Le Coronavirus est-il un facteur aggravant de la santé mentale ? Comment les français se sortent des périodes de confinement ? Emanant du réseau OSCOUR®, les données de fréquentation des urgences permettent d'être plutôt rassurant à Mayotte comme en métropole
Alors que le variant delta, réputé deux à quatre fois plus contagieux que la souche initiale du coronavirus ne cesse de gagner du terrain, son arrivée à Mayotte apparaît inéluctable. Face aux risque, les autorités sanitaires se mettent en ordre de bataille pour faire front. Et rappellent que le meilleur bouclier reste la vaccination.
Si l'épidémie n'est toujours pas éradiquée, le nombre de nouveaux cas détectés reste très faible. Et bonne nouvelle, le service de réanimation du CHM est désormais exempt de tout patient souffrant du coronavirus.
Malgré les renforts matériels et humains déployés sur place, seules les évacuations sanitaires quotidiennes vers La Réunion permettent au service de réanimation du CHM de faire face, tant bien que mal, à l’afflux de patients atteints du coronavirus.
Dans une tribune libre publiée dans le journal de Mayotte du lundi 2 décembre 2019 sur la mort à Mayotte, l’écrivain Mouhoutar Salim avait montré que les rites funéraires observés à Mayotte étaient très précis, très codifiés par la coutume et très liés à une conception globale et singulière de la société mahoraise. « Ils sont la ponctuation d’une conception de la vie et de la mort dans une société dominée par des valeurs religieuses d’un Islam local spécifique et par les règles collectives d’un modèle insulaire, rural et communautaire », explique celui qui les réactualise en raison du contexte d’épidémie auquel il faut s’adapter
Si l’on semble constater une stabilisation du nombre de cas de contamination, celui-ci reste des plus alarmants. Et si toute une organisation se met en branle pour tenter d’y faire face du côté des autorités sanitaires et du CHM, chacun doit jouer sa part rappelle l’ARS.
Réunis ce mardi en comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), rectorat et syndicats de l’éducation nationale ont pu partager, pour ce premier, le protocole sanitaire mis en place, et pour ces seconds, leurs inquiétudes quant à la crise sanitaire qui ne faiblit pas et sa gestion dans les écoles.
En supplément de son bulletin désormais quotidien sur l'épidémie de coronavirus à Mayotte, l'Agence régionale fournit des éléments statistiques pour illustrer l'évolution de la situation.
Depuis ce lundi 18 et pour une semaine, le lycée de Tsararano accueille une formation au dépistage du covid-19 destinée aux infirmiers scolaires. Supervisée par l’ARS, l’opération doit permettre à la cinquantaine de personnel d’intervenir sur l’ensemble des établissements du territoire et prévenir ainsi au mieux les chaînes de contamination.
"Il faut tirer la sonnette d'alarme", alerte Issa Issa Abdou. Pour le vice-président du conseil départemental, le gouvernement se doit d'être plus attentif au cas de Mayotte avec les dangers que fait planer le coronavirus et son variant sud-africain. Entretien.