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	<title>Archives des Conférence - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Conférence - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>L’équilibre éthique et fragile des soignants entre contraintes et devoir de soins</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/27/lequilibre-ethique-et-fragile-des-soignants-entre-contraintes-et-devoir-de-soins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 02:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Accès aux soins]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre hospitalier de Mayotte a organisé une « Journée éthique » pour réfléchir aux tensions entre cadre juridique, contraintes locales et devoir de soins. Soignants, juristes et acteurs de terrain y ont partagé leurs expériences et souligné le difficile équilibre à trouver entre obligations professionnelles, moyens limités et besoins des patients.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/27/lequilibre-ethique-et-fragile-des-soignants-entre-contraintes-et-devoir-de-soins/">L’équilibre éthique et fragile des soignants entre contraintes et devoir de soins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="74" data-end="373">Le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) a organisé, ce lundi 26 janvier 2026, à l’hémicycle Younoussa Bamana, une « Journée éthique » dédiée à l’accès aux soins sur le territoire. Tables rondes, témoignages et débats ont rythmé cette rencontre, réunissant soignants, juristes et acteurs de terrain. L’objectif était de créer un cadre de réflexion pour analyser les tensions entre exigences éthiques, obligations réglementaires et réalités locales, afin d’améliorer concrètement l’accès aux soins à Mayotte. Les échanges ont également permis d’identifier les dilemmes éthiques les plus fréquents, de clarifier le cadre juridique applicable et de valoriser les initiatives locales déjà en place.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="74" data-end="373"><strong>Des ajustement permanents et inconfortables</strong></h2>
<figure id="attachment_27825" aria-describedby="caption-attachment-27825" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-27825" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/CHM-4.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-27825" class="wp-caption-text">La salle d&rsquo;attente aux urgences du CHM, en avril 2025.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="707" data-end="1182">« <em>C’est toujours parce qu’il y a des difficultés d’accès aux soins que de véritables problèmes éthiques se posent au quotidien »</em>, explique le docteur Soumeth Abasse, chef de service de la pédiatrie néonatale au sein du CHM. À Mayotte, la pénurie de moyens, les contraintes organisationnelles et l’impossibilité de répondre à l’ensemble des besoins placent les soignants face à des choix complexes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="707" data-end="1182">Qui prioriser lorsque tous les patients nécessitent une prise en charge ? Jusqu’où aller lorsque les ressources manquent ? Comment concilier le devoir de soin avec un cadre légal parfois inadapté aux réalités locales ? Ces dilemmes éthiques trouvent leur origine dans le manque de matériels, de personnel et de temps, mais aussi dans la situation administrative de certains patients ou l’impossibilité d’assurer un suivi équivalent à celui de la métropole. Dans ce contexte, l’éthique devient une éthique de la contrainte, faite de décisions imparfaites et, parfois, du moindre mal.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="114" data-end="656">Résultat : entre exigences éthiques, contraintes organisationnelles et responsabilité humaine, les soignants sont contraints de trouver, au quotidien, un équilibre fragile, fait d’ajustements permanents et souvent inconfortables. « <em>Il y a une réelle frustration à ne pas pouvoir prendre en charge complètement les patients, notamment lorsque la priorisation s’impose. Pourtant, notre rôle est d’apporter des soins de qualité, c’est un droit pour les patients »</em>, poursuit Soumeth Abasse.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="658" data-end="1098">Un équilibre d’autant plus délicat à atteindre qu’il se construit dans un contexte marqué par le <em>turn-over</em> des personnels et l’insuffisance de ressources humaines. « <em>Il faut sans cesse réfléchir à ce qui doit être priorisé, jusqu’où aller dans la prise en charge, et savoir aussi comment passer la main lorsque l’on ne peut plus »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="658" data-end="1098"><strong>Un cadre juridique non adapté où l&rsquo;éthique prend le relai</strong></h2>
<figure id="attachment_45455" aria-describedby="caption-attachment-45455" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-45455" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-300x174.png" alt="CHM, journée, éthique, accès aux soins, Mayotte" width="300" height="174" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-300x174.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-1024x592.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-768x444.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-1536x888.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-150x87.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-696x403.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-1068x618.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad-1320x764.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Farkad.png 1715w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45455" class="wp-caption-text">Farkad Mohamed-Sidi, responsable des affaires générales et juridiques au CHM (2nzena studio).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="180" data-end="879">À Mayotte, le cadre juridique de l’accès aux soins ne constitue pas toujours un socle suffisant sur lequel les professionnels peuvent s’appuyer. Faute de dispositifs pleinement adaptés aux réalités du territoire, les soignants sont régulièrement amenés à prendre en charge des patients qui ne relèvent pas, ou plus, d’une couverture légale effective, sans pour autant pouvoir les laisser sans soins. Dans cet espace laissé vacant par le droit, l’éthique professionnelle et le devoir moral prennent le relais.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1063" data-end="1632">« <em>Un hôpital est fait pour soigner. Lorsqu’un médecin reçoit un patient, il est obligé de le prendre en charge »</em>, rappelle Farkad Mohamed-Sidi, responsable des affaires générales et juridiques au Centre hospitalier de Mayotte. Sur le territoire, les situations de patients se présentant sans couverture maladie sont de plus en plus fréquentes. En 2024, ils représentaient 60% des patients du CHM. « <em>Le médecin ne se dira jamais : celui-là, je ne le soigne pas. Face à un patient sans couverture maladie mais qui risque une amputation, la question ne se pose même pas : bien sûr qu’on le prend en charge ! »</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="178" data-end="925">Si le droit tend, ces dernières années, vers plus d’égalité et d’universalité, les dispositifs existants restent insuffisants à Mayotte, déplore-t-il. La CMU (Couverture maladie universelle), qui garantit l’accès aux soins aux personnes disposant de faibles ressources, et la C2S (Complémentaire santé solidaire), permettant de réduire ou supprimer le reste à charge pour les assurés modestes, ont bien été mises en place, tout comme l’exonération du ticket modérateur. Mais certains outils essentiels demeurent absents ou n’ont été déployés que très récemment sur le territoire.</p>
<figure id="attachment_41406" aria-describedby="caption-attachment-41406" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-41406" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, Jacaranda," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41406" class="wp-caption-text">Pour illustrer les tensions. En 2025, malgré la présence d’un seul médecin et l’absence d’infirmier pendant huit mois, le CeGGID de Mayotte a pris en charge 2 .335 patients, réalisé 4.430 consultations et effectué 14.821 examens de laboratoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="927" data-end="1611">Les permanences d’accès aux soins de santé (PASS), dispositifs hospitaliers permettant d’accompagner les personnes en situation de précarité vers une prise en charge médicale et sociale, n’existent à Mayotte que depuis le début de l’année, alors qu’elles sont présentes dans l’Hexagone depuis les années 2000. Quant à l’AME (Aide médicale de l’État), qui ouvre l’accès aux soins pour les étrangers en situation irrégulière, elle n’est pas applicable à Mayotte. « <em>On constate que les deux dispositifs qui pourraient élargir significativement la prise en charge – l’AME et les PASS – sont soit inexistants, soit tout juste en cours de création »,</em> relève Farkad Mohamed-Sidi. « <em>Malgré la volonté de convergence, on laisse en parallèle de côté les dispositifs les plus importants. Quelque part il y a une contradiction avec les principes d&rsquo;égalité, d&rsquo;universalité »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="927" data-end="1611"><strong>Un accès digne aux soins dicté par les réalités du territoire</strong></h2>
<figure id="attachment_45456" aria-describedby="caption-attachment-45456" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45456" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--300x165.png" alt="CHM, journée, éthique, accès aux soins, Mayotte" width="300" height="165" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--300x165.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--1024x562.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--768x422.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--1536x843.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--150x82.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--696x382.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--1068x586.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique--1320x725.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Journee-ethique-.png 1823w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45456" class="wp-caption-text">Le juriste Justin Ouedraogo (à gauche), l’avocat Kossi Dedry et le responsable des affaires générales et juridiques du CHM, Farkad Mohamed-Sidi, ont apporté leur éclairage sur les aspects juridiques des débats (2nzena studio).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="5711" data-end="6492">Au-delà du cadre juridique, le CHM doit surtout s’adapter au contexte spécifique de Mayotte à savoir une maternité particulièrement sollicitée, une pression migratoire importante et un contexte culturel complexe, tout en étant la seule structure hospitalière du territoire. « <em data-start="5893" data-end="6016">Pour répondre aux besoins de la population, les services doivent s&rsquo;adapter et faire des choix, malgré les obligations »</em>, souligne le juriste Justin Ouedraogo. Les contraintes se manifestent sur plusieurs plans : l’obligation d’information se heurte aux barrières linguistiques, compliquant le consentement ; le respect de la dignité et de la singularité des patients devient difficile face à la multiplicité des demandes ; les croyances religieuses doivent être prises en compte ; et l’obligation de confidentialité est particulièrement délicate dans un territoire où tout le monde se connaît.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="6494" data-end="7213">Une intervention de l’avocat Kossi Dedry a également mis en lumière la difficulté de l’accès aux soins pour les personnes en situation irrégulière et celles placées en garde à vue, qui, sans prise en charge ou accompagnement adéquat, se retrouvent face à des situations préjudiciables pour elles-mêmes ou pour la société. Notamment lorsque la police aux frontières (PAF) circule autour du CHM, empêchant certains patients de se faire soigner. « <em data-start="6931" data-end="7195">Face à une politique de chiffres – interpellations, retour à la frontière, contrôles – il faut savoir respecter des principes de bonnes conduites éthiques. Il faut savoir où on veut mettre le curseur entre la protection des frontières et les droits de l&rsquo;Homme »</em>, questionne-t-il.</p>
<figure id="attachment_45467" aria-describedby="caption-attachment-45467" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45467" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-300x178.png" alt="CHM, journée, éthique, accès aux soins, Mayotte" width="300" height="178" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-300x178.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-1024x607.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-768x455.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-1536x911.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-150x89.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-696x413.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-1068x633.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2-1320x782.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/journee-ethique-2.png 1692w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45467" class="wp-caption-text">Mahafourou Saidali, directeur général adjoint de l’hôpital (2nzena studio).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="7215" data-end="7598">Face aux contraintes, Mahafourou Saidali, directeur général adjoint du CHM, a souhaité rappelé les efforts fait pour permettre l&rsquo;accès aux soins au plus grand nombre. « <em data-start="1600" data-end="2028">En pratique, l’hôpital n’est pas payant. Pour un patient non assuré social, on peut demander un geste de 10 à 25 euros pour une consultation avec médicaments, et environ 80 euros pour une hospitalisation, alors que le coût réel est de 372  euros par jour. Nous faisons beaucoup d’efforts pour tenir compte des ressources des patients et ne pas les pénaliser ».</em></p>
<p data-start="7215" data-end="7598">La « Journée éthique » visait aussi à renforcer la culture éthique au sein des institutions, à encourager les échanges interprofessionnels et à sensibiliser les décideurs aux réalités du terrain. Les travaux engagés devraient déboucher sur une synthèse opérationnelle, sous la forme d’une charte ou d’un outil d’action, destiné à être utilisé à l’issue de l’événement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7600" data-end="7834">Malgré ces débats essentiels pour le territoire, très peu de représentants de l’ARS, de la CSSM, des collectivités ou encore du Département étaient présents, alors que l’amélioration de l’accès aux soins concerne l’ensemble de ces acteurs.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="7836" data-end="7852">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/27/lequilibre-ethique-et-fragile-des-soignants-entre-contraintes-et-devoir-de-soins/">L’équilibre éthique et fragile des soignants entre contraintes et devoir de soins</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Santé mentale : réparer le lien social, une étape clé pour se reconstruire</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/sante-mentale-reparer-le-lien-social-une-etape-cle-pour-se-reconstruire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 01:45:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[GEM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[SISM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, les groupements d’entraide mutuels de Mayotte ont organisé, ce mardi 14 octobre, une conférence-débat au lycée des Lumières à Kawéni. L’événement a rappelé le rôle essentiel des liens sociaux dans la prévention des troubles psychiques, la nécessité de lever les tabous entourant la santé mentale et d'accompagner les personnes vulnérables, notamment en situation irrégulière.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/sante-mentale-reparer-le-lien-social-une-etape-cle-pour-se-reconstruire/">Santé mentale : réparer le lien social, une étape clé pour se reconstruire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="295" data-end="904">« <em>Les troubles de la santé mentale sont comme un grain de sable qu’on balaie sous le tapis pour que le sol paraisse bien lisse »</em>, image avec justesse Sonia Madi, animatrice chez Nimbe Animation, incarnant une patiente lors d’une pièce de théâtre introductive à la conférence-débat organisée au lycée des Lumières par les groupements d&rsquo;entraide mutuels de Mayotte, à l&rsquo;occasion des Semaines d&rsquo;information sur la santé mentale, ce mardi 14 octobre. Une métaphore qui illustre la tendance, encore très présente, à dissimuler la souffrance psychique plutôt qu’à la reconnaître et à la prendre en charge.</p>
<figure id="attachment_39000" aria-describedby="caption-attachment-39000" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-39000" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-300x225.jpg" alt="GEM, conférence, santé mentale, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-3.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-39000" class="wp-caption-text">Une pièce de théâtre introductive a permis de poser le débat et les enjeux autour de la santé mentale, un sujet trop souvent tabou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="906" data-end="1300">À travers cette mise en scène, les animateurs ont voulu montrer le poids des tabous qui entourent la santé mentale à Mayotte : peur du regard des autres, jugement familial, honte d’être perçu comme « faible » ou « fou ». Dans un contexte où les repères communautaires restent forts, le silence devient souvent une manière de se protéger du stigmate, mais enferme la personne dans l’isolement. Une situation qui peut aggraver les troubles et conduire à des ruptures : perte d’emploi, rejet familial, errance, voire hospitalisation.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="906" data-end="1300"><strong>Evoquer ses problèmes pour recréer du lien social et se soigner</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="906" data-end="1300">Et s’il est primordial de briser ces tabous, le cercle familial ne permet pas toujours d’entamer ces discussions de manière apaisée. Dans ce cas, le chemin vers le mieux-être passe par des aides extérieures. Professionnels de santé, associations ou structures d’entraide, jouent un rôle essentiel pour accompagner les personnes en difficulté, mais, comme le souligne « M. Marc », psychologue interprété par Fardy Madi dans le spectacle, « <em>le premier remède, c’est d’en parler »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="906" data-end="1300">Un premier pas souvent difficile, mais libérateur. Il permet de reconnaître la souffrance, de comprendre sa maladie et d’envisager un accompagnement adapté. Plus encore, il rétablit le lien social, ce fil invisible mais vital qui relie l’individu à sa communauté.</p>
<figure id="attachment_26681" aria-describedby="caption-attachment-26681" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-26681" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-300x226.jpg" alt="Mayotte, CMPEA, santé mentale, Mtsapéré, fresque," width="300" height="226" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-300x226.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1024x770.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1536x1155.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-2048x1539.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1068x803.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1920x1443.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/04/IMG_2378-1320x992.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-26681" class="wp-caption-text">Le Centre médico-psychologique Enfants-Adolescents de M’tsapéré fait partie des structures qui mettent en place des ateliers pour redonner du lien social aux jeunes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2038" data-end="2296">Un lien social qu’il est essentiel de préserver ou de recréer pour les personnes touchées par des troubles psychiques. Pour cette 4ᵉ édition des SISM à Mayotte, le thème de la conférence portait justement sur cette idée : <em data-start="2264" data-end="2293">« Réparons le lien social »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2298" data-end="2876">« <em>Tout commence dès le plus jeune âge, et plus encore à l’adolescence, période charnière où l’enfant multiplie les interactions et oscille entre volonté d’émancipation et besoin de repères familiaux »</em>, a souligné Sandra Fougeras, psychologue au Centre Médico-Psychologique Enfants Adolescents (CMPEA) de M’tsapéré, insistant sur le rôle clé des familles, premier cercle de relations. Ces interactions forgent la personnalité, structurent la pensée et participent à l’équilibre émotionnel tout le long de la vie. Lorsque le lien social se brise, ou qu&rsquo;il ne peut se mettre en place, la santé mentale se fragilise, entraînant des répercussions négatives et un cercle vicieux.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2298" data-end="2876"><strong>Les personnes vulnérables sont les plus exposées</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2878" data-end="3366">A Mayotte, retrouver ces liens sociaux et prendre soin de sa santé mental est un défi énorme pour les personnes en situation de vulnérabilité, comme les demandeurs d&rsquo;asile ou les jeunes adultes sans formations faute de papiers ou de logement. Loin de leurs proches, confrontées à la précarité, ces personnes sont davantage exposées aux troubles psychiques, ont expliqué Tahamida Saïd, assistante sociale à la Maison des Adolescents, et Nadine Djionkou, du pôle santé de Solidarité Mayotte.</p>
<figure id="attachment_23767" aria-describedby="caption-attachment-23767" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23767" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-300x200.jpg" alt="exilés, collège de Kwalé, préfecture, immigration, asile" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Exile-4.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-23767" class="wp-caption-text">Les personnes vulnérables, comme les demandeurs d&rsquo;asile, sont plus facilement isolées ce qui peut entraîner des troubles psychiques difficiles à détecter et à soigner sur le territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3368" data-end="3723">Pour tenter d&rsquo;y remédier, ces structures mettent en place des ateliers collectifs et des suivis personnalisés pour recréer du lien social, restaurer la confiance et freiner la progression des troubles. Des actions qui ne résolvent pas les difficultés administratives, mais qui renforcent la santé mentale et, par extension, la santé physique des personnes accompagnées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3725" data-end="4158">C’est le cas de Sifa, originaire de la République Démocratique du Congo, venue témoigner dans l’amphithéâtre, « <em>quand je suis arrivée à Mayotte, je me sentais perdue. Sans mes proches, c’est comme si une partie de moi avait été arrachée. Tout était difficile : m’intégrer, reprendre confiance en moi. En parlant avec les membres de Solidarité Mayotte, j’ai retrouvé du courage. Aujourd’hui, je vais mieux et j’ai un travail ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4160" data-end="4564">Malgré l’engagement des associations, les intervenants ont souligné le manque de solutions apportées par l&rsquo;Etat à long terme pour garantir l’accès aux soins des personnes vulnérables, ainsi qu’un déficit de professionnels spécialisés sur le territoire. Ils pointent aussi la lenteur administrative de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), responsable de la reconnaissance du handicap psychique, qui empêche de fournir rapidement des moyens adaptés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4566" data-end="4608"><strong>« Les choses vont dans le bon sens »</strong></h2>
<figure id="attachment_38995" aria-describedby="caption-attachment-38995" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38995" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/GEM.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-38995" class="wp-caption-text">Raja Aboubacar, fondatrice du groupement d’entraide mutuel « Vivre Ensemble ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4610" data-end="4956">Pour autant, la mobilisation s’amplifie à Mayotte. Raja Aboubacar, fondatrice du groupement d&rsquo;entraide mutuel <em data-start="4724" data-end="4740">Vivre Ensemble</em> à Cavani, salue cet élan, « <em>si ces débats ont lieu aujourd’hui à Mayotte, c’est que les choses vont dans le bon sens. Depuis le cyclone Chido, plusieurs conférences et actions de sensibilisation ont vu le jour »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4958" data-end="5299">Récemment, une marche dédiée à la santé mentale a rassemblé plus de 600 participants, signe d’un intérêt croissant. « <em>De plus en plus de personnes osent parler », poursuit-elle. « Nous avons même dû ouvrir une deuxième antenne à Passamaïnty pour accueillir plus de monde. Aujourd’hui, nous accompagnons 235 personnes chaque jour ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5301" data-end="5424">« <em>Il ne faut pas se cacher, ni craindre le regard des autres. Parler, c’est déjà se soigner »</em>, ajoute Raja Aboubacar.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5426" data-end="5809">Des mots qui résonnent d’autant plus fort qu’elle parle en connaissance de cause. Ancienne patiente du Centre médico-psychologique du CHM, où elle a été suivie pour une anorexie mentale, Raja a retrouvé son équilibre grâce à un accompagnement médical et à des ateliers favorisant le lien social. Ce soutien lui a permis de mieux comprendre sa maladie et d’apprendre à la surmonter.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="5811" data-end="6196">Forte de cette expérience, elle a fondé le GEM <em data-start="5858" data-end="5874">Vivre Ensemble</em> pour venir en aide à ceux qui, comme elle, traversent des difficultés psychiques. Son objectif : les aider à devenir plus autonomes, à mieux connaître leur pathologie et à oser en parler. « <em>Malgré la souffrance, on peut apprendre à vivre avec sa maladie, à la maîtriser et à reprendre confiance en soi »</em>, confie-t-elle.</p>
<p data-start="5811" data-end="6196">Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/10/15/sante-mentale-reparer-le-lien-social-une-etape-cle-pour-se-reconstruire/">Santé mentale : réparer le lien social, une étape clé pour se reconstruire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Rédiab Ylang organise une conférence pour mieux prévenir le « pied diabétique »</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/rediab-ylang-organise-une-conference-pour-mieux-prevenir-le-pied-diabetique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 10:49:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Diabète]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Rédiab Ylang 976]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=30645</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rédiab Ylang a le plaisir d’inviter les professionnels de santé de Mayotte à une conférence-déjeuner consacrée à la prévention du pied diabétique, une complication grave mais évitable du diabète. Intitulée « Pied diabétique : prévenir pour ne pas amputer », cette rencontre se tiendra le lundi 17 juin 2025, de 12h30 à 15h30, au Centre [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/rediab-ylang-organise-une-conference-pour-mieux-prevenir-le-pied-diabetique/">Rédiab Ylang organise une conférence pour mieux prévenir le « pied diabétique »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Rédiab Ylang a le plaisir d’inviter les professionnels de santé de </span><span style="font-weight: 400;">Mayotte à une conférence-déjeuner consacrée à la prévention du pied </span><span style="font-weight: 400;">diabétique, une complication grave mais évitable du diabète. Intitulée </span><span style="font-weight: 400;">« Pied diabétique : prévenir pour ne pas amputer », cette rencontre se </span><span style="font-weight: 400;">tiendra le lundi 17 juin 2025, de 12h30 à 15h30, au Centre De Gestion </span><span style="font-weight: 400;">Mayotte situé au 10 rue de Cavani, à Mamoudzou.</span></p>
<figure id="attachment_1853" aria-describedby="caption-attachment-1853" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1853" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-300x225.jpg" alt="Mayotte, diabète, santé publique france," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/669141b9-c49e-4be4-87b0-1cf14462e6f2_diabetic-foot-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1853" class="wp-caption-text">Une plaie infectée sur un membre peut augmenter les risques d&rsquo;amputation en raison d&rsquo;une prise en charge médicale trop tardive</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’accueil des participants et le déjeuner auront lieu de 12h30 à 13h, </span><span style="font-weight: 400;">avant le lancement officiel de la conférence.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Cette rencontre s’adresse aux médecins généralistes, infirmier·es, </span><span style="font-weight: 400;">pédicures-podologues, pharmaciens, sages-femmes ainsi qu’aux </span><span style="font-weight: 400;">professionnels investis dans l’éducation thérapeutique. Elle a pour </span><span style="font-weight: 400;">ambition de renforcer les compétences de repérage, d’évaluation et </span><span style="font-weight: 400;">d’anticipation du risque podologique, grâce à des interventions </span><span style="font-weight: 400;">pluridisciplinaires, des cas cliniques concrets et des échanges entre </span><span style="font-weight: 400;">professionnels.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Inscription gratuite mais obligatoire</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’inscription est gratuite mais obligatoire. Le lien ou QR code </span><span style="font-weight: 400;">d’inscription est accessible sur l’ensemble des supports de </span><span style="font-weight: 400;">communication de Rédiab Ylang.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">L’association RéDiab Ylang 976 a vu le jour en 2010. Son objectif est de faciliter l’accès aux soins, la </span><span style="font-weight: 400;">coordination, la continuité et l’interdisciplinarité des prises en charges sanitaires. </span><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;association est un outil de coordination pour les professionnels de </span><span style="font-weight: 400;">santé prenant en charges des personnes atteintes du diabète mais avant tout un </span><span style="font-weight: 400;">outil d’expression et d’écoute pour la personne intégrant le programme </span><span style="font-weight: 400;">d’éducation thérapeutique.</span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/10/rediab-ylang-organise-une-conference-pour-mieux-prevenir-le-pied-diabetique/">Rédiab Ylang organise une conférence pour mieux prévenir le « pied diabétique »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Trouver les mots pour se libérer des traumatismes de Chido, un effort de société</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/05/trouver-les-mots-pour-se-liberer-des-traumatismes-de-chido-un-effort-de-societe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 02:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[traumatisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=30284</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le pôle Santé Mentale du Centre hospitalier de Mayotte a organisé ce mercredi 4 juin dans l’hémicycle Younoussa Bamana, une conférence sur les conséquences psychologiques du cyclone. A travers les témoignages des soignants qui accompagnent la population depuis Chido, le but était de mettre des mots sur les traumatismes pour mieux les comprendre et créer une mémoire collective permettant de les surmonter individuellement et en tant que société.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/05/trouver-les-mots-pour-se-liberer-des-traumatismes-de-chido-un-effort-de-societe/">Trouver les mots pour se libérer des traumatismes de Chido, un effort de société</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Les arbres couchés, les maisons éventrées, le bruit des rafales de vent qui s’engouffrent dans chaque recoin, la chaleur suffocante, les mouches sur la peau, le son du marteau sur la tôle nuit et jour, l’odeur des ordures et celle du moisi, le manque d’eau, de nourriture, l’absence d’appétit, mais encore la mort, la disparition, le vide&#8230; Du Nord au Sud de Mayotte, tout le monde a traversé à sa façon le cyclone Chido, le 14 décembre dernier et les jours qui ont suivi. Aucune de ces expériences n’a été inventée, toutes sont réelles. Chacun porte en soi un morceau de connaissance sur cette catastrophe qui a dépassé toute la population, et pourtant pour certaines personnes cet échantillon s’est transformé en une prison, celle du traumatisme.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>« Sommes-nous devenus fous ? »</b></h2>
<figure id="attachment_24559" aria-describedby="caption-attachment-24559" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-24559" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/hip-hop-3-300x225.jpg" alt="danse, association, culture, Chido, dégâts" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/hip-hop-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/hip-hop-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/hip-hop-3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/hip-hop-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/hip-hop-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-24559" class="wp-caption-text">Tous les sens ont été chamboulés après Chido, à commencé par le visuel, avec une perte de repères parfois complète suite aux dégats</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La violence, le bouleversement des sens et les pertes de repères des premiers jours se sont mélangés au sentiment d’abandon, au mépris et à l’incompréhension alors que l’aide promise ne parvenait pas. A l’angoisse de ne pas avoir de nouvelles de ses proches s’est succédée l’angoisse d’un trop plein d’informations et d’images d’un territoire détruit, dont rien ne peut sauver. Le cyclone Chido a créé tout un cocktail de sentiments qui a atteint physiquement et mentalement les habitants du territoire, parfois jusqu&rsquo;à l&rsquo;épuisement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Sommes-nous devenus fous ? »</span></i><span style="font-weight: 400;">, questionne Virginie Briard, six mois après le cyclone, en introduction de la conférence sur les conséquences psychologiques du cyclone Chido, organisée par le pôle Santé Mentale du CHM, ce mercredi 4 juin, dans l&rsquo;hémicycle Younoussa Bamana du Conseil départemental. La conférence avait pour objectif de libérer la parole six mois après le cyclone, et d&rsquo;insuffler une approche collective pour traiter les traumatismes qui touchent une grande partie de la population, à divers degrés de sévérité.</span></p>
<figure id="attachment_30335" aria-describedby="caption-attachment-30335" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30335" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-300x225.jpg" alt="Conférence, santé mentale, traumatismes, Chido, SAME, CHM" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-4-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-30335" class="wp-caption-text">Virginie Briard a critiqué la gestion gouvernementale de Chido qui a amplifié les traumatismes selon elle</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La cheffe de service de pédopsychiatrie explique que pour certaine personne, en plus du choc provoqué par le cyclone, la « </span><i><span style="font-weight: 400;">désorganisation étatique »</span></i><span style="font-weight: 400;"> et les discours « </span><i><span style="font-weight: 400;">politiques méprisants</span></i><span style="font-weight: 400;"> » ou « </span><i><span style="font-weight: 400;">niant la réalité</span></i><span style="font-weight: 400;"> » ont participé à la perte des repères et à la construction du traumatisme, en prenant l&rsquo;exemple des phrases polémiques d&rsquo;Emmanuel Macron le 20 décembre, mais aussi du préfet qui se félicitait des avancées sur l&rsquo;île, alors que la population continuait à souffrir. Autant de paroles qui ont remis en question les expériences individuelles, chacun se demande alors si ce qu&rsquo;il a vécu est bien réel ou non. Les doutes et les questions s&rsquo;installent et la personne s&rsquo;enferme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Les autorités sont nécessaires pour créer une société et des repères après une catastrophe, mais quelle image est ressortie de la gestion post-Chido ? Le réel est venu percuter les fantasmes de l&rsquo;abandon. Les défaillances de l&rsquo;Etat nous ont plongés dans une catastrophe prolongée », </span></i><span style="font-weight: 400;">insiste Virginie Briard, qui déplore également la dévalorisation de la psychiatrie dans la gestion de la crise, jugée non-prioritaire, ce qui n&rsquo;a pas permis de prendre en charge correctement les traumatismes.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Chido le miroir des traumatismes collectifs de Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_30336" aria-describedby="caption-attachment-30336" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-30336" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-300x225.jpg" alt="Conférence, santé mentale, traumatismes, Chido, SAME, CHM" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Conf-CHM-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-30336" class="wp-caption-text">Nazzli Joma et Sandra Fougeras, psychologues, ont analysé l&rsquo;impact de Chido à travers le retour de leurs patients</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><i><span style="font-weight: 400;">« Cette conférence est le fruit de notre combat depuis Chido »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> insiste Virginie Briard au nom du personnel du pôle Santé Mentale, dont une partie des locaux du service de psychiatrie au CHM de Mamoudzou</span><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/04/25/mayotte-la-psychiatrie-au-bord-du-gouffre/"> <span style="font-weight: 400;">sont toujours détruits</span></a><span style="font-weight: 400;">. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Il faut désormais mettre des mots sur ce qui s’est passé, il faut accoucher et partager ses émotions, il ne faut pas se censurer, pour permettre de dépasser le traumatisme</span></i><span style="font-weight: 400;">”, appelle-t-elle. Et cela passe par un effort collectif. « </span><i><span style="font-weight: 400;">La santé mentale et les psychos traumatismes liés à un événement angoissant stressant, sont toujours des sujets méconnus. Les gens doivent pourtant comprendre ce qui se passe en eux, d&rsquo;un point de vue individuel mais aussi collectif car c’est l&rsquo;impact de Chido sur toute une population qui est en jeu ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Chido qui signifie miroir en shimaoré est justement le miroir des traumatismes collectifs des habitants de Mayotte », </span></i><span style="font-weight: 400;">signale Nazzli Joma, psychologue en CMPEA. « </span><i><span style="font-weight: 400;">Il est le reflet des vulnérabilités et des crises sociales préexistantes, il laisse craindre de nouvelles menaces et donc de nouveaux traumatismes et surtout il a réactivé les traumatismes passés », </span></i><span style="font-weight: 400;">décrit Sandra Fougeras, elle aussi psychologue. « </span><i><span style="font-weight: 400;">C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on a souhaité sensibiliser sur la libération de la parole qui ne doit pas se faire uniquement chez le psy. Elle doit se faire dans les familles, auprès des associations, dans les villages. Nous professionnels on doit également aller vers et moins attendre ».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Chido est juste un épiphénomène. A Mayotte les crises s&rsquo;enchaînent et c&rsquo;est le gros problème, les traumatismes sont interconnectés et c’est pour cela qu’on demande la création d&rsquo;un centre de référence psychotrauma pour prendre en charge les personnes très rapidement. Il faut aussi développer la santé communautaire, trouver des pairs aidants&#8230; », </span></i><span style="font-weight: 400;">préconise Virginie Briard.</span></p>
<figure id="attachment_20687" aria-describedby="caption-attachment-20687" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20687" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-300x192.jpg" alt="Gendarmerie, Mayotte" width="300" height="192" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-300x192.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-150x96.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom-696x446.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Barrage-enflammé-zoom.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-20687" class="wp-caption-text">A Mayotte les traumatismes sont interconnectés en raison des crises multiples qui se succèdent</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Six mois après Chido, le traumatisme peut donc toujours s’installer. A Mayotte, nous ne vivons pas des choses simples, tous ces évènements vont réactiver les traumas existants, dont fait désormais partie Chido</span></i><span style="font-weight: 400;">« , continue Nazzli Joma, « </span><i><span style="font-weight: 400;">il ne faut pas avoir peur de le dire, Chido n’est pas dernière nous. Il faut pouvoir penser, en parler et ne pas le laisser de côté »</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Victor Diwisch</span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/06/05/trouver-les-mots-pour-se-liberer-des-traumatismes-de-chido-un-effort-de-societe/">Trouver les mots pour se libérer des traumatismes de Chido, un effort de société</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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