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	<title>Archives des Délinquance - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Délinquance - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 02:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Agression]]></category>
		<category><![CDATA[Comparutions immédiates]]></category>
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		<category><![CDATA[Tribunal judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un gendarme et un agent hospitalier racontent deux agressions en série dont ils ont été victimes, survenues dans la nuit du 21 juin 2026 en Petite-Terre. Face à eux, un jeune homme agité nie en bloc et conteste une identification centrale. Le tribunal doit trancher entre récits fragmentés et certitudes judiciaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/">« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la salle B du tribunal judiciaire de Mamoudzou, l’audience de comparutions immédiates s’installe dans une concentration presque immédiate. Les bancs sont presque pleins, les regards circulent, le public regarde silencieusement en direction du tribunal.</p>
<figure id="attachment_54620" aria-describedby="caption-attachment-54620" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-54620" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-225x300.jpg" alt="Mayotte, tribunal judiciaire," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-500x667.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-800x1067.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1280x1707.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_6800-1320x1760.jpg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54620" class="wp-caption-text">De nombreuses affaires ont été jugées en comparution immédiate lundi 29 juin 2026 au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le banc des prévenus, un jeune d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années, Djadid D., est installé, mais rarement immobile. Il se retourne sans cesse, cherche sa mère du regard qui est assise dans la salle, lui adresse parfois un sourire, puis revient vers son avocat. Une agitation continue, presque nerveuse, qui tranche avec la rigidité attendue de l’audience.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente, Alexandra Nicolay, tente de dérouler les faits. Mais très vite, le prévenu interrompt, devance, coupe. Le ton monte sans exploser. <em>« Moi, madame ce que je veux savoir&#8230; »</em>, lance-t-il. Réponse immédiate : <em>« Je n’ai pas fini de dire ce qu’on vous reproche ! ». </em>Mais il insiste encore quelques minutes après. <em>« Voulez-vous être&#8230;? »</em>, entonne la présidente.<em> « Je veux être jugé maintenant ! »</em>, coupe brièvement le prévenu.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le rond-point du Mékong ou une nuit qui se répète à l’identique</b></h2>
<figure id="attachment_27887" aria-describedby="caption-attachment-27887" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-27887" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-300x200.jpg" alt="Interco' Outre-mer, intercommunalités, Chido, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Lyliane-6.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-27887" class="wp-caption-text">Le jeune prévenu réside chez sa mère dans le quartier de la Vigie en Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les faits remontent au soir de la fête de la musique, le 21 juin dernier, en Petite-Terre. Deux agressions rapprochées ont été commises dans la même nuit, avec un même mode opératoire selon l’accusation, mais racontées à travers deux récits distincts.</p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: justify;" data-start="0" data-end="294">La première victime à la barre, Maxime B., est un gendarme mobile, en mission de renfort à Mayotte depuis le 5 mai. Cette nuit-là, il rentre à sa caserne après avoir surveillé un restaurant. Alors qu’il se trouve à proximité de l’entrée, son retour est interrompu net.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="296" data-end="785">Il décrit l’arrivée soudaine d’un groupe, puis très vite cette impression d’être encerclé sans avoir le temps de réagir. Un jeune homme se distingue alors, porteur d’un long couteau de cuisine. Autour du gendarme, les silhouettes s&rsquo;agitent. Le gendarme explique que ses agresseurs lui fouillent ses poches et ses effets personnels disparaissent — un briquet, des cigarettes, son téléphone, en le menaçant avec la lame du couteau, maintenue près du visage. Le gendarme précise qu’il s’en sort indemne physiquement. Mais surtout, au moment des faits, il fixe et se concentre sur le visage de celui qu’il décrit comme son agresseur. Il explique avoir cherché à mémoriser ses traits dans l’instant, malgré la pression de la scène.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis ses agresseurs s&rsquo;éloignent dans une autre direction. Quelques minutes plus tard, c’est Ali K. qui est victime à son tour. Lui aussi présent, à la barre du tribunal, explique qu’il s’apprêtait à passer la nuit chez lui avec ce qu’il décrit comme sa <em>« conquête du soir »</em> lorsqu’il est à son tour pris pour cible à proximité de son domicile. La scène, selon lui, est rapide. Un groupe l’entoure. Sa copine est menacée, couteau sous la gorge. La pression est immédiate.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant le tribunal, il témoigne : <em>« J’étais entouré avec six ou sept personnes avec des machettes, c’est la première fois que ça m&rsquo;arrive (&#8230;) ils étaient tous cagoulés, j’étais stressé, je leur ai dit prenez tout ce que vous avez à prendre, ma copine elle a failli faire une crise cardiaque, j’ai eu peur pour elle »</em>. Il précise ne pas avoir pu identifier les auteurs, en raison des cagoules et des conditions de l’agression.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un prévenu qui nie et se contredit </strong></h2>
<figure id="attachment_17618" aria-describedby="caption-attachment-17618" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-17618" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Gendarmerie.jpg 750w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17618" class="wp-caption-text">La veille de ces deux agressions, le jeune homme était entendu par les gendarmes pour une autre affaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le banc, Djadid D. ne tient pas en place. Il se retourne souvent, fait des mouvements de bras, regarde tout autour de lui. Puis il se penche vers le public, revient dans l’audience, repart aussitôt. Une présence instable, qui tranche avec le rythme cadré des échanges.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand les faits sont rappelés : vols aggravés, violences en réunion, usage d’une arme, récidive, il coupe immédiatement.<em> « Non il ment, je ne suis pas un voleur, je suis connu pour avoir des couteaux, mais je ne suis pas un voleur »</em>, dit-il en s&rsquo;adressant au gendarme victime.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente tente de garder le fil. Elle revient sur les contradictions, notamment sur sa version de la rencontre avec le gendarme. Le prévenu nie, ajuste, puis revient sur une autre explication :<em> « Je l’ai vu une seule fois, j’étais en train de fumer et il m’a contrôlé »</em>, avant de s&rsquo;exclamer dans une colère.<em> « En France, ça se passe comme ça, y’a pas besoin de preuve, on dit c’est lui, vous nous prenez pour des chiens, et on va à Majikavo ! ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La phrase traverse la salle. Elle suspend un instant l’échange, sans pour autant l’interrompre. La présidente recadre :<em> « Vous avez dit au début que vous ne l’avez pas vu </em>(ndlr : le gendarme victime)<em>, et finalement vous avez dit que vous l’aviez vu ».</em> Mais le prévenu continue de bouger, de commenter, de répondre avant même la fin des questions.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand il évoque sa situation personnelle, le ton change encore, sans transition : <em>« Je vis chez ma mère, je fais des stages chez Carrefour pour trois mois (…) j’ai déposé mon CV à la mairie mais on m’a même pas répondu ».</em> Puis, dans le même mouvement : <em>« Si on m’appelle pas (…) je vais vendre de la drogue ». </em>La présidente conclut ce passage sans insister :<em> « On vous remercie pour votre sincérité ». </em></p>
<h2 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" style="text-align: center;" data-section-id="1u13o53" data-start="1905" data-end="1969"><strong>Reconnaître dans la nuit : une certitude au centre du dossier</strong></h2>
<figure id="attachment_20965" aria-describedby="caption-attachment-20965" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20965" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-300x181.jpg" alt="Gendarmerie, Mayotte" width="300" height="181" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-300x181.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-150x91.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie-696x420.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Jeunes-cagoulés-©gendarmerie.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20965" class="wp-caption-text">À Mayotte, le port de cagoules par certains jeunes délinquants complique à la fois l’identification des auteurs par les enquêteurs et la reconnaissance des agresseurs par les victimes. Photographie d&rsquo;illustration / Gendarmerie de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1971" data-end="2083">Au cœur du procès, une question simple structure tout le reste : qui a été reconnu, et dans quelles conditions ? Le gendarme victime de cette agression affirme avoir formellement identifié le prévenu malgré son visage à moitié dissimulé. Il explique avoir fixé certains détails au moment de l’agression, dans un temps très court, en concentrant son attention sur un visage. <em>« Je me suis concentré pour mémoriser son visage »</em>, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2349" data-end="2488">Il évoque des repères précis : le regard, le front, le nez. Une mémoire construite dans l’urgence, mais qu’il assume pleinement à la barre. Un élément renforce encore son témoignage : il affirme avoir interpellé le même jeune homme la veille des faits. Une proximité temporelle qui, selon l’accusation, donne du poids à la reconnaissance.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2690" data-end="2838">En face, la défense insiste sur la fragilité de ce type d’identification dans un contexte nocturne, avec plusieurs agresseurs et une forte pression. <em>« Dire c’est lui ce n’est pas suffisant (&#8230;) on ne peut pas transformer une impression en preuve, sinon on ne juge plus des faits, on juge des sensations (&#8230;) si une personne est en stress aigu comment peut-elle reconnaître précisément son agresseur ? »</em>, interroge l&rsquo;avocat en soulignant également qu’aucun objet volé n’a été retrouvé et qu’aucun élément matériel ne viendrait corroborer ces déclarations.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2690" data-end="2838"><strong>Le parquet plaide coupable </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le parquet, représenté par Lucile Eder, estime que les éléments du dossier convergent vers la culpabilité du prévenu malgré ses contestations. Elle souligne le contexte des faits et la situation des victimes, notamment du gendarme venu en mission sur l&rsquo;île. <em>« Il est détestable de se retrouver devant votre juridiction en tant que partie civile surtout quand on vient en mission de maintien de l’ordre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la magistrate, la reconnaissance effectuée par l’une des victimes reste déterminante, même en contexte nocturne : <em>« Lorsqu’on reconnaît quelqu’un qui nous a agressé, on reconnaît le visage, le ton, le son de la voix ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle insiste également sur la cohérence des éléments entre les deux scènes et sur le passé judiciaire du prévenu en état de récidive légale. Le parquet a requis en conséquence quatre ans d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec une obligation de soins, une interdiction de port d’arme et interdiction de contact avec les victimes, estimant que la gravité des faits tient notamment à <em>« l’usage d’une arme »</em> et à leurs conséquences pour les parties civiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir délibéré, le tribunal a retenu la culpabilité du prévenu et prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement, mettant un terme à une audience tendue où les versions se sont affrontées jusqu’au bout.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/vous-nous-prenez-pour-des-chiens-dans-la-salle-b-du-tribunal-un-proces-sous-tension/">« Vous nous prenez pour des chiens ! » : dans la salle B du tribunal, un procès sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un bus de la 3CO caillassé à Ouangani lundi soir</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/un-bus-de-la-3co-caillasse-a-ouangani-lundi-soir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 08:26:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Faits divers]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un bus de la Communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) a été caillassé lundi 8 juin au soir près du centre médical d’Ouangani, sans bilan de blessés connu et dans des circonstances encore indéterminées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/un-bus-de-la-3co-caillasse-a-ouangani-lundi-soir/">Un bus de la 3CO caillassé à Ouangani lundi soir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un bus exploité par la Communauté de Communes du Centre-Ouest (3CO), l&rsquo;intercommunalité en charge notamment des mobilités dans plusieurs communes du centre-ouest de Mayotte, a été la cible d&rsquo;un caillassage lundi 8 juin au soir à proximité du centre médical d’Ouangani.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Selon les premières informations, les faits se sont produits vers 21h00. D&rsquo;après nos infirmations, des individus auraient lancé des pierres sur le véhicule alors qu&rsquo;il circulait près du centre médical de la commune. Les circonstances exactes de l’incident restent encore à établir, la Communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) n’ayant pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/09/un-bus-de-la-3co-caillasse-a-ouangani-lundi-soir/">Un bus de la 3CO caillassé à Ouangani lundi soir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 02:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Élèves pairs]]></category>
		<category><![CDATA[gendarmerie de mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rectorat de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52772</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que le lycée de Tsararano a été le théâtre d'épisodes de violence mercredi 3 et jeudi 4 juin 2026, un dispositif poursuit son déploiement dans plusieurs établissements du territoire. Formés par la gendarmerie, les "élèves pairs" tentent d'agir en amont des conflits. Une initiative saluée par les acteurs de terrain, mais confrontée à une réalité qui dépasse souvent le cadre scolaire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/">À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les images des 3 et 4 juin au lycée de Tsararano, puis au lycée de Pamandzi, et au lycée de Kahani, ont une nouvelle fois rappelé la fragilité du climat scolaire dans de nombreux établissements de l&rsquo;île. Intrusions de jeunes extérieurs, affrontements, mouvements de panique et intervention des forces de l&rsquo;ordre : en l&rsquo;espace de deux jours, le lycée de Tsararano, pourtant réputé pour ses filières d&rsquo;excellence académique, s&rsquo;est retrouvé au cœur de séquences de violences qui ne sont malheureusement plus exceptionnelles à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, au même moment, un autre travail se poursuit dans l&rsquo;ombre. Un travail moins spectaculaire que les opérations de maintien de l&rsquo;ordre, moins visible que les déploiements de gendarmes, mais qui vise le même objectif : empêcher que les violences ne prennent racine. Depuis 2018, des dizaines puis des centaines de lycéens mahorais sont formés pour devenir des « élèves pairs ». Leur mission : écouter, repérer, orienter et alerter. Une initiative née d&rsquo;une demande des élèves eux-mêmes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une idée venue des lycéens eux-mêmes </b></h2>
<figure id="attachment_50276" aria-describedby="caption-attachment-50276" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50276" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-300x200.jpg" alt="Mayotte, lycée des lumières," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/IMG_1828-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-50276" class="wp-caption-text">À Mayotte, le dispositif des « élèves pairs », est venu des élèves eux-mêmes, qui voulaient se rendre acteurs de leur propre sécurité.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;histoire du dispositif commence au mois de décembre, en 2017. À l&rsquo;occasion d&rsquo;un Conseil académique de la vie lycéenne, les représentants des élèves du lycée Gustave-Eiffel de Kahani interpellent les autorités éducatives. Quotidiennement, confrontés à des violences régulières dans et aux abords de leur établissement scolaire, ils souhaitent alors devenir <em>« des acteurs responsables de leur propre sécurité au sein de leur milieu scolaire ».</em> La proposition trouve rapidement un écho favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la Maison de Protection des Familles (MPF) de la gendarmerie de Mayotte, le dispositif s&rsquo;inspire d&rsquo;une expérimentation menée dès 2014 en Guyane et aux Antilles dans le cadre du projet EVIDENCE, destiné à lutter contre les violences et les incivilités en milieu scolaire. À Mayotte, l&rsquo;expérience débute alors en 2018 au lycée polyvalent Gustave Eiffel de Kahani et au lycée polyvalent de la Cité du Nord.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Huit ans plus tard, le programme a pris de l&rsquo;ampleur. Pour l&rsquo;année scolaire 2025-2026, sept lycées y participent : Bandrélé, la Cité du Nord, Sada, Dzoumogné, Gustave-Eiffel de Kahani, Thani-Malandi de Chirongui, et Tsararano de Dembéni. Au total, près de 200 « élèves pairs » ont été formés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Savoir écouter avant que la violence n&rsquo;éclate</b></h2>
<figure id="attachment_52747" aria-describedby="caption-attachment-52747" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52747" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-300x200.jpg" alt="Mayotte, Lycée de Petite-Terre, lycée de Pamandzi, établissement scolaire, violences," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Lycee-de-PT.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52747" class="wp-caption-text">La MPF de la gendarmerie peut intervenir dans les établissements scolaires pour soutenir des actions de prévention, en lien avec des dispositifs « d’élèves pairs » visant à favoriser la lutte contre les violences.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais leur rôle est souvent mal compris. Les « élèves pairs » ne sont ni des surveillants, ni des auxiliaires de police, ni des médiateurs chargés d&rsquo;intervenir en cas d’affrontements.<span class="Apple-converted-space">  </span>Ils représentent avant tout un réseau de « jeunes de confiance » au sein des établissements.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Leur mission consiste à servir de <em>« relais de communication entre les élèves, les professeurs et l&rsquo;équipe pédagogique »</em>, explique la gendarmerie de Mayotte à notre rédaction. Ils peuvent accompagner un camarade qui n&rsquo;ose pas parler à un adulte, identifier un élève en souffrance ou signaler des situations préoccupantes. Car les violences scolaires ne surgissent que rarement sans signes avant-coureurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Un élève victime de harcèlement, un adolescent menacé, un conflit entre groupes qui s&rsquo;envenime ou encore une situation familiale difficile sont autant de signaux faibles que les adultes ne perçoivent pas toujours immédiatement. Les élèves, eux, peuvent plus facilement les voir.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>En cas de tension ou de conflit, c&rsquo;est d&rsquo;alerter immédiatement un adulte de l&rsquo;établissement »</em>, précise toutefois l&rsquo;adjudant-chef Issoufa Amir Dine, commandant de la Maison de Protection des Familles (MPF). <span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">La distinction est donc nette. Les élèves pairs ne remplacent jamais les personnels éducatifs ou les forces de sécurité. Pour exercer cette mission, les volontaires sont sélectionnés après des entretiens destinés à évaluer leurs capacités d&rsquo;écoute et leur aptitude à la médiation. Ils suivent ensuite une formation de dix heures assurée par les militaires de la MPF. Le programme aborde notamment le droit des mineurs, les conduites addictives, les différentes formes de violences, le racket, les vols, les dangers d&rsquo;internet ainsi que les techniques d&rsquo;écoute et les réflexes à adopter face à une situation préoccupante.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une réponse utile, mais pas suffisante</b></h2>
<figure id="attachment_21820" aria-describedby="caption-attachment-21820" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21820" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, lycée de Tsararano, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_2625-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21820" class="wp-caption-text">Malgré la présence « d&rsquo;élèves pairs », le lycée de Tsararano a été le théâtre d&rsquo;affrontements importants entre jeunes, à l&rsquo;intérieur et à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;établissement, mercredi 3 et jeudi 4 juin 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour la gendarmerie de Mayotte, les résultats sont encourageants. Selon les retours recueillis sur le terrain, le dispositif aurait contribué à réduire certains faits de violence dans et aux abords des établissements concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les événements récents survenus au lycée de Tsararano, notamment, montrent aussi les limites de l&rsquo;exercice. Car une partie des violences qui frappent les établissements scolaires mahorais trouve son origine en dehors de l&rsquo;école. Les rivalités entre quartiers ou villages, les tensions entre groupes de jeunes, les phénomènes de bandes ou encore l&rsquo;insécurité qui touche certaines zones du territoire traversent régulièrement les grilles des établissements.</p>
<p style="text-align: justify;">Les « élèves pairs » peuvent contribuer à désamorcer certaines situations, détecter des fragilités ou faciliter la circulation de l&rsquo;information. Mais ils ne peuvent en revanche empêcher à eux seuls l&rsquo;intrusion de groupes extérieurs ou mettre fin à des conflits dont les racines dépassent largement le cadre scolaire.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Le constat vaut également pour les dispositifs sécuritaires. Lancée le 7 avril dernier, l&rsquo;opération « Kingia » a mobilisé pendant deux mois d&rsquo;importants moyens de l&rsquo;État afin de lutter contre l’immigration clandestine, la délinquance et l’habitat insalubre. Les violences survenues cette semaine à Tsararano rappellent qu&rsquo;aucune réponse unique, en l’occurence sécuritaire, ni circonscrite à une période de deux mois, ne peut régler un problème aussi complexe socialement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans un contexte où les violences scolaires occupent régulièrement l&rsquo;actualité, l&rsquo;existence même des « élèves pairs » apporte un signal différent : celui d&rsquo;une jeunesse qui ne se résigne pas à subir et qui cherche, à son échelle, à devenir actrice sociale de l&rsquo;apaisement de son propre environnement.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/08/a-mayotte-les-eleves-pairs-face-a-une-violence-qui-deborde-les-grilles-des-lycees/">À Mayotte, les « élèves pairs » face à une violence qui déborde les grilles des lycées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[ACTUALISÉ] Le lycée de Tsararano est en cours d&#8217;évacuation sous contrôle de la gendarmerie</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 09:07:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Caillassage]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Intrusion]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée de Tsararano]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52623</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plusieurs incidents de délinquance ont éclaté ce jeudi 4 juin matin, dans le secteur de Tsararano, dans la commune de Dembéni, mobilisant gendarmes et secours sur différents points.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">[ACTUALISÉ] Le lycée de Tsararano est en cours d&rsquo;évacuation sous contrôle de la gendarmerie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jeudi 4 juin en milieu de matinée, des violences ont éclaté au lycée de Tsararano, dans la commune de Dembéni, entraînant une intervention de la gendarmerie et le confinement de l’établissement avant la mise en place d’une évacuation progressive des élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les autorités, huit jeunes ont été interpellés au cours des opérations de sécurisation. Par ailleurs, quatre auteurs présumés de violences, tous lycéens originaires de Tsoundzou et de Tsararano, sont actuellement en audition, précise la gendarmerie.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan sanitaire, un élève du lycée a été évacué vers le centre hospitalier de Mamoudzou après avoir été blessé par un coup de tournevis dans le dos, avec une suspicion d’atteinte pulmonaire. Trois autres élèves ont fait des malaises, dont un cas suspect d’insuffisance cardiaque ; ils ont été pris en charge par le SAMU puis remis à leurs familles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, des automobilistes ont été visés par des jets de projectiles à proximité du rond-point de Tsarano. Plusieurs véhicules ont été endommagés et des blessés ont été pris en charge par les services de secours.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la gendarmerie indique que des groupes adverses se seraient retranchés sur les hauteurs de Tsararano, où ils sont actuellement contenus par les forces de maintien de l’ordre. L’évacuation des élèves se poursuit par secteurs, sous encadrement des militaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/04/le-lycee-de-tsararano-confine-apres-une-intrusion-et-des-heurts/">[ACTUALISÉ] Le lycée de Tsararano est en cours d&rsquo;évacuation sous contrôle de la gendarmerie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Vahibé, un choc d&#8217;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&#8217;ordre et délinquants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 02:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[forces de l’ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Opération]]></category>
		<category><![CDATA[Vahibé]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49850</guid>

					<description><![CDATA[<p>Affrontements, caillassages et barrages : depuis le lancement de l’opération Kingia, les tensions se multiplient dans plusieurs villages de Mayotte, dont Vahibé. Si l’État assume une stratégie de « choc de sécurité » avec des moyens renforcés, à Vahibé, de nombreux habitants dénoncent des interventions ponctuelles aux effets limités, voire contre-productifs, et disent ne constater, pour le moment, aucune amélioration durable de leur quotidien.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">À Vahibé, un choc d&rsquo;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&rsquo;ordre et délinquants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La semaine dernière, le jeudi 9 avril, le village de Vahibé a été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de délinquants. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent notamment des militaires à bord de fourgons pris pour cible par des jets de pierres. D’autres images les présentent dans la rue, accroupis ou positionnés sur les toits des habitations, procédant à des tirs de gaz lacrymogènes.</p>
<figure id="attachment_49875" aria-describedby="caption-attachment-49875" style="width: 169px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49875" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-169x300.png" alt="" width="169" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-169x300.png 169w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-150x267.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence-300x533.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/vahibe-violence.png 463w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /><figcaption id="caption-attachment-49875" class="wp-caption-text">Capture d’écran d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 9 avril montrant deux membres des forces de l’ordre sur le toit d’une habitation à Vahibé (Mc Oiz/Facebook).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Selon l’horodatage de la vidéo, ces scènes se déroulent aux alentours de 15 h 45. En marge des affrontements, certains habitants apparaissent dans les rues : on distingue notamment un homme tenant la main de sa fille, portant un sac d’école, ainsi que des véhicules circulant encore sur l’axe principal qui traverse le village.</p>
<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:c9c946e2-f9c3-4d64-aa8b-dbfca5e3ae49-1" data-testid="conversation-turn-4" data-scroll-anchor="false" data-turn="assistant">
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<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;">Quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit, de nouvelles publications font état de caillassages, de barrages et d’une circulation interrompue. Mais cette fois-ci ce sont aussi les habitants qui sont ciblés. Les images diffusées en ligne montrent des automobilistes confrontés à des groupes de délinquants, contraints de rebrousser chemin. Au sein du village, des messages ont été adressés aux parents d’élèves, les invitant à venir récupérer rapidement leurs enfants avant de se mettre à l’abri chez eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce mardi 14 avril 2026, la préfecture a transmis un communiqué de presse pour alerter sur <em>« une vidéo générée à l&rsquo;aide de technologies d&rsquo;intelligence artificielle, représentant de manière trompeuse une scène dans laquelle des forces de l&rsquo;ordre tireraient sur des habitations »</em>, publiée sur le réseau social Facebook. À ce sujet, la préfecture déclare condamner <em>« avec la plus grande fermeté la diffusion de ce type de contenus totalement faux, visant à discréditer l&rsquo;action des forces de sécurité et à porter atteinte à la confiance envers les institutions républicaines ». </em>Pour autant rien n’indique pour le moment qu’il s’agisse de la vidéo mentionnée ci-dessus, dont est tirée la capture d’écran.</p>
</div>
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</div>
</section>
<h2 style="text-align: center;"><strong style="color: #111111; font-family: Roboto, sans-serif; font-size: 27px; text-align: center;">Quand les forces de l&rsquo;ordre s&rsquo;en vont, les délinquants <em>« bloquent et caillassent »</em></strong></h2>
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Dans le même temps, des scènes d&rsquo;affrontements et de violences, ont pu se voir également à Dzoumogné, Bouyouni ou encore à Dembéni, après l&rsquo;annonce du lancement de l&rsquo;opération « Kingia », par la préfecture, le 7 avril. </span></p>
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling" style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">À Vahibé, la réaction des délinquants face aux forces de l’ordre est bien connue des habitants. Selon l’un d’eux, rencontré ce 14 avril, <em>« </em></span><em>à chaque fois qu’une voiture de police arrive dans le village, ça caillasse »<span style="text-align: justify;">.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le gros problème, c’est que dès que les forces de l’ordre quittent Vahibé, les délinquants bloquent les routes et caillassent les voitures »</em>, ajoute-t-il, sans en connaître précisément les raisons. <em>« La seule chose que je sais, c’est que c’est nous, les habitants, qui subissons tout ça. Sans la police ici, c’est plutôt calme, mais quand ils viennent, on se cache à la maison. Parfois le gaz lacrymogène entre par les fenêtres. La police ne se dit pas qu’il y a des enfants, des bébés, des personnes âgées dans ces maisons »</em>, témoigne-t-il encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces violences soudaines, directement liées aux affrontements entre forces de l’ordre et groupes de délinquants, exposent les habitants à des conséquences dont ils ne sont pas acteurs. Une situation qui s’apparente, de fait, à une forme de choc d’insécurité, en contraste avec l’objectif affiché de l’opération Kingia.</p>
<figure id="attachment_47212" aria-describedby="caption-attachment-47212" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47212" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-300x204.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-768x523.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte-696x474.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/9781ae078c07-Mayotte.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-47212" class="wp-caption-text">Concentrée sur une période de 2 mois, l’opération Kingia prévoit des décasages, des actions antifraude et des interpellations ciblées pour des « résultats rapides et le rétablissement de l’ordre public », avance la préfecture. © Gendarmerie de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Celle-ci s’inscrit en effet dans une stratégie visant à produire un <em><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">« choc »</a> </em>de sécurité par un renforcement temporaire mais massif des moyens déployés sur le territoire. L’objectif est d’intensifier rapidement la lutte contre la délinquance, l’économie informelle et l’habitat insalubre, grâce à l’arrivée de renforts venus de l’Hexagone, dont un escadron de gendarmerie et 60 policiers, ainsi qu’à une mobilisation accrue des services judiciaires. Concentrée sur une période d’environ deux mois, l’opération prévoit notamment des décasages, des actions antifraude et des interpellations ciblées, afin de produire des résultats rapides et de rétablir l’ordre public.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« C&rsquo;est toujours le même refrain »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Mais pour certains habitants du village, réunis dans l’enceinte de l’école élémentaire Vahibé 2, ces interventions ponctuelles des forces de l’ordre ne permettront pas de résoudre durablement la situation. Le village étant <em>« inaccessible pour les forces de l&rsquo;ordre, même pour le Groupe d&rsquo;appui opérationnel (GAO) », </em>des opérations sporadiques, sans présence continue ne peuvent fonctionner. À leurs yeux, cette nouvelle opération — après « Wuambushu » en 2023 et « Place nette Mayotte » en 2024 — <em>« ne sert pas à grand-chose »</em>.</p>
<figure id="attachment_49888" aria-describedby="caption-attachment-49888" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49888" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Vahibe-Heurts-2.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49888" class="wp-caption-text">Des enfants jouent au football à Vahibé, où le calme est revenu après les affrontements entre les forces de l&rsquo;ordre et des délinquants la semaine dernière. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est toujours le même refrain. Et quand la police intervient, ça augmente même les violences »</em>, déplorent-ils. Pour autant ils reconnaissent l&rsquo;existence d&rsquo;un problème d&rsquo;insécurité au sein du village, notamment aux abords de l&rsquo;école, mais ne cautionnent pas la méthode pour y répondre. « <em>Certains délinquants vont être arrêtés mais ils vont finir par être relâchés et revenir ici pour recommencer leurs actes »</em>, confie une parent d’élève.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté judiciaire, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/a-mayotte-la-justice-tente-denrayer-lengrenage-des-bandes-des-le-premier-faux-pas/">comme l’indiquait le 11 février dernier dans nos colonnes</a> le procureur de la République Guillaume Dupont, une réponse est en cours de structuration pour renforcer la lutte contre la délinquance. Début 2026, le parquet indiquait que 72 mineurs ont déjà été concernés par des mesures comme l’avertissement pénal probatoire ou le couvre-feu individualisé, sans récidive constatée à ce stade. Depuis le mois de février, ces dispositifs sont désormais systématiquement combinés. Une stratégie renforcée, dont les effets restent encore peu visibles pour la population.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une interview accordée à Mayotte La 1ère le 13 avril, Safina Soula, présidente de l’association Collectif des citoyens de Mayotte 2018, déplorait que les habitants, confrontés à l’insécurité depuis plusieurs années, n’aient pas été associés en amont à la mise en place de l’opération. Une décision assumée par le préfet, qui rappelle que le maintien de l’ordre public relève des prérogatives de l’État, tout en assurant travailler en lien avec les maires et les élus.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais en attendant, à l&rsquo;image des habitants de Vahibé, c&rsquo;est la population, tenue à l&rsquo;écart de la stratégie de sécurité, qui est plongée dans la confusion, qui en subit les conséquences et qui ne voit pas d&rsquo;amélioration de la situation à long terme.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">À Vahibé, un choc d&rsquo;insécurité provoqué par les heurts entre forces de l&rsquo;ordre et délinquants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« La délinquance baisse ? », le RN Mayotte s&#8217;indigne des propos de la ministre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/la-delinquance-baisse-le-rn-mayotte-sindigne-des-propos-de-la-ministre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:21:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Naïma Moutchou]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43473</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un communiqué du Rassemblement national 976 met en cause les déclarations de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, et évoque un climat d’insécurité ressenti par une partie de la population.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/la-delinquance-baisse-le-rn-mayotte-sindigne-des-propos-de-la-ministre/">« La délinquance baisse ? », le RN Mayotte s&rsquo;indigne des propos de la ministre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les déclarations de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, affirmant que <em>« la délinquance baisse à Mayotte »</em>, ont suscité une réaction du Rassemblement national 976. Dans un communiqué daté du 14 décembre 2025,  signé par le délégué départemental du Rassemblement national 976, Saidali Boina Hamissi, le mouvement politique dénonce un décalage entre le discours officiel et la situation décrite par ses auteurs.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="794" data-end="1198">Intitulé <em>« La délinquance baisse ??? »,</em> le communiqué conteste directement l’analyse ministérielle. Il évoque « des agressions, caillassages et dégradations des biens et véhicules tous les jours », ainsi que <em>« des morts comme ce dimanche avec ce décès à Tzoundzou »</em>. Le texte mentionne également que <em>« des terroristes de Vahibé relâchés la semaine dernière continuent les exactions ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1200" data-end="1665">En effet, la population de Mayotte vit dans un climat d’insécurité qui pèse sur la vie quotidienne, notamment dans certaines communes, comme Koungou, où certains habitants restreignent leurs déplacements, surtout le soir. Le communiqué interpelle directement la ministre : <em>« Mme la ministre, dites aux Mahorais dans quel département de France le gouvernement laisserait que sa population soit terrorisée jour et nuit ? ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1667" data-end="2074">Le mouvement estime que déclarer <em>« qu’à Mayotte la délinquance baisse ou que c’est du ressenti »</em> revient à <em>« mépriser les Mahorais », </em>ajoutant que <em>« l’autorité qui vous a fourni ces chiffres n’habite surement pas à Mayotte ».</em> Le texte se conclut par une prise de position politique affirmant que<em> « le seul espoir reste le Rassemblement National »,</em> à l’approche d’un possible changement de majorité nationale.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/la-delinquance-baisse-le-rn-mayotte-sindigne-des-propos-de-la-ministre/">« La délinquance baisse ? », le RN Mayotte s&rsquo;indigne des propos de la ministre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Dembéni : une intervention sans gravité pour les gendarmes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/dembeni-une-intervention-sans-gravite-pour-les-gendarmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 13:19:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Dembéni]]></category>
		<category><![CDATA[Gendarmerie nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Gendarmes blessés]]></category>
		<category><![CDATA[Iloni]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Violences entre jeunes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42994</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une intervention contre des affrontements entre jeunes a entraîné des blessures sans gravité pour les militaires.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/dembeni-une-intervention-sans-gravite-pour-les-gendarmes/">Dembéni : une intervention sans gravité pour les gendarmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce week-end, la commune de Dembéni, à Mayotte, a été le théâtre d’une opération de la gendarmerie nationale visant à limiter les affrontements entre bandes de jeunes. Onze gendarmes ont été légèrement blessés, sans que cela n’entraîne de jours d’interruption totale de travail (ITT).</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Affrontements entre jeunes et interventions ciblées</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Samedi 6 décembre après-midi,<em> « des jeunes de Dembéni et de Iloni s’affrontaient entre eux »</em>, explique le général Lucien Barth, commandant de la gendarmerie de Mayotte. Les gendarmes sont intervenus <em>« d’abord pour protéger les jeunes d’eux-mêmes »</em> et ensuite <em>« pour protéger la population et la route nationale pour que les gens circulent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les interventions, <em>« dynamiques et offensives »</em>, exposent les militaires à des risques. Malgré les jets de projectiles, les blessures restent légères, <em>« hématomes suite à des jets de projectiles »</em>, et aucun des onze gendarmes n’a été en incapacité de travail. Le commandant précise :<em> « Ce n’est pas exceptionnel car toutes les semaines on a des blessés sur le terrain ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L’opération a permis d’interpeller cinq jeunes, et le commandant indique que la gendarmerie continuera <em>« à interpeller sur la zone dans les semaines qui viennent pour pacifier davantage le secteur ».</em> Selon lui, il s’agit d’<em> « une mission classique, dès l’instant où on fait des manoeuvres dynamiques et offensives on remplit la mission mais on est plus exposés ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Soutien du GIGN et maintien de l’ordre à Majicavo-Koropa</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement, une autre opération a été menée à Majicavo-Koropa, où six hommes ont été interpellés en raison de troubles à l&rsquo;ordre public. Initialement sur une autre mission, le GIGN a été redirigé pour soutenir cette intervention.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a salué<em> « l’action des forces de l’ordre qui a permis de rétablir le calme ».</em> Le général Barth conclut que ces interventions permettent de maîtriser le trouble à l’ordre public tout en rappelant que les militaires <em>« continuent à remplir leur mission normalement ».</em></p>
<p data-start="2001" data-end="2310">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/dembeni-une-intervention-sans-gravite-pour-les-gendarmes/">Dembéni : une intervention sans gravité pour les gendarmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Rivalités interquartiers : Les acteurs de demain dessinent de nouvelles pistes pour Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/24/rivalites-interquartiers-les-acteurs-de-demain-dessinent-de-nouvelles-pistes-pour-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 01:45:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Apprentis d'Auteuil]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie de Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41806</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après un an d’enquête, douze jeunes de l'île ont restitué leur recherche-action sur les rivalités interquartiers et l’entrée dans les bandes, révélant des causes profondes mêlant précarité administrative, ruptures familiales et absence d’alternatives.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/24/rivalites-interquartiers-les-acteurs-de-demain-dessinent-de-nouvelles-pistes-pour-mayotte/">Rivalités interquartiers : Les acteurs de demain dessinent de nouvelles pistes pour Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_41810" aria-describedby="caption-attachment-41810" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41810" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2387-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41810" class="wp-caption-text">Les jeunes ont lu chacun leur tour leurs recherches pendant la restitution.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="765" data-end="1137">Vendredi dernier, huit des douze jeunes du groupe <em>Piyassi Ritsochindra</em> ont présenté à la mairie de Mamoudzou le fruit de plus d’un an de travail, mené avec la prévention spécialisée <em>Mwelewano</em> et de l’association <em>Apprentis d’Auteuil</em>. L’objectif était de comprendre pourquoi les jeunes entrent dans les phénomènes de bandes à Mayotte et comment les en empêcher.  « <em>L’idée de ce projet est née en novembre 2023, la prévention spécialisée a voulu impliquer les jeunes sur des problématiques qui les concernent : la violence juvénile, les rivalités interquartiers et les phénomènes de bandes </em>», explique Manon Daniel, éducatrice et co-chercheuse de l’association. Selon elle, cette démarche permet de proposer des pistes de solutions concrètes et adaptées, que les politiques et associations locales peuvent mettre en œuvre. La présence de la jeunesse était aussi nécessaire pour ce travail car selon la chercheuse « <em>Les jeunes de Mayotte ont des connaissances précieuses sur ces sujets, une volonté de participer aux changements et des idées pour y parvenir</em> ».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1281" data-end="1341"><strong>Comprendre les dynamiques de la violence et des bandes</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">Pour répondre à leurs questions, ils ont mené un questionnaire auprès de jeunes âgés de 11 à 25 ans, et réalisé une dizaine d’entretiens sur deux secteurs du territoire : le Grand Mamoudzou ainsi que la Petite-Terre, mais aussi échangé avec des professionnels de la protection de l’enfance et de la prévention de la délinquance. Leurs conclusions mettent en évidence plusieurs facteurs : le manque de titre de séjour, un système scolaire jugé excluant et peu adapté à un public hétérogène, et des difficultés de mobilité entre les quartiers.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">La bande, expliquent-ils, vient alors remplir une fonction que la famille ainsi que les institutions n’assument plus : elle offre une protection, une appartenance, une identité et une survie. Comme le résume un des jeune  lors de la restitution : «<em> Tu dois être avec des gens, sinon tu n’es rien</em> ». Les réseaux sociaux jouent également un rôle clé dans ce processus  à travers les clips de rap, les provocations en ligne et les diffusions d’actes de violence qui se prolongent ensuite en conflits virtuels dans la rue.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1343" data-end="1622">Sortir d’une bande reste possible, mais  pas aussi simple, les jeunes chercheurs expliquent que ceux qui occupent une place élevée dans la hiérarchie font face à des menaces de la part des anciens membres et à un manque d’alternatives économiques, ce qui complique leur départ. Pour les professionnels qui ont été interrogés, deux issues principales existent : assumer de nouvelles responsabilités, ou encore se lancer dans un projet professionnel concret. La spiritualité et la médiation communautaire apparaissent également comme des soutiens précieux pour commencer ce changement.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1343" data-end="1622"><strong>Propositions concrètes et engagement des jeunes</strong></h3>
<figure id="attachment_41811" aria-describedby="caption-attachment-41811" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41811 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2396-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41811" class="wp-caption-text">Visionnage du clip de rap positif  » Au Paradis »,  disponible sur la chaine Youtube d&rsquo;Apprentis d&rsquo;Auteuil Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lors du rendu de leurs recherches, le groupe a présenté plusieurs pistes concrètes pour réduire la violence et prévenir l’entrée dans les bandes. Les jeunes proposent notamment de sécuriser les trajets entre quartiers, de créer davantage d’espaces sportifs, artistiques et culturels. Ils insistent également sur le renforcement de la médiation avec les aînés et les leaders respectés tels que les imams, la régulation des clashs sur les réseaux sociaux, ainsi que la mise en place de formations, de chantiers éducatifs et de soutien scolaire. La simplification des démarches administratives pour les jeunes sans papiers figure aussi parmi leurs priorités. Pour les jeunes, cette expérience a permis d’apprendre à travailler en équipe, à mener des entretiens et à échanger avec d’autres personnes de leur âge et des professionnels. Elle a aussi renforcé leur confiance en eux et leur capacité à s&rsquo;exprimer en public. « <em>On a travaillé pendant un an, ce n’était pas facile, surtout après le cyclone Chido. Je suis fier d&rsquo;avoir participé et c’est moi-même qui a décidé de le faire</em> », partage Ourfane Houmadi, 22 ans participant à l&rsquo;enquête.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4354" data-end="4644">La restitution s’est conclue par la diffusion d’un clip de rap, sorti il y&rsquo;a deux ans sur Youtube, pour faire de la prévention spécialisée. Il est intitulé : « Au Paradis » et a été réalisé par les jeunes de l&rsquo;association d&rsquo;<em>Apprentis d&rsquo;Auteuil</em> Mayotte pour porter un message positif, en se servant d&rsquo;un moyen d&rsquo;expression habituellement utilisé par la jeunesse pour parler d&rsquo;actes de violence. Un moment d’échange avec le public a suivi, permettant d’approfondir les solutions proposées et de valoriser les pistes d’action identifiées par les jeunes eux-mêmes.</p>
<p data-start="4354" data-end="4644">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/24/rivalites-interquartiers-les-acteurs-de-demain-dessinent-de-nouvelles-pistes-pour-mayotte/">Rivalités interquartiers : Les acteurs de demain dessinent de nouvelles pistes pour Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Délinquance en France : les crimes et délits en hausse</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/30/delinquance-en-france-les-crimes-et-delits-en-hausse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 02:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de l'intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=37851</guid>

					<description><![CDATA[<p>D'après un rapport du ministère de l'Intérieur, les violences seraient en hausse sur le territoire national. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/09/30/delinquance-en-france-les-crimes-et-delits-en-hausse/">Délinquance en France : les crimes et délits en hausse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié son point à mi-année sur la délinquance en France, couvrant la période de juillet 2024 à juin 2025. Si le bilan national reste contrasté, certaines situations locales, comme à Mayotte, attirent une attention particulière. Depuis septembre 2025, l’île fait face à une recrudescence de violences, avec des attaques sur des bus scolaires et des agressions ciblées contre des civils et des infrastructures publiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une augmentation des violences contre les personnes</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="834" data-end="1212">Sur l’ensemble du territoire, les violences physiques et sexuelles enregistrées par les forces de sécurité progressent de manière significative. Le nombre d’homicides s’élève à 999, en hausse de 5 % par rapport à l’année précédente, après un recul observé entre juillet 2023 et juin 2024 (-7 %). Les tentatives d’homicide augmentent quant à elles de 11 %, avec 4.579 victimes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1214" data-end="1649">Les violences intrafamiliales poursuivent leur progression (+4 %), bien qu’en ralentissement, tandis que les violences hors cadre familial augmentent légèrement (+2 %). Les violences sexuelles connaissent également une hausse (+10 %), incluant les viols et tentatives de viol en progression de 11 %. Le rapport rappelle que les victimes restent très peu identifiées dans les plaintes déposées, seulement 6 % selon l’enquête VRS 2022.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1651" data-end="2032">À Mayotte, cette augmentation nationale se traduit par des incidents particulièrement préoccupants. Récemment, des bus scolaires ont été attaqués à Majicavo Koropa, certains civils ont été agressés, et plusieurs incidents ont impliqué des jeunes armés, isolés ou en bandes. Ces violences locales illustrent un climat de tension qui dépasse le simple chiffre des statistiques nationales.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Vols et cambriolages : un contraste marqué</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2085" data-end="2481">Si les violences contre les personnes augmentent, certains indicateurs de délinquance contre les biens sont en recul. Les vols avec armes (-7 %), les vols violents sans arme (-6 %) et les vols sans violence contre des personnes (-1 %) diminuent sur les douze derniers mois. Les cambriolages de logements enregistrent également un recul de 4 %, après des hausses modestes les années précédentes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2483" data-end="2667">À l’inverse, certains vols liés aux véhicules progressent, avec une hausse de 13 % des vols d’accessoires sur véhicules. Les destructions et dégradations volontaires restent stables.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Stupéfiants et fraudes : des hausses soutenues</b></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3085" data-end="3386">La lutte contre les stupéfiants reste dynamique, avec une hausse des infractions sur le trafic (+14 %) et l’usage (+9 %), après un recul l’année précédente. Les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement progressent également (+3 %), poursuivant une tendance à la hausse depuis plusieurs années.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3693" data-end="4158">Le rapport du SSMSI dresse ainsi un tableau contrasté : une nette hausse des atteintes aux personnes, une baisse ou une stabilité des atteintes aux biens, et une attention particulière sur les infractions liées aux stupéfiants et aux fraudes. Pour Mayotte, le contexte des dernières semaines illustre que certains territoires peuvent connaître des dynamiques locales plus graves que les tendances nationales, nécessitant une vigilance et des mesures adaptées.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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		<title>Délinquance : l&#8217;exemplarité prime malgré les zones d’ombre</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/12/delinquance-lexemplarite-prime-malgre-les-zones-dombre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 02:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Délinquance]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=34579</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 12 juin dernier, sur les hauteurs entre Majicavo et Kawéni quatre personnes sont agressées avec des jets de pierres et une arme à feu par des jeunes encagoulés. Ce lundi 11 août, l’un des agresseurs présumés était entendu à la barre du tribunal judiciaire de Mamoudzou. Questionné pendant plusieurs minutes, il nie en bloc. La scène, intervenue à l’abri des regards, les déclarations des victimes, non présentes à l’audience, pas toutes concordantes, l’affaire illustre les difficultés auxquelles fait face la justice.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Menottes aux poignets, vêtu d’un pantalon orange fluo et d’une veste de survêtement blanche, le prévenu, N., tout juste 18 ans, entre dans la salle d’audience, en traînant les pieds.</p>
<p style="text-align: justify;">Incarcéré depuis son interpellation le 25 juin dernier, le jeune homme est accusé d&rsquo;être l’un des agresseurs qui ont attaqué et tenté d’extorquer quatre individus se rendant de Majicavo Dubaï à Kawéni, le 12 juin.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Jets de pierre et arme à feu</strong></h2>
<figure id="attachment_19111" aria-describedby="caption-attachment-19111" style="width: 239px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19111" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2-239x300.jpg" alt="" width="239" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2-239x300.jpg 239w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2-150x188.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2-300x376.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/KAWENI-2.jpg 521w" sizes="auto, (max-width: 239px) 100vw, 239px" /><figcaption id="caption-attachment-19111" class="wp-caption-text">Les quatre victimes se sont retrouvées face à trois individus munis de pierres et d&rsquo;une arme à feu (photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce jour-là, aux alentours de 9h30, après avoir fait des achats, une épouse, son mari et deux autres hommes rentrent chez eux en utilisant les sentiers de campagne sur les hauteurs, loin de la circulation. Peu avant d’arriver à Kawéni, ils tombent nez à nez face à trois hommes qui leur barrent la route. Selon les témoignages des victimes, recueillis par le commissariat de Mamoudzou, les jeunes encagoulés, munis de pierre et d’une arme à feu, tentent de leur voler leurs affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux hommes réussissent à prendre la fuite, mais la femme est atteinte au visage par une pierre. À terre, son sac est subtilisé par un des jeunes qui lui pointe une arme à feu sur le visage : le prévenu N.</p>
<p style="text-align: justify;">Très vite, l’incident attire les curieux, les agresseurs quittent les lieux en vitesse, tout comme les victimes. Blessée, la femme est conduite à l’hôpital de Mamoudzou.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de sa comparution immédiate, après son interpellation N. nie en bloc. Ce lundi, il maintient sa position. « <em>Je ne travaille pas, je n’appartiens pas à un gang, je n’ai jamais volé. Je ne comprends pas pourquoi je suis en garde à vue. Le 12 juin je ne suis pas sorti de chez moi »</em>, répond-t-il à la juge.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur les 4 victimes interrogées, 1 seule, l&rsquo;homme dont l&rsquo;épouse a été blessée, reconnaît N. lorsque les gendarmes lui présentent une série de portraits. Pour être sûr de cette authentification, la victime est installée par les enquêteurs à l&rsquo;arrière d&rsquo;une voiture aux vitres teintées, puis amenée devant plusieurs individus, dont N., debout devant un mur blanc. Là encore, le jeune homme est désigné. La victime a indiqué connaître le prévenu, elle l&rsquo;a déjà vu à Majicavo et a reconnu son regard. Selon elle, N. avait enlevé sa cagoule au moment des faits. « <em>Les gens qui m’accusent doivent me confondre, je n’ai pas fait ça. Tous les jours il y a des gens agressés, ils peuvent me confondre », </em>remarque le prévenu, sûr de lui. « <em>Avec qui vous aurez-t-il confondu ? »</em>, questionne la juge.</p>
<p style="text-align: justify;">N. habite à Koungou avec sa mère et quelques autres membres de sa famille. Élève de terminal au LPO de Dzoumogné, son incarcération ne lui a pas permis de participer aux épreuves du bac, mais son parcours scolaire est entaché d’un important absentéisme. Jusqu&rsquo;à présent, il n&rsquo;était pas connu des services judiciaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis les faits, le principal plaignant a appelé la police pour les alerter sur les risques de représailles de la part de la famille du prévenu. Mais les victimes ne sont pas présentes ce lundi. Sans papiers, elles ont « <em>peur de se faire arrêter par la police aux frontières »</em>, indique la juge.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« Dans ce dossier on est allé trop vite »</strong></h2>
<figure id="attachment_33611" aria-describedby="caption-attachment-33611" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33611" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Voitures-de-gendarmerie-devant-le-tribunal-de-Mamoudzou-1-1-300x183.jpg" alt="" width="300" height="183" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Voitures-de-gendarmerie-devant-le-tribunal-de-Mamoudzou-1-1-300x183.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Voitures-de-gendarmerie-devant-le-tribunal-de-Mamoudzou-1-1-150x92.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Voitures-de-gendarmerie-devant-le-tribunal-de-Mamoudzou-1-1.jpg 677w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33611" class="wp-caption-text">Seule une victime a reconnu le prévenu et aucune arme ni aucune affaire n&rsquo;ont été retrouvées chez lui. Les zones d&rsquo;ombre persistent, selon l&rsquo;avocat.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un argument qui ne convient pas à l&rsquo;avocat de la défense. Ce dernier ajoute que les témoignages des victimes ne sont pas concordants. « <em>Dans ce dossier, on est allé trop vite. Sur quatre parties civiles, une le reconnaît sur son regard. On a tout sauf des certitudes »</em>, explique-t&rsquo;il. « <em>Par exemple, l&rsquo;épouse à une autre version que son mari. Elle parle d’une machette que son mari ne mentionne pas. Elle ne reconnaît pas N., mais deux autres personnes photographiées. Là aussi ça ne va pas ». </em>L&rsquo;avocat s&rsquo;attarde même sur la couleur du tee-shirt du prévenu, de couleur bleu ciel lors des faits selon l&rsquo;épouse, « <em>oui N. portait un tee-shirt bleu clair lors de son interpellation, mais il y a également un motif de cœur en grand sur la poitrine, et elle ne l&rsquo;a pas mentionné, or c&rsquo;est la première chose qu&rsquo;on observe »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au domicile de N. aucune arme à feu, ni aucun sac ne sont retrouvés. Faisant jouer le bénéfice du doute et l&rsquo;absence d&rsquo;éléments, l&rsquo;avocat plaide la relaxe, face à la représentante du procureur de la République qui demandait 18 mois d&#8217;emprisonnement, dont 6 mois avec sursis probatoire de 24 mois, une obligation d’indemniser les victimes, le maintien en détention et l&rsquo;interdiction de détenir et porter une arme pendant 5 ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>3 mois de prison ferme, « une chance mais pas deux »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;audience est levée en attente de la délibération. Avec un prévenu qui, malgré un alibi bancal, nie toutes implications et avec les témoignages des victimes pas forcément concordants, difficile d&rsquo;établir ce qui s&rsquo;est réellement passé le jeudi 12 juin au matin entre Majicavo et Kawéni.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une dizaine de minutes, N. est condamné pour les faits reprochés à 10 mois d’emprisonnement dont 7 mois avec sursis probatoire de 2 ans. Pendant les 2 ans de sursis probatoire, il a l’obligation générale et particulière de trouver un travail et une formation. « <em>Si tu ne suis pas ça sérieusement, c&rsquo;est la prison »</em>, précise la juge au jeune homme. « <em>À vous maintenant d’arrêter, vous êtes jeunes, prenez les choses en main. Vous avez commencé à prendre la voie de la délinquance c&rsquo;est un mauvais choix, à vous de revenir dans le droit chemin »</em>, continue la juge. « <em>On vous donne une chance, pas deux ! »</em>.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/08/12/delinquance-lexemplarite-prime-malgre-les-zones-dombre/">Délinquance : l&rsquo;exemplarité prime malgré les zones d’ombre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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