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	<title>Archives des Climat - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Tue, 10 Mar 2026 10:43:30 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Climat - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 02:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 24 ans, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles. Originaire de Mayotte, cette jeune professionnelle alerte sur le manque de préparation du territoire face aux cyclones, aux inondations et aux séismes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="292" data-end="883">Originaire de Mangajou, dans la commune de Sada, Malika Boinali s’est spécialisée dans la gestion des catastrophes naturelles après des études de géographie au Centre universitaire de formation et de recherche (CUFR) de Mayotte, puis un master à Montpellier. Aujourd’hui employée par la Fédération nationale de la protection civile, la jeune professionnelle accompagne les collectivités mahoraises dans la mise en place de dispositifs de gestion de crise. À travers son parcours, elle livre un regard technique sur les fragilités d’un territoire particulièrement exposé aux risques naturels.</p>
<figure id="attachment_47908" aria-describedby="caption-attachment-47908" style="width: 220px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47908" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg" alt="Malika Boinali, Mayotte, gestion des risques, risques naturels, " width="220" height="220" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5676.jpg 1243w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47908" class="wp-caption-text">Malika Boinali est la première femme mahoraise à avoir intégré et validé un Master spécialisé dans la gestion des catastrophes et des risques naturels, dispensé par l&rsquo;université Paul-Valéry de Montpellier.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Son témoignage intervient dans un contexte paradoxal. Alors que la saison cyclonique n’est pas encore achevée et plus de quatorze mois après le passage du cyclone Chido, aucun exercice de gestion de crise n’a été organisé à Mayotte. Aucune simulation à grande échelle n’a été organisée pour préparer le territoire à une éventuelle nouvelle catastrophe.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="885" data-end="1356">Interrogées sur l’état de préparation du département, ni les collectivités locales ni la préfecture<a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/18/mayotte-face-au-volcan-lalerte-sismique-en-panne-de-parole/"> n’ont répondu</a> à nos questions.</p>
<h4></h4>
<p style="text-align: justify;"><b>JDM : Vous avez 24 ans et vous travaillez déjà sur la gestion des catastrophes. Pourquoi avoir choisi ce domaine ? </b></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Malika Boinali</strong> : Je suis originaire du village de Mangajou dans la commune de Sada. J’ai passé mon bac ES (économique et sociale) à Mayotte puis j’ai fait une licence de géographie et d’aménagement du territoire à l&rsquo;Université de Dembéni. En licence, on avait quelques cours qui parlaient de la gestion des risques. En allant plus en profondeur dans l’aspect technique, cela m’a plu. Mais le vrai déclic est venu lors du stage que j’ai réalisé à la mairie de Bandrélé en fin de licence. J&rsquo;ai pu mettre le nez dans les plans communaux de sauvegarde. Et je me suis aperçue avec mon maître de stage qu’à Mayotte, on est en retard sur beaucoup de choses en matière de gestion de crise. C’était comme une évidence.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous dites que Mayotte est « en retard ». Qu&rsquo;entendez-vous concrètement ?</b></p>
<figure id="attachment_47218" aria-describedby="caption-attachment-47218" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-47218" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, pluies, inondations, évacuation des eaux pluviales," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1880-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47218" class="wp-caption-text">Alors que le maire de Mamoudzou promettait de faire du Boulevard Marcel Henri de Mamoudzou, les « Champs-Élysées de Mayotte », ce boulevard se transforme en véritables torrents à la moindre pluie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">On est sur un territoire qui cumule énormément de risques naturels et technologiques. Mais on persiste à gérer les crises dans l’urgence, alors qu’il devrait y avoir beaucoup plus de prévention et de préparation. Les outils existent. Les plans communaux de sauvegarde (PCS) existent. Mais ils ne sont pas toujours actualisés ou opérationnels. Par exemple, dans le PCS de la ville Sada, j’ai vu qu’il était encore indiqué que la maire était Anchya Bamana, alors qu’elle n’est plus maire depuis 2020.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous avez étudié les inondations d’Acoua dans votre mémoire de master 1. Qu’avez-vous découvert en regardant de près la gestion de cette crise ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de mon mémoire était de comprendre les mécanismes naturels qui favorisent les inondations, mais aussi de voir comment les collectivités territoriales et l’État mettent en place des mesures pour lutter contre ces risques. Et surtout, comment ils gèrent la situation une fois que l’inondation s’est produite.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de mon second stage de master 2 à la communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), j’ai constaté qu’Acoua était la seule commune de l’agglomération à ne pas disposer de poste de commandement municipal. C’est quand même triste. Cela veut dire qu’elle dépend énormément des communes alentours pour gérer une crise et que même après avoir mis ces sujets sur la table, travaillé sur la vulnérabilité de cette commune, elle n&rsquo;a pas appris de ses difficultés, pour être mieux préparée.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>On parle souvent d’un manque de volonté politique à Mayotte sur ces sujets. Est-ce vraiment le cœur du problème ?</b></p>
<figure id="attachment_21686" aria-describedby="caption-attachment-21686" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-21686 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, déchets, Kawéni," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Ordures-déchets-Kawéni-jeudi-13-octobre-1-1.jpg 680w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21686" class="wp-caption-text">Les déchets s’accumulent dans les rues de beaucoup de communes de l&rsquo;île. Pour Malika Boinali, la gestion des déchets devrait être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un tout. À mon sens, il y a d&rsquo;abord un manque de volonté politique, parce que la gestion des risques demande de mettre des moyens matériels et humains, de recruter des personnes et d’inscrire par exemple des techniciens dans cette dynamique commune.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut du courage pour tout cela et la plupart des élus ne veulent pas s&rsquo;engager dans cette démarche. Il y a aussi un manque de compétences et de connaissances de ces sujets, pour y penser, il faut les connaître, certains élus n&rsquo;avoueront jamais qu&rsquo;ils ont besoin d&rsquo;aide sur ces questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous parlez aussi d’un problème de coordination entre institutions. Que voulez-vous dire ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Les institutions publiques locales ne travaillent pas toujours ensemble, ou alors mal. Par exemple, certaines collectivités et la préfecture de Mayotte, ne s’entendent pas, donc cela ne fonctionne pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant qu’on ne discutera pas autour de la table, de façon concrète, en reconnaissant que telle chose ne fonctionnait pas, mais qu&rsquo;aujourd’hui on a appris, et qu&rsquo;on peut l&rsquo;améliorer et s&rsquo;engager sur la durée, cela ne fonctionnera pas. Certains élus ne comprennent pas qu’on peut exiger des choses d’eux, alors entre institutions, on se rejette la balle sans faire avancer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Mayotte est exposée aux cyclones, aux inondations, aux glissements de terrain et aux séismes. Quel risque vous inquiète le plus aujourd’hui ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne fais pas de hiérarchie des risques car chaque risque a ses spécificités et ses conséquences qui lui sont propres. À Mayotte, si les inondations sont souvent très localisées, les cyclones touchent souvent l&rsquo;ensemble de l&rsquo;île, mais on peut davantage les anticiper. Aussi, sur la question des déchets, on sait que les aléas climatiques tels que les fortes pluies, les orages ou les cyclones entraînent une augmentation des déchets. À mon avis, la gestion des déchets devrait donc être intégrée dans les plans communaux de sauvegarde et les dispositifs ORSEC, afin de prévoir efficacement leur traitement.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Pourtant, malgré l’activité sismique persistante autour du volcan sous-marin découvert en 2019, le sujet semble avoir disparu du débat public.</b></p>
<figure id="attachment_32581" aria-describedby="caption-attachment-32581" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-32581" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg" alt="Mayotte, tsunami, volcan, sirène," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii--696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/ii-.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-32581" class="wp-caption-text">Bien qu’une première sirène d’alerte tsunami ait été inaugurée à Dembéni en octobre 2020, les autorités restent depuis silencieuses sur le fonctionnement des autres dispositifs, qui n’est aujourd’hui pas clairement établi.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Oui. Les séismes, alors qu&rsquo;ils peuvent concerner toute une île, sont de nature plus discrets. Ils peuvent arriver du jour au lendemain. On ne peut pas les prédire. Et à Mayotte, aujourd’hui, on n’est pas à l’abri d’un séisme de forte magnitude. Et surtout, après Chido, beaucoup de personnes qui avaient des toits en tôle les ont remplacés par du béton.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les maisons ne sont pas forcément conçues pour supporter ce poids. Si des secousses sismiques se produisaient, cela pourrait avoir des répercussions très graves sur les habitations. Pour moi, Chido aurait pu être une opportunité. On aurait pu aller vers la population partout sur l&rsquo;île pour sensibiliser davantage aux risques et préparer les habitants à d&rsquo;autres crises. Mais aujourd’hui on vit encore au jour le jour. On est toujours en saison cyclonique et rien ne se passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Dans les doctrines de gestion de crise, une commune doit pouvoir tenir seule plusieurs jours. Où en est Mayotte sur ce point ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">En théorie, une commune doit être capable de tenir au moins 72 heures avant l’arrivée de renforts extérieurs. Aujourd’hui, aucune commune mahoraise n’est capable de tenir 72h face à une catastrophe. La question est donc aussi de savoir dans quelle mesure les collectivités disposent réellement des moyens et de l’organisation nécessaire pour atteindre cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Vous travaillez désormais avec les collectivités. Que peut-on améliorer concrètement ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je travaille pour la Fédération nationale de protection civile. Cela fait quatre mois. On accompagne les collectivités pour mettre en place des dispositifs de gestion de crise et organiser des formations pour les élus et les techniciens. L’objectif, c’est que ce qui s’est passé pendant le cyclone Chido ne se reproduise plus. Les risques, même si on ne les voit pas toujours, restent une menace quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un mot de la fin ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne perds pas espoir ! Il faut forcer les gens à s’y intéresser. Il faut avoir des personnes spécialisées dans la gestion des risques. L’idée est de créer un réseau de gestionnaires des risques à Mayotte, de réaliser des <em>benchmarks </em>(ndlr, repères) et d’installer un bureau d’étude local. Même si les élus ne viennent pas vers la population, nous pourrions aussi aller à eux, et permettre aux habitants de pouvoir obtenir des diagnostics de leurs logements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après Chido, le sénateur Saïd Omar Oili s&rsquo;était battu pour demander la création d’une commission d’enquête pour améliorer la gestion des risques à l’échelle du territoire. C&rsquo;est vraiment dommage que cela n&rsquo;a pas abouti. Avant, les générations passées étaient fatalistes sur les risques naturels, les anciens disaient que c&rsquo;était la volonté divine, maintenant on a des outils en main, on peut apprendre à mieux connaître notre territoire et se préparer. C&rsquo;est notre devoir. Et heureusement que la population n’est pas procédurière, car elle pourrait porter plainte contre les responsables qui sont supposés nous mettre en sécurité face à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">À seulement vingt-quatre ans, Malika Boinali s’affirme comme une voix scientifique et citoyenne précieuse à Mayotte. Elle dénonce les failles du territoire et réclame un changement urgent dans la gestion de l’intérêt général. Alors que les alertes des scientifiques se multiplient, le silence des autorités reste assourdissant. Entre priorités politiques à court terme et enjeux institutionnels, la préparation aux catastrophes a disparu du débat public, laissant un département enlisé dans ses propres retards.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Mathilde Hangard</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/10/aucune-commune-nest-capable-de-tenir-72-heures-face-a-une-catastrophe-alerte-une-jeune-experte-mahoraise/">« Aucune commune n’est capable de tenir 72 heures face à une catastrophe », alerte une jeune experte mahoraise</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Outre‑mer face au changement climatique : un défi national</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/les-outre-mer-face-au-changement-climatique-un-defi-national/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 01:30:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[DGOM]]></category>
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		<category><![CDATA[Journée mondiale du climat]]></category>
		<category><![CDATA[Réchauffement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43362</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les territoires ultramarins subissent déjà les impacts concrets du réchauffement et des aléas climatiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/les-outre-mer-face-au-changement-climatique-un-defi-national/">Les Outre‑mer face au changement climatique : un défi national</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À l’occasion de la Journée mondiale du climat, célébrée le 8 décembre dernier, la Direction générale des outre‑mer (DGOM) a alerté sur la vulnérabilité spécifique des territoires ultramarins au changement climatique. En raison, de leur isolement géographique, de la concentration des populations en zones littorales et de leur biodiversité unique, ces territoires présentent des fragilités environnementales, sociales et économiques importantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon des travaux conjoints du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de Météo‑France, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et de l’Université de La Réunion, ces zones sont déjà confrontées à des risques tels que la perte de biodiversité, des baisses de rendement agricole, des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’irrigation, ainsi qu’à la fragilisation des secteurs agricoles, halieutiques et touristiques.</p>
<figure id="attachment_2800" aria-describedby="caption-attachment-2800" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2800 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Blanchiment-des-coraux-300x225.jpg" alt="Mayotte, saison des baleines, baleines à bosse, pêche au krill, canicule sous-marine" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Blanchiment-des-coraux-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Blanchiment-des-coraux-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Blanchiment-des-coraux.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-2800" class="wp-caption-text">Les récifs coralliens du lagon avaient déjà souffert d’un épisode de blanchissement lié au réchauffement des eaux causé par le phénomène El Niño.(DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La DGOM a également rappelé que la lutte contre le changement climatique doit combiner plusieurs actions telles que : l&rsquo;atténuation, la réduction des émissions et l&rsquo;adaptation aux impacts déjà existants. Dans ce cadre, l&rsquo;organisation travaille à décloisonner les politiques publiques nationales (plan climat, stratégie biodiversité, gestion intégrée du trait de côte, etc.) et à renforcer les connaissances scientifiques sur les outre‑mer, encore trop limitées pour définir des réponses adaptées.</p>
<h3></h3>
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Les impacts du climat à Mayotte</strong></h3>
<p style="text-align: justify;" data-start="399" data-end="1031">Sur le plan local, les effets concrets du réchauffement climatique et des aléas climatiques se font ressentir de plus en plus à Mayotte, à commencer par le manque d’eau, déjà un problème quotidien pour les habitants.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="399" data-end="1031">Les récifs coralliens du lagon, essentiels à la biodiversité marine et à la protection du littoral, avaient déjà souffert d’un épisode de blanchissement lié au réchauffement des eaux causé par le phénomène <em>El Niño</em>, ce qui avait déjà fragilisé jusqu’à environ un tiers des coraux avant même la saison cyclonique. Le passage Chido en décembre 2024 a aggravé cette situation, et accentué la vulnérabilité du territoire et de ses ressources.</p>
<p data-start="399" data-end="1031">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/15/les-outre-mer-face-au-changement-climatique-un-defi-national/">Les Outre‑mer face au changement climatique : un défi national</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mayotte tire des leçons du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/mayotte-tire-des-lecons-du-cyclone-chido-et-de-la-tempete-dikeledi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 01:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
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		<category><![CDATA[Colloque]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil départemental]]></category>
		<category><![CDATA[Dikeledi]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[refondation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des experts et chercheurs se réuniront à Mayotte pour analyser les impacts de ces catastrophes et réfléchir à des solutions pour la reconstruction du territoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/mayotte-tire-des-lecons-du-cyclone-chido-et-de-la-tempete-dikeledi/">Mayotte tire des leçons du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="322" data-end="788">Un colloque international baptisé « Mayotte à l’épreuve du cyclone Chido : Quels enseignements ? Quelles réponses ? » se tiendra les 15 et 16 décembre prochains à l’Hémicycle Younoussa Bamana. Portée par le Conseil départemental et confiée à la coordination scientifique de Thomas M’Saïdié, maître de conférences HDR en droit public, la rencontre réunira chercheurs, juristes, écologues, économistes et universitaires venus de Mayotte, de l’Hexagone et d’autres territoires ultramarins.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="322" data-end="788">Pendant ces deux jours, les intervenants reviendront sur les impacts des catastrophes climatiques qui ont touché l&rsquo;île récemment, du cyclone Chido en décembre 2024 à la tempête Dikeledi en janvier 2025, qui ont remis en lumière les fragilités du territoire comme les infrastructures, la gestion de l’eau, l&rsquo;urbanisation ou encore la santé publique. Le colloque aura  aussi pour objectif de  décrypter les lois adoptées dans l’urgence notamment celle du 24 février 2025, puis la loi de programmation du 11 août 2025, pour mesurer leur efficacité et leur cohérence dans un projet de refondation durable.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="322" data-end="788">Au-delà de l’analyse technique, l’objectif, selon le Conseil départemental de Mayotte est de transformer ces crises successives en leviers de reconstruction.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/08/mayotte-tire-des-lecons-du-cyclone-chido-et-de-la-tempete-dikeledi/">Mayotte tire des leçons du cyclone Chido et de la tempête Dikeledi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Maurice : le secteur privé s’attaque au changement climatique grâce aux solutions naturelles</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/18/maurice-le-secteur-prive-sattaque-au-changement-climatique-grace-aux-solutions-naturelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 01:30:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cap Business Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Ocean indien]]></category>
		<category><![CDATA[The Move]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rencontre régionale sur les solutions fondées sur la nature, organisée à Maurice par Cap Business Océan Indien, a réuni experts, institutions et entreprises pour échanger sur le financement et la mise en œuvre de ces pratiques face aux enjeux climatiques dans la région.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/18/maurice-le-secteur-prive-sattaque-au-changement-climatique-grace-aux-solutions-naturelles/">Maurice : le secteur privé s’attaque au changement climatique grâce aux solutions naturelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="274" data-end="847">Mardi 4 novembre dernier, la ville de Port-Louis s’est animée autour du Labourdonnais Waterfront Hotel pour la deuxième édition de <em data-start="385" data-end="423">The Move : Accompagner le changement</em>, organisée par Cap Business Océan Indien.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="274" data-end="847">Selon un communiqué de presse, l’événement, qui a réuni une centaine de participants venus de toute la région, avait pour objectif de montrer comment le secteur privé peut s’impliquer dans l’Adaptation fondée sur les écosystèmes, une approche qui mise sur la biodiversité et les solutions naturelles pour renforcer la résilience face aux aléas climatiques dont les îles de l&rsquo;océan Indien sont de plus en plus exposées.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="274" data-end="847">La conférence, organisée en mode hybride pour permettre aux participants de suivre les débats à distance via visio, s’est structurée autour de tables rondes et d’études de cas. Le fil conducteur était d&rsquo;identifier les freins et présenter des solutions concrètes pour intégrer ces pratiques dans les modèles économiques. Les aléas climatiques menacent le capital naturel des îles et donc la stabilité de leurs économies , utiliser la nature comme levier d’adaptation apparaît alors comme une réponse à la fois écologique et rentable.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="274" data-end="847">Virginie Lauret, directrice de Cap Business Océan Indien, a rappelé que « <em>Investir dans ces solutions naturelles, c’est investir dans l’avenir économique de notre région</em> ». Les discussions ont permis de souligner des obstacles comme : le manque d’information, l&rsquo;accès limité aux financements verts et la coordination fragile entre acteurs publics et privés. Mais elles ont aussi permis de présenter des outils financiers adaptés et des partenariats public-privé déjà opérationnels.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="274" data-end="847">La première table ronde, réunissait différents acteurs de l&rsquo;Union européenne, de la Commission de l’océan Indien, de la Banque commercial mauricienne et tant d&rsquo;autres, ils avaient pour thème les moyens de rendre le financement des solutions fondées sur la nature plus accessible et durable pour le secteur privé. La seconde table ronde quant à elle, a présenté des initiatives concrètes. Des entreprises mauriciennes, malgaches et seychelloises ont partagé leur retour d’expérience sur l’intégration de ces pratiques, en soulignant l’importance des collaborations entre institutions publiques, bailleurs, ONG et universités.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="274" data-end="847">La conférence s’est conclue par une étude de cas présentée par un groupe hôtelier mauricien, illustrant comment ces solutions naturelles peuvent se traduire en actions concrètes au quotidien, avec des bénéfices tangibles pour l’environnement et les communautés locales. Pour Cap Business Océan Indien, cette conférence marque une étape importante : montrer que ces solutions naturelles ne sont pas seulement un enjeu écologique, mais qu’elles peuvent devenir un véritable moteur de croissance économique pour la région.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/18/maurice-le-secteur-prive-sattaque-au-changement-climatique-grace-aux-solutions-naturelles/">Maurice : le secteur privé s’attaque au changement climatique grâce aux solutions naturelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Outre-mer : le futur climatique se précise, Météo-France affine ses projections pour Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/outre-mer-le-futur-climatique-se-precise-meteo-france-affine-ses-projections-pour-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 02:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Outre-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[La Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Météo-France]]></category>
		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Modélisations haute résolution, diagnostics territorialisés, indicateurs d’adaptation : un corpus inédit éclaire désormais le futur climatique des outre-mer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/outre-mer-le-futur-climatique-se-precise-meteo-france-affine-ses-projections-pour-mayotte/">Outre-mer : le futur climatique se précise, Météo-France affine ses projections pour Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un chantier scientifique monumental pour les territoires ultramarins. Depuis le 16 septembre 2025, un mot d’ordre circule dans les services de Météo-France : précision. L’institution a entrepris de rendre publiques, territoire après territoire, des projections climatiques d’une finesse jusque-là inédite pour les Outre-mer. Antilles, Guyane, Mayotte, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie… autant de géographies en tension, où les populations vivent déjà les bouleversements climatiques au quotidien.</p>
<figure id="attachment_41293" aria-describedby="caption-attachment-41293" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41293" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280-300x200.jpg" alt="Mayotte, climat, sécheresse, déficit de pluies, réchauffement climatique," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sand-2329153_1280.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41293" class="wp-caption-text">Le centre de Grande-Terre souffre déjà de sécheresse : d’ici quelques décennies, les pluies de la saison sèche pourraient diminuer d’environ 30 % sur l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1102" data-end="1464">Météo-France présente ce dispositif comme une opération <em>« de grande envergure »</em>, portée par des simulations internationales, mais aussi par des modèles régionaux à très haute résolution, calculés avec ses propres super-calculateurs. L’enjeu scientifique est clair : offrir, pour la première fois, une image détaillée du climat futur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1466" data-end="2140">Un saut technologique décisif pour l’action publique, rappelle Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature de France. <em data-start="1558" data-end="1763">« Les territoires ultramarins sont en première ligne face au changement climatique, et disposer de projections régionales précises est essentiel pour anticiper ses effets et agir de manière pertinente ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1466" data-end="2140">La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, souligne le besoin de décision informée : <em data-start="1849" data-end="2140">« Nos compatriotes ultramarins vivent au quotidien les effets du changement climatique et attendent des réponses concrètes. Les travaux conduits par Météo-France seront précieux pour permettre de bâtir des politiques publiques adaptées et efficaces aux réalités locales de nos outre-mer ».</em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2142" data-end="2386">Ces travaux s’inscrivent dans un mouvement plus vaste. En effet, depuis 2024, une équipe permanente d’experts du climat ultramarin a été créée au sein de Météo-France, signe d’un engagement pérenne en faveur de ces territoires longtemps sous-documentés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La « TRACC » nouvelle boussole de l’adaptation climatique ultramarine</b></h2>
<figure id="attachment_21410" aria-describedby="caption-attachment-21410" style="width: 251px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mayotte-soleil-couchant.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21410" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mayotte-soleil-couchant-251x300.jpg" alt="Mayotte, climat, chaleur, soleil, réchauffement climatique, " width="251" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mayotte-soleil-couchant-251x300.jpg 251w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mayotte-soleil-couchant-150x179.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mayotte-soleil-couchant-300x359.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mayotte-soleil-couchant-696x832.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Mayotte-soleil-couchant.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21410" class="wp-caption-text">À Mayotte, les épisodes de forte chaleur vont s’intensifier : d’ici quelques années, on pourrait dépasser les 200 jours par an au-dessus de 32 °C.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au cœur de cette vaste production de données se trouve la TRACC : la Trajectoire de Réchauffement de référence pour l’Adaptation au Changement Climatique. L’outil fixe trois points d’ancrage : +1,5 °C en 2030, +2 °C en 2050, +3 °C en 2100, qui correspondent aux projections du GIEC (Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat) dans un scénario où les politiques actuelles se poursuivent sans renforcement.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la TRACC ultramarine n’est pas une simple copie. Elle est « déclinée » pour chaque territoire : un travail d’orfèvre scientifique où les observations passées, les spécificités locales (humidité, relief, circulation atmosphérique) et les résultats des nouvelles projections sont mis en cohérence pour définir un réchauffement local cohérent avec le réchauffement global.</p>
<p style="text-align: justify;">Météo-France insiste sur le fait que ces niveaux ne doivent pas être comparés entre territoires. Les dynamiques tropicales varient trop, les contraintes hydrométéorologiques aussi. Ainsi, dès à présent, La Réunion, Mayotte, la Guyane et la Nouvelle-Calédonie disposent de leurs niveaux de réchauffement local pour 2030, 2050 et 2100, et les autres territoires suivront.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des épisodes de sécheresse <em>« plus sévères »</em> à Mayotte </b></h2>
<figure id="attachment_41255" aria-describedby="caption-attachment-41255" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41255 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16-300x98.png" alt="Mayotte, Météo-France, climat, " width="300" height="98" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16-300x98.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16-1024x335.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16-768x251.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16-150x49.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16-696x228.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16-1068x350.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.16.png 1222w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41255" class="wp-caption-text">Évolution, par rapport au passé récent 1991-2020, du nombre annuel de jours chauds (températures maximales supérieures ou égales à 32°C) à Mayotte pour les trois niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC (source/Météo-France)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, les projections mettent en lumière une situation déjà critique. Pour un réchauffement local de +3 °C, l’île pourrait enregistrer environ 205 jours par an au-delà de 32 °C. Dans le passé (1991-2020), ces journées chaudes ne concernaient qu’<i>« une trentaine de jours par an »</i>, principalement sur le littoral, mentionne Météo-France.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, cette hausse des températures s’étend désormais à l’ensemble du département, affectant directement les populations et « <i>un nombre important d’écosystèmes »</i>, animaux comme végétaux. La saison sèche, des mois de mai à octobre, devrait voir ses cumuls de pluie diminuer de l’ordre de -30 %, accentuant un déficit hydrique que Mayotte connaît déjà. Les épisodes de sécheresse pourraient être<em> « plus sévères »</em>, avec un impact direct sur la production d&rsquo;eau potable et l&rsquo;agriculture.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des vagues de chaleur<em> « plus intenses »</em> à La Réunion</strong></h2>
<figure id="attachment_41254" aria-describedby="caption-attachment-41254" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41254 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04-300x101.png" alt="Mayotte, Météo-France, climat, " width="300" height="101" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04-300x101.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04-1024x345.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04-768x259.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04-150x51.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04-696x235.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04-1068x360.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Capture-decran-2025-11-14-a-13.38.04.png 1222w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41254" class="wp-caption-text">Évolution, par rapport au passé récent 1991-2020, du nombre annuel de jours chauds (températures maximales supérieures ou égales à 31 °C) à La Réunion pour les trois niveaux de réchauffement territoriaux associés aux horizons TRACC (source/Météo-France)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À La Réunion, la situation se conjugue différemment mais est tout aussi dramatique. Pour un réchauffement local de +2,9 °C, les zones densément peuplées pourraient connaître entre 80 et 100 jours par an dépassant les 31 °C, contre « <i>une dizaine de jours par an environ », </i>dans le passé récent, et limités au littoral. Les hauteurs, jusque-là « refuges thermiques », entreront progressivement dans la zone de forte chaleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, les vagues de chaleur devraient être <em>« plus nombreuses, plus longues et plus intenses »</em>. Parallèlement, la saison sèche de mai à novembre pourrait connaître une baisse des précipitations d’environ 15 %, avec un assèchement plus marqué sur l’ouest. Selon Météo-France, les saisons sèches deviendront<em> « plus longues »</em> et la saison des pluies débutera<em> « plus tard »</em>, bouleversant également la production d&rsquo;eau potable et agricole.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un accès élargi aux données pour orienter l’action</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Les données déjà publiées ne sont qu’un premier pas. Ce mois de novembre et en décembre 2025, les Antilles, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie verront à leur tour leurs projections, indicateurs et visualisations mises en ligne. Le <a href="https://www.drias-climat.fr">portail DRIAS</a> permettra de consulter à la fois les données quotidiennes (températures, précipitations) et les indicateurs TRACC, tels qu&rsquo;un nombre de jours très chauds ou des jours de pluies intenses, grâce à des cartes interactives.</p>
<p style="text-align: justify;">La rubrique <em>Climadiag Commune </em>de Météo-France, gratuite et libre d’accès, sera enrichie avant la fin de l’année 2025 pour Mayotte, La Réunion et la Guyane, et étendue en début 2026 aux autres territoires. L’objectif : offrir un premier diagnostic climatique pour chaque commune, mobilisable par les élus, les services techniques, les associations et les habitants.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Vers un tournant stratégique pour l’adaptation ultramarine</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Ces projections constituent un outil stratégique pour les territoires ultramarins, parmi les plus exposés au changement climatique. Elles permettront de repenser l’urbanisme, d’anticiper les besoins en eau potable, d’adapter l’agriculture et les infrastructures, et de renforcer la résilience des écosystèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers ces cartes, chiffres et indicateurs, le futur climatique de Mayotte, La Réunion et des autres territoires ultramarins se dévoile pour la première fois avec une précision scientifique, offrant aux décideurs et citoyens un socle solide pour agir et protéger les générations à venir.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/17/outre-mer-le-futur-climatique-se-precise-meteo-france-affine-ses-projections-pour-mayotte/">Outre-mer : le futur climatique se précise, Météo-France affine ses projections pour Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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