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	<title>Archives des chimique - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des chimique - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 02:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[chimique]]></category>
		<category><![CDATA[étude EpiMay]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ARS de Mayotte vient de dévoiler, aux côtés de l’Observatoire régional de la santé (ORS) de Mayotte et de l’URPS Infirmiers de l’Océan Indien, le 5e volet de l’étude EpiMay portant sur la consommation de drogues de synthèse, communément appelées « chimique ».</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/">Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Du 2 juin au 8 juillet 2025, l’étude EpiMay a été menée à Mayotte auprès de 1.000 ménages tirés au sort sur l’ensemble du territoire. Cette enquête, permet de mieux connaître l’état de santé de la population mahoraise et de renforcer les données disponibles en santé publique.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une progression de la consommation marquée chez les femmes</strong></h2>
<figure id="attachment_46829" aria-describedby="caption-attachment-46829" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-46829 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1.jpg 696w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46829" class="wp-caption-text">L’étude EpiMay met en évidence une augmentation préoccupante de la consommation depuis 2019.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude EpiMay met en évidence une augmentation préoccupante de la consommation depuis 2019, portée notamment par les femmes, dont les niveaux de consommation ont fortement progressé au cours de cette période. Désormais 3 % des femmes déclarent une expérimentation de la « chimique » à un moment de leur vie, contre moins de 1 % six ans auparavant. À ce stade, les résultats de l&rsquo;étude ne permettent pas d&rsquo;identifier les facteurs expliquant la progression observée chez les femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>La « chimique » un fléau insidieux</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon l’étude EpiMay, près d’un adulte sur vingt déclare avoir déjà consommé de la « chimique ». Ces résultats confirment l’installation de cette drogue de synthèse sur le territoire. Si l’expérimentation reste minoritaire, elle témoigne néanmoins de la diffusion d’un produit aux effets particulièrement imprévisibles et au fort potentiel addictif. Par ailleurs, l’étude estime que 52 adultes pour 10.000 consomment chaque jour cette drogue de synthèse, soit près de 870 personnes concernées à l’échelle de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_56477" aria-describedby="caption-attachment-56477" style="width: 223px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="wp-image-56477 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-223x300.png" alt="" width="223" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-223x300.png 223w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-150x202.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-300x403.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-500x672.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1.png 696w" sizes="(max-width: 223px) 100vw, 223px" /><figcaption id="caption-attachment-56477" class="wp-caption-text">Le rapport sur la consommation de « chimique » sur notre territoire intitulé Chasse-Marée.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le JdM avait pu consulter en décembre 2025 <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/03/la-chimique-un-fleau-insidieux/">un rapport sur la consommation de « chimique » sur notre territoire intitulé <em>Chasse-Marée</em></a> fait en partenariat avec la POPAM (Plateforme Oppelia de prévention et soin des addictions), l’ARS de Mayotte, le CHU de Lille, le CHM, le CHU de Bordeaux, l’Université de Mayotte et enfin l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives). Pendant un an, de septembre 2022 à septembre 2023, chercheurs, scientifiques, travailleurs sociaux, associations sont allés sur le terrain, aux quatre coins de l’île, pour identifier « la chimique » et constater son évolution tant du point de vue de sa consommation que dans sa composition ou encore de sa diffusion.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tous les acteurs ont œuvré dans le secret allant au plus près des consommateurs pour récupérer des échantillons de « chimique » afin de les analyser, mais aussi en leur faisant remplir un questionnaire indiquant l’âge, le sexe, le nombre d’enfants, le niveau social, etc. Ce rapport dresse ainsi un état des lieux précis de cette drogue dure présente depuis maintenant une quinzaine d’années sur notre territoire.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Qu’est-ce que la « chimique » et quels sont ses effets ?</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La chimique est un cannabinoïde de synthèse conçu à l’origine pour aider au sevrage du cannabis et notamment du tétrahydrocannabinol (THC). La « chimique » serait ainsi composée de plusieurs centaines de molécules différentes pouvant atteindre le nombre de 500 et serait de 2 à 200 fois plus puissante que le THC ! Ce qui en fait une drogue dure ! Les cannabinoïdes de synthèse existent depuis les années 1990’ mais au tournant des années 2000’ il y a eu un détournement de son usage par les trafiquants… et depuis 5 ans environ on est dans une logique d’innovation de la part de ces derniers.</p>
<figure id="attachment_42535" aria-describedby="caption-attachment-42535" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-42535" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42535" class="wp-caption-text">La « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quant à sa forme, la « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac avec une allure un peu grasse une fois qu’elle est passée entre les mains d’un « cuisinier » (ndlr, jargon pour désigner un chimiste). Pour résumer, la chimique c’est un substrat végétal comme du tabac, du solvant comme de l’alcool par exemple, et un cannabinoïde de synthèse. A l’origine, c’est une poudre de couleur blanche à saumon avec plusieurs molécules que « le cuisinier » transforme et mélange avec un substrat végétal.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Concernant effets de la « chimique », ils sont tout sauf euphoriques. Les gens oublient, zappent leurs problèmes. Ils disparaissent le temps d’un moment… <em>« Ce produit n’est absolument pas récréatif. Les consommateurs ne le prennent pas par plaisir mais par ennui »</em>, souligne un scientifique écotoxicologue. En ce qui concerne les effets indésirables, ils sont importants : hallucinations, palpitations, tachycardie, vertiges, vomissements, évanouissements, amaigrissement, perte de mémoire, agressivité, … avec une dépendance davantage psychologique que physiologique.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des profils de consommation contrastés</strong></h2>
<figure id="attachment_42491" aria-describedby="caption-attachment-42491" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42491" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1068x600.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1320x742.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3.jpg 1656w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42491" class="wp-caption-text">L&rsquo;étude EpiMay estime que 52 adultes pour 10.000 consomment chaque jour cette drogue de synthèse, soit près de 870 personnes concernées à l’échelle de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude EpiMay met en évidence des profils différents selon le niveau de consommation. L’expérimentation est davantage observée chez les personnes socialement insérées, disposant de revenus plus élevés. À l’inverse, les consommations régulières concernent plus fréquemment des personnes en situation de vulnérabilité sociale, possédant de faibles revenus et un faible niveau de diplôme.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cependant, près d’un adulte sur cinq n’a jamais entendu parler de la « chimique » : une partie de la population demeure insuffisamment informée sur ce produit et sur les risques qu’il représente.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Renforcer la prévention</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Face à cette évolution, l’ARS Mayotte poursuit le renforcement de son offre spécialisée de prévention, d’accompagnement et de soins en addictologie à travers la Plateforme Oppelia de Prévention et de soins des Addictions à Mayotte (POPAM), qui regroupe :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Centres de soins, d&rsquo;accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Centres d&rsquo;accueil et d&rsquo;accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC).</p>
<figure id="attachment_19617" aria-describedby="caption-attachment-19617" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg" alt="Grève, manifestation, syndicats, éducation, professeurs, Rectorat, Mayotte" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-696x434.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19617" class="wp-caption-text">Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) dispose d&rsquo;un service d’addictologie implanté au site de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette plateforme dispose d’équipes mobiles intervenant au plus près de la population et des acteurs locaux dans une démarche d’« aller vers ». Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) complète cette offre avec un service d’addictologie implanté au site de Mamoudzou.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour accompagner ces actions, l’ARS Mayotte déploie aussi une offre de prévention structurée, au plus près de tous :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; L’ARS a lancé, à la fin de l’année 2025, un appel à projets consacré au développement des compétences psychosociales auprès des plus jeunes, à travers le Fonds de lutte contre les addictions (FLCA), qui soutient chaque année la mise en œuvre de projets pour lutter contre les addictions ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; L’ARS renforce également la formation des professionnels, notamment à travers les actions menées par la POPAM auprès des agents de la Communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), dans le cadre de l’appel à projets de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictive (MILDECA). L&rsquo;ARS contribue par ailleurs à la mise en œuvre de la feuille de route territoriale 2023-2027 de la MILDECA.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/">Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La « chimique » un fléau insidieux</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/03/la-chimique-un-fleau-insidieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 02:30:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[chimique]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=42483</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est un rapport qui n’a pas vocation à être rendu public mais que le JdM a pu consulter. Sur près de 150 pages il fait un état des lieux de la « chimique » sur notre territoire. Un constat inquiétant.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/03/la-chimique-un-fleau-insidieux/">La « chimique » un fléau insidieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Intitulé <em>Chasse-Marée</em> ce rapport a été fait en partenariat avec la POPAM (Plateforme Oppelia de prévention et soin des addictions), l’ARS de Mayotte, le CHU de Lille, le CHM, le CHU de Bordeaux, l’Université de Mayotte et enfin l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives). Pendant un an, de septembre 2022 à septembre 2023, chercheurs, scientifiques, travailleurs sociaux, associations sont allés sur le terrain, aux quatre coins de l’île, pour identifier « la chimique » et constater son évolution tant du point de vue de sa consommation que dans sa composition ou encore de sa diffusion. Aucun endroit de l’île n’est malheureusement épargné par ce fléau.</p>
<figure id="attachment_42489" aria-describedby="caption-attachment-42489" style="width: 223px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-42489 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-223x300.png" alt="" width="223" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-223x300.png 223w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-762x1024.png 762w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-768x1032.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-150x202.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-300x403.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13.png 930w" sizes="auto, (max-width: 223px) 100vw, 223px" /><figcaption id="caption-attachment-42489" class="wp-caption-text">Le rapport dresse un état des lieux précis de la « chimique » sur le territoire de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ce rapport dresse ainsi un état des lieux précis de cette drogue dure présente depuis maintenant une quinzaine d’années sur notre territoire. Un des auteurs à l’origine de ce rapport, maître de conférences HDR en écotoxicologie à l&rsquo;Université de Mayotte et à l&rsquo;Université de Bordeaux, nous a expliqué l’objectif de cette démarche. <em>« On avait entendu parler de la chimique puis d’un seul coup plus rien, il n’y avait pas de données actualisées depuis 2019 sur ce sujet, plus personne n’en disait un mot, comme si elle avait disparu. Or on savait très bien qu’elle circulait encore, c’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place ce programme »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pendant un an tous les acteurs ont œuvré dans le secret allant au plus près des consommateurs pour récupérer des échantillons de « chimique » afin de les analyser, mais aussi en leur faisant remplir un questionnaire indiquant l’âge, le sexe, le nombre d’enfants, le niveau social, etc. <em>« En tant que chercheur et instigateur du programme j’avais un ordre de mission de la MIDELCA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), sous l&rsquo;autorité du Premier ministre, afin d’avoir une couverture légale quand je ramenais des échantillons de chimique en métropole pour les faire analyser. Ce n’était pas tous les jours une partie de plaisir… il nous est même arrivé de faire face à des menaces ou à des agressions »</em>, nous a confié le maître de conférences. En un an ce sont ainsi 142 analyses qui ont été faites sur un peu plus de 200 échantillons récupérés, <em>« ce qui a représenté près de la moitié des analyses faites cette année-là, partout en France, pour tout type de stupéfiant »</em>, nous a-t-on indiqué.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Qu’est-ce que la « chimique » et quels sont ses effets ?</strong></h3>
<figure id="attachment_42487" aria-describedby="caption-attachment-42487" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-42487 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique2-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42487" class="wp-caption-text">A l’origine, la « chimique » est une poudre de couleur blanche à saumon (illustration).</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Comme nous l’a expliqué le maître de conférences spécialisé en écotoxicologie, <em>« la chimique est un cannabinoïde de synthèse conçu à l’origine pour aider au sevrage du cannabis et notamment du tétrahydrocannabinol (THC) »</em>. La « chimique » serait ainsi composée de plusieurs centaines de molécules différentes pouvant atteindre le nombre de 500 et serait de 2 à 200 fois plus puissante que le THC ! <em>« Ce qui en fait une drogue dure ! »</em>, alerte le scientifique. <em>« Les cannabinoïdes de synthèse existent depuis les années 1990’ mais au tournant des années 2000’ il y a eu un détournement de son usage par les trafiquants… et depuis 5 ans environ on est dans une logique d’innovation de la part de ces derniers. C’est la course entre l’épée et le bouclier… »</em>, poursuit l’écotoxicologue.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quant à sa forme, la « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac <em>« avec une allure un peu grasse une fois qu’elle est passée entre les mains d’un ‘cuisinier’ </em>(ndlr, jargon pour désigner un chimiste)<em>. Pour résumer, la chimique c’est un substrat végétal comme du tabac, du solvant comme de l’alcool par exemple, et un cannabinoïde de synthèse »</em>. A l’origine, c’est une poudre de couleur blanche à saumon avec plusieurs molécules que « le cuisinier » transforme et mélange avec un substrat végétal.</p>
<figure id="attachment_42535-2" aria-describedby="caption-attachment-42535-2" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42535" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42535-2" class="wp-caption-text">La « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac (illustration).</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Elle se fume mais il semblerait qu’à travers l’étude menée d’autres types de consommation plus inquiétants soient en train de se développer. <em>« Nous avons retrouvé de la chimique dans le tibakou consommé notamment par les personnes âgées sous forme de tabac à priser… Il semblerait que les trafiquants aient poussé le vice jusqu’à renouveler les consommateurs… et cela est très inquiétant. Pour quelques euros vous pouvez avoir votre dose »</em>, s’alarme l’écotoxicologue.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Concernant effets de la « chimique », ils sont tout sauf euphoriques. <em>« Les gens oublient, zappent leurs problèmes. Ils disparaissent le temps d’un moment…Ce produit n’est absolument pas récréatif. Les consommateurs ne le prennent pas par plaisir mais par ennui »</em>, souligne-t-il. En ce qui concerne les effets indésirables, ils sont importants : hallucinations, palpitations, tachycardie, vertiges, vomissements, évanouissements, amaigrissement, perte de mémoire, agressivité, … avec une dépendance davantage psychologique que physiologique.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>L’évolution de la « chimique » à Mayotte et le consommateur-type</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À Mayotte la popularité de la « chimique » est exceptionnelle par rapport à la métropole et même aux autres territoires ultramarins. Selon toute vraisemblance, elle serait arrivée dans l’île il y a une petite quinzaine d’années. <em>« La légende urbaine raconte qu’en 2012 un homme aurait ramené des cannabinoïdes de synthèse à Mayotte en prétendant que c’était bon pour la santé. Sauf qu’étant donné la puissance du produit, c’est considéré comme une drogue dure, rien à voir avec le bangué par exemple ! »</em>, explique le chercheur en écotoxicologie.</p>
<figure id="attachment_42492" aria-describedby="caption-attachment-42492" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42492" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-300x164.png" alt="" width="300" height="164" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-300x164.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-1024x561.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-768x421.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-1536x841.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-150x82.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-696x381.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-1068x585.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52-1320x723.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.27.52.png 1548w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42492" class="wp-caption-text">Le consommateur de chimique est un adulte âgé entre 21 et 50 ans et davantage dans la tranche 28 &#8211; 38 ans.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Puis il y aurait eu, de 2012 à 2018, une phase d’expansion avec une consommation qui a explosé. <em>« C’est une situation nouvelle… pour la plupart ce sont des gens qui ont commencé jeunes et qui continuent de consommer aujourd’hui »</em>. Ainsi selon les données recueillies dans ce rapport, le consommateur-type est majoritairement un homme, « un résident à Mayotte classique » : un adulte âgé entre 21 et 50 ans et davantage dans la tranche 28 &#8211; 38 ans. Près de 65% des consommateurs seraient au chômage, 30% auraient le baccalauréat ou plus, et 40% vivraient dans des maisons « en dur » avec un support familial. <em>« Ils sont encadrés et entourés par leur famille qui est souvent au courant… Nous avons vu aussi des gens totalement insérés »</em>, raconte le maître de conférences.</p>
<figure id="attachment_42497" aria-describedby="caption-attachment-42497" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-42497 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-300x132.png" alt="" width="300" height="132" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-300x132.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-1024x450.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-768x338.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-1536x676.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-150x66.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-696x306.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-1068x470.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41-1320x581.png 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-11.28.41.png 1564w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42497" class="wp-caption-text">Près de 65% des consommateurs de « chimique » seraient au chômage selon le rapport.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Toujours selon ce rapport, environ 50% des usagers de la « chimique » en consomme de façon quotidienne ou un jour sur deux, et 68% d’entre eux ont déclaré avoir déjà eu des effets indésirables. Beaucoup ont conscience d’un impact négatif sur leur vie sociale et familiale. Par ailleurs, un tiers des consommateurs ont envie d’arrêter, un autre tiers a déjà arrêté puis repris, et un dernier tiers ne veut pas arrêter. Enfin 50% déclarent avoir la volonté de diminuer afin de limiter les risques pour leur santé et sont méfiants vis à vis des molécules présentes dans le produit.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un problème de santé publique</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">On le sait Mayotte manque cruellement de moyens en matière de santé publique et notamment de soignants et de psychologues. Ainsi dans l’étude qui a été menée entre septembre 2022 et septembre 2023, 75% des consommateurs n’étaient pas suivis <em>« mais c’est sans doute plus… »</em>, nous glisse-t-on. Et seulement 14% d’entre eux avaient un suivi médical et psychologique, alors que 60% ont déclaré ne pas vouloir être aidés. <em>« Le problème c’est que les consommateurs de chimique se sont ostracisés, ils se sont éloignés des services sanitaires. Il est ainsi impossible de savoir précisément ceux qui consomment chez eux et ceux qui consomment dans la rue »</em>.</p>
<figure id="attachment_10835" aria-describedby="caption-attachment-10835" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10835" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-1-1-1-1-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-1-1-1-1-300x199.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-1-1-1-1-768x509.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-1-1-1-1-150x99.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-1-1-1-1-696x461.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-1-1-1-1.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10835" class="wp-caption-text"><em>Le CHM est déjà débordé à gérer d’autres problèmes, les effectifs et les moyens sont saturés pour prendre en charge les consommateurs de « chimique ».</em></figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’écotoxicologue appréhende par ailleurs la circulation grandissante de stupéfiants sur notre territoire. <em>« Ça s’accélère… Notre crainte est que le crack ou des molécules type fentanyl viennent damer le pion à la « chimique », ce qui ouvrirait une nouvelle vague d&rsquo;adaptation, donc des risques d&rsquo;overdoses par méconnaissance, et qu&rsquo;une nouvelle catégorie de consommateurs émerge… c’est un véritable problème de santé publique ». </em>Le CHM est déjà débordé à gérer d’autres problèmes, les effectifs et les moyens sont saturés. Les forces de l’ordre sont démunies car il est quasi impossible de détecter la « chimique » : elle n’a pas d’odeur et est en faible quantité car c’est un produit très puissant<em>. « Songez que l’équivalent d’un dé à coudre peut vous durer plusieurs mois ! Les seuls outils dont nous disposons sont restreints… c’est surtout du travail social et de terrain pour avoir du renseignement humain. Il faudrait former des gens au CHM, des psy, couvrir l’ensemble du territoire et coordonner les effectifs »</em>, plaide le chercheur. <em>« Car ce sont les consommateurs et leur famille qu’il faut aider, ce sont eux qui sont à plaindre »</em>, poursuit-il.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A la fin du rapport plusieurs recommandations sont préconisées comme : Développer la prévention et informer les habitants de Mayotte ; Mettre en place une formation annuelle sur la consommation de stupéfiants à Mayotte pour les professionnels ; Construire un Partenariat (POPAM, CHM, Université de Mayotte, TREND/SINTES, OFDT, CEIP, SPF, etc.) ; Développer la recherche avec l’implantation d’un laboratoire d’analyses qualitatives et quantitatives au sein de la technopole de l’université de Mayotte ; ou encore Augmenter les saisies de produits en mettant à disposition de la douane, de la gendarmerie et de la prison du matériel de détection performant.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’existence de ce rapport a au moins le mérite de donner des pistes et d’identifier les bons acteurs au bon endroit et de proposer la mise en place d’un réseau de surveillance et de suivi.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">B.J.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/03/la-chimique-un-fleau-insidieux/">La « chimique » un fléau insidieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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