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	<title>Archives des Debaa - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Debaa - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Au collège de Kwalé, le Maoré Jazz Festival 2025 raconté en images à travers un documentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 01:45:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Avant-première]]></category>
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		<category><![CDATA[Maoré Jazz Festival 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté en avant-première ce mardi 16 juin aux élèves du collège de Kwalé, le film de 52 minutes consacré au Maoré Jazz Festival 2025 revient sur une édition marquée par les mélanges entre le jazz, les cultures traditionnelles et des créations locales. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/au-college-de-kwale-le-maore-jazz-festival-2025-raconte-en-images-a-travers-un-documentaire/">Au collège de Kwalé, le Maoré Jazz Festival 2025 raconté en images à travers un documentaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Depuis sa création en 2005, le Maoré Jazz Festival s’est installé comme un rendez-vous culturel important sur l&rsquo;île. Sa particularité, repose sur sa proposition  d&rsquo;un jazz ouvert, qui se mélange aux musiques traditionnelles de l’île et aux influences régionales, tout en donnant aussi une place aux nouveaux artistes.</p>
<p style="text-align: justify;">La dernière édition a notamment été marquée par une création originale autour du célèbre tablatiste Subhash Dhunoochand. L&rsquo;artiste a travaillé avec des musiciens et danseurs locaux pour construire un spectacle mêlant sonorités indiennes, musique urbaine mahoraise et danses traditionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet a réuni des artistes incontournables de la scène mahoraise, comme Saandati Moussa, connu pour ses divers titres faisant référence à la femme mahoraise. Ainsi qu’une performance associant le debaa et la danse contemporaine portée par la Madarassati Chababiya de Tzoundzou.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une création entre jazz et debaa </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Cris Kordjee, chargée de communication de l’association Austral Organisation et du Maoré Jazz Festival, cette création représente l’identité même du festival. Car l&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de séparer les différents genres, mais plutôt d&rsquo;associer le jazz aux sonorités locales, traditionnelles de Mayotte et de la région.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ce n’est pas qu’un festival pour montrer du jazz qui est déjà fait très bien par d’autres. Notre vocation, c’est vraiment des mélanges audacieux, originaux, explorer ce qui n’a pas été fait jusqu’ici pour trouver notre sonorité, notre jazz, quelque chose qui nous ressemble</em> », explique-t-elle.</p>
<figure id="attachment_53599" aria-describedby="caption-attachment-53599" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-53599" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8444-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53599" class="wp-caption-text">Lors du Maoré Jazz Festival 2025, le groupe de debaa Madarassati Chababiya de Tzoundzou, a associé son chant aux percussions du tablatiste Subhash Dhunoochand.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La rencontre entre le tablâ et le debaa représentait d’ailleurs un véritable défi artistique pour l&rsquo;association. «<em> C’était un peu un saut vers l’inconnu, nous-mêmes ne savions pas trop ce que ça allait donner</em> ». Le résultat a finalement convaincu l’équipe, qui voit dans ce projet une manière de faire évoluer les pratiques et de mettre en lumière des artistes locaux.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">En l’associant au jazz et à d’autres univers musicaux, l’idée est aussi d’ouvrir une nouvelle porte, notamment pour des jeunes qui pourraient découvrir cette pratique autrement et peut-être s’y intéresser davantage. Pour Cris Kordjee, cette évolution ne signifie pas perdre l’identité du debaa, mais au contraire lui permettre de continuer à vivre.  « <em>Ce n’est pas parce qu’on fusionne avec autre chose pour recréer une production différente, que forcément on se perd, on </em><i>disparaît ou on met de côté notre identité </i>», affirme-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La jeunesse au cœur de la transmission culturelle</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La jeunesse occupe aussi une place importante pour les organisateurs du festival. Cette projection avec les élèves du collège de Kwalé s’inscrit dans cette volonté de transmettre et de partager. « <em>On a un message, une ligne qui ne nous quitte pas : intégrer et impliquer la jeunesse, cultiver les rencontres et la diversité</em> », souligne Cris Kordjee.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’association, travailler avec les établissements scolaires permet d’aller au-delà d’un simple spectacle. Car les élèves participent à une expérience qui mélange découverte artistique, échanges et transmission culturelle.  L&rsquo;idée de documenter régulièrement ces différents festivals, fait également partie de ce travail de transmission et de mémoire auprès des générations à venir. « <em>Ça contribue à enrichir notre mémoire, nos archives. On ne sera peut-être pas là demain !</em>  »,confie Cris Kordjee.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une nouvelle étape avec « Maoré Jazz in College »</strong></h2>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Depuis ses débuts, le Maoré Jazz Festival porte cette volonté de faire dialoguer les cultures. En 2005, le projet est né du constat qu’un espace qui manquait dans le paysage culturel de Mayotte. Rapidement, l’idée a été de mélanger le jazz avec les sonorités locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le choix des artistes, il se fait en fonction des réalités du festival, notamment les moyens financiers disponibles et les conditions d’accueil. « <em>Il faut pouvoir accueillir les artistes, organiser les répétitions, le travail de production et de composition, tout ça avec la disponibilité de nos moyens </em>», précise-t-elle.</p>
<figure id="attachment_53609" aria-describedby="caption-attachment-53609" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53609" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_8447-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53609" class="wp-caption-text">La chargée de communication, Cris Kordjee, annonce la prochaine édition pour octobre 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après cette édition 2025 et la sortie du film, l’équipe prépare déjà la suite avec un nouveau projet baptisé « Maoré Jazz in College ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cette prochaine création mettra encore la jeunesse au centre, avec une collaboration annoncée avec l’artiste Baco, autour d’un rendez-vous prévu au début du mois d’octobre. « <em>La création principale c&rsquo;est les jeunes, accompagnés d&rsquo;un artiste engagé avec des textes forts et légers</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle étape pour un festival qui continue de défendre la même idée : faire de la musique un espace de rencontre entre les générations et les cultures.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/au-college-de-kwale-le-maore-jazz-festival-2025-raconte-en-images-a-travers-un-documentaire/">Au collège de Kwalé, le Maoré Jazz Festival 2025 raconté en images à travers un documentaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le Débaa mahorais a fait vibrer La Réunion et cherche à élargir son public</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/12/le-debaa-mahorais-a-fait-vibrer-la-reunion-et-cherche-a-elargir-son-public/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 01:45:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Organisé ce vendredi au Port, un événement culturel a mis à l’honneur le débaa mahorais avec des groupes venus de Mayotte et de La Réunion. Chants religieux, danses traditionnelles et gastronomie ont rythmé cette journée dont l’objectif était de faire découvrir cette pratique. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/12/le-debaa-mahorais-a-fait-vibrer-la-reunion-et-cherche-a-elargir-son-public/">Le Débaa mahorais a fait vibrer La Réunion et cherche à élargir son public</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="375" data-end="542">Le son des tari (percussions), les salouvas assortis et le parfum du jasmin ont marqué la première édition de la journée culturelle consacrée au débaa mahorais, organisée ce week-end au Port, à La Réunion.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="375" data-end="542">L’événement s’est tenu autour d’un programme qui a mêlé danses, chants religieux, gastronomie et ateliers autour de la  beauté mahoraise. Au centre de la journée, le débaa, porté par des groupes de femmes, dont une délégation venue de Labattoir à Mayotte, a occupé la scène principale. À leurs côtés, plusieurs groupes venus de La Réunion ont également participé, signe d’une volonté d’ouvrir la pratique et de créer des passerelles entre les deux îles.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="375" data-end="542"><strong>Un art rythmé par les chants religieux</strong></h2>
<figure id="attachment_51266" aria-describedby="caption-attachment-51266" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-51266" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/PHOTO-2026-05-11-12-18-11.jpg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51266" class="wp-caption-text">Le groupe de Debaa Madrassati Nabawiya a intégré des éventails à sa chorégraphie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="375" data-end="542">Le debaa repose sur une organisation précise, une cheffe d’orchestre donne le tempo, et l’ensemble des femmes chantent des textes religieux en hommage au prophète Mahomet, tout en assurant le rythme grâce à des percussions appelés « tari » et en construisant la chorégraphie par des mouvements de mains, des épaules et de la tête en synchronisation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="375" data-end="542">Les participantes sont toutes habillées du même salouva, parées de bijoux en or, sans oublier le henné et les dessins faits à partir de Tani malandi (argile blanche) ou encore de Msindzano sur le visage.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="375" data-end="542">Au-delà de la scène, le debaa est surtout une pratique transmise entre femmes de génération en génération, présente dans différents moments de la vie sociale, religieuse et culturelle à Mayotte. Il accompagne aussi bien les événements festifs que les rassemblements politiques. Même si la pratique est très codifiée, chaque groupe se l’approprie, en adaptant légèrement le rythme, les chorégraphies ou encore l’interprétation des chants. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui permet à cette pratique de traverser les générations.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="375" data-end="542"><strong>Une journée de rencontre et de transmission</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La rencontre ne s’est pas limitée au chant et à la danse. En effet, des stands présents sur place ont permis de faire découvrir la gastronomie mahoraise à travers plusieurs plats et des desserts phares comme le<em> mkarara</em>. D&rsquo;autres espaces proposaient également des démonstrations autour de la mise en beauté mahoraise avec le henné, des tresses traditionnelles ou encore le <em>msindzano</em> utilisé comme masque de beauté.</p>
<figure id="attachment_51268" aria-describedby="caption-attachment-51268" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51268" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-300x196.jpg" alt="" width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-300x196.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-1024x668.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-768x501.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-1536x1002.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-150x98.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-696x454.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-1068x697.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-741x486.jpg 741w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2-1320x861.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/e50feecd-238e-4245-9db0-fef55c228c57-2.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51268" class="wp-caption-text">Le henné est une pratique phare de la mise en beauté mahoraise.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour les organisateurs, l’enjeu était d’ouvrir la pratique à un public plus large, au-delà des cercles déjà familiers du debaa. « <em>On voulait sortir d’un cadre fermé, où les personnes qui ne connaissent pas la culture peuvent parfois se sentir en dehors</em> », partage Bibi-Fatima Anli, présidente de la Fédération Solidarité communautés Océan Indien de l’Ouest à l&rsquo;initiative de la rencontre.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette logique, la journée a aussi intégré un concours destiné aux moins de 15 ans, une première édition pensée pour encourager la transmission à La Réunion et impliquer davantage les jeunes dans la pratique, alors qu’elle n’est pas toujours transmise dès l’enfance hors de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des échanges culturels dans un contexte social contrasté</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">À La Réunion, le vivre-ensemble coexiste parfois avec des tensions entre communautés. Dans ce contexte, ces moments de partage culturel jouent un rôle nécessaire car ils permettent de créer du lien, dans un territoire où une forte diaspora mahoraise est présente.</p>
<p style="text-align: justify;">Un sentiment partagé par les participantes, qui décrivent la démarche comme un moyen de partage et de reconnaissance. <em>« Quand on connaît la culture de l’autre, ça crée du lien, ça enlève les préjugés et la peur », </em>confie Échati, membre du groupe Madrassati Imanya de Labattoir, insistant sur l’importance de faire connaître cette culture au-delà de son territoire d’origine. Pour le groupe de debaa, le voyage ne se résume pas au fait d&rsquo;être venu et d&rsquo;avoir performé devant un public. « <em>C’est une danse très symbolique pour nous. On la ressent au plus profond de nous et la partager ici, c’est quelque chose de fort </em>», ajoute-t-elle.</p>
<figure id="attachment_51259" aria-describedby="caption-attachment-51259" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-51259" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/a638a030-5c99-4464-9ab9-0b32432355d7.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-51259" class="wp-caption-text"><em data-start="55" data-end="147">La délégation mahoraise a été rejointe par le groupe Mabânati Awaliya de la ville du Port.</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Présente également sur place, Marie Josée Karaké, représentante de la délégation de Mayotte à La Réunion, rappelle que ces initiatives participent à rendre visible la culture mahoraise dans l’espace réunionnais. « <em>La culture permet de décomplexer et de faire connaître Mayotte à La Réunion par ses traditions et sa culture. Mais aussi de montrer aux Réunionnais que c&rsquo;est certes une culture différente, mais elle a une place complémentaire dans les différentes cultures de La Réunion</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les organisateurs ont dressé un premier bilan et envisagent déjà la suite de l&rsquo;événement. Malgré la qualité des échanges entre les communautés présentes, les organisateurs notent une participation du public créole réunionnais encore limitée, un point qui devra être amélioré lors de la prochaine édition, déjà envisagée prochainement.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/12/le-debaa-mahorais-a-fait-vibrer-la-reunion-et-cherche-a-elargir-son-public/">Le Débaa mahorais a fait vibrer La Réunion et cherche à élargir son public</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le Debaa reconnu trésor vivant de la culture mahoraise et patrimoine national</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/le-debaa-reconnu-tresor-vivant-de-la-culture-mahoraise-et-patrimoine-national/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 02:00:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Debaa]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine culturel immatériel]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46333</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pratique artistique et spirituelle exclusivement féminine, le Debaa rythme la vie quotidienne et les grands événements à Mayotte, tout en affirmant l’identité culturelle de l’île et en gagnant progressivement en visibilité nationale et internationale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Danse emblématique de la culture mahoraise, le Debaa a été inscrit à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel (PCI) en mars 2025. Le 17 décembre dernier, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a accueilli à Paris les représentants de pratiques nouvellement reconnues. Parmi celles-ci trois sont originaires de Mayotte : le Debaa des femmes, le sel de Bandrélé ainsi que le Tani Malandi de Chirongui.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un art de vivre qui rythme les moments forts</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Apparu au début du 20ème siècle, il accompagne les moments importants de la vie des Mahorais comme les mariages, les retours de pèlerinage, la réussite scolaire, la naissance d’un enfant, les événements politiques ou encore les cérémonies de deuil. Mais il ne se limite pas au chant et à la danse, c’est un véritable art de vivre. Porté par des influences africaines, de l’océan Indien et du monde arabo-musulman, le Debaa s’affirme comme un élément central de l’identité culturelle locale de l&rsquo;île aux parfums.</p>
<figure id="attachment_46348" aria-describedby="caption-attachment-46348" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46348" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4413.jpg 1500w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46348" class="wp-caption-text">Rachida Dati a reçu la quatrième vice-présidente chargée des Sports, Culture et Jeunesse, Zouhourya Moyad Ben et Faridy Attoumane délégué de la délégation de Mayotte à Paris. (CR Photo : Délégation de Mayotte à Paris).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">En effet, la préparation commence bien avant la cérémonie avec les invitations, les répétitions et les déplacements. Les répétitions ont lieu plusieurs fois par semaine, le soir ou le week-end, et mobilisent parfois les jours fériés.  Le jour J, les femmes se rassemblent sous le ɓandra-ɓandra (le chapiteau) et chantent au rythme des percussions appelées « tari » en suivant les indications d&rsquo;une cheffe de choeur. La majorité des textes louent le prophète Mahomet et célèbrent l’amour, la sagesse ou encore la spiritualité, accompagnés de mouvements mêlant la tête, les mains et les épaules. Chaque chant est unique, et les troupes innovent régulièrement pour créer de nouvelles chorégraphies, afin de surprendre le public et renouveler la pratique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un patrimoine vivant et transmis</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour Zawadi, 80 ans, ancienne maitresse d&rsquo;école coranique, le Debaa est bien plus qu’une danse. « <em>C’est un moment de partage entre femmes, de joie, de tradition, on met nos plus beaux bijoux en or et nos plus beaux salouvas. Je suis toujours heureuse d’y participer, c’est une part importante de ma vie », </em>raconte la Mahoraise. Elle confie aussi l’importance de la reconnaissance officielle pour Mayotte. « <em> Ça me touche énormément car ça montre que nos traditions sont respectées et qu’on les perpétue. J’ai transmis ma passion à ma fille et à ma petite-fille, et c&rsquo;est comme ça que notre patrimoine ne se perdra jamais</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">La pratique ne se limite pas aux grandes cérémonies, elle accompagne aussi la vie quotidienne que ce soit pour bercer un enfant, encourager les tâches domestiques, ou ponctuer des moments passifs comme les trajets en voiture. La pratique occupe également une place dans l’histoire sociale et politique de l’île. Durant la période des « Chatouilleuses », celui-ci accompagnait fréquemment les réunions et rassemblements, aux côtés du Mawlida Shenge, et résonnait lors de ces moments de mobilisation collective.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="562" data-end="626"><strong>Visibilité, événements et avenir </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">En 2009, ce patrimoine a été récompensé par le Prix France Musique des musiques du monde, attestant de son rayonnement artistique. Pour contribuer à sa visibilité, l&rsquo;Assemblée de Mayotte a soutenu une tournée internationale entre 2008 et 2012, avec la sortie d’un disque primé par France Musique, et l’accueil d’une installation artistique au musée de Mayotte situé à Dzaoudzi entre 2015 et 2017. Le Debaa est régulièrement présenté lors d’événements culturels organisés par les communes, et a également été mis en scène au Salon du tourisme ainsi qu’au Salon de la plongée, contribuant à sa visibilité auprès d&rsquo;un public national.</p>
<figure id="attachment_2456" aria-describedby="caption-attachment-2456" style="width: 212px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-2456" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/debaa-1-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/debaa-1-212x300.jpg 212w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/debaa-1-150x212.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/debaa-1-300x424.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/debaa-1.jpg 566w" sizes="auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px" /><figcaption id="caption-attachment-2456" class="wp-caption-text">Le concours Uzuri Wa Debaa a été lancé en 2024.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Des événements récents continuent à renforcer cette visibilité. En effet, depuis 2024, le concours « Uzuri Wa Debaa », diffusé sur Mayotte La 1ère, réunit des « chamas » (troupes) de toute l’île qui se confrontent chacun leur tour. Pendant le Ramadan, le chant résonne dans les rues, à la radio et à la télévision, une école de Debaa a même ouvert ses portes, il y&rsquo;a quelques mois à Bambo Ouest, au sud l&rsquo;île pour continuer la transmission de la pratique aux plus jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">L’inscription à l’inventaire national est le fruit d’un travail mené par le musée de Mayotte (MuMA), avec le soutien de la Direction des affaires culturelles (DAC) et l’implication des communautés locales. Cette reconnaissance pourrait également ouvrir la voie à une future candidature auprès de l’UNESCO, rejoignant le Mawlida Shenge qui y figure depuis 2022.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/le-debaa-reconnu-tresor-vivant-de-la-culture-mahoraise-et-patrimoine-national/">Le Debaa reconnu trésor vivant de la culture mahoraise et patrimoine national</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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