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	<title>Archives des Décasage - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Décasage - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>La Vigie : les premières destructions de cases ont commencé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/01/la-vigie-les-premieres-destructions-de-cases-ont-commence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 02:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[préfet de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi dernier, la préfecture de Mayotte a lancé en Petite-Terre, une opération de destruction de 72 habitations, une intervention demandée par le Conservatoire du littoral et qui s'étale sur cinq jours. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/01/la-vigie-les-premieres-destructions-de-cases-ont-commence/">La Vigie : les premières destructions de cases ont commencé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des amas de tôles, des morceaux de bois et quelques effets personnels oubliés au sol. Ce vendredi matin, le paysage a changé dans le quartier Moya, à La Vigie, où les premières cases ont été détruites dans le cadre d&rsquo;une opération menée par l&rsquo;entreprise Colas pour le compte de la préfecture de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total, 72 habitations doivent être démolies sur ce secteur situé à cheval entre les communes de Dzaoudzi-Labattoir et Pamandzi. Selon les autorités, environ 150 personnes vivaient sur place. L&rsquo;opération a été engagée à la demande du Conservatoire du littoral, propriétaire des terrains occupés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour justifier cette intervention, la préfecture s&rsquo;appuie notamment sur un rapport de l&rsquo;Agence régionale de santé (ARS) évoquant des conditions de vie jugées insalubres, avec l&rsquo;absence de réseau d&rsquo;assainissement, des constructions fragiles, des installations électriques non conformes ainsi qu&rsquo;une forte concentration d&rsquo;habitants sur un espace réduit.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une partie des familles relogée</strong></h2>
<figure id="attachment_52267" aria-describedby="caption-attachment-52267" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-52267" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3132.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52267" class="wp-caption-text">Selon Frédéric Poisot, une vingtaine de familles ont pu bénéficier d&rsquo;un accompagnement vers une solution de relogement. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur place, les habitants avaient été avertis quinze jours avant le début de la démolition. La plupart avaient déjà quitté les lieux lorsque les engins sont entrés en action. Selon la préfecture, un travail de recensement a été mené en amont afin d&rsquo;identifier les situations les plus fragiles et d&rsquo;accompagner certaines familles.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Environ 150 personnes étaient présentes sur ce site. Nous avons mis en place, avec l&rsquo;appui de la mairie, une permanence sociale pour identifier les besoins et trouver des solutions lorsque c&rsquo;était possible (&#8230;) On a quand même trouvé des solutions de relogement, et c&rsquo;est encore en cours de travail, avec plus de 20 familles, donc, en termes de personnes, c&rsquo;est fluctuant, on peut avoir 4, 5, 6, 7, 8 personnes », </em>a indiqué le préfet, Frédéric Poisot.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus d&rsquo;une vingtaine de familles ont ainsi pu bénéficier d&rsquo;un accompagnement vers une solution de relogement. D&rsquo;autres étaient déjà parties avant l&rsquo;arrivée des services de l&rsquo;État et n&rsquo;ont pas pu être rencontrées. Parmi elles, certaines se trouvent en situation administrative irrégulière.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une opération justifiée aussi par des enjeux environnementaux </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour la municipalité de Pamandzi, cette opération était nécessaire en raison de la localisation des habitations dans une zone naturelle sensible. L&rsquo;objectif affiché est de préserver cet espace et d&rsquo;éviter une occupation qui pourrait avoir des conséquences sur l&rsquo;environnement. « <em>On n&rsquo;est pas très loin d&rsquo;endroits à l&rsquo;environnement sensible, donc c&rsquo;est aussi la protection de l&rsquo;île de Mayotte</em> », a souligné le représentant de l&rsquo;Etat.</p>
<p style="text-align: justify;">Vendredi dès 5 heures du matin, un dispositif de sécurité a donc été déployé autour du site afin de s&rsquo;assurer que plus personne ne se trouvait dans les habitations avant le début des démolitions. Plus de 70 agents ont été mobilisés par la société Colas pour mener les travaux.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La poursuite des décasages après « Kingia » </strong></h2>
<figure id="attachment_52268" aria-describedby="caption-attachment-52268" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-52268" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3166-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3166-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3166-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3166-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3166-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3166-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/2T8A3166.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52268" class="wp-caption-text">Le nouveau préfet de Mayotte a déclaré que les décasages se poursuivraient. Léo Vignal / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette intervention s&rsquo;inscrit dans la continuité des opérations menées ces dernières semaines dans le cadre de « Kingia ». Même si ce dispositif arrive à son terme cette semaine, le nouveau préfet de Mayotte a déclaré que les décasages se poursuivraient. « <em>Ces opérations vont continuer&#8230; Elles participent à la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine, à la sécurité du territoire mais aussi à l&rsquo;amélioration de l&rsquo;environnement et du cadre de vie des habitants</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux derniers mois, quatre opérations similaires ont déjà eu lieu à Sada, Combani, Ironi Bé et Kahani. Celle de Moya marque la volonté des autorités de poursuivre ces interventions au-delà du cadre de « Kingia », malgré les critiques formulées par certaines associations qui dénoncent régulièrement les conséquences humaines de ces démolitions, notamment pour les familles et les enfants concernés.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis un préfet de la République qui agit en conséquence, en prenant compte de la dimension d&rsquo;humanité vis-à-vis des familles qui se trouvent dans ces situations, sans aucune faiblesse et avec beaucoup de rigueur parce que je me dois de respecter la loi et le droit</em> », a insisté le préfet de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Sonnera bientôt l&rsquo;heure des déclarations officielles pour dresser un bilan définitif et juger de l&rsquo;efficacité de « <em>ce choc de sécurité</em> ». François-Xavier Bieuville avait expliqué au lancement de Kingia que les priorités seraient la lutte contre la délinquance, la lutte contre l&rsquo;habitat informel, la lutte contre le travail dissimulé et la lutte contre la clandestinité.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI et Léo VIGNAL.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Barrages à Kahani ce matin avant une opération de décasage</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/barrages-a-kahani-ce-matin-avant-une-operation-de-decasage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 05:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Barrage]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Kahani]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs barrages ont été érigés tôt ce jeudi matin sur les routes menant au village de Kahani, bloquant les automobilistes. « Tous les accès à Kahani sont bloqués, de Combani vers Kahani, de Coconi vers Kahani et à l’intérieur de Kahani, des barrages sont installés », informe un internaute sur un réseau social. « Kahani [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/barrages-a-kahani-ce-matin-avant-une-operation-de-decasage/">Barrages à Kahani ce matin avant une opération de décasage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Plusieurs barrages ont été érigés tôt ce jeudi matin sur les routes menant au village de Kahani, bloquant les automobilistes. <em>« Tous les accès à Kahani sont bloqués, de Combani vers Kahani, de Coconi vers Kahani et à l’intérieur de Kahani, des barrages sont installés »</em>, informe un internaute sur un réseau social. <em>« Kahani est en feu ! Ne vous engagez surtout pas »</em>, signale un autre. Plusieurs automobilistes indiquent toutefois que la route a été rouverte dès 6 heures du matin.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation qui pourrait fortement être liée à l’opération de décasage qui doit être menée ce jeudi dans le quartier de <em>« Kardjavendza »</em>, à proximité du centre médical de référence de Kahani. La démolition concerne 162 constructions en tôle, dont 154 à usage d’habitation, ainsi que des sanitaires et une mosquée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/21/barrages-a-kahani-ce-matin-avant-une-operation-de-decasage/">Barrages à Kahani ce matin avant une opération de décasage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Logement social dans les Outre-mer : la baisse des crédits inquiète fortement les acteurs</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/logement-social-dans-les-outre-mer-la-baisse-des-credits-inquiete-fortement-les-acteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 02:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[LBU]]></category>
		<category><![CDATA[Logement social]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[relogement]]></category>
		<category><![CDATA[Union sociale pour l’habitat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Union sociale pour l’habitat alerte sur la baisse des crédits de la LBU en Outre-mer qui pourrait freiner la production de logements sociaux dans des territoires déjà sous forte pression démographique et marqués par un habitat précaire important, notamment à Mayotte, où les besoins de relogement et de construction sont particulièrement élevés.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/logement-social-dans-les-outre-mer-la-baisse-des-credits-inquiete-fortement-les-acteurs/">Logement social dans les Outre-mer : la baisse des crédits inquiète fortement les acteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’Union sociale pour l’habitat (USH) tire la sonnette d’alarme face à la diminution annoncée des crédits de la Ligne budgétaire unique (LBU), principal outil de financement du logement social dans les départements et régions d’Outre-mer. Pour l&rsquo;année 2026, l’enveloppe globale est estimée à 127 millions d’euros, répartis entre les territoires ultramarins : 15 millions pour la Guadeloupe, 15 millions pour la Martinique, 24 millions pour la Guyane, 27 millions pour La Réunion et 46 millions pour Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres restent à ce stade des estimations. En effet, s’ils semblent confirmés pour La Réunion et la Guyane, ils ne sont pas encore officiels pour Mayotte, où ils pourraient même s’avérer inférieurs aux annonces actuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans des territoires où la pression démographique est forte et les besoins en logements sociaux structurellement élevés, cette trajectoire budgétaire suscite d&rsquo;importantes inquiétudes. L’USH dénonce une baisse qui intervient dans un contexte déjà marqué par une contraction des moyens alloués au logement social, avec une diminution de <em>« moins 20 % »</em> des autorisations d’engagement <em>« sur les deux dernières lois de finances »</em>, rapporte-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une tension structurelle sur le logement social dans les Outre-mer</b></h2>
<figure id="attachment_26839" aria-describedby="caption-attachment-26839" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-26839 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-300x225.jpg" alt="SIM, logements, inauguration, Mamoudzou" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Cavani-3.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26839" class="wp-caption-text">À Mayotte, les acteurs et experts du secteur estiment qu’il serait nécessaire de construire environ 2.000 logements supplémentaires par an afin de répondre aux besoins et de résorber la tension sur le parc immobilier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les Outre-mer concentrent une part importante des difficultés d’accès au logement social en France. Selon les données relayées par l’USH, environ 104.000 demandes de logements sociaux ont été recensées en 2025 dans l’ensemble des territoires ultramarins. Par ailleurs, près de 64 % de la population serait éligible au logement social, ce qui illustre l’ampleur des besoins.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation résulte d’un ensemble de facteurs structurels : croissance démographique plus rapide que dans l’Hexagone, urbanisation accélérée, contraintes foncières importantes, coûts de construction élevés, et forte proportion d’habitat précaire dans certains territoires.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une baisse budgétaire aux effets potentiellement en cascade</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la réduction annoncée des crédits de la LBU est perçue par les acteurs du logement comme un signal préoccupant. Selon l’USH, cette baisse pourrait entraîner un ralentissement significatif de la production de logements sociaux, avec des conséquences directes sur les opérations en cours et à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les faits, plusieurs types d’effets sont redoutés. D’abord, le report ou l’abandon de projets déjà engagés, y compris des opérations prêtes à démarrer. Ensuite, une diminution du nombre de nouvelles constructions, alors même que la demande continue de croître. Enfin, un ralentissement des programmes de réhabilitation, pourtant essentiels dans des territoires où une partie du parc immobilier est vieillissante ou dégradée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation pourrait également allonger les délais d’attente pour les ménages demandeurs de logements sociaux, déjà particulièrement longs dans plusieurs territoires ultramarins. À terme, cela risque d’aggraver les situations de mal-logement, voire de renforcer le recours à des solutions d’habitat informel.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un impact économique qui dépasse le seul secteur du logement</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des conséquences sociales, la baisse des crédits de la LBU pourrait également avoir des effets économiques significatifs. Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est en effet fortement dépendant de la commande publique dans les Outre-mer. La construction de logements sociaux constitue une part importante de l’activité de nombreuses entreprises locales. Une réduction des investissements pourrait donc entraîner un ralentissement de l’activité, avec des répercussions sur l’emploi, l’artisanat et l’ensemble de la chaîne économique liée au bâtiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans des économies insulaires souvent fragiles et dépendantes de la dépense publique, ce type de contraction budgétaire peut avoir un effet multiplicateur négatif. Plusieurs acteurs du secteur redoutent ainsi un effet domino : moins de projets, moins d’activité, moins d’emplois, donc une fragilisation accrue du tissu économique local.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte en première ligne </b></h2>
<figure id="attachment_18749" aria-describedby="caption-attachment-18749" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-18749 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_9773-scaled-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-18749" class="wp-caption-text">Des opérations de résorption de l’habitat illégal sont actuellement menées à Mayotte, soulevant la question du relogement durable des populations concernées. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mayotte apparaît comme l’un des territoires les plus sensibles à cette évolution budgétaire. Si une enveloppe de 46 millions d’euros au titre de la LBU pour 2026 est évoquée, cette donnée n’est pas encore officielle. Le montant pourrait même être très nettement inférieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, cette dotation s’inscrit dans une réalité sociale et économique particulièrement difficile, seize mois après le passage du cyclone Chido. Le 101e département fait face à une croissance démographique rapide, estimée entre +2,5 % et +3 % par an ces dernières années, contre environ +0,3 % à +0,4 % en Hexagone. Cette dynamique, portée à la fois par un taux de natalité élevé et des mobilités de population, exerce une pression continue sur le marché du logement. Même dans le parc privé, elle contribue également à la hausse du prix des loyers, dans un contexte où l’offre reste largement insuffisante pour répondre à la demande.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, une part importante de la population vit encore dans des conditions d’habitat précaire, voire informel. Sur l&rsquo;île, plusieurs dizaines de milliers de logements sont considérés comme de l’habitat de fortune, avec 22.369 habitats précaires recensés (Sénat, étude d’impact, 2024). Dans certaines communes comme Mamoudzou ou Koungou, près de 40 % des logements relèvent de formes d’habitat informel (Sénat, 2024). Plus largement, 60 % des logements ne disposent pas de tout le confort de base (Préfecture de Mayotte, appel à projets RHI, 2023).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation intervient au moment où l’État a lancé des opérations de lutte contre la délinquance et l&rsquo;habitat illégal sur l&rsquo;île, logées sous l&rsquo;appellation <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/"><em>« Kingia »</em></a>, dont les actions visent notamment à démanteler des habitats informels et à expulser certains occupants. Or, la baisse des financements de la LBU pourrait freiner la construction de nouveaux logements, alors même que les besoins restent particulièrement élevés, et raviver la question du relogement durable des populations concernées par les opérations de résorption de l’habitat illégal.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong><em>« Le logement ne peut pas être la variable d’ajustement »</em></strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Des acteurs alertent également sur une pression croissante dans un secteur déjà fragilisé par des contraintes structurelles.<em> « Dans des territoires où le logement social est un pilier de la cohésion sociale et du développement économique, cette baisse des crédits fait peser un poids supplémentaire sur l’activité des organismes HLM »</em>, souligne l’Union sociale pour l’habitat, rappelant que de <em>« nombreux freins spécifiques à ces territoires affectent déjà lourdement le secteur ». </em></p>
<figure id="attachment_29148" aria-describedby="caption-attachment-29148" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-29148" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/05/E-Cosse.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-29148" class="wp-caption-text">Emmanuelle Cosse, présidente de l&rsquo;Union sociale pour l&rsquo;habitat (USH), lors de sa venue à Mayotte en mai 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés sont bien connues : coûts de construction plus élevés qu’en Hexagone, dépendance aux importations de matériaux, délais administratifs rallongés et tension foncière dans des territoires densément occupés&#8230; Autant de facteurs qui ralentissent déjà la production de logements sociaux, alors que de nombreux projets sont en attente de financement ou prêts à démarrer.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidente de l’USH, Emmanuelle Cosse, estime que <em>« le logement ne peut pas être la variable d’ajustement : il est au cœur de la cohésion sociale, dans les Outre-mer comme partout ailleurs ».</em> Elle ajoute que <em>« la LBU constitue un levier essentiel du financement du logement locatif social en Outre-mer et doit en rester le socle »</em>, alertant sur une baisse qui pourrait <em>« bloquer des projets sur le point d’être lancés »</em>, dans un contexte où <em>« le Gouvernement annonce un plan de relance du logement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>*d&rsquo;après les données de l&rsquo;INSEE, la population de Mayotte est passée d’environ 250.000 habitants en 2016 à près de 329.000 en 2025, soit une progression d’environ 90.000 personnes en dix ans, portée principalement par un excédent naturel des naissances sur les décès.</em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/04/logement-social-dans-les-outre-mer-la-baisse-des-credits-inquiete-fortement-les-acteurs/">Logement social dans les Outre-mer : la baisse des crédits inquiète fortement les acteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Opération Kingia : à Combani, un décasage marqué par une nuit de violences</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 02:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Combani]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[RHI]]></category>
		<category><![CDATA[Tsingoni]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=49925</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après une nuit d’affrontements et de dégradations, l’opération de décasage de 43 habitations illégales à Combani, dans le cadre de Kingia, a bien eu lieu. Le préfet déplore une tentative d’intimidation et se veut rassurant pour la population, tandis que les habitants, eux, restent inquiets pour les prochains jours.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/">Opération Kingia : à Combani, un décasage marqué par une nuit de violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" dir="auto" data-turn-id="request-WEB:48698c23-edc6-4657-9cb3-3b4b06516d9f-13" data-testid="conversation-turn-28" data-scroll-anchor="false" data-turn="assistant">
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<p class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden" style="text-align: justify;">Au centre-ville de Combani, ce matin du 15 avril, les automobilistes découvrent, derrière leurs vitres, des marques de brûlures en travers de la route, stigmates des barrages et des affrontements entre forces de l’ordre et délinquants, qui ont duré plusieurs heures dans la nuit. Ils marquent aussi un temps d’arrêt devant le passage des agents communaux, munis de râteaux et de sacs poubelles, qui déblayent les derniers débris sur la chaussée, sous les regards des passants, parfois indifférents, souvent surpris.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Combani se réveille dans la confusion et l&rsquo;inquiétude</strong></h2>
<figure id="attachment_49953" aria-describedby="caption-attachment-49953" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49953" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-300x225.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, préfet, Tsingoni" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-8.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49953" class="wp-caption-text">Les traces de brûlures en plein centre de Combani. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Mohamed*, écouteurs sur les oreilles, regardent la scène derrière le comptoir du café où il travaille, à côté du marché central. <em>« </em></span><em>On a ouvert plus tard ce matin en raison des affrontements »</em><em style="text-align: justify;">,</em><span style="text-align: justify;"> indique le jeune homme d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années.</span><em style="text-align: justify;"> « Hier soir tard je regardais les matchs de football quand j&rsquo;ai entendu les premiers éclats et ce matin je découvre tout ça »</em><span style="text-align: justify;">.</span></p>
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn" style="text-align: justify;">
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<div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">
<p class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling"><span style="text-align: justify;">Un peu plus loin, deux amies se retrouvent pour acheter des fruits et légumes sur les étals du marché. « </span><em style="text-align: justify;">Ce matin j&rsquo;ai attendu que les choses se calment pour sortir de chez moi. Mon téléphone n&rsquo;arrêtait pas de sonner, tout le monde me demandait si la route était ouverte pour aller travailler »</em><span style="text-align: justify;">, témoigne l&rsquo;une d&rsquo;elles, visiblement inquiète.</span></p>
<figure id="attachment_49952" aria-describedby="caption-attachment-49952" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49952" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, voiture, incendie" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-7-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49952" class="wp-caption-text">Les carcasses de voitures incendiées durant la nuit. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p><span style="text-align: justify;">Des échauffourées et des dégradations qui ont éclaté en amont d’une </span><em style="text-align: justify;">« opération de résorption de l’habitat indigne, insalubre et illégal »</em><span style="text-align: justify;"> menée dans le quartier Kiyama, à l’arrière du site du RSMA, rue Moubikini, à quelques encablures du terrain de golf.</span></p>
</div>
<p class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="57bcd099-082e-492c-bf82-735d117cf517" data-message-model-slug="gpt-5-3-mini" data-turn-start-message="true"><span style="text-align: justify;">Peu avant 8 h, le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, a donné rendez-vous aux élus, notamment au maire de Tsingoni, Issilamou Hamada, à quelques mètres du site, avant d’observer le décasage. Derrière eux, au moment des poignées de main, trois carcasses de voitures brûlées quelques heures plus tôt gisent sur le parking de la résidence « Le Golf », la fumée s’échappant encore de l’unes d’entre elles.</span></p>
<p class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" dir="auto" tabindex="0" data-message-author-role="assistant" data-message-id="57bcd099-082e-492c-bf82-735d117cf517" data-message-model-slug="gpt-5-3-mini" data-turn-start-message="true"><span style="text-align: justify;">Au total, 43 habitations de tôle et de bois ont été détruites. À l’arrivée du cortège, elles étaient déjà toutes réduites à des amas de gravats par les bulldozers et les pelleteuses, encadrés par les forces de l&rsquo;ordre qui ont bouclé le périmètre.</span></p>
</div>
</div>
<div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn" style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un projet de place publique prévu depuis des années</strong></h2>
<figure id="attachment_49949" aria-describedby="caption-attachment-49949" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49949" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49949" class="wp-caption-text">La municipalité a obtenu les financements nécessaires à la création de l’espace public, permettant ainsi à la préfecture de valider l&rsquo;opération de libération du foncier VD / JDM.</figcaption></figure>
<p class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start" style="text-align: justify;">Si la destruction des cases est réalisée dans le cadre de l’opération « Kingia », lancée officiellement le 7 avril dernier, elle vise à libérer plusieurs hectares de foncier appartenant à la municipalité, qui demande depuis longtemps à récupérer les lieux. Depuis une dizaine d’années, et sous la mandature de l’ancien maire Mohamed Bacar, un projet de construction d’un espace public comprenant notamment un jardin est porté sur ce site.</p>
</div>
</section>
<p style="text-align: justify;">Interpellé par un journaliste sur les évènements de la nuit, le préfet a préféré débuter sur<em> « l&rsquo;essentiel »</em>, selon lui, à savoir : l&rsquo;opération de décasage. « <em>C&rsquo;est une opération utile pour la commune puisqu&rsquo;on va créer une place publique qui va permettre d&rsquo;avoir un lieu de convivialité. À tous les fâcheux et les grincheux, qui pensent que (ndlr : l&rsquo;opération) Kingia n&rsquo;a pas été montée en concertation avec les élus, on a la preuve ici d&rsquo;une opération conjointe », </em>assène-t-il devant les micros.</p>
<figure id="attachment_49947" aria-describedby="caption-attachment-49947" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49947" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-300x200.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, préfet, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-5-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49947" class="wp-caption-text">Le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, a qualifié les « quelques incidents » de « petite méthode » d’intimidation, assurant qu’elle ne fonctionnait pas. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le plus important c&rsquo;est de restituer aux communes les terrains nécessaires pour leurs projets et mettre fin à des marchands de sommeil que nous avons bien identifiés et que l&rsquo;on va traduire en justice et qui louent des terres à des personnes désoeuvrées, fragiles, pour permettre cette économie informelle, qui est l&rsquo;un des grands maux de Mayotte ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Suite à des enquêtes sociales menées dans le cadre d&rsquo;une opération ELAN, le préfet affirme que la majorité des personnes ont eu des propositions de relogement, indiquant que certaines ont accepté tandis que d&rsquo;autres non, sans toutefois donner de chiffres précis. « <em>Nous sommes encore en phase d’enquête sociale et disposons toujours de propositions d’hébergement d’urgence. Nous serons en mesure de donner le chiffre exact des familles relogées lorsque toutes auront été prises en charge, qu’elles aient accepté ou refusé les solutions proposées ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>« La grande majorité silencieuse n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;avoir peur »</strong></h2>
<figure id="attachment_49960" aria-describedby="caption-attachment-49960" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49960 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x225.jpeg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, préfet, Tsingoni" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-9.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49960" class="wp-caption-text">Une partie de la population craint que les violences ne recommencent dans les prochains jours. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Concernant les quelques incidents qui ont émaillé la veille du décasage, il n&rsquo;y a rien d&rsquo;étonnant, comme d&rsquo;habitude », </em>poursuit le préfet. <em>« Nous avons des familles qui n&rsquo;acceptent pas le décasage, qui vont exciter un certain nombre de personnes qui vont commettre des exactions</em><em>. Seules des carcasses ont été brûlées pas de véhicules roulants »,</em> remarque-t-il. <em>« C&rsquo;est encore cette petite méthode de l&rsquo;intimidation qui ne marche pas devant les opérations qui se déroulent dans de bonnes conditions. Il n&rsquo;y a aucune adversité et je m&rsquo;en félicite ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La population mahoraise, la grande majorité silencieuse, n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;avoir peur et elle sait très bien ce que nous faisons et elle nous remercie de le faire »,</em> assure François-Xavier Bieuville, à propos de l&rsquo;inquiétude que pourrait ressentir une partie de la population au vu des évènements de cette nuit, mais aussi des dernières semaines, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/15/a-vahibe-un-choc-dinsecurite-provoque-par-les-heurts-entre-forces-de-lordre-et-delinquants/">notamment à Vahibé</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour tous ceux qui seraient des grincheux, posez-vous la question de savoir ce qui se passerait si nous ne faisions pas tout cela. Nous le faisons parce que cela permet à une commune de se développer, parce que l’État est un partenaire des communes, et parce que nous considérons que l’intérêt public consiste à porter des projets publics »</em>, poursuit le préfet. <em>« Tout cela doit être rassurant pour les uns et les autres. Il faut bien comprendre qu’un certain nombre de personnes n’ont pas d’intérêt à cette opération Kingia et que c’est pour eux l’occasion de commettre des désordres, des exactions, afin de gêner notre travail ».</em></p>
<figure id="attachment_49950" aria-describedby="caption-attachment-49950" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-49950 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-300x207.jpg" alt="Combani, décasage, Kiyama, Kingia, chantier, Mayotte, gendarmerie, préfet" width="300" height="207" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-300x207.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1024x708.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-768x531.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1536x1062.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-2048x1416.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-150x104.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-218x150.jpg 218w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-696x481.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1068x738.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1920x1328.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Kiyama-1-1320x913.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-49950" class="wp-caption-text">Les forces de l’ordre étaient déployées en nombre autour du site. Reste à savoir si, après leur départ, les affrontements reprendront ou non. VD / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous continuerons de travailler dans de bonnes conditions car la grande majorité des mahorais savent que ce que nous faisons est juste pour Mayotte », </em>insiste-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Les travaux à Kiyama sont prévus pour durer toute la semaine. Et pour les riverains, les mots du préfet ne suffisent pas à les rassurer. <em>« C’est sûr que les affrontements vont reprendre cette nuit. C’est une évidence »</em>, anticipe une habitante. <em>« Hier soir, je n’ai pas vu grand-chose, mais ce matin au réveil je réalise. C’est traumatisant de voir tous ces dégâts »</em>, note un jeune homme qui habite juste à côté du site déblayé. Ce soir, il s’enfermera à nouveau chez lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Victor Diwisch</p>
<p>*le prénom a été modifié pour préserver l&rsquo;anonymat.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/16/operation-kingia-a-combani-un-decasage-marque-par-une-nuit-de-violences/">Opération Kingia : à Combani, un décasage marqué par une nuit de violences</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le « choc » Kingia : l’État relance une opération de sécurité d’ampleur à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 02:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[démantèlement]]></category>
		<category><![CDATA[forces de l’ordre]]></category>
		<category><![CDATA[Kingia]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Place Nette]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture]]></category>
		<category><![CDATA[préfet de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Wuambushu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec "Kingia", les autorités déploient un nouveau dispositif renforcé pour lutter contre la délinquance. Une stratégie qui s’inscrit dans la continuité des opérations précédentes, sans ouvrir le débat sur leur réelle efficacité sur le long terme. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/le-choc-kingia-letat-relance-une-operation-de-securite-dampleur-a-mayotte/">Le « choc » Kingia : l’État relance une opération de sécurité d’ampleur à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis quelques jours, à Mayotte l’État a lancé, une opération de sécurité baptisée <em>« Kingia ».</em> Pendant deux mois, forces de l’ordre et services de l’État seront mobilisés pour <em>« renforcer durablement la sécurité des Mahorais et préserver l’ordre public sur l’ensemble du territoire »</em>, a annoncé le préfet du département, François-Xavier Bieuville. Présentée comme une action coordonnée et ciblée, cette initiative prolonge des dispositifs déjà expérimentés ces dernières années.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une nouvelle opération dans une longue série déjà engagée</b></h2>
<figure id="attachment_26150" aria-describedby="caption-attachment-26150" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-300x169.jpg" alt="Mayotte, décasage, bidonville, Dzoumogné," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26150" class="wp-caption-text">Une opération de décasage à Dzoumogné le 7 avril 2025, dans le cadre de l’opération Wuambushu, visant à une forme d’externalisation de la gestion des flux migratoires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après<em> « Wuambushu »</em> en 2023 et <em>« Place nette Mayotte »</em> en 2024, l’opération <em>« Kingia »</em> s’inscrit dans une continuité assumée. Lors d&rsquo;une « conférence de sécurité », à destination des élus, organisée le 10 avril pour présenter l&rsquo;opération, le préfet François Xavier-Bieuville a rappelé cette filiation : <em>« L’opération Kingia est une opération qui est dans la droite ligne des opérations que Mayotte a déjà connues ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif repose sur un renforcement temporaire des moyens, avec l’arrivée de renforts venus de métropole et la mobilisation accrue des services judiciaires. Des effectifs supplémentaires ont été déployés dans les zones de police comme de gendarmerie, tandis que des magistrats sont spécifiquement affectés au suivi des procédures liées à l’opération. L’objectif est de concentrer les moyens sur une période courte afin de produire des résultats rapides.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« L’objectif est d’avoir un choc de sécurité pendant deux mois »</em>, a précisé le préfet, en assumant une logique d’intervention brève et intensive qui, au fil des opérations, tend à s’imposer comme la principale réponse publique à une situation pourtant ancienne et profondément enracinée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mécanique sécuritaire assumée, face à des réalités plus complexes</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’opération s’appuie sur une organisation centralisée et quotidienne, pilotée par un poste de commandement interservices chargé de coordonner l’ensemble des actions. <em>« Concrètement, il y a un poste de commandement inter-service (PCIS) qui coordonne l’ensemble des opérations (&#8230;) avec des programmations quotidiennes »</em>, a détaillé le préfet.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, les interventions visent à la fois les réseaux de délinquance structurée, les situations d’habitat informel et les activités relevant de l’économie illégale. Le préfet évoque un objectif fixé par le ministère de l’intérieur de <em>« 70 interpellations de chefs de bande »</em>, tout en soulignant que <em>« 23 personnes » </em>considérées comme impliquées dans des exactions en groupe ont déjà été arrêtées.</p>
<p style="text-align: justify;">La dimension partenariale est également mise en avant. Les maires, nombreux lors de la conférence, sont appelés à jouer un rôle central dans ce dispositif. <em>« Le maire est un acteur de sécurité (…) c’est un continuum avec le travail de la police et de la gendarmerie »</em>, a rappelé le préfet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des<em> « chocs »</em> répétés et leurs effets durables : une promesse discutée</b></h2>
<figure id="attachment_49722" aria-describedby="caption-attachment-49722" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49722" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--300x225.jpg" alt="Mayotte, délinquance, violences, Mamoudzou " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR--1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/Photo-DR-.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49722" class="wp-caption-text">Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juin 2024, en pleine opération « Place nette Mayotte », le village de Kawéni a été le théâtre de violences et de dégradations importantes conduisant les élus, dont le maire de Mamoudzou, à se rendre sur place pour constater les dégâts et réaffirmer la poursuite des travaux malgré les incidents (photographie/Ville de Mamoudzou)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’État justifie cette nouvelle mobilisation sécuritaire par les résultats des opérations précédentes.<em> « Les résultats sont très probants »</em>, a affirmé le préfet François Xavier-Bieuville, évoquant notamment une <em>« baisse substantielle de 6 % de la délinquance »</em> à l’issue de l’opération <i>Place nette</i>, déployée entre le 16 avril et le 3 juillet 2024. Ce chiffre, toutefois, ne précise pas la nature de l’indicateur retenu (plaintes enregistrées, faits constatés ou données judiciaires consolidées&#8230;) ni ses variations selon les types d’infractions.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est également la conception même du temps sécuritaire qui interroge.<em> « Il faut que nous ayons des chocs de sécurité réguliers. Avoir ou donner le sentiment d’une sécurité permanente est excessif (…) ce que nos compatriotes mahorais attendent ce sont des chocs de sécurité »</em>, a déclaré le préfet. Une approche par séquences, qui repose sur l’idée d’effets différés après des interventions concentrées. <em>« Il y a un effet extrêmement durable après l’opération »</em>, a-t-il ajouté.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un territoire marqué ces dernières années par des épisodes récurrents de violences, y compris pendant et après des dispositifs similaires, cette lecture continue de susciter des interrogations. Le préfet en décrit lui-même la dynamique initiale : <em>« Nous l’avions vu pendant Place Nette, il y a, au démarrage, des troubles à l’ordre public mais très rapidement ces troubles sont maîtrisés », </em>estimant que ces phases de tension s’inscrivent dans un processus pérenne de retour à l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, le bilan officiel de l’opération <i>Place nette Mayotte</i> (avril–juillet 2024), transmis par la préfecture après la conférence, fait état de 938 interpellations, 270 armes saisies, 4 190 reconduites à la frontière et 650 habitats déconstruits. Ces données traduisent une intensification nette des moyens mobilisés. Elles coexistent cependant avec une succession d’épisodes de violences signalés sur la même période, y compris dans les mois suivants, notamment à Mamoudzou (Kawéni, Cavani, Tsoundzou), à Koungou, à Vahibé en avril et mai 2024, à Passamaïnty et Ironi entre juin, juillet et août, ainsi que des caillassages de bus du CHM à Majicavo à la rentrée scolaire, ou encore des faits rapportés à Kahani et dans plusieurs établissements scolaires au mois de novembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble dessine un décalage entre des indicateurs globaux issus des bilans d’opération et une série d’événements de terrain qui, dans leur répétition, nuancent l’idée d’une amélioration linéaire et stabilisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard avec Léo Vignal</p>
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		<title>« On est tous en panique », les habitants des bidonvilles de Chirongui attendent sans solution les décasages</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/on-est-tous-en-panique-les-habitants-des-bidonvilles-de-chirongui-attendent-sans-solution-les-decasages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 01:45:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Place Nette Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Wuambushu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la commune de Chirongui, la préfecture a prévu la destruction de deux quartiers informels au niveau de l’ancien stade et derrière le centre de tri La Poste. A quelques jours de l’opération, les habitants sont inquiets, la grande majorité n’a pas reçu de proposition de relogement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/on-est-tous-en-panique-les-habitants-des-bidonvilles-de-chirongui-attendent-sans-solution-les-decasages/">« On est tous en panique », les habitants des bidonvilles de Chirongui attendent sans solution les décasages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entre les cases en tôle, mercredi 8 avril, les enfants jouent, les poules caquettent, des femmes préparent des brèdes et d’autres se tressent. Des scènes de vie quotidienne dans le bidonville de l’ancien stade de Chirongui. Pourtant, bientôt elles ne pourront plus avoir lieu. Le quartier est concerné par une opération de démolition des <em>« constructions bâties illicitement » </em>selon les termes de la préfecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un arrêté préfectoral publié le 26 mars, il a été notifié aux habitants d’évacuer les lieux dans un délai maximum de 23 jours. D’ici quelques jours donc les bulldozers et tractopelles vont entrer en action pour détruire ces cases en tôle construites au fond d’un terrain vague à la lisière de la forêt. Les services de l’État justifient ces démolitions par <em>« les risques graves pour la salubrité et la sécurité et la tranquillité publique en l’absence d’alimentation en eau potable, de collecte des eaux usées et des eaux pluviales ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Comment je vais faire seule avec mes cinq enfants? » </strong></em></h2>
<figure id="attachment_49741" aria-describedby="caption-attachment-49741" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49741" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-300x200.jpg" alt="Mayotte, démantèlement, Chirongui, Kingia, Préfecture," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1920x1281.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49741" class="wp-caption-text">Le quartier de l’ancien stade qui sera décasé dans les prochaines semaines.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur place, les habitants dont de nombreux enfants en bas âge se retrouvent pris au dépourvu. Vêtue d’un boubou rouge, Amilati Hamidou ignore où elle va vivre. <em>« Je ne sais pas comment je vais faire seule avec mes cinq enfants »</em>, exprime-t-elle pendant qu’elle se fait coiffer par une de ses proches. Depuis 2012, cette trentenaire comorienne régularisée est installée ici. Dans le quartier, seul un ménage a reçu une proposition d’hébergement dans un logement situé à Labattoir. Depuis l’annonce de la démolition, <em>« dans le quartier, on est tous en panique »</em>, confie un jeune de 16 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre quartier de Chirongui, le lieu-dit Mangrove-La Poste est aussi ciblé par une opération similaire. Un arrêté de démolition a été publié le même jour, ce qui laisse penser que le décasage pourrait intervenir au même moment. Selon la police municipale, des individus vivant dans le secteur c’est-à-dire derrière le centre de tri de la Poste sont à l’origine de caillassages, c’est l’une des raisons qui a amené la municipalité à demander la mise en oeuvre d’une telle opération.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’Etat n’a plus l’obligation de proposer une solution de relogement</strong></h2>
<figure id="attachment_49742" aria-describedby="caption-attachment-49742" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49742" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-300x200.jpg" alt="Mayotte, démantèlement, Chirongui, Kingia, Préfecture," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49742" class="wp-caption-text">La maison de Asmahani et de son mari a été numérotée, elle sera détruite lors<br />de l’opération.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Asmahani, originaire de Grande Comore, habite dans l’une de ces parcelles avec son mari<br />
mahorais et leurs trois enfants. Il y a quelques semaines, sa maison en tôle a été numérotée à la bombe orange, il est prévu qu’elle soit détruite. La mère de famille est angoissée. <em>« Pour l’instant, on a pas de nouvelles, on a peur, on ne sait pas où on va aller, on a des enfants c’est ça le souci. On nous a dit qu’on va nous proposer des maisons, jusqu’à maintenant on en sait rien »</em>, redoute-t-elle. Selon l’arrêté préfectoral, là aussi dans cette zone un seul ménage s’est vu proposé un hébergement, il se trouve également dans la commune de Labattoir.</p>
<p style="text-align: justify;">La loi pour la refondation de Mayotte adoptée en août 2025 a fait évoluer la législation sur la question du relogement lors d’action de destruction de l’habitat illicite. Désormais, à Mayotte l&rsquo;État peut <em>« déroger à l&rsquo;obligation d&rsquo;annexer une proposition de relogement ou d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence »</em> lors des décasages. Selon la préfecture, 161 personnes vivent sur ces deux zones Mangrove-La Poste et quartier de l’ancien stade, ce qui représente 31 ménages. Selon la préfecture, 161 personnes vivent sur ces deux zones Mangrove-La Poste et quartier de l’ancien stade, ce qui représente 31 ménages.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les décasages s’accélèrent</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La commune de Chirongui n’est pas la seule à connaître un décasage imminent. La trêve du<br />
Ramadan étant passé, plusieurs arrêtés ont été publiés en ce sens. C’est le cas à Combani, Mangajou et Sada. A Sada, il a déjà eu lieu ce mardi 7 avril, 18 logements ont été mis à terre. Dans le même temps, l’État lance <em>« Kingia »</em>, un dispositif d’ampleur dans la lignée de <em>« Wambushu »</em> et<em> « Place nette Mayotte »</em> pour “intensifier la lutte contre la délinquance, l’économie informelle et l’habitat insalubre&amp;quot;, annoncent les services de l’État. Nul doute donc que d’autres bidonvilles seront détruits au cours des prochaines semaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Lisa Morisseau</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/13/on-est-tous-en-panique-les-habitants-des-bidonvilles-de-chirongui-attendent-sans-solution-les-decasages/">« On est tous en panique », les habitants des bidonvilles de Chirongui attendent sans solution les décasages</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>L&#8217;opération de résorption de l’habitat indigne engagée le long de la rivière Gouloué à Passamaïnty</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/07/loperation-de-resorption-de-lhabitat-indigne-engagee-le-long-de-la-riviere-gouloue-a-passamainty/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 11:43:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Passamaïnty]]></category>
		<category><![CDATA[RHI]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46105</guid>

					<description><![CDATA[<p>131 personnes sont concernées par le décasage pour 83 places d'hébergement "disponibles".</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/07/loperation-de-resorption-de-lhabitat-indigne-engagee-le-long-de-la-riviere-gouloue-a-passamainty/">L&rsquo;opération de résorption de l’habitat indigne engagée le long de la rivière Gouloué à Passamaïnty</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="167" data-end="335">L’opération de résorption de l’habitat indigne, insalubre et illégal (RHI), menée aux abords de la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/a-passamainty-plus-de-20-ans-de-vie-en-communaute-bientot-effaces/">rivière Gouloué à Passamainty</a>, a débuté ce samedi 7 février au matin et devrait durer plusieurs jours.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="337" data-end="610">Pour permettre l’accès au quartier situé de l’autre côté de la rivière, une rampe provisoire a été aménagée afin de faciliter le passage des engins. Ceux-ci procèdent à la destruction de 75 cases en tôle ainsi que de deux constructions en dur, dans le cadre de la loi Élan.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="612" data-end="1095">Selon les enquêtes sociales menées par l’ACFAV, 131 personnes — soit 21 ménages — vivent le long de la rivière. Une partie d’entre elles ne sera pas relogée, faute de solutions disponibles. La DEETS indique disposer de 83 places d’hébergement, tout en soulignant qu’il est « <em>matériellement impossible de notifier un relogement à l’ensemble des ménages</em> », notamment en raison du cyclone Chido, qui a détruit «<em> 68 % des logements collectifs et 36 % des logements résidentiels en dur</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="612" data-end="1095">Depuis l’entrée en vigueur de la loi pour la refondation de Mayotte, le 11 août 2025, l’article 18 autorise la préfecture à procéder à des évacuations sans garantir de solution aux personnes expulsées, les laissant ainsi sans abri. Cette situation rappelle celle du camp de Tsoundzou, où plusieurs familles avaient reconstruit des habitations précaires un peu plus loin après l’évacuation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1097" data-end="1368">La préfecture n’a pas accordé d’interview, invoquant la période de réserve électorale, et s’est limitée à un briefing préalable. Une réserve qui relève davantage d’un choix de communication que d’une interdiction juridique formelle faite à l’administration de s’exprimer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/07/loperation-de-resorption-de-lhabitat-indigne-engagee-le-long-de-la-riviere-gouloue-a-passamainty/">L&rsquo;opération de résorption de l’habitat indigne engagée le long de la rivière Gouloué à Passamaïnty</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À Passamaïnty, plus de 20 ans de vie en communauté bientôt effacés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/a-passamainty-plus-de-20-ans-de-vie-en-communaute-bientot-effaces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 02:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Gouloué]]></category>
		<category><![CDATA[Passamaïnty]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44759</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Passamaïnty, le quartier informel le long de la rivière de La Gouloué fait face à une évacuation imminente, prévue le 29 janvier prochain. Les habitants, confrontés à la destruction de leur maison sans garantie de relogement, dénoncent l’injustice et contestent l’image de dangerosité véhiculée par la préfecture.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/a-passamainty-plus-de-20-ans-de-vie-en-communaute-bientot-effaces/">À Passamaïnty, plus de 20 ans de vie en communauté bientôt effacés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« <em>Tout ça, ça ne sert à rien »</em>, soupire Farid, 17 ans, vêtu d&rsquo;un survêtement bleu et de lunettes de soleil, en regardant le quartier de cases en tôles le long de la rivière de la Gouloué, à Passamaïnty. Le 6 janvier dernier, la préfecture a pris un arrêté ordonnant l’évacuation et la destruction de ce petit village informel, présent, selon certains habitants, depuis plus de vingt ans. « <em>Je ne sais pas ce que ma famille va devenir »</em>, poursuit Farid, dépité. La préfecture a accordé 23 jours aux habitants pour quitter les lieux d’eux-mêmes, soit jusqu’au 29 janvier prochain.</p>
<figure id="attachment_44797" aria-describedby="caption-attachment-44797" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44797" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-200x300.jpg" alt="Passamaïnty, Gouloué, quartier, cases, tôle, Mayotte" width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0260-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption id="caption-attachment-44797" class="wp-caption-text">Le quartier vu depuis les hauteurs, aux abords du collège Ouvoimoja à Passamaïnty, c&rsquo;est par ce chemin que les élèves rejoignent l&rsquo;établissement.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="91" data-end="357">Cette décision confirme la volonté de « décasage » exprimée dès le 14 septembre 2023, lorsque le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, sollicitait auprès de la préfecture l’application de la loi ELAN pour libérer le foncier occupé illégalement à cet endroit.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="359" data-end="674">Il y a deux ans, le 15 janvier 2024, la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement, du Logement et de la Mer de Mayotte (DEALM) indiquait que la<a href="https://2024.lejournaldemayotte.yt/2024/01/15/la-presidente-de-lassemblee-aux-abords-du-bidonville-de-gouloue/"> procédure</a> prévoyait d’abord le relogement des personnes concernées, avant de démolir leurs habitations informelles. Aujourd’hui, la question du relogement n’est plus centrale.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="676" data-end="1050">Depuis l’entrée en vigueur de la loi pour la refondation de Mayotte, le 11 août 2025, l’article 18 autorise la préfecture à procéder à des évacuations sans garantir de solution aux personnes expulsées, les laissant ainsi sans abri. Cette situation rappelle celle du camp de Tsoundzou, où plusieurs familles avaient reconstruit des habitations précaires un peu plus loin après l’évacuation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="923" data-end="1392">Parmi les 131 personnes qui vivent le long de la Gouloué — soit 21 ménages selon les enquêtes sociales menées par l’ACFAV — une partie ne sera donc pas relogée, faute de solutions disponibles. La DEETS indique que 83 places d’hébergement existent, mais qu’il est <em data-start="1161" data-end="1260">« matériellement impossible de formuler une notification de relogement à l’ensemble des ménages »</em>, notamment en raison du cyclone Chido, qui a détruit <em data-start="1314" data-end="1391">« 68 % des logements collectifs et 36 % des logements résidentiels en dur »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2046" data-end="2313"><strong>L&rsquo;insalubrité et l&rsquo;insécurité comme justification à la démolition</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2046" data-end="2313">Plus tôt dans la matinée, des policiers sont venus dans le quartier distribuer et afficher des copies de l’arrêté préfectoral sur les murs des cases. Certains habitants tentent d’en comprendre le contenu, d’autres les déchirent. Les feuilles blanches finissent au sol, dans la boue.</p>
<figure id="attachment_44802" aria-describedby="caption-attachment-44802" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44802" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-300x200.jpg" alt="Passamaïnty, Gouloué, quartier, cases, tôle, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0274-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44802" class="wp-caption-text">Des habitants posent avec l&rsquo;arrêté préfectoral dans les mains. Ils ne comprennent pas les arguments qui appuient la décision de les expulser.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2315" data-end="2468">Tous sont sidérés par la violence des arguments avancés pour justifier la destruction du quartier, et par leurs incohérences.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2470" data-end="2680">Dans son arrêté, la préfecture met en avant les dangers liés à ces logements précaires et informels, en s’appuyant sur un rapport d’enquête d’insalubrité de l’Agence régionale de Santé (ARS), daté du 24 janvier 2024. Autant de risques dénoncés qui vont pourtant se démultiplier pour les personnes laissées à la rue et qui devront s&rsquo;établir dans un nouvel endroit au détriment de tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2682" data-end="3313">Selon ce document, l’implantation des habitations à proximité immédiate de la rivière expose les riverains à un risque élevé d’inondation. Les branchements électriques non conformes représentent un risque important d’incendie. L’absence d’accès à l’eau potable et de réseau d’assainissement engendreraient par ailleurs des risques sanitaires et environnementaux. L’ARS souligne également que de nombreux riverains continuent de s’approvisionner directement dans la rivière, soit en raison de l’éloignement de la borne monétique installée près du collège Ouvoimoja, à quelques mètres du quartier, soit par manque de moyens financiers.</p>
<figure id="attachment_44799" aria-describedby="caption-attachment-44799" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44799" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-300x200.jpg" alt="Passamaïnty, Gouloué, quartier, cases, tôle, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0267-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44799" class="wp-caption-text">Le quartier qui abrite 131 personnes, selon les enquêtes sociales, est construit le long de la rivière.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3315" data-end="3804">Un rapport de la police nationale, daté du 19 juillet 2025, décrit un quartier « <em data-start="3394" data-end="3436">difficile d’accès et non carrossable »</em>. Il estime que « <em data-start="3452" data-end="3603">le village informel à la croissance exponentielle est un facteur anxiogène pour les habitants des autres quartiers, qui n’osent pas s’y aventurer »</em>. Le document évoque également la présence de guetteurs, qui « <em data-start="3664" data-end="3803">empêche toute action rapide des forces de l’ordre lors d’épisodes de violences urbaines ou plus généralement d’intervention de police ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3806" data-end="4198"><em data-start="3806" data-end="4037">« Par ailleurs, l’existence de ce village informel à proximité immédiate du collège Ouvoimoja, qui accueille environ 1.600 élèves, dont un tiers serait issu du village de Vahibé, entraîne des conflits dans et aux abords du site »</em>, poursuit le rapport. « <em data-start="4060" data-end="4197">Les guerres de territoires et autres règlements de comptes importés par les jeunes désœuvrés et avides d’en découdre sont réguliers »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3806" data-end="4198"><strong>Un quartier qui vit bien et dans un esprit de communauté</strong></h2>
<figure id="attachment_44803" aria-describedby="caption-attachment-44803" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44803" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-300x200.jpg" alt="Passamaïnty, Gouloué, quartier, cases, tôle, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0280-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44803" class="wp-caption-text">Ramadhoine Issouf, 23 ans, habite dans le quartier avec ses deux sœurs. Sa maison et sa chambre sont ses seuls refuges, ou malgré les difficultés il peut monter ses projets.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4200" data-end="4736"><em data-start="4200" data-end="4237">« Tout cela est complètement faux ! « </em>, rétorque Amina Abdou, 48 ans, résidente du quartier depuis plus de vingt ans, sous les approbations d’autres riverains rassemblés sur la place centrale. Si, lors de son enquête en 2023, l’ARS avait relevé l’absence d’accès à l’eau, la situation a évolué depuis : deux robinets sont désormais accessibles à tous et deux citernes ont été installées par une association. La rivière n’est plus la principale source d’approvisionnement, même si certains habitants continuent d’y laver leur linge.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4738" data-end="5194"><em data-start="4738" data-end="4846">« Depuis qu’on habite ici, il n’y a jamais eu de maladies, jamais eu d’inondations, jamais eu de blessés »</em>, ajoute Ramadhoine Issouf, 23 ans, qui vit le long de la Gouloué avec ses deux sœurs. « <em data-start="4933" data-end="5193">Le maire est venu nous voir pendant sa campagne électorale et nous a demandé de voter pour lui. Depuis, plus rien. Après Chido, personne n’est venu prendre de nos nouvelles, et maintenant on doit partir. Je ne comprends plus rien, tout le monde est perdu ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5196" data-end="5490">Les habitants contestent aussi l’image d’un quartier dangereux et gangrené par la délinquance. « <em data-start="5291" data-end="5383">Si le quartier était vraiment dangereux, ça ferait longtemps que tu aurais été tabassé »</em>, lance une riveraine. « <em data-start="5406" data-end="5466">J’habite ici depuis 2004 et je n’ai jamais eu de souci »</em>, renchérit Amina Abdou.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5492" data-end="5747"><em data-start="5492" data-end="5690">« On n’a pas la chance de vivre dans de vrais bâtiments, mais on a appris à aimer notre quartier. Nos enfants vont à l’école, on prend soin de ce qu’on a, on vit en communauté, comme une famille »</em>, confie une mère de famille en lavant son linge près d’un robinet.</p>
<figure id="attachment_44807" aria-describedby="caption-attachment-44807" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44807" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-300x200.jpg" alt="Passamaïnty, Gouloué, quartier, cases, tôle, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/DSC_0298-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44807" class="wp-caption-text">La « place » centrale du village où des robinets ont été installés pour permettre aux familles de laver leurs vêtements.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="645" data-end="1016">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs une ambiance familiale qui règne dans le quartier, ce 14 janvier. Certains hommes poursuivent leur travail sur les parcelles cultivées, d&rsquo;autres cherchent des fruits dans les arbres et vendent quelques produits sur des étals improvisés, tandis que les enfants jouent à l&rsquo;extérieur, au milieu des familles regroupées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="645" data-end="1016">La plupart des habitants ne semblent pas encore avoir pris la mesure de l’échéance qui approche. Aucun ne dit avoir commencé à préparer son départ. « <em data-start="6112" data-end="6166">On ne sait pas où aller, alors pourquoi ranger ? »</em>, interroge un habitant en ouvrant la porte de son logement. À l’intérieur, une grande télévision à écran plat, un réfrigérateur et un congélateur. Il explique payer l’électricité à un voisin, chez qui il s’est raccordé. « <em data-start="6387" data-end="6438">Comment je vais faire pour déplacer tout ça ? »</em>, lâche-t-il dans un rire nerveux.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="645" data-end="1016"><strong>Que vont devenir les enfants scolarisés à Passamaïnty ? </strong></h2>
<figure id="attachment_44819" aria-describedby="caption-attachment-44819" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44819" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/gouloue-6.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44819" class="wp-caption-text">Abel, 14 ans, avec son cahier. Comme lui, beaucoup d&rsquo;enfants du quartier sont scolarisés à Passamaïnty, les familles craignent une rupture de leur éducation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="645" data-end="1016">Et si la confusion règne encore dans le village, tout le monde s&rsquo;inquiète du sort des enfants. La grande partie d&rsquo;entre eux est scolarisée dans les écoles de Passamaïnty, notamment au collège. Certes les conditions de vie sont précaires dans le quartier, mais leurs logements leur garanti un accès à l&rsquo;éducation et matérialisent leur espoir d&rsquo;une vie meilleure.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="645" data-end="1016">C&rsquo;est le cas d&rsquo;Abel, 14 ans, en classe de 5ème au collège Ouvoimoja, qui ne veut pas quitter sa maison. « <em>J&rsquo;aime ma maison et ma chambre »</em>, dit-il timidement en cherchant ses cahiers. L’idée de voir son quartier détruit l’effraie, mais quelques secondes plus tard, il replonge déjà son regard dans l’écran de son téléphone.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="645" data-end="1016"><em data-start="7109" data-end="7259">« Mes enfants sont au collège et me demandent où ils vont aller. S’ils doivent changer d’établissement, ça va poser problème à cause des rivalités »</em>, alerte une habitante.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="645" data-end="1016"><strong>« Ce sont des familles avec lesquelles on s&rsquo;entend bien »</strong></h2>
<figure id="attachment_44820" aria-describedby="caption-attachment-44820" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44820" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--300x225.jpeg" alt="Passamaïnty, Gouloué, quartier, cases, tôle, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue--1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Gouloue-.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-44820" class="wp-caption-text">Les cases en tôle visibles depuis le quartier des Manguiers.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="7284" data-end="8195">De l’autre côté de la rivière, les riverains ont appris la nouvelle de la destruction prochaine des cases en tôle. À l’heure de la pause déjeuner, vers 12 h 30, le sujet anime les discussions. <em data-start="7477" data-end="7645">« C’est triste de démolir ces maisons. Ce sont des familles avec lesquelles on s’entend bien. Si on détruit, il faut au moins leur donner une solution de relogement »</em>, estime Halima*. <em data-start="7663" data-end="7783">« Moi je travaille près d’ici, et le matin c’est dangereux. Il arrive d’être menacé par des jeunes avec des couteaux »</em>, témoigne Sofia*, qui traverse Passamaïnty chaque jour. <em data-start="7840" data-end="7903">« Mais on ne sait pas s’ils viennent vraiment de la rivière »</em>, lui répond Halima. <em data-start="7924" data-end="8024">« Les jeunes qui posent problème dans le quartier des Manguiers viennent de Tsoundzou, pas d’ici »</em>, précise Ibrahim*.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7284" data-end="8195">Un peu plus loin, dans ce même quartier des Manguiers, une autre habitante assure <em data-start="8126" data-end="8194">« n’avoir jamais eu de problèmes avec les habitants de la rivière »</em>.</p>
<p data-start="645" data-end="1016">Victor Diwisch</p>
<p data-start="645" data-end="1016">*les prénoms ont été modifiés pour préserver l&rsquo;anonymat.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/15/a-passamainty-plus-de-20-ans-de-vie-en-communaute-bientot-effaces/">À Passamaïnty, plus de 20 ans de vie en communauté bientôt effacés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;UNICEF alerte sur l’oubli des droits de l’enfant dans le projet de loi de refondation de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/14/lunicef-alerte-sur-loubli-des-droits-de-lenfant-dans-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 02:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=28718</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’UNICEF déplore l’absence de mesures concrètes en faveur des enfants dans le texte présenté au Sénat, et redoute une aggravation de leur précarité.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/14/lunicef-alerte-sur-loubli-des-droits-de-lenfant-dans-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/">L&rsquo;UNICEF alerte sur l’oubli des droits de l’enfant dans le projet de loi de refondation de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À la veille de l’examen en commission des lois au Sénat du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte, l’UNICEF France a fait part, mardi 13 mai, de sa « <em>vive inquiétude</em> » face à un texte qui, selon l’organisation, va à l’encontre des engagements internationaux de la France en matière de droits de l’enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une déclaration transmise à la presse, Adeline Hazan, présidente de l’organisation, s’alarme de l’absence de <em>« dispositions concrètes et suffisantes pour garantir la protection et le bien-être »</em> des enfants de Mayotte. Le texte, présenté en Conseil des ministres le 21 avril 2025, intervient dans un contexte social et humanitaire dégradé sur l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une jeunesse en péril</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Mayotte, département français depuis 2011, est aussi le plus pauvre du pays. D’après les données rappelées par l’UNICEF, près de 80 % des enfants y vivent en situation de grande pauvreté, sur un territoire où un habitant sur deux a moins de 18 ans. Les récents cyclones Chido et Dikélédi ont aggravé les fragilités structurelles de l’île. En novembre 2023, un rapport de l’organisation dressait déjà un constat préoccupant sur la mise en œuvre des droits de l’enfant dans les territoires ultramarins. Le projet de loi, censé ouvrir une nouvelle étape pour Mayotte, ne semble pas répondre aux attentes en matière de réduction des inégalités.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un projet centré sur les enjeux sécuritaires</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’UNICEF pointe notamment plusieurs dispositions du projet de loi qui pourraient, selon l’organisation, porter atteinte aux droits fondamentaux des mineurs : dérogations législatives permettant l’enfermement d’enfants en rétention, destruction de logements insalubres sans garanties de relogement, atteintes aux droits des enfants en situation de migration. « <em>Ces mesures donnent la priorité à la lutte contre l’immigration et à la réorganisation de l’habitat, au détriment d’une approche centrée sur l’enfance</em>« , affirme Adeline Hazan. Si quelques éléments positifs sont mentionnés dans le rapport annexé, notamment en matière d’éducation, l’organisation considère que la place de l’enfance dans le projet reste marginale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’appel à une refondation inclusive</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour l’UNICEF, le risque est grand de voir les droits des enfants relégués au second plan dans une stratégie avant tout sécuritaire. « <em>L’enfance doit être une priorité absolue et constituer le pilier central de toute politique de refondation de Mayotte</em>« , martèle sa présidente. L’organisation invite les parlementaires à examiner le texte « <em>au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant, au-delà de toute logique partisane</em>« , alors que le Sénat s’apprête à se pencher sur ce texte structurant pour l’avenir de l&rsquo;île.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/14/lunicef-alerte-sur-loubli-des-droits-de-lenfant-dans-le-projet-de-loi-de-refondation-de-mayotte/">L&rsquo;UNICEF alerte sur l’oubli des droits de l’enfant dans le projet de loi de refondation de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mayotte : La problématique du logement à travers les opérations de décasage</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/08/__trashed-2/</link>
					<comments>https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/08/__trashed-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 03:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Décasage]]></category>
		<category><![CDATA[Dzoumogné]]></category>
		<category><![CDATA[Loi ELAN]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=26168</guid>

					<description><![CDATA[<p>La destruction de soixante-treize habitations à Dzoumogné soulève des questions sur les solutions de relogement après une opération de décasage. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/08/__trashed-2/">Mayotte : La problématique du logement à travers les opérations de décasage</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><i> </i>Ce lundi 7 avril, la préfecture de Mayotte a annoncé la destruction de soixante-treize habitations jugées « insalubres » à Dzoumogné, dans le cadre d’une opération de décasage. Si cette mesure s’inscrit dans un objectif de lutte contre l’insalubrité et la libération de terrains pour la construction d’une école, elle met en lumière la question cruciale du logement à Mayotte, un territoire où le déficit de logements sociaux est particulièrement marqué. Cette situation soulève des interrogations sur les solutions proposées pour reloger les habitants concernés et sur la gestion de cette crise du logement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un déficit de logements sociaux accentué par l’urbanisation rapide</b></h2>
<figure id="attachment_26150" aria-describedby="caption-attachment-26150" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26150" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-300x169.jpg" alt="Mayotte, décasage, bidonville, Dzoumogné," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/hh-1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26150" class="wp-caption-text">Ce matin, les habitants du quartier étaient plongés dans un nuage de fumée au milieu des débris</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mayotte, à la fois île et département français, connaît une forte pression démographique et une urbanisation rapide. Ce phénomène, combiné à un manque d’infrastructures adaptées, entraîne un déficit de logements sociaux important. Selon certaines estimations, une large proportion de la population vit dans des conditions précaires, souvent dans des « bangas », des habitations informelles en tôle. Les autorités, dans un contexte d’insalubrité croissante, justifient ces opérations de démolition par la nécessité d’assainir certains quartiers et d’améliorer les conditions de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des solutions de relogement insuffisantes</b></h2>
<figure id="attachment_370" aria-describedby="caption-attachment-370" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-370" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-225x300.webp" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_1434-scaled-1-3.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-370" class="wp-caption-text">La construction d&rsquo;une école a été avancée pour motiver cette opération de décasage</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si l’objectif affiché de ces démolitions est de lutter contre l’insalubrité et de réhabiliter certains espaces, la réalité sur le terrain est plus complexe. Les familles qui se retrouvent sans logement après ces démantèlements sont souvent confrontées à une situation d’urgence, dans une île où les places d’hébergement d’urgence sont limitées et où les projets de logements sociaux peinent à répondre aux besoins. L’association Solidarité Mayotte, qui accompagne les demandeurs et les personnes en situation d’exclusion, ne disposait avant le passage du cyclone Chido, que de 524 places réparties dans différents logements, souvent saturés, où les places disponibles sont attribuées prioritairement aux femmes avec enfants et pour de courtes périodes, 21 jours en moyenne, dans des conditions spartiates, jusqu’à cinq par chambre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L&rsquo;absence de chiffres précis </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Lundi matin, sur le terrain, à Hacomba, la question du nombre exact de personnes impactées par ce décasage a été soulevée par les journalistes présents. Le préfet a répondu que, compte tenu du caractère informel de ces logements, il était difficile de fournir un chiffre précis. Le manque de chiffres fiables sur la population vivant dans ces habitats informels semble indiquer une difficulté à évaluer correctement l’ampleur du problème et à anticiper les besoins en matière de relogement. Bien que déclarées comme « légitimes » par le préfet de Mayotte, ces opérations révèlent un manque global de préparation en matière de relogement durable sur l&rsquo;île pour les habitants des quartiers décasés.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
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