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En outre, la part des communes n’enregistrant aucun fait de délinquance a peu évolué depuis 2016 selon le Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure (SSMSI)</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>Les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement se font également dans les petites communes</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En 2024, les services de police et de gendarmerie nationales ont enregistré en moyenne 6 escroqueries et fraudes aux moyens de paiement pour 1.000 habitants. Ce taux est supérieur à 7,1 pour 1.000 habitants dans 61 aires d’attraction des villes comptant de 1.570 à plus de 13 millions d’habitants, soit l’aire d’attraction de la ville de Paris…</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-25531 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance3-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance3-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance3-768x510.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance3-696x462.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/delinquance3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>Parmi les dix aires d’attraction les plus peuplées, seules celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence enregistrent un taux supérieur à 7,1 ‰ ; celle de Lyon est la plus affectée par le phénomène (7,4 ‰). À l’inverse, dans 87 aires d’attraction des villes, les services de police et de gendarmerie nationales ont enregistré moins de 3,9 escroqueries pour 1.000 habitants. Il s’agit d’aires d’attraction des villes comprenant jusqu’à 60.000 habitants, en dehors de celle d’Ajaccio (plus de 120.000 habitants) et de celles situées en Outremer (Saint-Denis, Saint-Pierre – Le Tampon et Saint-Paul à La Réunion, ou encore <strong>Mamoudzou à Mayotte</strong>, Cayenne en Guyane). <strong>Les habitants des départements et régions d’Outre-mer sont ainsi moins touchés par ce type d’atteinte.</strong></p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Entre 2016 et 2024, le nombre de victimes d’escroqueries et fraudes aux moyens de paiement enregistrées a fortement augmenté (+64 %), notamment en lien avec le développement de ces infractions sur internet.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Toujours selon le SSMSI, <em>« un tiers des victimes d’escroqueries et fraudes aux moyens de paiement résident dans des communes de moins de 5.000 habitants, et un quart dans les communes rurales »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">En effet, le nombre de victimes d’escroqueries et fraudes aux moyens de paiement varie de 4,8 à 7,1 entre les communes les plus rurales et les grands centres urbains. Les communes rurales (bourgs ruraux et rural à l’habitat dispersé ou très dispersé) concentrent quant à elles 27 % des victimes enregistrées par la police et la gendarmerie nationales.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/01/geographie-de-la-delinquance-communale-en-2024/">Géographie de la délinquance communale en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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