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	<title>Archives des Cyclone - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Cyclone - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant huit ans, Malika Bouti a reçu des femmes, des hommes, des adolescents et des familles dans les centres de protection maternelle et infantile de Mayotte. À quelques mois de la retraite, la conseillère conjugale et familiale souhaite transmettre la mémoire d'un métier discret, où l'écoute devient parfois le premier rempart contre les violences.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa voix arrive avant le reste. Légèrement éraillée, un peu cassée, elle oblige presque à ralentir. Rien ne semble pressé chez Malika Bouti. Les mots sont choisis, pesés. Elle cherche parfois la formulation la plus juste, s&rsquo;interrompt quelques secondes, reprend. Dans son bureau, le silence n&rsquo;est jamais un vide : il fait partie de la rencontre.</p>
<figure id="attachment_56251" aria-describedby="caption-attachment-56251" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-56251" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1024x659.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-768x494.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-150x97.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-696x448.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1068x688.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-500x322.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-800x515.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png 1134w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56251" class="wp-caption-text">Conseillère conjugale et familiale au Département-Région de Mayotte, Malika Bouti accompagne des femmes, des hommes, des couples et des mineurs confrontés à des difficultés affectives, relationnelles ou à des violences, depuis huit ans sur le 101ème département français. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis huit ans, cette conseillère conjugale et familiale du Département-Région de Mayotte reçoit celles et ceux qui franchissent la porte des institutions sanitaires et sociales, avec une inquiétude, une question, une souffrance ou un choix difficile à faire. Des mineurs, des couples, des femmes enceintes, des familles, des personnes en situation de handicap. Toutes trouvent la même disponibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, résume-t-elle immédiatement, consiste à <em>« écouter, informer, orienter »</em>. Puis elle ajoute : <em>« Cela tourne autour du cycle de la vie des personnes. On propose des entretiens individuels, des entretiens de couple ou en famille. Je reçois tous les publics, du mineur à la famille ».</em>  Trois verbes. Une mission immense.</p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de son départ à la retraite, elle n&rsquo;a pas souhaité raconter sa carrière pour parler d&rsquo;elle-même. Elle veut surtout laisser une trace d&rsquo;un métier que beaucoup connaissent mal, alors même qu&rsquo;il accompagne les violences conjugales, les conflits familiaux, les séparations, les grossesses précoces, les demandes d&rsquo;interruption volontaire de grossesse ou encore les traumatismes laissés par les parcours de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Derrière chaque entretien, une vie qui cherche un appui</b></h2>
<figure id="attachment_56252" aria-describedby="caption-attachment-56252" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-56252 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1024x766.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--768x575.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1536x1149.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--696x521.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1068x799.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--500x374.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--800x599.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1280x958.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1320x988.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56252" class="wp-caption-text">Au-delà des entretiens individuels, les conseillers conjugaux et familiaux interviennent auprès de tous les publics, notamment des enfants et des adolescents, pour aborder les relations, le consentement, les émotions et la santé sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avant de devenir conseillère conjugale et familiale, Malika Bouti était éducatrice spécialisée. Si elle s&rsquo;est orientée vers cette profession, c&rsquo;est d&rsquo;abord par engagement. <em>« Je faisais beaucoup de bénévolat et j&rsquo;ai rencontré des femmes qui étaient seules face aux difficultés de la vie, à la précarité, aux violences qu&rsquo;elles subissaient. C&rsquo;est difficile quand tu dois élever des enfants, que tu n&rsquo;as jamais travaillé et que tu te retrouves seule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre avec la vulnérabilité a façonné sa manière d&rsquo;exercer. Aujourd&rsquo;hui encore, elle refuse de réduire les personnes qu&rsquo;elle reçoit à leur difficulté du moment. <em>« J&rsquo;accompagne dans toutes les étapes de la vie affective et relationnelle : du début de la relation jusqu&rsquo;à une rupture, un décès, une séparation, un conflit. On va s&rsquo;intéresser à la personne victime de violences conjugales et intrafamiliales. Nous, on fait du psycho-social, on s&rsquo;appuie sur les ressources des personnes pour les aider à élaborer la pensée ». </em>Dans son discours, un mot revient souvent : accompagner. Jamais sauver. Jamais décider. Accompagner. Cette nuance résume toute une philosophie professionnelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Une demande »</em>, jamais <em>« un problème » </em></b></h2>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">Les entretiens se déroulent en toute confidentialité. « Les gens viennent toujours avec une demande et pas avec un problème », résume Malika Bouti.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de l&rsquo;entretien, une phrase surgit comme un manifeste.<em> « Les gens viennent toujours avec une demande et pas un problème. Pour moi, un problème, il faut le résoudre, alors qu&rsquo;une demande, c&rsquo;est plus complet ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette différence de vocabulaire dit beaucoup de sa manière de regarder les autres. Une jeune fille mineure demande une IVG ? L&rsquo;entretien ne s&rsquo;arrête pas à une procédure médicale. <em>« Je vais m&rsquo;assurer qu&rsquo;il y a consentement (&#8230;) parfois dans un entretien ça marche, parfois non. Dans cet entretien psycho-social, je dois repérer les difficultés. Est-ce qu&rsquo;elle a besoin d&rsquo;aide alimentaire ? Je vais faire un point avec des associations. Une difficulté peut en cacher une autre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le travail consiste autant à écouter ce qui est exprimé qu&rsquo;à comprendre ce qui reste enfoui. Les entretiens deviennent alors un point d&rsquo;entrée vers d&rsquo;autres formes d&rsquo;accompagnement : protection de l&rsquo;enfance, soutien psychologique, aide sociale, accès aux droits ou orientation médicale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après Chido, les blessures invisibles</b></h2>
<figure id="attachment_43502" aria-describedby="caption-attachment-43502" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43502" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, de nombreux entretiens ont fait ressurgir d&rsquo;anciens traumatismes. « Les personnes parlaient de leurs difficultés mais pas du cyclone », raconte Malika Bouti. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a profondément marqué son exercice. Lorsque les premiers entretiens reprennent, en janvier 2025, Malika Bouti s&rsquo;attend à entendre des récits de maisons détruites ou de pertes matérielles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se passe autre chose. <em>« Les personnes parlaient de leurs problèmes et de leurs difficultés mais pas du cyclone. Elles ne disaient pas qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient plus de maison. Il y avait de gros psychotraumatismes, des violences, des viols vécus dans l&rsquo;enfance ou le passé. Tout cela est remonté à la surface après le cyclone ».  </em>Comme si la catastrophe avait fissuré des silences beaucoup plus anciens. Dans ces moments-là, le métier dépasse largement le cadre de la vie conjugale. Il devient un lieu où des traumatismes longtemps enfouis trouvent enfin une possibilité d&rsquo;être nommés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Protéger sans rompre la confiance</b></h2>
<figure id="attachment_53521" aria-describedby="caption-attachment-53521" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53521" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53521" class="wp-caption-text">Médecins, sages-femmes, éducateurs, associations, protection maternelle et infantile&#8230; Le métier de conseiller conjugal et familial repose sur un travail permanent de coordination entre acteurs sanitaires et sociaux. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Certaines confidences obligent aussi à agir. Lorsqu&rsquo;un mineur est en danger, le signalement s&rsquo;impose. <em>« C&rsquo;est important de les faire. Surtout pour protéger les mineurs. On est dans l&rsquo;obligation au niveau de la loi de faire des signalements ».</em> Mais elle refuse que cette obligation détruise la relation de confiance. <em>« Je laisse toujours une porte ouverte aux jeunes, aux mineurs, en disant : « Je te crois et si tu as besoin, on peut en reparler. ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle ajoute une phrase qui résume sa pratique : <em>« Je peux dire à une jeune fille : je te comprends mais je suis inquiète pour toi aussi. Pas pour la faire culpabiliser ou lui faire peur, mais pour que les jeunes aient leur place aussi, intègrent mes émotions et se sentent à égalité avec moi. On est humains. L&rsquo;échange doit être humain, posé à égalité, dans la confiance ». </em>Cette égalité, elle y revient souvent. Dans son bureau, chacun doit pouvoir retrouver une place de sujet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Huit ans pour comprendre Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_6784" aria-describedby="caption-attachment-6784" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-768x520.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6784" class="wp-caption-text">Mayotte, les violences conjugales et intrafamiliales s&rsquo;entremêlent parfois avec des pressions familiales et sociales. Une réalité que Malika Bouti dit avoir appris à appréhender au fil de ses huit années d&rsquo;exercice sur le territoire.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;elle arrive sur le territoire, elle découvre une société dont elle ne connaît ni les équilibres ni les codes. Plutôt que d&rsquo;appliquer des recettes apprises ailleurs, elle choisit d&rsquo;observer. <em>« Je ne suis pas arrivée de métropole en disant que je connaissais mieux. Je suis venue avec mes valeurs et mon engagement mais j&rsquo;ai pris le temps de comprendre ce qu&rsquo;était Mayotte, ce que représentait son ADN, pour mieux être au service des personnes, comprendre la culture, la religion. Je lis encore des articles, je lis des romans, je prends le temps ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce temps consacré à comprendre le territoire lui paraît indispensable. Dans les situations qu&rsquo;elle rencontre, les violences s&rsquo;entremêlent parfois avec les normes sociales, les pressions familiales ou les représentations de la sexualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les différences sont surtout autour de la sexualité et des violences. Quand une jeune mineure est enceinte, parfois les familles préfèrent la marier de force, s&rsquo;arranger avec l&rsquo;autre famille. La famille met la pression ». </em>Le mot revient plusieurs fois : pression.<em> « Ce qu&rsquo;il faut réduire, c&rsquo;est cette pression dont sont victimes les jeunes sur leur sexualité, leur corps, leur vie, leur liberté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une parole qui commence à se libérer</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Information sur les violences, contraception, IVG, consentement&#8230; La prévention constitue une part importante du travail des conseillers conjugaux et familiaux en lien avec l&rsquo;ensemble des professionnels du médico-social. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malika Bouti observe pourtant des évolutions. Lorsqu&rsquo;elle est arrivée à Mayotte, les grossesses précoces la frappaient particulièrement. Aujourd&rsquo;hui, les demandes d&rsquo;IVG occupent davantage son activité et les IVG médicamenteuses se développent progressivement dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). Surtout, elle constate que la parole circule davantage.<em> « J&rsquo;ai remarqué que maintenant la parole se libère de plus en plus. Cela ne s&rsquo;est pas fait comme ça. Il y a eu un gros travail collectif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle cite notamment le collectif CIDE, d&rsquo;autres associations, institutions, campagnes de communication, et nouvelles instances de coordination. Mais elle reste lucide. <em>« Il manque des maillons. Ce qui manque beaucoup ici, c&rsquo;est de l&rsquo;organisation et de la coordination. Il faut que tout soit articulé comme un wagon et qu&rsquo;on aille de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, mais ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, explique-t-elle, n&rsquo;a de sens que dans cette articulation permanente avec les autres professionnels. <em>« On n&rsquo;est pas des travailleurs sociaux comme les autres. On est à la frange entre le médical et le social. C&rsquo;est du médico-social pour informer et orienter les personnes ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Je reçois aussi beaucoup » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">À la fin de l&rsquo;entretien, la conversation quitte les procédures et les dispositifs. Elle devient plus personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi était-il important de parler aujourd&rsquo;hui ? Malika Bouti sourit. <em>« Mayotte m&rsquo;a accueillie dès que je suis arrivée. Je voulais aller au-delà d&rsquo;aider les personnes. Bien sûr, je les aide, mais pas que ça. On dit beaucoup, en tant que travailleur social : « j&rsquo;ai donné ». D&rsquo;accord. Mais on reçoit aussi. Il ne faut pas oublier ça. On reçoit tous les jours. Souvent, je finis ma journée et je me dis : waouh, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est beau. Quand je me lève le matin, je me dis que c&rsquo;est génial ce que je fais. Je sais que ça va être difficile mais je me sens utile. Je suis réconciliée dans ma fonction et mon travail psycho-social. C&rsquo;est un bilan positif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sa voix retrouve sa consistance. <em>« C&rsquo;est une mission profondément humaine, encore plus à Mayotte. Elle a donné du sens à mon engagement. Je leur dis aux gens : merci. Maharaba. Ici, ils sont dans un endroit sécurisé avec moi. S&rsquo;ils sont en danger, j&rsquo;ai une obligation de faire des signalements. Mais d&rsquo;abord, j&rsquo;instaure une relation de confiance ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle marque une dernière pause. <em>« Je crois beaucoup à l&rsquo;engagement et à l&rsquo;humanité dans ce travail-là. Tu ne peux pas mettre de côté cela. J&rsquo;ai rencontré de belles personnes dans mes entretiens mais aussi des partenaires, des gens formidables… et même dans le journalisme, c&rsquo;est magnifique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de la retraite, Malika Bouti ne laissera pas seulement derrière elle des dossiers ou des rendez-vous. Elle laissera une manière d&rsquo;exercer, qui consiste à considérer que derrière chaque demande se trouve une personne entière, digne d&rsquo;être écoutée avant d&rsquo;être orientée. Dans un territoire souvent raconté à travers ses urgences, où les sujets sont mouvementés par les crises successives, cet engagement discret est certainement son héritage le plus précieux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>« Les contrôles vont s&#8217;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55922</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à la multiplication des constructions en béton réalisées par des particuliers, parfois réalisées sans permis de construire ou sans contrôle technique, la mairie de Mamoudzou veut créer une police intercommunale de l'urbanisme. Une décision qui intervient alors que le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) continue d’alerter sur la fragilité d'une partie du bâti dans un territoire où les séismes sont quotidiens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, dans les quartiers de Cavani, Mtsapéré, Kawéni, ou plus en hauteur de la ville, le paysage change à vue d&rsquo;œil. Les bâtiments en béton s&rsquo;élèvent toujours plus haut, les fers à béton dépassent des toitures dans l&rsquo;attente d&rsquo;un étage supplémentaire et certaines constructions sont figées, parfois occupées, les travaux non achevés. À Sada également, sur la côte ouest, les maisons gagnent les reliefs de façon vertigineuse. Après le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, la reconstruction de Mayotte a encore accéléré cette verticalisation du bâti.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, sur une île où plusieurs séismes sont enregistrés chaque jour depuis la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré en 2018, même s&rsquo;ils ne sont pas tous ressentis par la population, cette évolution interroge. Alors que deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin dernier, rappelant les conséquences que peut avoir un bâti vulnérable en zone sismique, à Mayotte, la mairie de Mamoudzou entend désormais reprendre la main. Son arme : une future police intercommunale chargée de contrôler les constructions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner »</b></em></h2>
<figure id="attachment_41407" aria-describedby="caption-attachment-41407" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41407 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, habitation, logement, Chido, chantier, travaux," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41407" class="wp-caption-text">Sur les chantiers mahorais, le béton est devenu un matériau incontournable pour répondre à la demande de logements. Mais pour le CAUE, l’enjeu est surtout de garantir la qualité des travaux, le respect des règles d’urbanisme et la solidité des bâtiments. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, les constructions ont poussé plus vite que les moyens de contrôle. À mesure que la pression démographique augmentait et que les besoins en logements se faisaient plus pressants, les extensions se sont multipliées. Un étage aujourd&rsquo;hui, un autre demain, parfois sans permis de construire ou sans véritable suivi technique. Pour la municipalité de Mamoudzou, cette situation ne peut plus durer.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors des Assises de la reconquête foncière, la création d&rsquo;une police intercommunale portée par la Communauté d&rsquo;agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) a été retenue parmi les mesures destinées à reprendre le contrôle de l&rsquo;urbanisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire de Mamoudzou, interrogé par notre rédaction, en précise les missions : <em>« Lors des assises de la reconquête foncière, parmi les solutions qui avaient été adoptées c&rsquo;est la création d&rsquo;une police intercommunale gérée par la CADEMA et avec des missions liées à l&rsquo;urbanisme comme des contrôles des permis de construire et tout ce qui est lié à la propreté urbaine et à la salubrité publique de manière globale, ce sont les deux missions principales confiées cette police ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est clair : contrôler davantage les chantiers, vérifier le respect des autorisations d&rsquo;urbanisme et renforcer la police de l&rsquo;urbanisme sur un territoire où les constructions réalisées par des particuliers échappent encore régulièrement aux procédures administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire annonce d&rsquo;ailleurs une montée en puissance rapide. <em>« On est en train de monter en compétences et les contrôles vont s&rsquo;enchaîner en conséquence ».</em> L&rsquo;annonce peut sembler technique. Son calendrier l&rsquo;est beaucoup moins. En plein cœur des vacances scolaires, à distance des grands rendez-vous politiques et alors que les regards commencent déjà à se tourner vers les prochaines élections présidentielles, la mairie de Mamoudzou choisit de remettre sur la table une question rarement abordée de front, celle du contrôle des constructions.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les permis de construire et les règles d&rsquo;urbanisme se cache une interrogation plus lourde : les bâtiments construits aujourd&rsquo;hui résisteront-ils aux catastrophes naturelles de demain, alors même que la reconstruction des dégâts laissés par le cyclone Chido est encore loin d&rsquo;être achevée ?</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les alertes du CAUE depuis Chido</b></h2>
<figure id="attachment_23757" aria-describedby="caption-attachment-23757" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23757" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, dégâts, Salama Ramia, assurance" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23757" class="wp-caption-text">Le cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a mis à nu les fragilités du bâti mahorais. Après la catastrophe, de nombreux habitants ont dû reconstruire rapidement, parfois en privilégiant des solutions en béton dont le CAUE questionne aujourd’hui l’adaptation au climat et aux contraintes du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis le passage du cyclone Chido, les architectes du Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;environnement (CAUE) sillonnent l&rsquo;île pour accompagner les habitants dans leurs projets de réparation et de reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de l’année 2025, dès le mois de janvier, plus de 210 demandes d&rsquo;accompagnement avaient été enregistrées : 91 dans la Communauté de Communes du Centre-Ouest (3CO), 36 dans la Communauté d&rsquo;agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), 36 dans la Communauté d&rsquo;Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA), 34 dans la Communauté de communes du Sud (CCSUD) et 20 dans la Communauté de Communes de Petite Terre (CCPT).</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque visite, les architectes réalisent un diagnostic complet des habitations. Le constat est souvent le même.<span class="Apple-converted-space"> </span><em>« On va voir les habitations pour faire un diagnostic global de l&rsquo;habitation, on a remarqué que de nombreuses constructions étaient mal faites car les artisans sur les chantiers exécutent parfois mal les travaux, on voit apparaître sur les bâtiments des fissures et des infiltrations d&rsquo;eau, et donc que cela mettait en danger leurs occupants »</em>, explique encore aujourd’hui le CAUE, que nous avons interrogé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres recueillis par l&rsquo;organisme confirment ces observations. Sur quarante maisons sinistrées étudiées après le cyclone Chido, 87,5 % présentent des fissures, 72,5 % des infiltrations dans les bétons et 55 % une mauvaise ventilation des espaces. Le cyclone a également provoqué un changement dans les pratiques de construction. Le CAUE rappelle que les dégâts provoqués par le cyclone sont avant tout liés à la vulnérabilité des charpentes et des couvertures existantes. Il précise que<em> « cette démarche a permis de constater que les dégâts causés par Chido résultent principalement de la mauvaise conception des charpentes et des couvertures qui se sont, pour beaucoup, arrachées ».</em></p>
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<div class="max-w-full min-w-0 [overflow-wrap:anywhere] whitespace-pre-wrap" style="text-align: justify;">Face à cette situation, les habitants ont principalement envisagé deux solutions :<em> « reconstruire leur toiture en pente ou la remplacer par des dalles en béton ».</em> Toutefois, le CAUE met en garde contre ce recours massif au béton, considéré comme une réponse <em>« inconsidérée »</em> au regard de la fragilité des constructions existantes et des contraintes climatiques locales, un an et demi après la catastrophe. En effet, les toitures jouent un rôle majeur dans le confort thermique des bâtiments, le rayonnement solaire représentant jusqu’à 70 % des apports thermiques. L&rsquo;utilisation peu adaptée du béton au climat peut ainsi entraîner l’apparition de nombreuses problématiques et pathologies.</div>
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<p style="text-align: justify;">Et pour les architectes, ces désordres ne relèvent pas uniquement du confort des habitants. Ils fragilisent également directement les bâtiments.<em> « Il y a des risques par rapport à la solidité du bâti »</em>, ajoute le CAUE. Mais lorsque les désordres restent limités, des solutions existent. <em>« Avec l&rsquo;aide d&rsquo;un bureau d&rsquo;étude d&rsquo;ingénierie, on a fait ces constats et on a mis en place un manuel de la réparation pour aider les habitants à consolider ou réparer ces défauts-là ».</em> En revanche, lorsque la structure même du bâtiment est atteinte, le recours à des bureaux d&rsquo;études spécialisés est fortement recommandé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Construire sans permis, construire sans contrôle</b></h2>
<figure id="attachment_35811" aria-describedby="caption-attachment-35811" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35811" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg" alt="reconstruction, refondation, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35811" class="wp-caption-text">Face à la multiplication des constructions en béton et aux alertes sur la fragilité du bâti, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, mise sur une nouvelle police intercommunale de l’urbanisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil des diagnostics, une autre réalité apparaît. De nombreuses constructions n&rsquo;ont jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une autorisation d&rsquo;urbanisme. <em>« La plupart des habitations qu&rsquo;on a visitées, n&rsquo;avaient pas de permis de construire, donc ça n&rsquo;est pas passé par les services des mairies, ça n&rsquo;a pas été instruit »</em>, constate encore le CAUE.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les architectes, ce constat dépasse largement la seule question administrative. <em>« Il y a aussi un manque de connaissance de la population, il faut sensibiliser, éduquer, informer des règles qui sont devenues obligatoires depuis que Mayotte est un département français et qu&rsquo;il faut respecter »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant même de parler de béton, de fondations ou de toiture, encore faut-il savoir si le terrain est constructible. Le CAUE insiste sur cette étape essentielle. <em>« Donc il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès de la population et ça c&rsquo;est une aide pour la construction pour leur dire que dans telle zone, il ne faut pas construire. Après sur la construction elle-même, la forme qu&rsquo;elle va prendre, sur quel terrain, ça c&rsquo;est la deuxième étape. La première c&rsquo;est est-ce qu&rsquo;on peut construire ou non et où (&#8230;) et la deuxième étape, c&rsquo;est après, comment construire bien ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés apparaissent particulièrement dans les secteurs de Mamoudzou, Dembéni et Sada.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>Quand c&rsquo;est fait par des promoteurs immobiliers, il y a peu de difficultés mais quand c&rsquo;est fait par des particuliers, il faut a minima contrôler les travaux (&#8230;) et que les travaux de la mairie fassent le rôle de la police de l&rsquo;urbanisme »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space">  </span>Un constat qui rejoint directement la volonté affichée par la mairie de Mamoudzou de renforcer ses contrôles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île qui vit avec les séismes</b></h2>
<figure id="attachment_1794" aria-describedby="caption-attachment-1794" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg 788w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1794" class="wp-caption-text">Depuis la crise sismo-volcanique de 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré, Mayotte fait l’objet d’une surveillance scientifique accrue.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le contexte géologique renforce encore les préoccupations. À Mayotte, la question du bâti ne peut pas être dissociée de celle du sous-sol. Depuis la crise sismo-volcanique apparue en 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré à l&rsquo;est de Petite-Terre, l&rsquo;île reste sous surveillance permanente.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;éruption sous-marine de Fani Maoré n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui plus considérée comme active. Selon le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), <em>« l’éruption de Fani Maore ne présente plus d’évolution avérée »</em>, en janvier 2021, les dernières preuves d&rsquo;une activité éruptive ayant été observées en octobre 2020.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, l&rsquo;arrêt de l&rsquo;éruption n&rsquo;a pas signifié la fin de l&rsquo;activité géologique. Les instruments du REVOSIMA continuent d&rsquo;enregistrer plusieurs séismes chaque jour autour de Mayotte. Entre le 1er et le 30 juin 2026, 327 événements sismiques ont été détectés, soit une moyenne d&rsquo;environ 11 séismes par jour : 287 séismes volcano-tectoniques et 40 séismes longue période. L&rsquo;activité reste principalement concentrée entre 5 et 15 kilomètres à l&rsquo;est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis fin 2020, aucune déformation significative du sol n&rsquo;est enregistrée. Mais les scientifiques continuent de surveiller l&rsquo;évolution de la situation, notamment en raison d&rsquo;une activité sismique persistante et de la présence d&rsquo;émissions de fluides dans la zone dite du Fer à Cheval. En juin dernier, le REVOSIMA rappelait encore qu&rsquo;aucune hypothèse n’était totalement écartée concernant l&rsquo;évolution future de cette activité : arrêt définitif, reprise sur le même site ou reprise sur une autre zone.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité géologique donne une résonance particulière aux interrogations sur la qualité du bâti mahorais. Les deux puissants séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin 2026, ont rappelé une réalité connue des spécialistes : lors d&rsquo;un tremblement de terre, les dégâts ne dépendent pas uniquement de la puissance de la secousse, mais aussi de la vulnérabilité des bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de prédire ce qui pourrait s&rsquo;effondrer, mais d&rsquo;identifier les fragilités avant qu&rsquo;un événement majeur ne les mette à l&rsquo;épreuve. Les diagnostics réalisés par le CAUE ont déjà révélé des fissures, des infiltrations, des défauts de conception et de nombreuses constructions réalisées sans instruction préalable.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ce constat qui pousse aujourd&rsquo;hui la mairie de Mamoudzou à renforcer la police de l&rsquo;urbanisme. Contrôler les constructions ne relève plus seulement du respect des règles administratives : il s&rsquo;agit aussi de réduire la vulnérabilité d&rsquo;un territoire exposé aux cyclones et à une activité sismo-volcanique toujours surveillée. Sur les hauteurs de Cavani, de Kawéni ou de Sada, derrière les façades de béton qui redessinent peu à peu le paysage mahorais, se joue désormais une question essentielle : comment continuer à construire, sans fabriquer davantage de risques pour demain ?<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 01:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Événements climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Menaces climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53506</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans son rapport de 2026 sur les risques climatiques, l’UNICEF estime que près d’un enfant sur deux dans le monde est désormais exposé à plusieurs menaces climatiques simultanées. L’organisation cite notamment Mayotte, où le cyclone Chido a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les territoires insulaires face à l’intensification des événements extrêmes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/">Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le changement climatique pèse de plus en plus lourdement sur la vie des enfants. Dans son rapport de 2026 sur les risques climatiques pour les enfants, publié ce mardi 16 juin, l’UNICEF dresse un constat alarmant : 1,1 milliard d’enfants dans le monde sont exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués. Parmi les territoires particulièrement vulnérables figurent les outre-mer français, dont Mayotte, citée dans l’étude à la suite du passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte, exemple des défis climatiques des territoires insulaires</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil de son rapport, l’UNICEF rappelle que les effets du changement climatique ne concernent plus uniquement certaines régions du globe. Les territoires ultramarins français figurent eux aussi parmi les zones particulièrement exposées. L’organisation souligne que dans les territoires insulaires français, <em>« la totalité des enfants ultramarins sont exposés au risque de tempêtes tropicales sévères ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mayotte est directement mentionnée dans le document. L’UNICEF estime que le cyclone Chido a constitué un révélateur des enjeux auxquels font face les territoires insulaires confrontés à des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses.  <em>« À Mayotte, le passage du cyclone Chido a mis en évidence la vulnérabilité particulière de ces territoires face aux effets du changement climatique. En plus d&rsquo;être fortement exposés aux risques climatiques extrêmes, leur capacité d’adaptation et de résilience est limitée en raison de services publics essentiels peu nombreux, mal dotés ou vétustes »</em>, souligne le rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans remettre en cause la capacité des populations à faire face aux crises, l’organisation attire l’attention sur la nécessité de renforcer les infrastructures et les services essentiels dont dépendent les enfants, notamment l’école, l’accès à l’eau potable ou encore les structures de santé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Près de la moitié des enfants du monde exposés à plusieurs menaces</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’étude publiée par l’UNICEF présente une cartographie mondiale de l’exposition des enfants à huit risques climatiques : les inondations côtières, les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les incendies, les vagues de chaleur, les inondations fluviales, les tempêtes de sable et de poussière ainsi que les tempêtes tropicales.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’organisation, <em>« 1,1 milliard d’enfants, soit près de la moitié des enfants de la planète, sont désormais exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués »,</em> une situation susceptible de menacer <em>« leur santé, leur éducation et leur survie ». </em>Le rapport révèle également que <em>« la quasi-totalité des enfants dans le monde sont confrontés à au moins un aléa climatique »</em> et que plus de quatre millions d’entre eux pourraient être exposés à six menaces simultanément.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les combinaisons les plus fréquentes figurent les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les vagues de chaleur. Selon l’UNICEF, 296 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des régions confrontées à cette triple menace. Les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les tempêtes tropicales constituent la deuxième combinaison la plus répandue, touchant 115 millions d’enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La vie des enfants continue d’être bouleversée par les vagues de chaleur, les feux incontrôlés, les sécheresses et les inondations »</em>, déclare Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF. <em>« Désormais, la moitié des enfants de la planète font face à au moins trois menaces climatiques conjuguées ayant des répercussions directes sur leur quotidien ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Pollution, paludisme et services essentiels sous pression</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des catastrophes climatiques elles-mêmes, l’UNICEF met en garde contre leurs conséquences indirectes sur la santé et les conditions de vie des enfants. Le rapport souligne que la pollution atmosphérique touche désormais « la quasi-totalité des enfants dans le monde ». Dans le même temps, un milliard d’entre eux vivent dans des zones exposées au paludisme, dont le développement est favorisé par les évolutions climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mesurer les risques, l’organisation ne s’intéresse pas uniquement aux phénomènes météorologiques. Elle prend également en compte l’accès aux services essentiels, comme l’eau potable, l’éducation, la nutrition ou les soins de santé. Selon l’UNICEF, les territoires et les pays les plus fragiles sont souvent confrontés à une double peine : l’exposition aux aléas climatiques et des capacités de réponse limitées. Les petits États insulaires sont particulièrement concernés, les tempêtes tropicales pouvant « paralyser des îles entières d’un seul coup et submerger les services essentiels ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un appel à agir rapidement</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, l’UNICEF appelle les gouvernements à accélérer les politiques d’adaptation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’organisation demande notamment de renforcer la résilience des écoles, des établissements de santé, des réseaux d’eau et d’assainissement, ainsi que des systèmes d’alerte précoce.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En France, la totalité des enfants de nos territoires sont exposés aux impacts du changement climatique. Face à la multiplication et l&rsquo;intensification des événements climatiques extrêmes, nous devons renforcer urgemment les capacités de résilience de nos systèmes essentiels et investir dans l’adaptation de nos territoires les plus menacés, particulièrement en Outre-mer, afin de protéger dès maintenant nos enfants et leur avenir »</em>, affirme Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France. L’étude avertit enfin que sans action rapide, les aléas climatiques continueront de gagner en fréquence et en intensité, avec des conséquences croissantes pour les enfants et les services publics.</p>
<p style="text-align: justify;">« Lorsque nous renforçons les systèmes de santé et d’éducation, et améliorons les infrastructures au bénéfice des enfants, nous les protégeons des menaces climatiques actuelles tout en les aidant à construire leur avenir », conclut Catherine Russell.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/">Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[élus]]></category>
		<category><![CDATA[Fani Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PCS]]></category>
		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Préparation aux crises]]></category>
		<category><![CDATA[Risques naturels]]></category>
		<category><![CDATA[Séisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47888</guid>

					<description><![CDATA[<p>À 24 ans, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles. Originaire de Mayotte, cette jeune professionnelle alerte sur le manque de préparation du territoire face aux cyclones, aux inondations et aux séismes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="292" data-end="883">Originaire de Mangajou, dans la commune de Sada, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles après des études de géographie au Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte, puis un master à Montpellier. Aujourd’hui employée par la Fédération nationale de la protection civile, la jeune professionnelle accompagne les collectivités mahoraises dans la mise en place de dispositifs de gestion de crise. À travers son parcours, elle livre un regard technique sur les fragilités d’un territoire particulièrement exposé aux risques naturels.</p>
<figure id="attachment_47908" aria-describedby="caption-attachment-47908" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47908" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg" alt="Malika Boinali, Mayotte, gestion des risques, risques naturels, " width="220" height="220" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg 1243w" sizes="auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47908" class="wp-caption-text">Malika Boinali est la première femme mahoraise à avoir intégré et validé un Master spécialisé dans la gestion des catastrophes et des risques naturels, dispensé par l&rsquo;université Paul-Valéry de Montpellier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Son témoignage intervient dans un contexte paradoxal. Alors que la saison cyclonique n’est pas encore achevée et plus de quatorze mois après le passage du cyclone Chido, aucun exercice de gestion de crise n’a été organisé à Mayotte. Aucune simulation à grande échelle n’a été organisée pour préparer le territoire à une éventuelle nouvelle catastrophe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Interrogées sur l’état de préparation du département, ni les collectivités locales ni la préfecture<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/"> n’ont répondu</a> à nos questions.</p>
<h4></h4>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM : Vous avez 24 ans et vous travaillez déjà sur la gestion des catastrophes. Pourquoi avoir choisi ce domaine ? </b></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Malika Boinali</strong> : Je suis originaire du village de Mangajou dans la commune de Sada. J’ai passé mon bac ES (économique et sociale) à Mayotte puis j’ai fait une licence de géographie et d’aménagement du territoire à l&rsquo;Université de Dembéni. En licence, on avait quelques cours qui parlaient de la gestion des risques. En allant plus en profondeur dans l’aspect technique, cela m’a plu. Mais le vrai déclic est venu lors du stage que j’ai réalisé à la mairie de Bandrélé en fin de licence. J&rsquo;ai pu mettre le nez dans les plans communaux de sauvegarde. Et je me suis aperçue avec mon maître de stage qu’à Mayotte, on est en retard sur beaucoup de choses en matière de gestion de crise. C’était comme une évidence.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous dites que Mayotte est « en retard ». Qu&rsquo;entendez-vous concrètement ?</b></p>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Alors que le maire de Mamoudzou promettait de faire du Boulevard Marcel Henri de Mamoudzou, les « Champs-Élysées de Mayotte », ce boulevard se transforme en véritables torrents à la moindre pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">On est sur un territoire qui cumule énormément de risques naturels et technologiques. Mais on persiste à gérer les crises dans l’urgence, alors qu’il devrait y avoir beaucoup plus de prévention et de préparation. Les outils existent. Les plans communaux de sauvegarde (PCS) existent. Mais ils ne sont pas toujours actualisés ou opérationnels. Par exemple, dans le PCS de la ville Sada, j’ai vu qu’il était encore indiqué que la maire était Anchya Bamana, alors qu’elle n’est plus maire depuis 2020.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous avez étudié les inondations d’Acoua dans votre mémoire de master 1. Qu’avez-vous découvert en regardant de près la gestion de cette crise ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de mon mémoire était de comprendre les mécanismes naturels qui favorisent les inondations, mais aussi de voir comment les collectivités territoriales et l’État mettent en place des mesures pour lutter contre ces risques. Et surtout, comment ils gèrent la situation une fois que l’inondation s’est produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de mon second stage de master 2 à la communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), j’ai constaté qu’Acoua était la seule commune de l’agglomération à ne pas disposer de poste de commandement municipal. C’est quand même triste. Cela veut dire qu’elle dépend énormément des communes alentours pour gérer une crise et que même après avoir mis ces sujets sur la table, travaillé sur la vulnérabilité de cette commune, elle n&rsquo;a pas appris de ses difficultés, pour être mieux préparée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>On parle souvent d’un manque de volonté politique à Mayotte sur ces sujets. Est-ce vraiment le cœur du problème ?</b></p>
<figure id="attachment_21686" aria-describedby="caption-attachment-21686" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-21686 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, déchets, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21686" class="wp-caption-text">Les déchets s’accumulent dans les rues de beaucoup de communes de l&rsquo;île. Pour Malika Boinali, la gestion des déchets devrait être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un tout. À mon sens, il y a d&rsquo;abord un manque de volonté politique, parce que la gestion des risques demande de mettre des moyens matériels et humains, de recruter des personnes et d’inscrire par exemple des techniciens dans cette dynamique commune.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut du courage pour tout cela et la plupart des élus ne veulent pas s&rsquo;engager dans cette démarche. Il y a aussi un manque de compétences et de connaissances de ces sujets, pour y penser, il faut les connaître, certains élus n&rsquo;avoueront jamais qu&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;aide sur ces questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous parlez aussi d’un problème de coordination entre institutions. Que voulez-vous dire ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Les institutions publiques locales ne travaillent pas toujours ensemble, ou alors mal. Par exemple, certaines collectivités et la préfecture de Mayotte, ne s’entendent pas, donc cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant qu’on ne discutera pas autour de la table, de façon concrète, en reconnaissant que telle chose ne fonctionnait pas, mais qu&rsquo;aujourd’hui on a appris, et qu&rsquo;on peut l&rsquo;améliorer et s&rsquo;engager sur la durée, cela ne fonctionnera pas. Certains élus ne comprennent pas qu’on peut exiger des choses d’eux, alors entre institutions, on se rejette la balle sans faire avancer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Mayotte est exposée aux cyclones, aux inondations, aux glissements de terrain et aux séismes. Quel risque vous inquiète le plus aujourd’hui ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne fais pas de hiérarchie des risques car chaque risque a ses spécificités et ses conséquences qui lui sont propres. À Mayotte, si les inondations sont souvent très localisées, les cyclones touchent souvent l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île, mais on peut davantage les anticiper. Aussi, sur la question des déchets, on sait que les aléas climatiques tels que les fortes pluies, les orages ou les cyclones entraînent une augmentation des déchets. À mon avis, la gestion des déchets devrait donc être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC, afin de prévoir efficacement leur traitement.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourtant, malgré l’activité sismique persistante autour du volcan sous-marin découvert en 2019, le sujet semble avoir disparu du débat public.</b></p>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">Bien qu’une première sirène d’alerte tsunami ait été inaugurée à Dembéni en octobre 2020, les autorités restent depuis silencieuses sur le fonctionnement des autres dispositifs, qui n’est aujourd’hui pas clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Oui. Les séismes, alors qu&rsquo;ils peuvent concerner toute une île, sont de nature plus discrets. Ils peuvent arriver du jour au lendemain. On ne peut pas les prédire. Et à Mayotte, aujourd’hui, on n’est pas à l’abri d’un séisme de forte magnitude. Et surtout, après Chido, beaucoup de personnes qui avaient des toits en tôle les ont remplacés par du béton.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les maisons ne sont pas forcément conçues pour supporter ce poids. Si des secousses sismiques se produisaient, cela pourrait avoir des répercussions très graves sur les habitations. Pour moi, Chido aurait pu être une opportunité. On aurait pu aller vers la population partout sur l&rsquo;île pour sensibiliser davantage aux risques et préparer les habitants à d&rsquo;autres crises. Mais aujourd’hui on vit encore au jour le jour. On est toujours en saison cyclonique et rien ne se passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Dans les doctrines de gestion de crise, une commune doit pouvoir tenir seule plusieurs jours. Où en est Mayotte sur ce point ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">En théorie, une commune doit être capable de tenir au moins 72 heures avant l’arrivée de renforts extérieurs. Aujourd’hui, aucune commune mahoraise n’est capable de tenir 72h face à une catastrophe. La question est donc aussi de savoir dans quelle mesure les collectivités disposent réellement des moyens et de l’organisation nécessaire pour atteindre cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous travaillez désormais avec les collectivités. Que peut-on améliorer concrètement ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je travaille pour la Fédération nationale de protection civile. Cela fait quatre mois. On accompagne les collectivités pour mettre en place des dispositifs de gestion de crise et organiser des formations pour les élus et les techniciens. L’objectif, c’est que ce qui s’est passé pendant le cyclone Chido ne se reproduise plus. Les risques, même si on ne les voit pas toujours, restent une menace quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un mot de la fin ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne perds pas espoir ! Il faut forcer les gens à s’y intéresser. Il faut avoir des personnes spécialisées dans la gestion des risques. L’idée est de créer un réseau de gestionnaires des risques à Mayotte, de réaliser des <em>benchmarks </em>(ndlr, repères) et d’installer un bureau d’étude local. Même si les élus ne viennent pas vers la population, nous pourrions aussi aller à eux, et permettre aux habitants de pouvoir obtenir des diagnostics de leurs logements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Chido, le sénateur Saïd Omar Oili s&rsquo;était battu pour demander la création d’une commission d’enquête pour améliorer la gestion des risques à l’échelle du territoire. C&rsquo;est vraiment dommage que cela n&rsquo;a pas abouti. Avant, les générations passées étaient fatalistes sur les risques naturels, les anciens disaient que c&rsquo;était la volonté divine, maintenant on a des outils en main, on peut apprendre à mieux connaître notre territoire et se préparer. C&rsquo;est notre devoir. Et heureusement que la population n’est pas procédurière, car elle pourrait porter plainte contre les responsables qui sont supposés nous mettre en sécurité face à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">À seulement vingt-quatre ans, Malika Boinali s’affirme comme une voix scientifique et citoyenne précieuse à Mayotte. Elle dénonce les failles du territoire et réclame un changement urgent dans la gestion de l’intérêt général. Alors que les alertes des scientifiques se multiplient, le silence des autorités reste assourdissant. Entre priorités politiques à court terme et enjeux institutionnels, la préparation aux catastrophes a disparu du débat public, laissant un département enlisé dans ses propres retards.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Mathilde Hangard</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 02:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[GEPOMAY]]></category>
		<category><![CDATA[Jardin Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[May'Refuge LPO]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[oiseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de la biodiversité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46990</guid>

					<description><![CDATA[<p>Premier site labellisé May’Refuge LPO à Mayotte, le Jardin Maoré concrétise un travail engagé depuis 2024 avec le GEPOMAY. Au-delà de la protection de la faune, le projet entend sensibiliser le public et préfigurer un réseau de refuges pour "reverdir" l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce vendredi 20 février 2026, le Jardin Maoré est devenu le premier <i>May’Refuge</i> de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) à Mayotte. Une labellisation qui s’appuie sur des inventaires naturalistes, des engagements concrets et une volonté affirmée de faire de ce site touristique une vitrine de la protection de la biodiversité, en partenariat avec le GEPOMAY.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un travail de fond engagé depuis 2024</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La labellisation du Jardin Maoré est l’aboutissement d’un travail entamé il y a plus d’un an. <em>« Depuis 2024, on travaille avec le Jardin Maoré. On a réalisé des inventaires sur le site de l’hôtel et on a réalisé une fiche d’opportunités dont la trame a été créée par la ligue pour la protection des oiseaux pour savoir si le site pourrait devenir un May’Refuge LPO »</em>, explique Emilien Dautrey, directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces inventaires ont permis d’évaluer le potentiel écologique du site et d’identifier les actions à mettre en place. L’association a également accompagné l’établissement par l’installation de panneaux pédagogiques consacrés aux oiseaux.<em> « Aujourd’hui, l’hôtel a pleinement franchi un pas pour devenir le premier May’Refuge LPO à Mayotte »</em>, souligne l&rsquo;expert.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Protéger la nature et sensibiliser le public</strong></h2>
<figure id="attachment_46996" aria-describedby="caption-attachment-46996" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46996" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg" alt="Mayotte, May'Refuge LPO, compost, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46996" class="wp-caption-text">Gestion des déchets verts, absence de produits nocifs et limitation des pollutions font partie des quinze engagements imposés par la charte des May’Refuge LPO.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le GEPOMAY, ces refuges ne se limitent pas à la protection stricte de la biodiversité. <em>« Ces refuges ou les May’Refuge LPO sont à la fois des endroits où l&rsquo;on protège la biodiversité, mais c’est aussi une vitrine pour sensibiliser le public à la protection de la nature au sens large »</em>, explique Emilien Dautrey.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choix du Jardin Maoré s’est imposé naturellement. <em>« Cela correspondait à leurs valeurs comme écolodge et au travail qu&rsquo;ils mènent depuis plusieurs années pour l&rsquo;environnement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La sensibilisation est déjà à l’œuvre sur le site. Des panneaux pédagogiques présentent les espèces présentes, notamment à l’entrée de l&rsquo;hôtel sur le chemin des escaliers qui mènent à la plage. <em>« Ils sont déjà dans la démarche »</em>, précise le directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Le label repose sur le respect de quinze gestes favorables à la biodiversité. Si certains étaient déjà appliqués par l’hôtel, d’autres actions ont été proposées pour renforcer l’accueil de la faune et de la flore.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un site « sans chasse » </strong></h2>
<figure id="attachment_46993" aria-describedby="caption-attachment-46993" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46993" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg" alt="Mayotte, Souimanga de Mayotte, oiseau, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46993" class="wp-caption-text">Un Souimanga de Mayotte observé au Jardin Maoré. Le site abrite une avifaune variée, mêlant espèces forestières et oiseaux marins (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le site abrite une faune variée.<em> « Le courol vouroudriou est très souvent entendu au Jardin Maoré, très caractéristique notamment à son chant »</em>, détaille Emilien Dautrey. S’y ajoutent des oiseaux marins comme les sternes, visibles à marée basse, des pailles-en-queue, des bulbuls, des souimangas et des zostérops de Mayotte, ainsi que la couleuvre de Mayotte, <em>« rappelons-le, inoffensive ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le label implique aussi des engagements réglementaires et environnementaux. Le site est sans chasse, une mesure facilitée par le cadre légal local, la chasse terrestre étant interdite à Mayotte, à l’exception du tangue sur une période très encadrée. La réduction des pollutions fait également partie des priorités : absence de produits nocifs, gestion stricte des déchets, compostage des déchets verts dans des bacs fermés pour éviter la prolifération des rongeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La gestion de l’eau figure également parmi les enjeux clés. <em>« À l’heure actuelle à Mayotte, c’est indispensable de récupérer l’eau, car on est en crise de l&rsquo;eau, mais il faut aussi protéger l&rsquo;eau récupérée des moustiques »</em>, insiste Emilien Dautrey.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, restaurer les corridors écologiques</strong></h2>
<figure id="attachment_41408" aria-describedby="caption-attachment-41408" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg" alt="Mayotte, nature, environnement, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41408" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, certains corridors écologiques ont été fragmentés. Le développement d’un réseau de May’Refuge vise à recréer des continuités entre jardins, villes et espaces naturels.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du seul cas du Jardin Maoré, le GEPOMAY entend faire de cette inauguration un point de départ. <em>« C’est le premier d’une longue série de May’Refuge LPO »</em>, souligne son directeur, en rappelant le contexte particulier dans lequel s’inscrit la démarche. Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a accentué la fragilisation des milieux naturels, entraînant une perte importante de la biodiversité et une rupture de certains corridors écologiques.<em> « Des jardins se retrouvent aujourd’hui isolés des forêts »</em>, observe-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu, désormais, est de penser la reconstruction à l’échelle du vivant. Cela passe par la création d’îlots de verdure, notamment en milieu urbain, la replantation des villes et la restauration de continuités écologiques permettant à la faune de circuler entre jardins, forêts et espaces d’agroforesterie. La question des sols est également centrale : les rendre plus perméables pour limiter le ruissellement et éviter que les eaux de pluie ne se déversent directement dans le lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le développement d’un réseau de May’Refuge LPO, le GEPOMAY défend une approche à la fois écologique et pédagogique. L’objectif est double : reverdir durablement Mayotte et encourager habitants, collectivités et acteurs privés à s’approprier ces pratiques à leur échelle. <em>« Ce sont des actions concrètes, mais aussi de la sensibilisation, pour que chacun puisse faire sa part, y compris dans son propre jardin ou sur son propre terrain »</em>, insiste le directeur du GEPOMAY. Une stratégie de long terme, pensée comme un levier pour reconstruire l’île sans tourner le dos à ses fondements naturels.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Cyclone Gezani, la côte Est de Madagascar frappée de plein fouet</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/cyclone-gezani-la-cote-est-de-madagascar-frappee-de-plein-fouet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 02:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Gezani]]></category>
		<category><![CDATA[Madagascar]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Saison cyclonique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46332</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il pourrait s'agir de l'un des cyclones les plus intenses, rivalisant probablement avec Geralda en février 1994 de catégorie 5, selon Météo-France. Il avait fait environ 230 victimes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/cyclone-gezani-la-cote-est-de-madagascar-frappee-de-plein-fouet/">Cyclone Gezani, la côte Est de Madagascar frappée de plein fouet</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="240" data-end="593">Sur les réseaux sociaux, les messages de courage à la population se succèdent, impuissants face au cyclone tropicale intense Gezani qui balaie la façade Est de Madagascar, ce mardi 10 février, en début de soirée.</p>
<figure id="attachment_46395" aria-describedby="caption-attachment-46395" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46395" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-300x158.jpg" alt="" width="300" height="158" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-300x158.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1024x538.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-768x403.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1536x807.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-150x79.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-696x365.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1068x561.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1920x1008.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina-1320x693.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Toamasina.jpg 1950w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46395" class="wp-caption-text">La ville de Toamasina, 370.000 habitants est directement exposée à l&rsquo;œil du cyclone (CycloneOI).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="240" data-end="593">Réfugiés chez eux, les habitants de la grande ville portuaire de Toamasina, située en plein milieu du tracé du cyclone, filment son arrivée. Minute après minute, les vents s&rsquo;intensifient et les premiers dégâts apparaissent, la ville est directement frappée par la partie la plus intense du cyclone : le mur de l&rsquo;œil.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="595" data-end="888">« <em>Maintenant les toits des maisons s&rsquo;envolent, la pluie est de plus en plus forte, vent très violent ! Courage à nous tous qui sont dans la collimateur du cyclone »</em>, commente un internaute inquiet à quelques heures de l&rsquo;arrivée du cyclone, publiant une vidéo où l&rsquo;on voit les fortes bourrasques secouer les bâtiments et les arbres de la ville côtière de plus de 370.000 habitants. « <em>L&rsquo;électricité commence à couper dans tous les arrondissements », </em>ajoute-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="595" data-end="888"><strong>Vents destructeurs, pluies intenses, très forte houle</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="890" data-end="1323">Les dernières mesures de Météo-France avant l&rsquo;impact indiquaient que Gezani présente des vents moyens autour de 185 km/h, avec des rafales maximales s’approchant de 260 km/h près de son centre.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="890" data-end="1323">« <em>Attention, les zones qui se retrouveront dans l’œil vont connaître une accalmie temporaire. Il est formellement déconseillé de sortir durant cette phase, puisque les conditions se dégraderont de nouveau avec la reprise des vents violents en sens inverse »</em>, alerte Cyclone OI, un média spécialisé sur les informations cycloniques pour le Sud-Ouest de l&rsquo;océan Indien, sur sa page Facebook. Signe que la nuit sera longue&#8230;</p>
<figure id="attachment_46408" aria-describedby="caption-attachment-46408" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-300x187.png" alt="" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-300x187.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-1024x638.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-768x478.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-1536x956.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-150x93.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-696x433.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-1068x665.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone-1320x822.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/cyclone.png 1569w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46408" class="wp-caption-text">Après Madagascar, le cyclone pourrait toucher la côte du Mozambique.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="890" data-end="1323">« <em>Il pourrait s&rsquo;agir de l&rsquo;un des impacts directs les plus intenses de l&rsquo;ère satellitaire sur le secteur de Tamatave </em>(Toamasina)<em>, rivalisant probablement avec Geralda en février 1994&Prime;</em>, indique le Centre Météorologique Régional Spécialisé de La Réunion, signe de l&rsquo;ampleur du cyclone. A l&rsquo;époque le cyclone de catégorie 5 avait fait plus de 230 morts, et des centaines de milliers de sinistrés, l&rsquo;un des plus meurtriers de l’histoire récente de Madagascar.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1709" data-end="1930">Les autorités, qui ont placé plusieurs régions en alerte cyclonique, notamment autour des villes de Toamasina, Fenoarivo Atsinanana et Vohibinany, ont anticipé des vents destructeurs, des pluies intenses susceptibles de provoquer des inondations et des glissements de terrain, ainsi qu’une houle très forte et dangereuse sur l’ensemble du littoral Est.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1932" data-end="2147">Par mesure de précaution, des dispositifs d’urgence ont été activés, incluant la suspension de certaines activités scolaires et la préparation de centres d’hébergement pour les populations les plus vulnérables.</p>
<div>
<p class="bicbac__text" style="text-align: justify;">Le cyclone devrait ensuite toucher le centre et le centre-ouest de Madagascar (traversée des terres : nord d&rsquo;Antananarivo, sud de Mahajanga). Une dégradation des conditions météorologiques est prévue dans l&rsquo;intérieur des terres. « <em>De forts cumuls de pluie ainsi que des vents forts sont probables localement à proximité de la trajectoire du système et sur le relief environnant »</em>, précise Météo-France.</p>
</div>
<figure id="attachment_46416" aria-describedby="caption-attachment-46416" style="width: 236px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46416" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-236x300.jpg" alt="" width="236" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-236x300.jpg 236w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-805x1024.jpg 805w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-768x977.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-1207x1536.jpg 1207w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-150x191.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-300x382.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-696x886.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored-1068x1359.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Fytia_2026-01-30_2218Z_Colored.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 236px) 100vw, 236px" /><figcaption id="caption-attachment-46416" class="wp-caption-text"><i>Fytia</i> près de son maximum, juste avant de toucher terre à Madagascar.(NASA, LANCE / VIIRS on Suomi NPP)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2149" data-end="2764">En parallèle, Madagascar se remet toujours des conséquences du cyclone tropical Fytia, qui a frappé le nord-ouest puis l’est du pays il y a quelques jours. Le bilan provisoire établi par le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) le 6 février indique 13 morts, 7 blessés graves, et plus de 84.950 sinistrés, dont 33.652 personnes déplacées accueillies dans des sites temporaires à travers huit régions du pays. Fytia a causé également de nombreux dégâts matériels importants, notamment dans la ville de Mahajanga, avec des habitations endommagées ou inondées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2766" data-end="3217">Le nouveau gouvernement de refondation, présidé par Michael Randrianirinat, est confronté à la double urgence : coordonner la réponse humanitaire pour les victimes de Fytia et préparer la population à l’arrivée imminente de Gezani. Les autorités, notamment le BNGRC, maintiennent les dispositifs de secours et collaborent avec des partenaires internationaux pour acheminer vivres, abris et assistance dans les zones encore vulnérables.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3219" data-end="3277"><strong>Une possible trajectoire vers le canal du Mozambique</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3279" data-end="3649">Après sa traversée de Madagascar, Gezani pourrait ressortir dans le canal du Mozambique, où il reste sous surveillance en raison d’un risque de ré-intensification. Ce scénario expose potentiellement, dans les jours suivants, certaines zones du Mozambique à des conditions météorologiques dégradées, bien que des incertitudes subsistent quant à sa trajectoire exacte.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3651" data-end="3702"><strong>Pas de menace directe pour Mayotte à ce stade</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3704" data-end="4007">À ce jour, aucun impact direct n’est envisagé pour Mayotte, La Réunion ou Maurice. Toutefois, les autorités rappellent que l’évolution d’un système cyclonique peut rester imprévisible et appellent à un suivi régulier des bulletins météorologiques officiels, notamment pour les usagers de la mer.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4009" data-end="4288">Les services de l’État et de la météorologie recommandent aux populations concernées de se tenir informées via les canaux officiels, de sécuriser les habitations et les biens, de limiter les déplacements non essentiels et de préparer un kit de première nécessité.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4290" data-end="4488">Le cyclone Gezani confirme une nouvelle fois que la saison cyclonique reste active dans la région, rappelant l’importance de la prévention et de l’anticipation face à ces phénomènes majeurs.</p>
<p data-start="4290" data-end="4488">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/11/cyclone-gezani-la-cote-est-de-madagascar-frappee-de-plein-fouet/">Cyclone Gezani, la côte Est de Madagascar frappée de plein fouet</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 14:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CFE-CGC]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Fibre]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<category><![CDATA[syndicat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45943</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Chido, la CFE-CGC s’inquiète des conditions du déploiement de la fibre et saisit le Premier ministre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/">Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La reconstruction des réseaux de télécommunications à Mayotte, durement touchée par le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, fait l’objet d’un débat syndical. Dans un communiqué publié le 4 février 2026, la CFE-CGC Orange indique avoir interpellé le Premier ministre sur le déploiement de la fibre optique, qu’elle juge stratégique mais socialement sensible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le syndicat rappelle que <em>« depuis le cyclone Chido, les salariés d’Orange à Mayotte ont tenu un rôle décisif dans la continuité républicaine des communications »</em>. Il détaille une mobilisation rapide et soutenue :<em> « rétablissement du réseau mobile dès le lendemain de la catastrophe, reconstruction des infrastructures fixes, lancement accéléré de la 5G, puis déploiement et commercialisation de la fibre optique dans un contexte de pénurie, de tensions sociales et de blocages administratifs répétés ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Face à l’ampleur des dégâts, la CFE-CGC Orange explique que <em>« le choix de ne pas simplement « remettre du cuivre sur du cuivre », mais d’accélérer une réponse durable par le déploiement de la fibre optique s’est imposé »</em>. Elle souligne que les salariés <em>« déploient et commercialisent à marche forcée un réseau fibre, non par confort, mais par sens du service public et de l’intérêt général ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout en soutenant cette orientation technologique, le syndicat affirme refuser <em>« un déploiement qui sacrifie l’emploi et les plus fragiles »</em>. Il met en garde contre une autre issue possible : <em>« laisser nos concitoyens dépendre durablement d’un opérateur satellitaire extra-européen, au détriment de la souveraineté numérique et de la résilience du territoire ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/">Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Océan Indien : la forte tempête tropicale Dudzai sous surveillance</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/19/ocean-indien-la-forte-tempete-tropicale-dudzai-sous-surveillance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 02:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Dudzai]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Ocean indien]]></category>
		<category><![CDATA[Rodrigues]]></category>
		<category><![CDATA[Tempête tropicale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44949</guid>

					<description><![CDATA[<p>Devenu forte tempête tropicale après avoir été cyclone intense, Dudzai longe l’archipel des Mascareignes. La Réunion reste à l’écart, mais Rodrigues se prépare à une nuit agitée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/19/ocean-indien-la-forte-tempete-tropicale-dudzai-sous-surveillance/">Océan Indien : la forte tempête tropicale Dudzai sous surveillance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il a perdu en puissance, mais pas en vigilance. Le système tropical Dudzai poursuit sa route dans le sud-ouest de l’océan Indien, rappelant combien ces phénomènes, a priori lointains, imposent un suivi attentif au regard de leur rapidité d&rsquo;évolution. Si La Réunion semble hors de danger immédiat, Rodrigues, elle, se tient en alerte face à un passage rapproché.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un cyclone rétrogradé en forte tempête tropicale</b></h2>
<figure id="attachment_4842" aria-describedby="caption-attachment-4842" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4842" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-300x225.jpg" alt="Mayotte, météo, vigilance, vent, pluie," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/meteo.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4842" class="wp-caption-text">La saison cyclonique 2025-2026 pourrait être plus active que la normale dans le sud-ouest de l’océan Indien, avec jusqu’à 14 tempêtes attendues.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Né au tout début du mois de janvier dans les eaux chaudes du bassin sud-ouest de l’océan Indien, Dudzai a connu une évolution rapide et classique : perturbation tropicale, dépression, tempête baptisée, puis cyclone tropical intense autour de la mi-janvier. Une trajectoire fulgurante, typique de cette saison cyclonique où l’atmosphère et l’océan conjuguent parfois leurs excès.</p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche 18 janvier, le système a toutefois perdu de sa force, rétrogradant au stade de tempête tropicale. Il se situait alors à plus de 400 kilomètres au nord-est de La Réunion, avec des vents moyens proches de 100 km/h et des rafales bien plus soutenues sur mer. Suffisant pour attirer l’attention des prévisionnistes, mais pas encore pour déclencher d&rsquo;alerte sur l’île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Rodrigues en première ligne</b></h2>
<figure id="attachment_4664" aria-describedby="caption-attachment-4664" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4664" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-300x169.webp" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-300x169.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-768x434.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-150x85.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg-696x393.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/image-jpg.webp 885w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4664" class="wp-caption-text">Formés surtout à l’est du bassin de l&rsquo;océan Indien, les cyclones attendus cette saison pourraient surtout concerner les Mascareignes, Madagascar et le sud du canal du Mozambique (illustration/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Si La Réunion observe à distance, Rodrigues, elle, se prépare. Selon les dernières analyses de Météo-France, Dudzai se trouve à environ 300 kilomètres à l’est-nord-est de l’île, désormais placée en alerte cyclonique de niveau 3. La nuit de dimanche à lundi s’annonce décisive : la tempête devrait passer au plus près, à une distance encore incertaine, comprise entre 50 et 150 kilomètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Le phénomène se déplace à près de 13 km/h et pourrait générer des rafales atteignant 150 km/h en mer. Une houle marquée et des conditions maritimes dangereuses sont attendues, accompagnées d’un risque de fortes pluies et de coups de vent temporaires. La population rodriguaise se prépare à un épisode bref mais potentiellement perturbant.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La Réunion épargnée, mais une forte houle attendue</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Après son passage au large de Rodrigues, Dudzai devrait poursuivre sa route vers le sud-est de La Réunion, en restant à environ 300 kilomètres de l’île entre lundi soir et mardi matin. À cette distance, les scénarios actuels écartent un impact direct : pas de vents destructeurs ni de pluies significatives attendues sur les terres réunionnaises.</p>
<p style="text-align: justify;">La vigilance ne disparaît pas pour autant. Une ré-intensification temporaire au stade de cyclone tropical reste possible en début de semaine, avant que le système ne s’engage vers des latitudes plus tempérées et ne perde rapidement ses caractéristiques tropicales. Seule la houle cyclonique pourrait rappeler son passage, en rendant la mer plus dangereuse sur les côtes exposées.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/19/ocean-indien-la-forte-tempete-tropicale-dudzai-sous-surveillance/">Océan Indien : la forte tempête tropicale Dudzai sous surveillance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Cyclone Grant : passage au large, vigilance dans l’océan Indien</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/cyclone-grant-passage-au-large-vigilance-dans-locean-indien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 02:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone tropical Grant]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Météo-France]]></category>
		<category><![CDATA[Saison cyclonique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43933</guid>

					<description><![CDATA[<p>Né loin à l’est de La Réunion, le cyclone tropical Grant monte en puissance mais garde ses distances. Pour l’instant, l’océan s’agite surtout sur les cartes de Météo-France, pas sur les rivages.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/cyclone-grant-passage-au-large-vigilance-dans-locean-indien/">Cyclone Grant : passage au large, vigilance dans l’océan Indien</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="264" data-end="629">Il est encore jeune, plutôt compact, mais déjà très regardé. Grant, devenu cyclone tropical dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 décembre 2025, trace sa route au milieu de l’océan Indien, à plus de 3 200 kilomètres de La Réunion. Suffisamment loin pour ne pas inquiéter, assez intense pour rappeler que la saison cyclonique 2025-2026 n’a pas l’intention de rester discrète.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="636" data-end="676"><strong>Un cyclone en pleine montée en gamme</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="678" data-end="1077">Grant a franchi un cap symbolique : celui du cyclone tropical. Depuis la fin de la nuit du 28 décembre, le système s’est renforcé et devrait poursuivre son intensification à un rythme désormais plus soutenu, selon Météo-France. À ce stade, les vents moyens atteignent environ 130 km/h sur mer, avec des rafales flirtant avec les 185 km/h, tandis que la pression au centre descend à 982 hectopascals.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1079" data-end="1339">Particularité : Grant n’est pas un géant des vents. Sa taille est inférieure à la moyenne des cyclones de la zone, ce qui ne l’empêche pas d’afficher une belle rigueur. Un peu comme ces sprinteurs discrets qui doublent d&rsquo;autres sportifs dans la dernière ligne droite.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1346" data-end="1395"><strong>Une trajectoire surveillée, mais sans urgence</strong></h2>
<figure id="attachment_24228" aria-describedby="caption-attachment-24228" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-24228" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-225x300.jpg" alt="La Réunion, cyclone, Garance, routes, " width="200" height="266" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/garance3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24228" class="wp-caption-text">L&rsquo;an dernier, le passage du cyclone Garance, le 28 février 2025, laissaient des dégâts sans précédent sur l&rsquo;île de La Réunion.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1397" data-end="1700">Actuellement situé à l’est de La Réunion, Grant se déplace vers l’ouest-sud-ouest à environ 20 km/h. Les scénarios envisagés pour les prochains jours le maintiennent à bonne distance des terres habitées. D’ici le 2 janvier 2026, il devrait encore se trouver à plus de 500 kilomètres au nord-est de Rodrigues.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1702" data-end="2071">Pour La Réunion et Mayotte, le message est clair : aucune influence directe n’est attendue dans les cinq prochains jours et aucune alerte cyclonique n’est en cours. Au-delà, les météorologues restent prudents. La trajectoire, l’intensité et même la taille du phénomène peuvent encore évoluer.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2078" data-end="2129"><strong>Une saison déjà bien lancée dans l’océan Indien</strong></h2>
<figure id="attachment_24178" aria-describedby="caption-attachment-24178" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24178" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-300x225.jpg" alt="La Réunion, cyclone, Garance, alerte rouge," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/IMG_1477-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24178" class="wp-caption-text">Les Réunionnais scrutent l’horizon, attentifs au moindre signe annonciateur de l’approche d’un cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2131" data-end="2379">Grant n’est pas un cas isolé. La saison cyclonique a démarré plus tôt que d’habitude dans le sud-ouest de l’océan Indien. Après Awo et Blossom, les prévisions tablent sur une activité proche, voire légèrement supérieure à la normale pour 2025-2026.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2131" data-end="2379">Entre neuf et quatorze systèmes pourraient ainsi voir le jour dans le bassin, dont environ six susceptibles d’atteindre le stade de cyclone tropical. Autrement dit, Grant ouvre peut-être une longue série. Pour les îles de la région, l’enjeu sera moins de céder à l’inquiétude que de rester attentives : l’océan, lui, n’a clairement pas dit son dernier mot.</p>
<p data-start="2381" data-end="2737" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/29/cyclone-grant-passage-au-large-vigilance-dans-locean-indien/">Cyclone Grant : passage au large, vigilance dans l’océan Indien</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Colloque à Mayotte : tirer les leçons de Chido</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/16/colloque-a-mayotte-tirer-les-lecons-de-chido/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 02:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil départemental de La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[conseil départemental de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Cyrille Melchior]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43482</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un an après le passage de Chido, Mayotte se réinvente. Le colloque qui s’est ouvert ce lundi au sein de l’hémicycle Younoussa Bamana combine réflexion scientifique, dialogue institutionnel et espoir pour l’avenir de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/16/colloque-a-mayotte-tirer-les-lecons-de-chido/">Colloque à Mayotte : tirer les leçons de Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido a frappé Mayotte il y a un an, laissant derrière lui un sentiment de désolation et l’impression que l’île, déjà fragile, ne se relèverait pas. Mais le colloque <em>« Mayotte à l’épreuve de Chido »</em> change la donne. Durant deux jours, chercheurs, juristes et élus vont analyser en profondeur les vulnérabilités du territoire, mais surtout identifier des leviers durables pour le développement et la résilience de l’île. Entre témoignages poignants, analyses scientifiques et coopération régionale avec La Réunion, l’événement offre un souffle de lucidité et d’espoir, et trace un cap pour reconstruire Mayotte face aux risques climatiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Penser l’avant et l’après Chido : la population au centre</b></h2>
<figure id="attachment_43502-2" aria-describedby="caption-attachment-43502-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43502-2" class="wp-caption-text">L&rsquo;entrée de l&rsquo;école de Vahibé 1 : un an après le cyclone Chido, Mayotte porte encore les stigmates de la catastrophe.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Philippe Charpentier, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université de Mayotte, a ouvert le colloque en posant une question simple mais fondamentale : <em>« S’engager dans un projet, c’est produire quelque chose qui dure. Mais cette œuvre sera-t-elle celle d’une seule personne ou celle de la population ? Et quels habitants solliciter ? Les jeunes, qui seront les adultes de demain ? Les personnes migrantes ? Les personnes les plus vulnérables ? ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’idée était claire : reconstruire Mayotte ne peut se faire sans réfléchir à la participation et à la place de tous ses habitants. Georgeta Steca, anthropologue, a apporté un éclairage venu du terrain : <em>« Ce n’est pas une catastrophe naturelle, mais une catastrophe politique »</em>, lui rapportait un habitant au lendemain de Chido. Elle a partagé les travaux réalisés avec ses étudiants, basés sur des témoignages directs des personnes touchées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les souffrances des enfants et des étudiants ont été particulièrement mises en avant : traumatisés par le cyclone, beaucoup n’ont pas bénéficié d’un suivi psychologique. L’<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/10/unicef-france-salarme-de-la-situation-des-enfants-a-mayotte/">UNICEF</a> avait déjà alerté sur ce point. Cette dimension humaine donne au colloque un ton à la fois scientifique et profondément humain : un moment qui fait du bien au cœur, tout en pointant des failles à corriger.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’eau, fil conducteur des vulnérabilités mahoraises</b></h2>
<figure id="attachment_20428" aria-describedby="caption-attachment-20428" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20428" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-300x202.jpg" alt="Mayotte, eau, crise, choléra, ARS," width="300" height="202" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-300x202.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-150x101.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani-696x470.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Borne-fontaine-Kavani.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20428" class="wp-caption-text">À Mayotte, les bornes fontaines et rampes d’eau, qui assurent moins de 1 % de la consommation totale, restent pourtant vitales pour plus de 30 % de la population non raccordée, une vulnérabilité aggravée depuis le cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’eau est au cœur de la vulnérabilité de Mayotte. Loïc Grard a rappelé que 30 % de la population n’a toujours pas accès à l’eau courante, tandis que Damien Devault, spécialiste en écotoxicologie marine, a dressé un tableau inquiétant.<em> « Mayotte est un territoire déforesté, avec une forte érosion des sols. L’urbanisation et la montée du niveau de la mer fragilisent la ressource en eau. Durant Chido, le réseau d’eau, électrique et routier s’est effondré ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">95 % de l’eau potable de l’île dépend directement de la pluie et des nappes phréatiques, le dessalement ne représentant que 5 %. Cette dépendance extrême rend Mayotte particulièrement vulnérable aux aléas climatiques. Les chercheurs en psychologie et sociologie des crises, Maud Devès, Clara Duchet et Louise Le Vagueresse, ont montré que ce déficit ne se limite pas à un problème matériel : il affecte profondément le quotidien et le bien-être des habitants, accentuant le traumatisme post-cyclonique, notamment chez les enfants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Enjeux environnementaux et responsabilité de l’État : Mayotte face à l’avenir</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="317" data-end="527">Après avoir exploré l’humain et l’eau, la matinée du colloque s’est tournée vers les défis économiques et environnementaux, ainsi que vers la coopération régionale, autant de leviers pour l’avenir de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_43525" aria-describedby="caption-attachment-43525" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43525" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/colloque.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43525" class="wp-caption-text">De nombreux experts sont intervenus à l&rsquo;occasion du premier jour du colloque.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="529" data-end="1081">Victor Bianchi, spécialiste en sciences économiques, a jeté un regard lucide sur l’économie informelle, souvent critiquée mais ici salvatrice :<em> « C’est une économie de survie, plus ou moins morale, qui encadre les activités humaines dans les grandes villes. À Mayotte, elle a été malgré tout indispensable après la catastrophe ».</em> Une économie qui a permis à l’île de tenir debout… mais qui ne suffit pas à combler toutes les lacunes. Un an après Chido, de nombreux Mahorais n’ont toujours pas été indemnisés, révélant les limites de la reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1083" data-end="2094">Puis Vincent Roux, docteur en droit, est monté au créneau pour parler de ce qui reste invisible mais fondamental : l’environnement. Pour lui, Chido n’est pas seulement un événement ponctuel, mais un accélérateur d’un processus écologique à long terme. Forêts, mangroves, lagon, reliefs volcaniques… autant de zones fragiles qui ont subi vents, vagues, ruissellements et glissements de terrain. Les sols érodés, les plages fragilisées, les mangroves endommagées… tous ces dommages mettent en lumière les limites d’un développement territorial qui ignore le climat. <em>« Ces perturbations exigent une approche intégrée du droit de l’environnement et des politiques climatiques »,</em> alerte-t-il, rappelant que l’absence de plan de prévention ou de consolidation de certaines zones pourrait engager la responsabilité de l’État. Submersion marine, dérèglements climatiques, volcan sous-marin susceptible de provoquer séismes et tsunamis : Chido est un signal d’alerte, et Mayotte n’a pas le droit à l’improvisation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2822" data-end="3157">Entre réalisme et optimisme, c&rsquo;est ce qui fait aujourd’hui la force du colloque : au-delà des dégâts, Mayotte peut se projeter, avec des outils, des experts et des partenaires, vers un développement durable et une résilience accrue. Le cyclone n’a pas enterré l’île, il lui a, d&rsquo;une certaine façon, montré la route à suivre.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/16/colloque-a-mayotte-tirer-les-lecons-de-chido/">Colloque à Mayotte : tirer les leçons de Chido</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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