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	<title>Archives des CRC - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des CRC - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Procès Sieam – Dernier jour pour des aveux à dimensions variables</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/proces-sieam-dernier-jour-pour-des-aveux-a-dimensions-variables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
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		<category><![CDATA[PNF]]></category>
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		<category><![CDATA[tribunal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La défense des acteurs de la mandature Bavi, s’annonçait complexe au regard des réquisitions du ministère public, notamment de la prison ferme pour une partie d’entre eux. Beaucoup plaidaient l’absence du caractère intentionnel des actes de leur client</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/28/proces-sieam-dernier-jour-pour-des-aveux-a-dimensions-variables/">Procès Sieam – Dernier jour pour des aveux à dimensions variables</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Celui qui sur le papier des <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-du-sieam-4-ans-de-prison-dont-deux-ferme-demandes-contre-bavi-par-le-parquet/">réquisitions du PNF</a> est le moins impliqué, <strong>Mouslim Abourahaman</strong>, le Directeur administratif et financier du Syndicat, était défendu par Me Augustin Gérault. Qui plaidait l’absence du caractère intentionnel du délit de favoritisme. Si le PNF avait indiqué que seule la signature du DAF sur les documents suffisait à le prouver, l’avocat précisait que sur les jurisprudences évoquées par le parquet, un avis défavorable avait été émis par les services de la commande publique avant que les directeurs apposent leur signature, <em>« ce qui n’est pas le cas dans le cas du Sieam »</em>. Il critiquait la méthode mis en place du passage par les CRPC qui ont permis d’entendre des chefs d’entreprise, avec plus ou moins de garantie d’indulgence, puisqu’ils ont été exclus des marchés publics avec sursis, contrairement aux prévenus de l’audience en cours de la 32<sup>ème</sup> chambre correctionnel de Paris, <em>« la CRPC c’est pratique, les élus ou directeurs sont logiquement condamnés ensuite ! »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le directeur de cabinet <strong>Camille Abdullahi</strong>, Me Jorion attaquait ferme celui qui l’accuse d’être au centre du système avec Bavi, le DST Fardi Chebane Bacar, <em>« il a menti en garde à vue pour se dédouaner !</em> lâchait-il, <em>sur le papier mon client n’a aucun pouvoir propre, il est soumis au bon vouloir du président »</em>. Contrairement à ce qu’a décrit le DST, il évoque un rôle <em>« secondaire »</em> du directeur de cabinet<em> « qui a juste mis un visa sur des pré-bon de commande »</em>, et s’il a agi, <em>« c’est par négligence »</em> même si son client a un diplôme universitaire du 3<sup>ème</sup> cycle, <em>« il n’a pas pour autant de connaissance en marché publics »</em>. Il demandait la relaxe de son client, en déplorant que l’ancien DGS Michel Jousset <em>« ne soit pas sur le banc des prévenus »</em>. Rappelons que l’affaire avait éclaté après deux rapports de la Chambre régionale des comptes, et un signalement anonyme au procureur de Mayotte.</p>
<h3 style="text-align: center;"><em><strong>« Il était son amant »</strong></em></h3>
<figure id="attachment_45553" aria-describedby="caption-attachment-45553" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-45553 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-300x235.jpeg" alt="" width="300" height="235" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-300x235.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-768x601.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-150x117.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni-696x545.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Fatima-Ousseni.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45553" class="wp-caption-text">Pour Fatima Ousseni, Fardi Bacar a « déjà payé » et reste « stigmatisé »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Karima Nassur</strong> est absente des bancs des accusés, bien que celle qui était membre de la commission d’appel d’offres ait bénéficié d’un cadeau, un 4&#215;4 Nissan par le biais de l’entrepreneur Moussa Abdou. Son avocat Me Jorion expliquait que le chef d’entreprise Ali Dahalani le lui avait promis, <em>« il était son amant »</em>, sans pour autant accréditer l’existence de contrepartie de marchés, <em>« elle a un niveau CAP et est incapable de participer à un pacte de corruption »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est celui qui a révélé le système Bavi après plusieurs heures de garde à vue : <strong>Fardi Chebane Bacar</strong>, était le Directeur des Services Techniques (DST), avant l’arrivée de Moussa/Vitta Bavi à la présidence du Sieam. <em>« Il n’avait jamais eu de procédures disciplinaires</em>, commente son avocate Fatima Ousseni, <em>mais quand Bavi arrive, les choses changent »</em>. Elle revient sur le quotidien du cadre du Sieam, <em>« quand il présente les entreprises qui ont répondu aux marchés, le président Bavi et son directeur de cabinet les écartent, ‘je ne les connais pas’, ce sont donc eux qui font le choix des entreprises »</em>. L’obligeant à reformuler les marchés. A l’argument du PNF qui lui reproche de ne pas avoir démissionné du Sieam comme d’autres l’ont fait, et ce sont de nombreuses compétences qui ont fui le syndicat à cette époque, son avocate reprend son argumentaire, <em>« soucieux de sa famille, il voulait continuer à pouvoir financer les études de ses enfants et a fait le choix de rester en poste »</em>. L’avocate fustige les <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-du-sieam-4-ans-de-prison-dont-deux-ferme-demandes-contre-bavi-par-le-parquet/">peines sévères requises par le PNF</a>, <em>« alors que Fardi a déjà payé. Il a été sanctionné par Bavi, et il n’a pas fini d’être stigmatisé, dans cette salle comme à Mayotte ! Moi je lui dis, il a fait du bon boulot ! ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur le délit de pantouflage pour avoir été recruté moins de trois ans après son départ par un chef d’entreprise qui avait obtenu des marchés du Sieam, c’est bien une troisième société qui le recrute et qui n’a jamais eu ces marchés, rappelle l’avocate, qui est créé dans le secteur de la sécurité.  Et en matière de détournement de fonds publics, <em>« pour cela, il faut avoir la délégation de signature, or, il ne l’avait pas ! »</em>. En appelant tout le monde à être <em>« relax’ »</em>, l’avocate le requerrait pour son client.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>« Un échec »</strong></h3>
<figure id="attachment_45063" aria-describedby="caption-attachment-45063" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-45063 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie-300x195.jpeg" alt="" width="300" height="195" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie-300x195.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie-150x98.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Michel-Jousset-Sieam-Bavi-Camille-Abdullahi-copie.jpeg 680w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45063" class="wp-caption-text">Bavi, au centre, entouré de Michel Jousset et Camille Abdullahi, avait reconnu à la barre que sa mandature avait été un échec</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Plaidoirie très attendue que celle de Me Gabriel Odier, pour la défense de <strong>Vitta/Moussa Mouhamadi, Bavi,</strong> président du Sieam de 2014 à 2020, qui s’est défaussé sur ses adjoints lors de ses auditions. C’est en remontant sur la mandature précédente que s’attarde l’avocat, pour démontrer que <em>« les règles de la commande publiques n’étaient pas respectées pour des marchés à Ongoujou, de sécurisation du secteur Sud, ou encore pour les réservoirs de Sada »</em>, indiquant que Bavi «<em> n’a pas mis en place ces pratiques »</em>. Il impute en outre un rôle plus important qu’il n’y paraît à Michel Jousset, le DGS qui se qualifie de <em>« troisième zone »</em>, dans la gestion de commande publique. <em>« Il a notamment validé les conventions de formation, incitant Bavi à les signer »</em>. Des formations qualifiées <em>« d’inadaptées »</em> par le PNF, et qui n’ont été que partiellement faites, <em>« quelle enquête nous le prouve ? »</em>, glisse l’avocat, rejoignant ses confrères sur un dossier mal ficelé.</p>
<p style="text-align: justify;">L’avocat de Bavi rappelait le comité de pilotage mis en place en 2016 au moment du plan d’urgence eau, avec présence de la préfecture <em>« qui disait au Sieam de prioriser certaines dépenses »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le système de favoritisme mis en place au Sieam, l’avocat soutient qu’aucune décision n’a été signée par Bavi après le licenciement de Fardi Bacar en juin 2019.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas d’enrichissement personnel, souligne-t-il, <em>« on a cherché de la corruption chez lui, sans rien trouver. On veut chercher à en faire un dossier d’un système de fractionnement en échange de contrepartie, mais ce n’est pas du tout ça ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une mandature que Bavi voit comme <em>« un échec »</em> comme il l’avait dit à la barre, que son avocat voit comme une forme de <em>« regret »</em>. Il plaidait pour que Bavi ne soit pas <em>« sacrifié »</em> dans un contexte de pénurie d’eau <em>« qu’on veut lui imputer intégralement »</em>, mais qu’on reconnaisse qu’il n’avait <em>« pas forcément les épaules pour présider le Sieam étant titulaire d’un Bac Pro »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant le juge, l’avocat revient sur des faits qui datent de 7 à 12 ans, <em>« depuis, Bavi n’a rien fait de répréhensible, je ne vois donc pas ce qui justifierait une peine d’emprisonnement ferme, sans sursis. Il ne souhaite que reconquérir sa femme et ses enfants. Maintenant, on ne tue plus les gens, on les met en prison »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Prenant la parole en dernier, Camille Abdillah réfutait les accusations formulées par Fardi Bacar et son avocate, ainsi que M. Boura, l’impliquant dans le fractionnement des marchés, le chef d’entreprise Abdou Moussa regrettait <em>« d’avoir commis cela, je l’ai fait en raison de l’emprise sur mon entreprise et mes salariés »</em>, Mouslim Abdourahaman demandait pardon à la population de Mayotte sur <em>« les pratiques au syndicat des eaux »</em>, Fardi regrette de ne pas avoir dénoncé <em>« très tôt »</em>, les pratiques, <em>« j’avais peur de perdre mon emploi, je ne suis pas un délinquant ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le délibéré de l’affaire Bavi sera rendu le 16 avril 2026 à 10h.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Procès Sieam : au 5ème jour, la principale partie civile suspend ses demandes face aux failles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-sieam-au-5eme-jour-la-principale-partie-civile-suspend-ses-demandes-face-aux-failles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 02:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Antico]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
		<category><![CDATA[LEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[PNF]]></category>
		<category><![CDATA[SIEAM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coup de théâtre ce vendredi 23 janvier au tribunal judiciaire de Paris. Alors que s'achevait le cinquième jour du procès du SIEAM avec les plaidoiries des parties civiles, le syndicat mixte Les Eaux de Mayotte (LEMA) repousse la présentation de ses demandes de dommages et intérêts à une date ultérieure. Ses avocats réclamaient notamment plus d’un million d'euros à l'ancien président du syndicat, Mouhamadi Vitta. Les nouvelles informations apparues durant les débats ont rebattu les cartes</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-sieam-au-5eme-jour-la-principale-partie-civile-suspend-ses-demandes-face-aux-failles/">Procès Sieam : au 5ème jour, la principale partie civile suspend ses demandes face aux failles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nouveaux éléments, pièces complémentaires, problèmes de signatures, … En cinq jours d&rsquo;audience, plusieurs éléments du dossier initial du procès du Sieam ont été remis en question. <em>« Le Parquet national financier a reconnu soit des erreurs, soit des abandons de poursuites »</em>, explique Me Cédric Putigny-Ravet, l’un des avocats du syndicat mixte Les Eaux de Mayotte (LEMA), anciennement SIEAM. <em>« Les débats ont fait beaucoup évoluer le dossier. Il y a des éléments qui apparemment avaient été communiqués au dossier pénal et qui n&rsquo;y figuraient pas… Ils viennent juste d&rsquo;être communiqués. On veut tenir compte de tout ça avant de demander des millions comme on le faisait dans nos premières conclusions »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La principale partie civile a donc sollicité un renvoi sur intérêts civils et attend désormais le jugement pénal pour <em>« imputer strictement à chacun des prévenus qui aura été condamné dans l&rsquo;intervalle, à l&rsquo;euro près, ce qui le concerne personnellement »</em>. Dans ses premières conclusions, LEMA visait 1,2 million d&rsquo;euros contre Mouhamadi Vitta dit « Bavi », avec une solidarité entre les prévenus impliqués dans chaque infraction. Les avocats l’assurent : ils ne renoncent pas. Ils indiquent d’ailleurs, par voie de communiqué, que les débats de cette semaine ont confirmé « l&rsquo;existence de pratiques organisées et récurrentes contraires aux règles de la commande publique, préjudiciables aux intérêts de l&rsquo;établissement public ». Mais la stratégie a changé : pour eux, mieux vaut attendre le jugement avant de réclamer des sommes qui pourraient ne pas correspondre aux condamnations.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Anticor maintient la pression</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">À l&rsquo;inverse, l&rsquo;association anticorruption Anticor, également constituée partie civile, a maintenu ses demandes. Représentée par Me Camille Tohier-Desclaux, elle réclame de 5.000 à 30.000 euros, selon le degré de responsabilité des prévenus, au titre du préjudice collectif. <em>« On a distingué selon les protagonistes, la difficulté et le nombre de faits, et évidemment la réitération des faits dans un contexte qu&rsquo;on sait être absolument dramatique pour un besoin vital »</em>, a plaidé l&rsquo;avocate. Anticor ne compte pas s&rsquo;arrêter là. Me Camille Tohier-Desclaux a annoncé qu&rsquo;elle interrogerait le Parquet national financier pour savoir s&rsquo;il entend enquêter sur d&rsquo;autres faits révélés par la Chambre régionale des comptes. Sur la question des grosses structures qui seraient absentes, comme cela a été sous-entendu par certains prévenus, l’avocate reste prudente. <em>« Dire qu’il y a une différenciation, puisque c&rsquo;est ça qui est sous-entendu, je n&rsquo;en sais rien en l&rsquo;état. Je n&rsquo;ai pas les données. En revanche, ce qui est sûr, c&rsquo;est que cela pose question aujourd&rsquo;hui, mais cela ne veut pas dire nécessairement qu&rsquo;il y a des infractions réalisées ».</em></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>MCTP et EMCA : les frères ennemis</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Cette cinquième journée a également été marquée par les rapports conflictuels affichés entre deux dirigeants, désignés dans la salle comme « les frères ennemis », à la tête de sociétés qui généraient toutes deux des millions d’euros. Soulaïmana Soulaimana Moussa, de la société MCTP, spécialisée dans la réalisation de tous travaux publics, a été entendu pour recel de favoritisme sur plusieurs dossiers. Dans l’après-midi, c’est son frère Abdou Abdou Moussa, dirigeant de la société EMCA, spécialisée dans l’assainissement, qui était interrogé. Celui-ci est poursuivi pour corruption active et abus de biens sociaux.</p>
<figure id="attachment_45062" aria-describedby="caption-attachment-45062" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris.jpeg"><img decoding="async" class="wp-image-45062 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-225x300.jpeg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Tribunal-de-Paris.jpeg 800w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45062" class="wp-caption-text">Le tribunal de Paris où se tiennent les audiences</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’histoire, qui se situe entre 2016 et 2017, est rocambolesque. <em>« J’ai demandé à rencontrer Monsieur Mouhamadi car j’avais vraiment besoin de travailler. J’avais plus de 50 salariés or j’étais écarté des marchés. Le président m’a dit : si tu achètes une voiture à ma collègue, je te fais travailler plus »</em>, raconte l’entrepreneur. <em>« Monsieur Fardi m’a dit : si tu n’achètes pas la voiture, tu ne travailleras plus chez nous. Alors, j’ai accepté »</em>. Plusieurs mois plus tard, la société EMCA réalise un chantier d&rsquo;extension des réseaux d&rsquo;eaux usées à Mbouini pour 88.324.79 euros. Le paiement est effectué au nom d&rsquo;Ali Dalali Maçonnerie. L’homme, transporteur aujourd&rsquo;hui décédé, a servi d&rsquo;intermédiaire pour acheter le fameux véhicule. Ironie du sort, le marché promis ne lui aurait jamais été donné. <em>« C&rsquo;est Sogea et mon frère avec sa société MCTP qui ont eu les lots. Et puis, tout le marché a été annulé par l&rsquo;État et personne n&rsquo;a rien eu. J&rsquo;ai acheté cette voiture pour rien »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Tandis que l’ancien président et son ancien directeur des services techniques niaient toute implication dans ce dossier, l’animosité affichée dans la salle d’audience était telle que le président d’audience a dû intervenir pour rappeler que le tribunal n’était pas une tribune pour régler des divergences familiales. <em>« Est-ce que vous savez pourquoi ils sont en froid ? »</em>, demandera le Parquet financier à Fardi Bacar Chebane. <em>« EMCA a été mis de côté car, au moment des tractations du 3ème tour des élections à Boueni, il était dans l’autre camp. MCTP était avec l’équipe qui a gagné »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la clôture des auditions, le procès entre dans sa phase finale. Ce lundi, le Parquet national financier devrait prendre la parole pour ses réquisitions. Suivront les plaidoiries de la défense, avant que le tribunal ne mette l&rsquo;affaire en délibéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Abby Saïd Adinani</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/26/proces-sieam-au-5eme-jour-la-principale-partie-civile-suspend-ses-demandes-face-aux-failles/">Procès Sieam : au 5ème jour, la principale partie civile suspend ses demandes face aux failles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Procès Bavi/syndicat des Eaux : nouvelles condamnations de chefs d&#8217;entreprise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/proces-bavi-syndicat-des-eaux-nouvelles-condamnations-de-chefs-dentreprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 01:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
		<category><![CDATA[LEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Parquet national financier]]></category>
		<category><![CDATA[SIEAM]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43164</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’étau se resserre peu à peu dans l’attente du procès de l’ancien président du Sieam. Deux chefs d’entreprise ont plaidé coupables d’avoir bénéficié de marchés saucissonnés</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/proces-bavi-syndicat-des-eaux-nouvelles-condamnations-de-chefs-dentreprise/">Procès Bavi/syndicat des Eaux : nouvelles condamnations de chefs d&rsquo;entreprise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que la gestion du président du Syndicat Intercommunal d’Eau et d’Assainissement de Mayotte (Sieam) avait été saluée par ses pairs ultramarins lors de la mandature de Maoulida Soula et de son DGS Jean-Michel Cardon, la situation se dégradait considérablement lors de l’élection en 2014 de son successeur, Moussa Mouhamadi, dit « Bavi ». Pourtant, la section Eau était alors bénéficiaire, seul l’Assainissement était à déployer.</p>
<p style="text-align: justify;">La Chambre régionale des Comptes (CRC) qui aime les chiffres, en sortait plusieurs en 2018, et pas des plus brillants. Pour en rappeler quelques-uns, le déficit du budget Eau dépassait les 13 millions d’euros, creusé par les plus de 220% d’augmentation des charges de personnel en 4 ans, les réceptions, déplacements princiers, assistance à communication de plus de 400.000 euros sur la période 2014-2018, factures de téléphone élevées. 1.800 euros en un mois rien que pour le président Bavi !</p>
<p style="text-align: justify;">Dont les appels ne portaient pas sur des investissements urgents à mener sur un territoire où la croissance de la population dépasse les 4% par an, et dont la 3<sup>ème</sup> retenue collinaire est à cette époque en négociation annoncée comme aboutie par le maitre des horloges du Sieam… or, le premier coup de pioche n’est toujours pas donné. Nous avions dénoncé <a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/2019/06/19/crc-par-sa-gestion-calamiteuse-le-syndicat-des-eaux-met-en-peril-les-investissements-urgents/">une gestion qui mettait en péril les capacités de production</a> en eau du département.</p>
<p style="text-align: justify;">En arrivant aux manettes en 2020, l’équipe actuelle s’inquiète, « <a href="https://old1.lejournaldemayotte.com/2020/09/18/syndicat-des-eaux-on-ne-sait-pas-si-les-salaires-seront-payes-le-mois-prochain/">on ne va pas pouvoir payer les salaires en fin de mois</a> », alerte Fahardine Bacar, à la tête d’un syndicat renommé SMEAM (Syndicat Mixte d’Eau et d’Assainissement de Mayotte), devenu depuis LEMA (Les Eaux de Mayotte).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La méthode du nœud coulissant</strong></p>
<figure id="attachment_43166" aria-describedby="caption-attachment-43166" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Bavi.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-43166 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Bavi-300x255.jpeg" alt="" width="300" height="255" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Bavi-300x255.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Bavi-150x128.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Bavi-696x592.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Bavi.jpeg 726w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-43166" class="wp-caption-text">Le procès de Bavi doit se tenir en janvier 2026 à Paris</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un signalement est alors envoyé au Parquet National Financier (PNF) par le parquet de Mamoudzou et par la CRC sur la gestion du syndicat des années 2014 à 2018. La procédure met en évidence un manque de respect des règles de la commande publique, notamment un fractionnement des marchés, communément appelé saucissonnage. Au-delà du seuil de 90.000 euros, il y avait obligation de publicité et de passation de marché public, or, aucun marché ne dépasse ce montant.</p>
<p style="text-align: justify;">Un procédé redondant qui a déjà vu tomber plusieurs élus à Mayotte, notamment grâce à une méthode huilée, déclinée par le procureur Yann Le Bris. Il s’agit de mettre les chefs d’entreprise bénéficiaires des marchés saucissonnés du Sieam devant le fait accompli lors d’une Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC), au cours de laquelle l’organisation de passation des marchés est mise à jour. Ainsi, en juin 2024, deux premiers entrepreneurs étaient condamnés pour recel de favoritisme, puis un 3<sup>ème</sup> en février 2025. Prison avec sursis, amendes, privation de droits civiques et exclusion avec sursis des marchés publics, seront les peines délivrées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plus de 250.000 euros d’amendes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et ce mardi 9 décembre 2025, deux nouveaux prévenus ont été entendus en CRPC au tribunal judiciaire de Paris, apportant de nouveaux éléments en attendant le procès de l’ancien président du Sieam. Lui et une partie de son équipe sont accusés notamment de délits de favoritisme, de corruption ou de pantouflage. Les chefs d’entreprise eux, tombent pour recel de favoritisme pour avoir répondu aux marchés passés par Bavi, qu’il s’agisse de communication, de formation des salariés, d’aménagement de pistes d’accès, d’élagage, etc.</p>
<figure id="attachment_25807" aria-describedby="caption-attachment-25807" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-25807" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/LEMA-panneau--300x237.jpg" alt="" width="300" height="237" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/LEMA-panneau--300x237.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/LEMA-panneau--768x607.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/LEMA-panneau--150x119.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/LEMA-panneau--696x550.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/LEMA-panneau-.jpg 840w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-25807" class="wp-caption-text">Le siège du LEMA à Kawéni</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est notamment le cas ce mardi de Bassoiri Maliki à la tête du bureau Etude Ingénierie et Conseil (EIC), de Mayotte Inspection et de B2M-Conculting. Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis simple, 3 ans de privation de ses droits civiques, 3 ans d’exclusion des marchés publics avec sursis, et la somme de 52.745 euros a été saisie. Ses sociétés ont toutes été condamnées à 3 ans d’exclusion des marchés publics avec sursis et confiscation de 111.327 euros pour EIC, de 15.000 euros pour mayotte Inspection et de 5.000 euros pour B2M Consulting.</p>
<p style="text-align: justify;">Plaidant également coupable, Aïda Djaffar à la tête de la Société Mahoraise de Formation Professionnelle (SMFP), a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis probatoire d’obligation pendant deux ans de s’acquitter de ses amendes de 30.000 euros et 50.000 euros pour sa société, et d’indemniser les victimes. Elle est également condamnée à trois ans de privation de ses droits civiques et à trois ans d’exclusion des marchés publics avec sursis, comme sa société.</p>
<p style="text-align: justify;">Le syndicat LEMA, défendu par Me Derieux, s’était une nouvelle fois constitué partie civile avec succès, puisque victime de la gestion de son précédent président.</p>
<p style="text-align: justify;">Le procès de Bavi qui devait se tenir en mai 2025, a été reporté en raison des perturbations causées par le cyclone Chido. Il se déroulera au mois de janvier 2026, selon la décision de la 32<sup>e</sup> chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/11/proces-bavi-syndicat-des-eaux-nouvelles-condamnations-de-chefs-dentreprise/">Procès Bavi/syndicat des Eaux : nouvelles condamnations de chefs d&rsquo;entreprise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Pamandzi redresse ses finances et prépare un budget 2025 axé sur les investissements locaux</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/24/pamandzi-redresse-ses-finances-et-prepare-un-budget-2025-axe-sur-les-investissements-locaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 01:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre régionale des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[Commune de Pamandzi]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La commune clôture 2024 avec un excédent validé et maintient ses impôts directs en 2025.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/24/pamandzi-redresse-ses-finances-et-prepare-un-budget-2025-axe-sur-les-investissements-locaux/">Pamandzi redresse ses finances et prépare un budget 2025 axé sur les investissements locaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="279" data-end="710">Lors du Conseil municipal du 18 juillet 2025, la commune de Pamandzi a présenté les résultats de son exercice 2024 et a adopté son budget primitif pour 2025. Ces documents montrent un redressement significatif de la situation financière, après plusieurs années de déficit. La majorité municipale a également annoncé des investissements ciblés pour améliorer la voirie, les équipements urbains et le dynamisme local.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="717" data-end="1308"><strong data-start="717" data-end="799">Un retour à l’équilibre budgétaire validé par la Chambre régionale des comptes</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="717" data-end="1308">La commune de Pamandzi a réussi à <em>« définitivement résorber »</em> le déficit budgétaire structurel qui pesait sur ses finances depuis plusieurs mandatures, conformément à l’avis n°B2025-006 rendu par la Chambre régionale des comptes (CRC) du 23 juin 2025. Ce redressement a permis de lever<em> « le contrôle systématique du budget primitif »</em> exercé jusque-là par la CRC <em>« via la saisine du préfet ».</em> En 2024, un excédent budgétaire d’environ 1,2 million d’euros a été réalisé, excédent qui a été validé par la CRC.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1310" data-end="1856"><strong data-start="1310" data-end="1371">Un budget 2025 stable avec un maintien des impôts directs</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1310" data-end="1856">Pour l’année 2025, le budget primitif prévoit un excédent prévisionnel d’environ 1,4 million d’euros, avec une capacité d’autofinancement estimée à 3 millions d’euros, validés par la CRC. Le taux des impôts directs est maintenu au même niveau que celui de 2024, <em>« fixé par le préfet via les recommandations de la CRC »,</em> avec une<em> « diminution envisageable dès 2026 ».</em> Cette stabilité fiscale vise à préserver le pouvoir d’achat des habitants tout en consolidant les finances locales.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1858" data-end="2538"><strong data-start="1858" data-end="1921">Des investissements prioritaires au service du cadre de vie</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1858" data-end="2538">Le budget 2025 alloue 1,2 million d’euros à la rénovation et à l’aménagement de quinze rues dans les quartiers de Magochitsora, Bahoni et Badrabasse. Un marché multi-usage bénéficie de 200.000 euros pour sa construction et son aménagement au marché Décasé. Par ailleurs, 100.000 euros sont dédiés à l’aménagement urbain, notamment pour la signalétique, l’installation de parapluies rue de l’AJP et des études sur des zones de stationnement réglementées visant à fluidifier la circulation. Enfin, 100.000 euros sont attribués aux associations participant à l’animation sociale, culturelle et sportive de la commune.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1858" data-end="2538">L’équipe municipale souligne ainsi <em>« la bonne gestion et santé financière de la commune de Pamandzi »,</em> confirmant une trajectoire positive après plusieurs années de difficultés budgétaires.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2863" data-end="3179">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/24/pamandzi-redresse-ses-finances-et-prepare-un-budget-2025-axe-sur-les-investissements-locaux/">Pamandzi redresse ses finances et prépare un budget 2025 axé sur les investissements locaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Mayotte : le SDIS encore fragilisé, malgré un déficit réduit</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/21/mayotte-le-sdis-encore-fragilise-malgre-un-deficit-reduit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 02:15:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre régionale des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[SDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chambre régionale des comptes constate une amélioration, mais juge que « les mesures prises par le SDIS de Mayotte doivent être poursuivies » pour rétablir l’équilibre budgétaire de la structure. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/21/mayotte-le-sdis-encore-fragilise-malgre-un-deficit-reduit/">Mayotte : le SDIS encore fragilisé, malgré un déficit réduit</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="496" data-end="1038">Le 17 juillet 2025, la chambre régionale des comptes (CRC) de Mayotte a publié un nouvel avis budgétaire sur le service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Saisie par le préfet du département en application du code général des collectivités territoriales, la juridiction financière constate un repli du déficit budgétaire en 2024, tout en soulignant que le budget 2025 reste déséquilibré. Le SDIS, affecté par les conséquences des cyclones Chido et Dikeledi, respectivement survenus le 14 décembre 2024 et le 12 janvier 2025, doit encore renforcer ses efforts pour parvenir à l’équilibre dès l&rsquo;année prochaine.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1045" data-end="1121"><strong data-start="1049" data-end="1121">Un déficit réduit, pourtant encore au-dessus du seuil réglementaire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1123" data-end="1514">Dans son précédent avis du 6 juin 2024, la chambre avait arrêté le déficit du SDIS de Mayotte à 4,27 millions d’euros, soit 16,8 % des recettes de fonctionnement. En 2024, la situation s’améliore : le déficit tombe à 2,19 millions d’euros, soit 7,3 %, grâce à un excédent de fonctionnement de 2.016.025 euros, contrebalancé par un déficit d’investissement de 1.312.163 euros.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1516" data-end="1794">Le résultat comptable reste négatif à hauteur de 703.862 euros, mais les résultats cumulés permettent un excédent global de 1.886.698 euros, selon le compte de gestion 2024. Pour la chambre, <em>« les résultats de clôture de l’exercice 2024 tels qu’adoptés dans le compte administratif le 11 avril 2025 ont été correctement reportés au budget primitif 2025 ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1801" data-end="1871"><strong data-start="1805" data-end="1871">Chido met sous pression un budget déjà contraint</strong></h2>
<figure id="attachment_18963" aria-describedby="caption-attachment-18963" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-18963" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-300x169.jpg" alt="Mayotte, siège SDIS, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/296126296_398549229037079_3314288996532139242_n.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-18963" class="wp-caption-text">Les cyclones ont fortement endommagé les bâtiments du centre Kinga de Kawéni, abritant notamment, le siège du SDIS.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1873" data-end="2222">Le budget primitif 2025, adopté le 11 avril dernier, présente un déséquilibre en fonctionnement de 1.312.708 euros, que la chambre relie directement aux conséquences des cyclones. Elle précise : <em>« le budget du SDIS a été affecté par le passage du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi »,</em> estimant à 1.274.116 euros les surcoûts de fonctionnement liés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2224" data-end="2575">Plusieurs postes budgétaires sont jugés sous-évalués. Les <em>« charges à caractère général »</em> doivent être augmentées de 509.110 euros, les <em>« charges de personnel »</em> de 543.716 euros, et les<em> « autres charges de gestion »</em> de 205.140 euros, en raison notamment<em> « des préjudices matériels subis »</em> par les agents et <em>« des intérêts moratoires »</em> dus par le SDIS.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2577" data-end="2896">En section d’investissement, la chambre note que les travaux d’urgence, notamment sur « <em>l’école régionale de la sécurité civile de Kahani »</em>, nécessitent un abondement de 3.000.000 d&rsquo;euros. Elle recommande également d&rsquo;ajuster les crédits pour les immobilisations en cours et de solliciter un appui renforcé du Département.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2903" data-end="2980"><strong data-start="2907" data-end="2980">Une trajectoire budgétaire viable conditionnée à la rigueur</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2982" data-end="3281">Malgré les déséquilibres constatés, la chambre affirme que <em>« les mesures de redressement prises par le SDIS de Mayotte sont suffisantes au titre de l’année 2025 »</em>. Elle invite toutefois l’établissement à <em>« poursuivre le plan de redressement jusqu’à la résorption complète du déficit de son budget ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3283" data-end="3712">Elle rappelle que les prévisions actualisées permettraient <em>« d’équilibrer l’ensemble du budget, tant en fonctionnement qu’en investissement, dès la clôture de l’exercice 2026 »</em>, à condition de respecter strictement le plan. Elle recommande aussi de <em>« limiter l’augmentation annuelle des charges à caractère de gestion à 2 % »</em> et d’anticiper le coût de fonctionnement de l’école régionale, estimé à 1.327.200 euros hors personnel.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3714" data-end="3915">Enfin, la CRC souligne que si les efforts se poursuivent sans affecter les capacités d’intervention opérationnelles du SDIS, la collectivité pourrait espérer sortir durablement de sa situation déficitaire.</p>
<p data-start="3714" data-end="3915">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/21/mayotte-le-sdis-encore-fragilise-malgre-un-deficit-reduit/">Mayotte : le SDIS encore fragilisé, malgré un déficit réduit</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La formation maritime à l’honneur du dernier rapport de la CRC</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/17/la-formation-maritime-a-lhonneur-du-dernier-rapport-de-la-crc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 01:15:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
		<category><![CDATA[Maritime]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=31050</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) de novembre 2024 vise l’association pour la formation et le développement maritime et aquacole à Mayotte (AFODEMAM) qui pilote l’École d’Apprentissage Maritime (EAM). Un rapport qui date d’avant les dégâts commis par Chido</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/17/la-formation-maritime-a-lhonneur-du-dernier-rapport-de-la-crc/">La formation maritime à l’honneur du dernier rapport de la CRC</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le contrôle des comptes a été mené en avril 2024 sur l’AFODEMAM, donc avant que le cyclone Chido ne dévaste l’établissement. L’état de ses bâtiments en Petite-Terre était déjà noté comme « très dégradé » par le rapport avec une « pauvreté de son équipement technique pédagogique ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’EAM, située à Dzaoudzi, est, à ce jour, l’unique organisme dispensant sur l’archipel des formations maritimes agréées. Elle propose une offre de formation initiale en préparant au certificat d’aptitude professionnelle maritime (CAPM) et une offre de formation continue. Le développement des filières maritimes est soutenu par plusieurs documents stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’école est vue par la CRC comme « vieillissante », l’inspecteur général de l’enseignement maritime (IGEM), contrebalance en soulignant à travers un contrôle de l’activité pédagogique une école <em>« bien tenue »</em> et un taux de succès aux différents examens <em>« en cohérence avec les résultats nationaux »</em>. Elle dispose par ailleurs depuis décembre 2020 de la certification qualité Qualiopi, valide jusqu’à fin 2024.</p>
<p style="text-align: justify;">Des « dysfonctionnements » de la gouvernance de l’association AFODEMAM sont pointés, notamment liés au déficit d’implication des membres du conseil d’administration, « l’amélioration passe notamment par une implication de tous les acteurs et une participation aux instances afin que les actions engagées et les décisions prises soient juridiquement fondées et légitimées ».</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Un avenir dépendant des intentions politiques</strong></h3>
<figure id="attachment_31053" aria-describedby="caption-attachment-31053" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-31053 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1-300x210.jpeg" alt="" width="300" height="210" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1-300x210.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1-768x538.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1-150x105.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1-696x487.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1-100x70.jpeg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1-200x140.jpeg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/EAM-panneau-copie-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-31053" class="wp-caption-text">Présence de l&rsquo;EAM dans le forums de formation</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La situation financière de l’AFODEMAM est jugée « fragile », avec des ressources « volatiles ». L’économie bleue insuffisamment développée sur l’île ne permet pas à l’école de prendre toute la dimension que pourrait lui conférer son statut d’unique centre de formation aux métiers de la mer, et le Service de Transports maritimes (STM) du CD conserve encore un potentiel de formations de ses marins qu’il faudrait mener dans l’avenir et qui permettrait à l’EAM de se développer.</p>
<p style="text-align: justify;">Moyennant quoi, sur les cinq derniers exercices, l’AFODEMAM a présenté deux résultats déficitaires (2020, 2022) et le commissaire aux comptes a émis en 2021 une alerte sur des circonstances susceptibles de mettre en cause la continuité d’exploitation. Petite embellie, « de nouveaux marchés publics lui ont été attribués, pour un an reconductible, lui offrant des perspectives d’activité ».</p>
<p style="text-align: justify;">Si le rapport de la CRC fait état du projet de création d’un pôle régional des métiers de la mer et du littoral, y voyant une menace pour la pérennité de l’école, il avait été initialement pensé avec le rectorat pour intégrer l’EAM.</p>
<p style="text-align: justify;">Son rôle incontournable est souligné par le rapport, « l’association gère la seule école de proximité permettant de suivre des formations agréées, sans laquelle les stagiaires seraient contraints de suivre leur formation dans d’autres territoires et notamment en Hexagone. »</p>
<p style="text-align: justify;">A.P-L.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/17/la-formation-maritime-a-lhonneur-du-dernier-rapport-de-la-crc/">La formation maritime à l’honneur du dernier rapport de la CRC</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le budget prévisionnel du Département retoqué par la Chambre régionale des Comptes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/11/le-budget-previsionnel-du-departement-retoque-par-la-chambre-regionale-des-comptes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 02:30:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil départemental]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=30716</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après correction de nombreuses « omissions » en recettes comme en dépenses, c’est une mauvaise note que la CRC délivre au Département pour son budget primitif 2025</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/11/le-budget-previsionnel-du-departement-retoque-par-la-chambre-regionale-des-comptes/">Le budget prévisionnel du Département retoqué par la Chambre régionale des Comptes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C&rsquo;était déjà mauvais signe: en mars dernier, c’est un <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/03/26/un-budget-2025-avec-des-recettes-a-la-baisse/">budget post-Chido aux recettes en baisse</a> qu’avaient votés les élus départementaux.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière de dépenses de fonctionnement, le Conseil départemental est accusé par la CRC de ne pas respecter les points du contrat d’engagement signé en décembre 2023 sur les charges de personnel, en augmentation de près de 3 millions d’euros en un an. La mise en retraite des agents qui dépassent l’âge limite n’a pas été appliquée, un problème une fois de plus lié aux montants de pension de retraite ridicules toujours en application à Mayotte faute de convergence au national. Le Département indique de plus, avoir <em>« prévu de nouveaux recrutements pour renforcer ses capacités en matière d’ingénierie »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, une régularisation sur les dotations aux amortissements de 78 millions d’euros doit être envisagées. Les dépenses de fonctionnement calculées par la CRC se montent à 502,5 millions d’euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Une recette de fonctionnement de 100 millions d’euros a été inscrite en lien avec un contrat d’engagement avec l’Etat… qui n’a pas encore été signé, car soumis au respect de différents objectifs fixés. Ainsi les recettes de fonctionnement telles que corrigées par la CRC se montent à 502 millions d’euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Des recettes qui sont inférieures de 495.922 euros aux dépenses de la section de fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Idem pour la section investissements, dont les dépenses se monteraient à 240 millions d’euros et les recettes à 228,4 millions, donc inférieures.</p>
<figure id="attachment_30726" aria-describedby="caption-attachment-30726" style="width: 227px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-30726 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa-227x300.jpg 227w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa-773x1024.jpg 773w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa-768x1017.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa-150x199.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa-300x397.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa-696x921.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Ben-Issa.jpg 920w" sizes="auto, (max-width: 227px) 100vw, 227px" /></a><figcaption id="caption-attachment-30726" class="wp-caption-text">Le président Ben Issa doit proposer une nouvelle version sous un mois</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La CRC souligne notamment une <em>« surprogrammation significative des investissements »</em> au regard des réalisations, en raison d’une <em>« déconnexion entre le montant des autorisations de programme voté et le montant maximum de crédits de paiement pouvant être inscrit annuellement au budget est importante »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, le préfet a relevé que le Département a inscrit une prévision de 59 millions d’euros, dont 35 millions financés par l’État pour la reconstruction des infrastructures touchées par Chido et Dikeledi, mais émet des doutes en raison de <em>« l’absence d’information sur les dépenses de travaux pouvant être réalisées au cours de l’exercice 2025 »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En conséquence, <em>« le budget primitif 2025 du Département peut être considéré en déséquilibre »</em>, souligne la CRC.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Département a un mois pour rendre une nouvelle copie avec un budget rectifié.</p>
<p style="text-align: justify;">A.P-L.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/11/le-budget-previsionnel-du-departement-retoque-par-la-chambre-regionale-des-comptes/">Le budget prévisionnel du Département retoqué par la Chambre régionale des Comptes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Sous-dotée, l’Aide sociale à l’enfance sous-protège les enfants en difficulté</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/05/sous-dotee-laide-sociale-a-lenfance-sous-protege-les-enfants-en-difficulte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 May 2025 02:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ASE]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[CRC]]></category>
		<category><![CDATA[CRIP]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[MNA]]></category>
		<category><![CDATA[ODPE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=26281</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rapport national sur l’Aide sociale à l’enfance (ASE) en France met en évidence un système « qui craque de toute part ». Il permet de comprendre les difficultés que doit endosser le Conseil départemental à Mayotte, où les mineurs en difficulté sont légion, sans sécurisation de la compensation de l'Etat au budget, apprend-on. Et alors qu'une plainte pour prostitution d'enfants vise trois présidents de départements. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/05/sous-dotee-laide-sociale-a-lenfance-sous-protege-les-enfants-en-difficulte/">Sous-dotée, l’Aide sociale à l’enfance sous-protège les enfants en difficulté</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’ASE est chargée d’<em>« apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique aux mineurs, à leur famille, aux mineurs émancipés et aux majeurs âgés de moins de 21 ans confrontés à des difficultés sociales susceptibles de compromettre gravement leur équilibre », </em>précise le Code de l’Action Sociale et des Familles. Le service doit donc prévenir et repérer des situations de danger ou de risques pour les enfants jusqu’à leurs 21 ans, et les placer sur des mesures éducatives ou dans des structures spécialisées.</p>
<p style="text-align: justify;">En clair, plutôt que de construire des prisons, prenons en charge convenablement ces enfants avant que leur avenir ne s’assombrisse.</p>
<p style="text-align: justify;">Produit par la commission d’enquête parlementaire, un rapport brosse un service de l’ASE totalement sinistré, et en grand besoin d’accompagnement de l’Etat.</p>
<p style="text-align: justify;">Un système qui était hier « <em>à bout de souffle</em> » et aujourd’hui « <em>dans le gouffre</em>« . Avec explication à l’appui : dès le berceau, une surpopulation en pouponnière est dénoncée avec un dépassement du seuil réglementaire de 6 berceaux par chambre dans 82% d’entre elles, et plus âgés, face à une hausse des mesures de protection de 44% depuis 1998, le nombre de personnel adapté est <em>« en baisse constante »</em>. Est donc constaté <em>« un sureffectif »</em> ou des mesures de placement non exécutées.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les mineurs non accompagnés (MNA), les députés décrivent des « <em>conditions d’hébergement parmi les plus précaires qui existent en protection de l’enfance.</em>« </p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>L’Etat contribue pour 3% seulement</strong></h3>
<figure id="attachment_26287" aria-describedby="caption-attachment-26287" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Tama-theatre-enfants-souffrance.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26287 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Tama-theatre-enfants-souffrance-300x275.jpeg" alt="" width="300" height="275" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Tama-theatre-enfants-souffrance-300x275.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Tama-theatre-enfants-souffrance-768x704.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Tama-theatre-enfants-souffrance-150x138.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Tama-theatre-enfants-souffrance-696x638.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/Tama-theatre-enfants-souffrance.jpeg 784w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26287" class="wp-caption-text">Lors d&rsquo;un spectacle, les enfants placés d&rsquo;une association locale mettaient en scène la souffrance</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Les parlementaires mettent notamment cette situation sur le compte d’un désengagement de l’Etat puisqu’il contribue « <em>à hauteur de 3% seulement du financement des 10 milliards d’euros dépensés pour la protection de l’enfance chaque année</em>« , et alors que les dépenses de l’ASE <em>« ont augmenté de 61% depuis 1998 »</em>. Et que les compensations de l’Etat n’ont pas arrêté de baisser. Avec comme conséquence un personnel en <em>« baisse constante »</em>, induisant un accueil des enfants en sureffectif.</p>
<p style="text-align: justify;">A Mayotte, où plus de la moitié de la population est composée de mineurs, le service est réellement mis en place depuis peu. Le 1<sup>er</sup> Schéma départemental de l’Enfance et des Familles date de 2017 sous la présidence de Soibahadine et sous l’impulsion du conseiller Issa Issa Abdou. Sur le territoire, les MNA sont légion. En 2022, le nombre d’informations préoccupantes adressées à la Cellule de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (CRIP) sur des mineurs se montait à 2.347, une augmentation de 38% depuis 2019. Elles concernaient 13,8 % d’enfants de nationalité française et 66,60 % de nationalité comorienne avait indiqué la CRC (Chambre régionale des Comptes) reprenant les chiffres de l’ODPE (Observatoire Départemental de la protection de l’Enfance).</p>
<p style="text-align: justify;">Les moyens alloués par l’État, s’ils ont fait l’objet d’un rattrapage urgent en 2016 à Mayotte, sont encore très en-dessous des besoins. Et c’est la <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2023/11/12/gros-retard-de-letat-dans-laccompagnement-du-cd-sur-laide-sociale-a-lenfance-rapporte-la-crc/">Chambre régionale des Comptes qui avait déjà fait ce constat en 2023</a> en soulignant les efforts de la jeune collectivité en faveur de la protection de l’enfance et en alertant dans un rapport sur la place prise par ce service dans le budget de fonctionnement du Département, plus de la moitié, <em>« la collectivité sera amenée à ne pas régler certaines factures »</em>, avaient même soulignés les magistrats, une première !</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Du sans filet pour le Conseil départemental de Mayotte</strong></h3>
<figure id="attachment_26288" aria-describedby="caption-attachment-26288" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/ODPE-enfants-en-danger-Mayotte.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26288 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/ODPE-enfants-en-danger-Mayotte-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/ODPE-enfants-en-danger-Mayotte-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/ODPE-enfants-en-danger-Mayotte-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/ODPE-enfants-en-danger-Mayotte-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/ODPE-enfants-en-danger-Mayotte-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/ODPE-enfants-en-danger-Mayotte.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-26288" class="wp-caption-text">A Mayotte, tout est exacerbé, et quand on lit « conditions familiales défaillantes », il faut presque y voir de la maltraitance</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis, une convention devait être signée pour sécuriser la compensation ASE au Conseil départemental de Mayotte à la condition qu’un Schéma Départemental de l’enfance et des familles soit signé. Les élus ont rempli leur part de contrat, et l’État a bien versé 50 millions d’euros de compensation, mais aucune convention n’est actuellement signée, nous signale-t-on au Conseil départemental. C’est-à-dire que si l’État ne verse pas la compensation en 2025 en raison de l’absence de convention, le budget du Département plongerait, et se trouverait sous tutelle de la préfecture.</p>
<p style="text-align: justify;">La fragilité perçue au niveau national sur la prise en charge des enfants de l’ASE est décuplée à Mayotte où leur nombre pèse démesurément sur le petit budget du 101ème département aux nombreux autres défis.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan national, les membres de la commission d’enquête appellent à agir <em>« en urgence »</em> pour <em>« sortir de la crise »</em> en soulignant la fragilité de ces jeunes. Si on sait qu’à Mayotte, ils basculent plus facilement dans la délinquance, absorbés par des bandes auprès desquelles ils cherchent une protection, en Hexagone on alerte sur leur intégration aux réseaux de prostitution, qui <em>« recrutent au sein même des structures d&rsquo;accueil »</em>. Dans les Alpes-Maritimes, 75% des mineurs concernés viendraient d&rsquo;un foyer de protection de l&rsquo;enfance. Et le rapport indique que <em>« 45% des jeunes de 18 à 25 ans sans domicile fixe sont issus de l&rsquo;ASE ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">On apprenait ce 30 avril que les présidents des départements de l&rsquo;Essonne, des Yvelines et des Bouches-du-Rhône sont visés par trois recours de familles les accusant d&rsquo;avoir laissé leurs enfants, placés en foyer sous leur responsabilité, se prostituer.</p>
<p style="text-align: justify;">La commission préconise d&rsquo;<em>« adopter une loi de programmation»</em> et de mettre en place un <em>« nouveau fonds de financement »</em> de la protection de l&rsquo;enfance. L’heure étant plutôt à l’économie des moyens de l’Etat qui les concentre sur les conflits armés et économiques, il y a tout lieu d’être inquiet pour l’avenir de ces enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Anne Perzo-Lafond</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/05/05/sous-dotee-laide-sociale-a-lenfance-sous-protege-les-enfants-en-difficulte/">Sous-dotée, l’Aide sociale à l’enfance sous-protège les enfants en difficulté</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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