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	<title>Archives des Chido - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Chido - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 02:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[préfecture de Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réunis mercredi 9 septembre 2026, au siège de l’Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) à Mamoudzou, les principaux acteurs économiques et administratifs de Mayotte ont présenté une nouvelle charte destinée à mieux prévenir les difficultés des entreprises. Une mobilisation qui intervient alors que l’État entend renforcer la lutte contre l’économie informelle tout en sécurisant les salariés étrangers en situation régulière.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/">« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, l’État veut agir avant que les difficultés économiques ne deviennent irréversibles. Ce mercredi 9 septembre après-midi à Mamoudzou, le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, la directrice de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM), Florence Mar-Picart, et les principaux acteurs économiques et administratifs du territoire ont présenté la déclinaison locale de la « Charte de confiance pour renforcer l’anticipation, l’accompagnement et la prévention des difficultés des entreprises »<i>.</i></p>
<p style="text-align: justify;">Tous partagent un même constat. Malgré les dispositifs existants, les chefs d’entreprise sollicitent encore trop souvent de l’aide lorsque leurs difficultés sont déjà bien installées. L’objectif est désormais de repérer plus tôt les premiers signes de fragilité et d’aller au-devant des entreprises pour éviter que leur situation ne se dégrade durablement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Il faut trouver des solutions »</em> avant que les entreprises ne périssent</b></h2>
<figure id="attachment_23678" aria-describedby="caption-attachment-23678" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-23678" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-300x224.jpg" alt="Mayotte, toit, chido, destruction, dégâts, entreprises, " width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-300x224.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-768x574.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-485x360.jpg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido-696x520.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Ouvrier-toit-entreprise-chido.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23678" class="wp-caption-text">Après les difficultés provoquées par le cyclone Chido, l’État veut préserver les entreprises capables de créer de l’activité et d’employer durablement à Mayotte. Mathilde HANGARD / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le préfet, l’enjeu dépasse la seule question de l’accompagnement administratif et de l&rsquo;État au sens large. Il touche directement à la capacité de Mayotte à reconstruire son économie et à créer des emplois. <em>« On ne peut pas évoquer ces sujets de reconstruction si on n’a pas un territoire qui produit de la richesse et qui emploie nos jeunes Mahorais et Mahoraises »</em>, a rappelé Frédéric Poisot.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il que les entreprises puissent tenir dans la durée. Certaines disparaissent faute d’avoir identifié suffisamment tôt le bon interlocuteur ou le dispositif susceptible de les aider. <em>« Les chartes sont importantes si elles produisent des effets »</em>, a souligné le préfet. L’objectif, selon lui, est d’apporter des réponses aux entreprises qui, <em>« par gêne, par manque de savoir à quelle porte frapper, périssent ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces défaillances, le représentant de l’État rappelle qu’il y a des salariés et des familles. <em>« Au-delà d’une entreprise qui disparaît, ce sont des femmes et des hommes et des familles qui souffrent ». </em>Le problème est d’autant plus important à Mayotte que les petites structures disposent rarement du temps nécessaire pour naviguer ou comprendre le fonctionnement des différents dispositifs.<em> « Quand on a une petite entreprise avec quelques salariés, on n’a pas toujours la tête à aller sur les différentes plateformes numériques »</em>, observe encore Frédéric Poisot. Le préfet reconnaît d’ailleurs que les efforts déjà engagés ne suffisent pas. <em>« Tout le monde trouve qu’on développe déjà beaucoup d’actions. Mais est-ce que ça fonctionne ? Pas complètement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L’idée d’un guichet unique pourrait ainsi être étudiée. Mais le préfet veut éviter qu’un nouveau dispositif soit conçu sans partir des réalités du terrain. Les solutions, insiste-t-il, doivent d’abord répondre aux difficultés rencontrées quotidiennement par les chefs d’entreprises.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Aller vers les dirigeants plutôt que les attendre</b></h2>
<figure id="attachment_17594" aria-describedby="caption-attachment-17594" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-17594" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-300x225.jpg" alt="Mayotte, restaurant, la case Robinson, écnomie, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_3362-scaled-1-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-17594" class="wp-caption-text">Dans la restauration comme dans les autres secteurs, l’État veut distinguer l’emploi illégal de celui des travailleurs étrangers en situation régulière, dont le renouvellement des titres doit être mieux sécurisé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément le changement de méthode porté par la nouvelle charte. À l’origine de la démarche, un rapport remis en 2025 à la demande du Médiateur national du crédit avait mis en évidence une difficulté récurrente. Les dirigeants sollicitent souvent les dispositifs d’aide lorsqu’il est déjà trop tard. Pris dans l’urgence, les chefs d’entreprise consacrent l’essentiel de leur énergie à maintenir leur activité à flot et repoussent chaque jour les démarches qui pourraient pourtant permettre d’éviter une dégradation plus importante de leur situation.</p>
<p style="text-align: justify;">Florence Mar-Picart veut donc faire de la prévention un réflexe. <em>« Cette charte montre qu’on est tous mobilisés pour apporter une réponse coordonnée et proactive »</em>, explique la directrice de l’IEDOM. L’objectif est de mieux faire connaître les outils disponibles, mais aussi de rendre leur accès plus simple pour les dirigeants. Une <em>« boîte à outils du dirigeant »</em> permet notamment de retrouver les principaux dispositifs d’accompagnement. Des actions de formation ont également été menées auprès de chefs d’entreprise de l&rsquo;île, notamment pour les sensibiliser aux premiers signaux de fragilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le changement le plus important réside ailleurs. <em>« On n’attend pas que les entreprises viennent nous voir mais on prend contact avec elles (&#8230;) c&rsquo;est cela la nouveauté »</em>, insiste Florence Mar-Picart. La démarche entend ainsi s’appuyer sur les signaux faibles qui peuvent révéler une dégradation plus importante de la situation d’une entreprise. Retards dans les déclarations, impayés fiscaux ou sociaux, difficultés de trésorerie ou encore demandes d’aide peuvent ainsi, alerter les différents partenaires. L’objectif, explique-t-elle, est ainsi de faire circuler l’information, d’établir un diagnostic et d’orienter rapidement le dirigeant vers le bon interlocuteur entre tous les acteurs concernés par cette thématique. À terme, l’IEDOM et la Banque de France doivent également proposer un diagnostic financier gratuit aux TPE-PME éligibles afin de leur permettre de mieux mesurer leur situation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’État veut aussi s’attaquer au <em>« fléau »</em> de l’économie informelle</b></h2>
<figure id="attachment_58136" aria-describedby="caption-attachment-58136" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-scaled.jpeg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-58136" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-300x225.jpeg" alt="Mayotte, IEDOM, préfet de Mayotte, économie informelle, charte de confiance, entreprises, CCI," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-2048x1536.jpeg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/pref2-1320x990.jpeg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-58136" class="wp-caption-text">Le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, a notamment appelé à « être très offensif contre l’économie informelle », tout en défendant un meilleur accompagnement des entreprises et de leurs salariés sur l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette volonté de consolider le tissu économique légal intervient alors que l’État entend parallèlement renforcer la lutte contre l’économie informelle. Sur ce terrain, le préfet assume son cap. <em>« Il faut être très offensif contre l’économie informelle »</em>, affirme-t-il, décrivant celle-ci comme un <em>« fléau »</em> pour le département de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le phénomène ne touche pas uniquement les recettes fiscales ou les règles de concurrence. Dans un territoire où une grande partie de la population dispose de moyens financiers limités (82% de la population vivrait sous le seuil de pauvreté, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/19/a-mayotte-seuls-15-des-menages-vivent-dans-un-logement-entierement-equipe-revele-linsee/">d&rsquo;après les derniers chiffres de l&rsquo;Insee diffusés en juin 2026</a>), le recours à des activités ou à des commerces ne respectant pas les règles, en raison de faibles revenus, pourrait contribuer à entretenir un système économique parallèle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’État, cette économie informelle peut également favoriser les situations d’emploi irrégulier et, plus largement, contribuer aux mécanismes de l’immigration clandestine. <em>« On mène cela avec beaucoup de fermeté »</em>, assure Frédéric Poisot. Une fermeté qu’il estime nécessaire pour permettre aux entreprises qui respectent leurs obligations de trouver leur place dans le paysage économique de l&rsquo;île. Mais cette volonté de lutter contre l’irrégularité ne signifie pas, selon lui, qu’il faille compliquer la situation de ceux qui travaillent légalement à Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le préfet veut fluidifier le renouvellement des titres des travailleurs étrangers</b></h2>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que le préfet entend établir une distinction nette entre immigration irrégulière et emploi légal de travailleurs étrangers. À ceux qui sont entrés illégalement à Mayotte, le message de l’État reste sans ambiguïté : <em>« Ils n’ont qu’un avenir, c’est partir ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les étrangers en situation régulière et titulaires d’un titre de séjour leur permettant de travailler, l’enjeu est autre. <em>« Pour ceux qui ont un titre de séjour pour travailler à Mayotte, l’État se doit de pouvoir assurer le renouvellement en temps et en heure de leur titre, pour ne pas les mettre en difficulté, mais aussi et surtout les chefs d’entreprise qui sont inquiets car ils ont peur d’avoir un contrôle et ils ont raison »</em>, explique Frédéric Poisot.</p>
<p style="text-align: justify;">Le préfet reconnaît toutefois que l’administration fait face à <em>« une embolie ou une congestion du service car il y a énormément de demandes »</em>, une difficulté qui peut notamment toucher les petites entreprises, où <em>« il n’y a pas de suivi de ces titres ». </em>Pour répondre à cette situation, il défend, par l’intermédiaire des représentants des entreprises, la mise en place d’un « tunnel de discussions »  avec la direction des étrangers de la préfecture, afin que <em>« sur les situations les plus aiguës, on puisse traiter les titres en priorité et qu’on ne mette ni l’entreprise, ni la personne qui travaille dans la difficulté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une mobilisation collective qui devra faire ses preuves</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le volet financier, les services de l’État entendent également faciliter les démarches des entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie ou à des dettes. Olivier André, directeur général de la Direction régionale des Finances publiques (DRFIP), a notamment rappelé le rôle de la Commission des chefs des services financiers. Celle-ci permet de réunir plusieurs créanciers publics autour d’une entreprise et de rechercher un échéancier commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conseillers spécialisés peuvent également orienter les dirigeants vers les différents dispositifs existants et mobiliser les acteurs susceptibles d’apporter une réponse financière. La zone franche globale constitue, elle aussi, un levier de soutien à l’activité à travers des exonérations fiscales, sous réserve du respect des obligations déclaratives.<em> « On est dans l’accompagnement et le soutien plus que dans le contrôle »</em>, a résumé Olivier André.</p>
<p style="text-align: justify;">La méthode est donc posée. Détecter plus tôt, aller vers les entreprises, mieux coordonner les acteurs et sécuriser celles qui évoluent dans le cadre légal. Reste à démontrer que cette nouvelle organisation permettra effectivement d’éviter les défaillances plutôt que de simplement les accompagner lorsqu’elles sont déjà devenues inévitables. <em>« On a un impératif de réussite, on ne peut pas se tromper »</em>, conclut le préfet du département. <em>« Mais on n’a pas de baguette magique »</em>, reconnaît-il, <em>« sinon on ne serait pas là tous ensemble autour de cette table ».</em> Mais, à ses yeux, l’État et ses partenaires ont au moins un devoir, celui de <em>« trouver des solutions ». </em></p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/10/il-faut-etre-tres-offensif-contre-leconomie-informelle-letat-veut-assainir-leconomie-mahoraise-sans-fragiliser-les-entreprises/">« Il faut être très offensif contre l’économie informelle » : l’État veut assainir l’économie mahoraise sans fragiliser les entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/on-va-venir-a-cinquante-bateaux-et-bloquer-lile-les-prestataires-nautiques-de-mayotte-au-bord-de-lexplosion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 02:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près de deux ans après Chido, les prestataires nautiques de Mayotte travaillent toujours dans des conditions dangereuses et épuisantes. Pour rejoindre leurs bateaux, certains prennent le kayak. Pour charger leurs glacières, ils escaladent un mur. Pour nettoyer leurs embarcations, ils utilisent de l’eau de mer. Et pendant ce temps, sur le port de Mamoudzou, le tourisme prépare ses vitrines.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/on-va-venir-a-cinquante-bateaux-et-bloquer-lile-les-prestataires-nautiques-de-mayotte-au-bord-de-lexplosion/">« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il est environ 6h45 lorsque les prestataires nautiques arrivent au port de plaisance de Mamoudzou. Ils se retrouvent devant l&rsquo;établissement du camion blanc. Pas de ponton digne de ce nom pour les accueillir. Pas de parcours sécurisé pour rejoindre leurs embarcations. Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, le décor reste marqué par les dégâts et les installations provisoires. Leur quotidien, lui, ne l’est pas.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les prestataires commencent leur journée en kayak</b></h2>
<figure id="attachment_57960" aria-describedby="caption-attachment-57960" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57960" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2792-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57960" class="wp-caption-text">Chaque matin, les professionnels du milieu nautique descendent une digue écroulée à pieds pour rejoindre leurs embarcations à la nage ou en kayak. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Tôt le matin, au port de plaisance de Mamoudzou, rejoindre son bateau relève d’un véritable parcours d’obstacles. Pour les professionnels qui y travaillent, le décor est devenu difficilement tenable. <em>« Le matin, déjà quand on arrive au port, c’est l’asile. Il y a des fous, non mais sérieux, des gens qui hurlent, qui se baladent tout nus, et nous on doit traverser cette zone et commencer la journée dans une galère logistique »</em>, lâche Max, de Mayotte Découverte.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin-là, son bateau est amarré sur un corps-mort, au large du port. Pour y accéder, pas de ponton. Il faut s’aventurer sur une passerelle en béton ravagée par le cyclone. Le grillage est tordu, les ferrailles dépassent, des morceaux de béton menacent encore de tomber. Au sol, du verre, des écailles de poisson, des déchets. Par endroits, l’odeur d’urine et d’excréments de chats prend le dessus. Difficile d’imaginer ici un accès destiné à des professionnels de la mer, encore moins à des touristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout de ce qui ressemble davantage à une digue en miettes qu’à un accès au port, trois kayaks sont attachés par des chaînes. Certains sont particulièrement endommagés. C’est avec l’un d’eux que Max doit gagner son bateau. Faute d’accès praticable, il n’a pas vraiment d’autre choix que de pagayer.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il pouvoir garder son kayak. Le vol est devenu une autre composante du métier.<em> « C’est le 6ème kayak qu’on se fait voler, donc on les attache, mais parfois les jeunes coupent même les chaînes (…) On se fait dépouiller (…) Un bateau a déjà été volé, on l’a retrouvé à Nosy Be, à Madagascar ». </em></p>
<figure id="attachment_57961" aria-describedby="caption-attachment-57961" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57961" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2796-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57961" class="wp-caption-text">Deux skippers s&rsquo;élancent en kayak dans la baie de Mamoudzou pour rejoindre leurs navires respectifs. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour mettre son kayak à l’eau, Max doit franchir ce qui reste de la passerelle détruite par le cyclone. Il descend les blocs de béton pieds nus, les vagues venant frapper à quelques centimètres de ses pieds. Il manque de tomber. <em>« C’est un peu l’enfer ». </em>Mais ce matin-là, la mer est levée. La houle rend la descente du kayak particulièrement périlleuse. Impossible pour Max de gagner seul son bateau. À la sortie de la digue, un autre prestataire propose finalement de venir le chercher.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre les blocs de béton et les pierres au ras de l&rsquo;eau, la manœuvre est millimétrée.<em> « Attention, vas-y avance… c’est bon, stop »</em>, lance Max. <em>« Vas-y, saute »</em>, lui répond son ami. Quelques secondes plus tard, Max est à bord. Direction son navire. Mais à peine arrivé, un autre problème l’attend. Le bateau porte lui aussi les traces d’un quotidien devenu difficile à contrôler. <em>« Le bateau est dégueulasse ce matin. Tous les jours, des gamins montent dessus, on se fait tout dépouiller, les trousses de secours, les cordes, les bâches, c’est n’importe quoi ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Depuis Chido, le port de Mamoudzou est à l’abandon<span class="Apple-converted-space"> </span></b></h2>
<figure id="attachment_57962" aria-describedby="caption-attachment-57962" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57962" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2799-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57962" class="wp-caption-text">Des morceaux de ponton éparpillés dans le port de plaisance de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le port de plaisance de Mamoudzou, les stigmates du cyclone Chido restent particulièrement visibles. Des morceaux de ponton sont disséminés dans le lagon, des épaves sont encore visibles, des blocs de béton cassés gisent sur le bord, des déchets en tout genre et des objets coupants entourent cet ancien lieu. Un semblant de ponton, proche de l&rsquo;Office de tourisme, permet désormais d’embarquer et de débarquer ponctuellement les clients mais les professionnels ne peuvent pas y stationner durablement leurs bateaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On n’a pas le droit et c’est trop dangereux car c’est un petit ponton, pas solide, au moindre coup de vent, c’est terminé, nos bateaux seraient abîmés. Donc on les attache à des corps morts mais c’est l’enfer tous les jours les manœuvres ». </em></p>
<figure id="attachment_57964" aria-describedby="caption-attachment-57964" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57964" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2802-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57964" class="wp-caption-text">Une épave gisant dans le lagon dans la baie de Mamoudzou. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Du côté des prestataires, une  histoire circule. L’entreprise chargée des travaux serait prête à intervenir et attendrait simplement le bon de commande. « <i>Aux manettes, il y a le Département-Région et rien ne se passe (&#8230;) on a eu une réunion avec le Département il y a trois mois et depuis rien, on nous balade »,</i> affirment les professionnels nautiques. Impossible, pour eux, de savoir pourquoi. Ce qu’ils constatent, en revanche, c’est que le temps passe, que leur activité, elle, continue, et que la situation du port de plaisance s’enlise sans perspective favorable.</p>
<p style="text-align: justify;">Les équipements les plus élémentaires font eux aussi défaut. Un taquet aurait été cassé après avoir été percuté par une barge et, selon les professionnels du nautisme, n’aurait toujours pas été réparé plusieurs semaines plus tard.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>En Petite-Terre, l&rsquo;épreuve du plein </strong></h2>
<figure id="attachment_57966" aria-describedby="caption-attachment-57966" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57966" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2805-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57966" class="wp-caption-text">Ce ponton, situé à Dzaoudzi, réservé aux autorités maritimes et interdit d’accès aux prestataires nautiques, aurait été façonné à l&rsquo;aide d&rsquo;anciens morceaux du port de plaisance de Mamoudzou, d&rsquo;après les professionnels de la mer. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et alors qu’à terre, les infrastructures manquent cruellement, la journée en mer de Max ne fait que commencer. Il met le cap sur Petite-Terre pour prendre du carburant et récupérer des clients, avant de revenir vers Grande-Terre pour compléter son embarcation. À chaque traversée, il faut jongler avec les horaires, les clients, la météo, les marées et l’état des accès. Depuis le passage du cyclone, chaque journée commence et se termine par les mêmes bricolages, les mêmes manœuvres et les mêmes risques.</p>
<p style="text-align: justify;">À Dzaoudzi, l’absence d’un accès adapté pour le ravitaillement en carburant oblige les professionnels à positionner leur bateau contre un long mur très haut pour faire le plein, avec parfois de longues heures d’attente. <em>« On peut attendre très longtemps pour faire le plein. Le soir, quand tu rentres de ta journée en mer et que tu as deux intercepteurs qui ont mille litres à faire, t’en peux plus ». </em>La marée complique encore les opérations : <em>« En dessous de 1m20, tu peux pas faire le plein ». </em><i></i></p>
<figure id="attachment_57968" aria-describedby="caption-attachment-57968" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57968" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2807.jpg 1984w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57968" class="wp-caption-text">Une gâchette de carburant pendue pour le ravitaillement d&rsquo;un bateau. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Même le nettoyage des embarcations relève du système D : faute d’accès à l’eau douce, les prestataires utilisent de l’eau de mer, à coups de seaux.<em> « C’est juste pas correct, on n’a pas d’accès à de l’eau douce, donc pour nettoyer le bateau, on est obligés d’utiliser de l’eau de mer »</em>, explique le marin, en lançant des seaux d’eau sur son embarcation. Et la fatigue finit par peser : <em>« </em><i>Le soir, on n’en peut plus avec le kayak. S’il fait chaud, t’es en plein cagnard sur le kayak, t’es épuisé, et quand il y a une pluie battante, non c’est plus possible ». </i>Puis vient le constat, presque résigné : <em>« C’est pas satisfaisant, ni pour nous, ni pour les clients ». </em><i></i></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>À Dzaoudzi, charger une glacière suppose d’escalader un mur</b><b></b></h2>
<figure id="attachment_57971" aria-describedby="caption-attachment-57971" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57971" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2822-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57971" class="wp-caption-text">Max escalade un mur à Dzaoudzi pour récupérer les glacières de restauration avant d&rsquo;accueillir ses clients. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Vers 7h20, Max rejoint l’école de voile de Dzaoudzi, l&rsquo;ACHM. D’autres professionnels sont déjà là. Pour récupérer les glacières contenant nourriture et boissons, les bateaux doivent s’amarrer le long du fameux mur. Les amarres sont tendues. Le mur est haut. Sa surface est couverte de coquilles d’huîtres. Il faut grimper sur plusieurs mètres. Puis redescendre avec les glacières livrées par un autre prestataire.</p>
<p style="text-align: justify;">Une scène qui pourrait presque sembler irréelle si elle ne représentait pas une partie du quotidien des professionnels. <em>« C’est juste super dangereux, un marin s’est ouvert le tibia comme cela, un autre s’est blessé en tombant c’est l’enfer ». </em>Max plaisante sur ses capacités d’escalade.<em> « Je suis un chimpanzé »</em>, lâche-t-il en substance.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais derrière l&rsquo;humour, les blessures sont bien réelles. En contrebas, la petite zone d&rsquo;accostage concentre du verre, des morceaux de métal, des déchets et des objets coupants. Pour des professionnels qui doivent embarquer des touristes plusieurs fois par jour, la situation paraît difficilement tenable. <em>« Beaucoup de marins ont été blessés, un s&rsquo;est ouvert le tibia, l&rsquo;autre est tombé, bref c&rsquo;est n&rsquo;importe quoi »</em>, commente un autre prestataire nautique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>À l’arrivée des touristes, la carte postale efface l’envers du décor</strong></h2>
<figure id="attachment_57975" aria-describedby="caption-attachment-57975" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57975 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2832-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57975" class="wp-caption-text">Sur un étroit et glissant ponton, des premiers clients en Petite-Terre embarquent pour une sortie en mer. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un peu avant 7h45, les premiers clients petits-terriens arrivent. Nouvelle manœuvre. Il faut les faire monter à bord sans glisser. <em>« Attention, tenez-vous à moi ! »</em>, lance un prestataire. <em>« La manœuvre pour faire monter les gens est dangereuse, le ponton glisse avec la vase »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, le ton change. <em>« Bonjour, bienvenue à bord ».  </em>Pour les clients, la journée commence. Le lagon apparaît. Les dauphins, les tortues, les paysages, les eaux turquoise. Mayotte vend alors exactement ce qu&rsquo;elle a de plus précieux : son environnement marin. Max espère leur faire découvrir des pépanocéphales ce matin. La mer s&rsquo;offre soudainement à perte de vue, et le contraste est particulièrement brutal.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière cette carte postale, il y a encore la rude logistique du matin, les blocs de béton, les vols, le mur à escalader, les glacières à porter, l&rsquo;eau de mer pour nettoyer et les manœuvres dangereuses. <em>« Faut pas penser à ce soir, refaire tout ça dans le sens inverse, car sinon tu fais plus ce métier, on le fait encore car c&rsquo;est un métier passion, mais c&rsquo;est chaud ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Bientôt deux ans de promesses et toujours pas de ponton </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Ce ras-le-bol ne date pas d’hier. En juin dernier, les opérateurs nautiques avaient même envisagé de perturber temporairement la circulation entre Grande-Terre et Petite-Terre pour réclamer des infrastructures adaptées. Leur demande reste la même. Pouvoir travailler, embarquer et débarquer leurs clients dans des conditions dignes et sécurisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des mois, les professionnels disent avoir entendu les mêmes engagements, comme sécuriser l’embarquement des passagers, lutter contre les vols et les dégradations, et surtout reconstruire à Mamoudzou un véritable ponton, comme celui d&rsquo;avant, détruit par Chido. Mais sur le terrain, ils disent surtout avoir été écoutés sans être vraiment compris. Et l’attente mêlée à un silence, nourrit désormais un profond sentiment d’abandon. <em>« On a le sentiment d’avoir été menés en bateau, sans mauvais jeu de mots, et abandonnés complètement ». </em><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Les professionnels affirment par ailleurs que certains éléments de l’ancien ponton de Mamoudzou auraient été déplacés vers Petite-Terre et seraient désormais utilisés notamment par les forces de l’ordre ou pour d’autres besoins privés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Les trois-quarts des pilotes sont en burn-out »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_57977" aria-describedby="caption-attachment-57977" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57977" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2816-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57977" class="wp-caption-text">Certains prestataires envisagent un nouveau blocage pour protester contre une situation figée depuis deux ans. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À force de composer chaque jour avec ces conditions, l’épuisement gagne les professionnels. <em>« Les trois-quarts des pilotes sont en burn-out car les conditions sont super difficiles »</em>, témoigne l’un d’eux.</p>
<p style="text-align: justify;">La journée commence à 7h45 avec les premiers clients jusqu&rsquo;à 16h, mais une fois les sorties en mer terminées, la journée est loin d’être finie pour ces professionnels. Il faut nettoyer le bateau, restituer les glacières, escalader le mur, faire le plein, revenir au port, amarrer le bateau, puis revenir par ses propres moyens sur la terre ferme.<em> « C&rsquo;est épuisant ».  </em><i></i></p>
<p style="text-align: justify;">Entre-temps, les pilotes assurent bien plus que la navigation. Ils recherchent et observent les mammifères marins, sensibilisent les visiteurs, assurent les embarquements et débarquements, servent les repas et transportent les glacières jusqu’aux îlots. Le tout sous le soleil et la chaleur, avec des opérations qui deviennent parfois ubuesques. « <i>On est des marins, donc on est exposés au soleil, à la chaleur, et quand tu prends des dizaines de seaux d’eau de mer pour nettoyer le bateau car pas d’eau douce, que tu rentres en kayak pour atteindre la digue et laisser ton bateau, que ton kayak est plein d’appâts ou de pisse, que tu manques de tomber en rentrant sur une digue pleine de vase, cassée, avec des objets coupants, c&rsquo;est un sketch, on est morts le soir franchement »</i>, raconte encore l&rsquo;un d&rsquo;eux. <i></i></p>
<figure id="attachment_57978" aria-describedby="caption-attachment-57978" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57978" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-300x200.jpg" alt="Mayotte, prestataire nautique, port de plaisance, port," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/09/IMG_2811-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57978" class="wp-caption-text">À Dzaoudzi, l’ancien ponton, déjà présent avant le passage de Chido, est aujourd’hui laissé à l’abandon, au milieu d’une baie qui reste jonchée d’épaves et de déchets en tout genre. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et pendant que ces professionnels tentent tant bien que mal de poursuivre leur activité, les chapiteaux du tourisme commencent à s’installer à quelques mètres de là.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Salon du Tourisme et des Loisirs de Mayotte doit se tenir les 11, 12 et 13 septembre prochains, place de la République à Mamoudzou. Présenté par l’AaDTM comme un rendez-vous destiné à valoriser les richesses touristiques de l’île, il met cette année l’accent sur le bien-être, la nature et la redécouverte du territoire. Le montage a commencé dès le 7 septembre. Des dizaines d&rsquo;exposants sont annoncés et, sur le papier, tout y est. L&rsquo;île, ses loisirs, son lagon, ses sorties nature et ses établissements hôteliers.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à quelques mètres de cette vitrine touristique, ceux qui tiennent à bout de bras cette attractivité économique, pourtant défendue par le Département-Région de Mayotte et la Ville de Mamoudzou, continuent d’escalader des murs, de s’amarrer avec des moyens de fortune et de nettoyer leurs bateaux à l’eau de mer, dans un décor ravagé au point mort depuis deux ans.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un prochain blocage du port de plaisance en préparation </strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><i></i>Cette fois, la menace des professionnels de la mer est clairement formulée.<em> « Bientôt on va être obligés de montrer les crocs de plus en plus fort. À un moment on va venir jusqu’à cinquante bateaux et on va bloquer l’île »</em>, affirme un prestataire. Ces marins assurent vouloir rester soudés. Leur colère dépasse désormais la seule question du port. Elle concerne leur sécurité, celle de leurs clients et, plus largement, l’image d’une île qui veut faire du tourisme un moteur de son économie. <em>« C’est pour le bien de Mayotte, on essaie d’être soudés et unis. Comment une île aussi belle et son lagon peut être encore comme ça deux ans après Chido, c’est pas possible ? »</em>, commente un marin abasourdi. <i></i></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je ne comprends pas, vraiment, comment c&rsquo;est possible de laisser ça à l&rsquo;abandon, à Mayotte, alors que cette île est entourée d&rsquo;eau, le lagon c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;elle a quoi, j&rsquo;hallucine », </em>surenréchit une dame de passage venue déposer sa fille pour une sortie bateau. Le lagon, lui, est toujours là. Les dauphins, les tortues et la barrière de corail aussi. Reste à savoir combien de temps ceux qui les font découvrir accepteront encore de tenir.  Car cette fois, les professionnels le préviennent. Le prochain rendez-vous ne se jouera pas autour d’une table, mais sur l’eau.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/08/on-va-venir-a-cinquante-bateaux-et-bloquer-lile-les-prestataires-nautiques-de-mayotte-au-bord-de-lexplosion/">« On va venir à cinquante bateaux et bloquer l’île » : les prestataires nautiques de Mayotte au bord de l’explosion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mamoudzou, la guerre contre les voitures est lancée</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/a-mamoudzou-la-guerre-contre-les-voitures-est-lancee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 02:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Association des maires de Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[CADEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Caribus]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Communauté d'agglomération Dembeni-Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[M'Safara]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsapéré]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57493</guid>

					<description><![CDATA[<p>La formule est presque une injonction, mais aussi un aveu : les collectivités publiques ne pourront pas, seules, résoudre le problème des déplacements sur le 101ème département français. À Mamoudzou, alors que le chantier du Caribus commence à transformer les routes, les élus demandent aux habitants de changer leurs habitudes. Un mal pour bien, espèrent les élus, pour espérer une ville différente demain.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/a-mamoudzou-la-guerre-contre-les-voitures-est-lancee/">À Mamoudzou, la guerre contre les voitures est lancée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À la mairie annexe de M’tsapéré, lundi 31 août, les routes ont occupé une bonne partie des échanges. Autour de la table : l’Association des maires de Mayotte (AMM), la CADEMA et la Ville de Mamoudzou. Les élus ont aussi évoqué la reconstruction après le cyclone Chido, les déchets, le recensement, l’éducation, les financements et les grands projets du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière cette succession de dossiers, une même ligne de fracture : comment transformer les habitudes d’une population déjà confrontée à de nombreuses difficultés quotidiennes ? Concernant les routes, la réponse politique est ferme : elle passe par une réduction assumée de la place de la voiture.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le Caribus, ou le passage obligé de l’inconfort</b></h2>
<figure id="attachment_57555" aria-describedby="caption-attachment-57555" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57555" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mamoudzou, Mtsapéré, Caribus, bus, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2701-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57555" class="wp-caption-text">Des usagers attendent un bus sous un préau Caribus, lundi 31 août à M’tsapéré. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, pour beaucoup d&rsquo;habitants, la voiture est une nécessité. Mais les élus veulent désormais en limiter l’usage lorsque d’autres solutions de transport existent. Bus, covoiturage, scooter, vélo, marche ou télétravail, toutes ces alternatives sont répétées tout au long de la conférence de presse. La transformation du réseau de transport doit aussi passer par celle des comportements. Mais le paradoxe est visible. Cette nouvelle politique des mobilités a débuté alors même que les travaux rendent les déplacements plus difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, les premiers aménagements de la phase 1 Sud, entre le centre commercial Baobab et Passamaïnty, ainsi que ceux de la phase 1 Nord de la ville, rue Martin Luther King, ont été livrés. La phase 2 Sud doit prolonger le chantier entre le rond-point du centre commercial Baobab et celui de la Pointe Mahabou. Au Nord, les travaux ont commencé le 30 juillet. À Kawéni, une partie de la RN1 est désormais à sens unique afin de permettre l’avancée du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sur les routes, les automobilistes subissent la première conséquence du futur réseau : des embouteillages tentaculaires.  À terme, le Caribus doit pourtant permettre de réduire la place de la voiture individuelle au profit des transports collectifs, avec notamment des voies réservées aux bus et des aménagements destinés aux piétons et aux cyclistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour Ambdilwahedou Soumaïla, maire de Mamoudzou et président de la CADEMA, le chantier ne pourra produire ses effets sans une évolution des usages. <em>« La solution c’est que chacun fasse un effort individuellement (&#8230;) on gagne tous de l&rsquo;argent, on a tous envie d&rsquo;avoir un dernier modèle de voiture, parfois même dans une seule famille, il y a plusieurs voitures, mais il faut diminuer la voiture quand cela est possible, en faisant du co-voiturage, en prenant un scooter, un vélo, ou en faisant du télétravail pour toutes les professions qui peuvent le faire, on n&rsquo;a pas le choix sinon on n&rsquo;y arrivera jamais »</em>, explique-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le retour de la circulation alternée ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour réduire la pression sur les axes les plus chargés, un dispositif de circulation alternée pourrait être mis en place dans les prochains jours. Le principe d’une alternance selon le numéro pair ou impair des plaques d’immatriculation doit être défini avec le préfet de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif devra toutefois tenir compte des véhicules prioritaires, notamment les ambulances et les secours.<em> « On aura tous à y gagner »</em>, assure le maire. Une promesse qui suppose, dans l’immédiat, d’accepter davantage de contraintes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Pourquoi tu viens jusqu’aux Hauts-Vallons ? » </b></em></h2>
<figure id="attachment_57553" aria-describedby="caption-attachment-57553" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57553" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-300x200.jpg" alt="Mayotte, habitant, marche, marcher, Mtsapéré," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2717-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57553" class="wp-caption-text">Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, encourage les habitants à privilégier la marche lorsque cela est possible, dans le cadre de la politique de réduction de l’usage de la voiture. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le maire a également été interpellé sur la possibilité de remettre en place le parking situé aux Hauts-Vallons, près de la station Mayotte la 1ère. Sa réponse résume à elle seule la nouvelle doctrine défendue par la municipalité. <em>« Mais c&rsquo;est justement cela le problème, pourquoi tu viens jusqu’aux Hauts-Vallons, alors que maintenant c&rsquo;est possible de venir avec le bus M&rsquo;safara ? ».  </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis il insiste : <em>« On ne fera rien sur le territoire si jamais les gens raisonnent pour eux-mêmes, c’est impossible ». </em>Le raisonnement est assumé : il ne s’agit plus seulement de construire des infrastructures, mais d’inciter les habitants à abandonner certains réflexes.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les deux-roues face à un trafic chaotique </b></h2>
<figure id="attachment_57559" aria-describedby="caption-attachment-57559" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57559 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mamoudzou, Mtsapéré, scooter, circulation, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2703-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57559" class="wp-caption-text">Un scootériste croise un automobiliste à un carrefour accidentogène de Mtsapéré, lundi 31 août. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette transformation soulève aussi la question de la sécurité. Scooters et vélos occupent une place croissante sur les routes, dans un trafic où les accidents sont fréquents. Les forces de l’ordre seront notamment chargées de veiller au respect du code de la route et de sanctionner les comportements dangereux, notamment les dépassements à vive allure de deux-roues.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire demande surtout aux habitants de tenir dans la durée. <em>« Le chantier va durer 3 ans, les situations doivent être collectives, partagées, quand dans trois ans vous pourrez faire Passamaïnty Hauts Vallons, tout cela vous l’oublierez »</em>, explique-t-il. Trois ans, c’est long pour un automobiliste coincé chaque matin. Mais c’est aussi le délai que les élus mettent en regard de plusieurs décennies de retard en matière d’aménagement.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un comité d&rsquo;experts pour penser le Mayotte dans vingt ans </strong></h2>
<figure id="attachment_57556" aria-describedby="caption-attachment-57556" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57556" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-300x200.jpg" alt="Mayotte, mairie, habitants, rendez-vous, Mamoudzou, Mtsapéré, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2696-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57556" class="wp-caption-text">Un habitant de la commune en rendez-vous à la mairie annexe de M’tsapéré, ce lundi 31 août. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des difficultés de tous les jours, les élus veulent aussi inscrire leurs actions dans le temps long, tout en maintenant un dialogue direct avec les habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, les permanences du maire et des élus reprennent dans les villages,<em> « sans rendez-vous »</em>, insiste l&rsquo;air enjoué Ambdilwahedou Soumaïla. Les prochaines auront lieu le 11 septembre à Passamaïnty, le 18 septembre à Kawéni et le 25 septembre à M’tsapéré. Un premier<em> live</em> entre le maire et les habitants est également prévu le 18 septembre prochain. <em>« Rendre compte de nos actions, ça c’est vraiment important (…) surtout dans les moments difficiles, il y en a plein »</em>, dit-il.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’échelle de Mayotte, les maires veulent surtout prolonger cette démarche par une réflexion sur l’avenir du territoire. Le Congrès des élus doit se tenir au mois de mars 2027, parallèlement aux 50 ans des communes. L’Association des maires souhaite en faire un rendez-vous annuel organisé à tour de rôle par une intercommunalité, avec pour cette première édition deux thèmes : l’intelligence artificielle dans les collectivités et la gouvernance des enjeux du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le maire de Bandraboua, Abdou-Lihariti Antoissi, l&rsquo;association doit devenir davantage qu’un lieu de représentation et permettre aux élus de proposer, d’amender et de construire des réponses communes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire de Mamoudzou cite le département de La Réunion en exemple. <em>« Quand on va à La Réunion, on se dit que tout est super mais c’est juste une autre organisation »</em>, se défend-t-il, en évoquant notamment la Nouvelle Route du Littoral. <em>« Cela ne date pas d’hier donc nous chez nous il faut qu’on pose les bases de la construction de Mayotte pour les dizaines d’années à venir »</em>, ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Un comité d’experts, réunissant notamment sociologues, spécialistes de l’environnement et anciens élus, doit accompagner cette réflexion. <em>« Tous ces enjeux là il faut que nous les partagions</em>« , insiste le maire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Face au Premier ministre :<em> « Chiche, on prend » </em></b></h2>
<figure id="attachment_57565" aria-describedby="caption-attachment-57565" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57565" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-300x200.jpg" alt="Mayotte, maire de Mamoudzou, maire de Dembéni, maire de Bandraboua, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2689-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57565" class="wp-caption-text">Le maire de Bandraboua a estimé que le contexte politique de la visite du Premier ministre importait peu, l’essentiel étant selon lui d’obtenir des engagements sur des financements pour les collectivités de l&rsquo;île. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lors de la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu, les 26 et 27 août derniers, les maires et présidents d’EPCI ont présenté leurs demandes : accélération du versement des subventions post-Chido, préfinancement des nouveaux projets à hauteur de 80 %, maintien des emplois aidés et réexamen du recensement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pour nous c’est très clair, que le ministre profite de l’approche des élections présidentielles pour dire qu&rsquo;il va accélérer les crédits, nous on dit chiche, on prend »</em>, résume le maire de Bandraboua.</p>
<p style="text-align: justify;">La participation des maires à la rencontre avait pourtant fait débat, alors qu&rsquo;une partie de la population et de la classe politique avait dénoncé une visite officielle <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/28/a-mayotte-derriere-la-visite-du-gouvernement-les-realites-que-lon-ne-voulait-pas-voir/">vide de sens</a> pour le territoire. <em>« On avait le choix de la chaise vide mais j’ai estimé que ce n’était pas de notre responsabilité »</em>, explique Ambdilwahedou Soumaïla.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste à voir les annonces se traduire en versements. Ce lundi 31 août, la Ville de Mamoudzou a déposé 26 millions d’euros sur la plateforme Chido. L’État en a instruit 11 millions. Mais, selon le maire, seuls 3,4 millions sont pour l’heure effectivement disponibles sur le compte du trésorier municipal. <em>« Si on avait 11 millions, on aurait déjà payé les entreprises »</em>, affirme-t-il. <em>« Le bouton qui fait le virement prend beaucoup trop de temps, c’est ce qu’on a dit au Premier ministre ». </em>La Ville veut pouvoir avancer <em>« d’ici au 31 décembre 2026 ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Chido : deux ans après, où en est la reconstruction ?</b></h2>
<figure id="attachment_57566" aria-describedby="caption-attachment-57566" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57566" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mtsapéré, vue, quartier, Mamoudzou, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2727-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57566" class="wp-caption-text">Vue de M’tsapéré, lundi 31 août 2026, près de deux ans après le passage du cyclone Chido à Mayotte. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, le 14 décembre prochain, Mamoudzou commémorera le deuxième anniversaire du cyclone Chido, survenu en 2024. La Ville veut ainsi en profiter pour dresser un bilan de la reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">À ce sujet, la réhabilitation des maisons des jeunes et de la culture de Vahibé, Tsoundzou 2, M’tsapéré et Kawéni est annoncée à 90 %. L’Hôtel de ville atteint 60 %, les bâtiments du CCAS 30 % et le siège de la police municipale 35 %. L’éclairage public fait également l’objet d’un plan de remise en état, dont les premières phases sont annoncées comme<em> « achevées ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Recensement : les maires demandent des comptes à l’Insee</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Sur le recensement, les élus ne comptent pas en rester là. L’Insee fixe la population de Mayotte à 323.153 habitants au 1er janvier 2026, contre 256.518 en 2017. L’Association des maires de Mayotte conteste ce chiffre et demande un réexamen des données du département et de ses 17 communes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élus invoquent notamment des écarts avec l’état civil et mettent en cause plusieurs conditions de collecte : cartographie insuffisamment actualisée, période de collecte jugée trop courte, refus de participer à cette étude dans le contexte des opérations de décasage ou logements occupés classés comme vacants.</p>
<p style="text-align: justify;">L’AMM demande davantage de transparence sur les méthodes de recensement et, si nécessaire, une révision des chiffres.<em> « On ne voulait pas d’un débat stérile, l’Insee est une organisation scientifique »</em>, rappelle néanmoins le maire de Bandraboua.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Sur les déchets, la CADEMA veut tourner la page de Chido</b></h2>
<figure id="attachment_57554" aria-describedby="caption-attachment-57554" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57554" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-300x200.jpg" alt="Mayotte, Mtsapéré, déchets, CADEMA, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1280x854.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/IMG_2705.jpg 1984w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57554" class="wp-caption-text">Des jeunes filles passent à côté poubelles et de déchets, le long de l&rsquo;avenue Abdallah Houmadi, à Mtsapéré, ce lundi 31 août. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis le cyclone Chido, la CADEMA tente de rétablir un niveau de collecte normal. Plus de 4.000 bacs individuels et plus de 300 bacs collectifs ont été déployés après la destruction ou la dégradation d’une partie du parc.</p>
<p style="text-align: justify;">Les zones de stockage temporaire de M’tsapéré et Hajangoua doivent être libérées d’ici à fin septembre 2026. L’État doit ensuite assurer leur dépollution. Les 20 et 21 novembre prochains, des réunions publiques porteront sur la collecte, les dépôts sauvages et la propreté. L&rsquo;opération <em>« Novembre Vert »</em> vise également à multiplier les opérations de nettoyage et de sensibilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres sujets ont été évoqués en fin de matinée, du Campus connecté aux coopérations entre communes. Mais tous racontent finalement la même chose : Mayotte veut rattraper un retard immense. Encore faut-il que les infrastructures suivent, que les habitants puissent changer leurs habitudes et que les pouvoirs publics soient au rendez-vous.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/09/01/a-mamoudzou-la-guerre-contre-les-voitures-est-lancee/">À Mamoudzou, la guerre contre les voitures est lancée</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>🔴 DIRECT — Sébastien Lecornu à Mayotte : suivez sa visite ce jeudi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/27/%f0%9f%94%b4-direct-sebastien-lecornu-a-mayotte-suivez-sa-visite-ce-jeudi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 05:55:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Matignon]]></category>
		<category><![CDATA[Premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
		<category><![CDATA[Visite Officelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit ce jeudi sa visite à Mayotte, au lendemain d’une première journée marquée par les questions de sécurité, de lutte contre l’immigration clandestine et plusieurs séquences protocolaires. Suivez en direct les temps forts de ce deuxième jour de déplacement.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/27/%f0%9f%94%b4-direct-sebastien-lecornu-a-mayotte-suivez-sa-visite-ce-jeudi/">🔴 DIRECT — Sébastien Lecornu à Mayotte : suivez sa visite ce jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #999999;"><em>Le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit ce jeudi sa visite à Mayotte, au lendemain d’une première journée marquée par les questions de sécurité, de lutte contre l’immigration clandestine et plusieurs séquences protocolaires. Suivez en direct les temps forts de ce deuxième jour de déplacement.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>10h49 &#8211; Arrivée des ministres au gymnase de Kaweni</strong></p>
<figure id="attachment_57306" aria-describedby="caption-attachment-57306" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57306" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/5477b564-8074-4ffd-afc5-49dc74bd09dd.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57306" class="wp-caption-text">Présentation de l&rsquo;opération de renouvellement urbain de Kawéni par le maire de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le Premier ministre Sébastien Lecornu est à Kaweni, accompagné des ministres Édouard Geffray (Éducation nationale), Naïma Moutchou (Outre-mer), Stéphanie Rist (Santé) et de  Monique Barbut (Écologie).</p>
<p style="text-align: justify;">Ils ont ensuite entamé une déambulation avec le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, pour découvrir le projet de renouvellement urbain de Kawéni.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>10h30 &#8211; Laurent Nuñez et les policiers </strong></p>
<p>Le ministre de l&rsquo;intérieur a rencontré et échangé avec les forces de police à Mamoudzou.</p>
<p><strong>9h00 &#8211; En direct du Centre Hospitalier de Mayotte </strong></p>
<figure id="attachment_57304" aria-describedby="caption-attachment-57304" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57304" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-27-09-28-52.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57304" class="wp-caption-text">Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l&rsquo;Autonomie et des Personnes handicapées, aux côtés d&rsquo;Estelle Youssoufa, députée mahoraise et du directeur du CHM, Jean-Michel Beaumarchais.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La ministre de la Santé Stéphanie Rist et le directeur de l’Agence Régionale de Santé Mayotte (ARS) ont présenté le dispositif prévu face au risque Ebola.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les échanges se sont ensuite poursuivis autour du projet de nouvel hôpital à Combani et de la restructuration du CHM à Mamoudzou.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des échanges sur ces futurs chantiers, les députées mahoraises Estelle Youssouffa et Anchya Bamana ont soulevé la question du logement des professionnels de santé, absent des projets présentés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>8h00 &#8211; Arrivée au lycée Bamana du ministre de l&rsquo;éducation nationale </strong></p>
<figure id="attachment_57300" aria-describedby="caption-attachment-57300" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57300" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854-1320x990.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/4318a054-96ff-431b-9b45-bb7ce3b94854.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57300" class="wp-caption-text">Edouard Geffray, ministre de l&rsquo;éducation nationale, Valérie Debuchy, rectrice de l&rsquo;académie de Mayotte et Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><span class="" data-sfc-cp="" data-sfc-root="ep" data-sfc-inited="2">Édouard Geffray, </span>ministre de l&rsquo;éducation nationale est arrivé au lycée Bamana, accompagné de la ministre des Outre-mer, de la ministre de la Santé rejoins par la rectrice de l&rsquo;académie de Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Très à l&rsquo;écoute, il a échangé avec des élèves de classes préparatoires scientifiques ainsi qu’avec des élèves de terminale. Au programme des discussions : la rentrée scolaire, le déroulement des cours, les emplois du temps, mais aussi leurs projets d’avenir, entre poursuite d’études et choix de métier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre s’est aussi intéressé aux difficultés rencontrées par les jeunes, tout en leur adressant des encouragements, notamment aux élèves de classes préparatoires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce jeudi, la visite se poursuit avec une nouvelle série de rendez-vous. Suivez les principales étapes de cette deuxième journée en direct.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Mercredi, le Premier ministre, s’était notamment rendu au poste de coordination de l’action de l’État en mer, à la base navale de Dzaoudzi, où il avait participé à la réunion plénière de l’état-major de la lutte contre l’immigration clandestine.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Avant une séquence protocolaire avec honneurs militaires, revue des troupes, dépôt de gerbe et minute de silence. Il avait ensuite été accueilli à l’Assemblée de Mayotte par le président et les conseillers territoriaux, dans un contexte marqué également par la mobilisation de syndicalistes sur la place de la République.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/27/%f0%9f%94%b4-direct-sebastien-lecornu-a-mayotte-suivez-sa-visite-ce-jeudi/">🔴 DIRECT — Sébastien Lecornu à Mayotte : suivez sa visite ce jeudi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>🔴 DIRECT — Sébastien Lecornu à Mayotte : suivez sa visite ce mercredi</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/26/%f0%9f%94%b4-direct-sebastien-lecornu-a-mayotte-suivez-sa-visite-ce-mercredi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 10:55:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Matignon]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Premier ministre]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
		<category><![CDATA[Visite officielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=57217</guid>

					<description><![CDATA[<p>En visite officielle à Mayotte accompagné de six ministres, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit faire le point sur la reconstruction du 101ème département français, plus d’un an et demi après le passage du cyclone Chido, et sur la mise en œuvre des engagements de l’État, sur fond de tensions autour de l’immigration et de fortes attentes en matière de services publics essentiels, notamment l’éducation, la santé et l’accès à l’eau.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/26/%f0%9f%94%b4-direct-sebastien-lecornu-a-mayotte-suivez-sa-visite-ce-mercredi/">🔴 DIRECT — Sébastien Lecornu à Mayotte : suivez sa visite ce mercredi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le Premier ministre Sébastien Lecornu est attendu à Mayotte ce mercredi 26 août et jeudi 27 août 2026 pour son quatrième déplacement dans l’île. Plus d&rsquo;un an et demi après le passage du cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, il doit faire le point sur la reconstruction et sur la mise en œuvre des engagements pris par l’État.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce déplacement, il est accompagné de six ministres : Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, et Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Près de 4 milliards d’euros sont prévus jusqu’en 2031, mais le Gouvernement estime que les crédits sont encore trop lentement exécutés. Le Premier ministre doit notamment échanger avec les élus sur les blocages qui retardent certains projets.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Plusieurs grands dossiers sont régulièrement cités, dont le second hôpital de Combani, le nouvel aéroport de Bouyouni, la seconde usine de dessalement à Ironi Bé ou encore une troisième retenue collinaire. Ils ne font toutefois pas l’objet de visites de terrain lors de ces journées.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Ce mercredi, le programme prévoit surtout une réunion sur la lutte contre l’immigration clandestine (Lic) à la base navale de Dzaoudzi, puis une cérémonie à Mamoudzou et une réception à l’Assemblée de Mayotte.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Jeudi, les ministres de l&rsquo;éducation nationale, Édouard Geffray, de la santé, Stéphanie Rist et des outre-mer, Naïma Moutchou, se rendront au lycée Younoussa Bamana de Mamoudzou ainsi qu&rsquo;au centre hospitalier de Mayotte (CHM), tandis que le Premier ministre déambulera dans Kawéni, avec le maire de Mamoudzou, avant une réunion avec l&rsquo;ensemble des maires sur la reconstruction de l&rsquo;île après le cyclone Chido.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette visite officielle intervient à quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, alors que Mayotte occupe une place particulièrement importante dans les débats sur l’immigration et les Outre-mer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> FIL INFO EN DIRECT </strong>— Les informations seront actualisées au fur et à mesure de la journée. Chaque nouvelle information sera ajoutée en haut, au-dessus des précédentes. Horaires en heure locale de Mayotte.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>17h15 — Hémicycle Younoussa Bamana</strong></p>
<figure id="attachment_57268" aria-describedby="caption-attachment-57268" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57268 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-17-04-09.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57268" class="wp-caption-text">Le président de l’Assemblée a remercié le chef du Gouvernement d’être venu accompagné d’autant de ministres, « preuve que Mayotte est importante ».</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a été accueilli à l’Assemblée de Mayotte par le Président, Ben Issa Ousséni, et les conseillers territoriaux. Le président de l’Assemblée a remercié le chef du Gouvernement d’être venu accompagné d’autant de ministres, <em>« preuve que Mayotte est importante »</em>, a-t-il déclaré. Il a également demandé à l’État plus de fermeté sur la lutte contre l’immigration.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Demain, le Premier ministre devrait annoncer le renforcement de l’équipe préfectorale car il trouve que les maires de Mayotte ne sont pas assez consultés sur le sujet de la reconstruction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>15h50 — Place de la République à Mamoudzou</strong></p>
<figure id="attachment_57254" aria-describedby="caption-attachment-57254" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57254 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-46-05.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57254" class="wp-caption-text">Le Premier ministre est arrivé en Grande-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un bateau de la police aux frontières (PAF) a accosté avec les représentants de la délégation et le Premier ministre. Un Accueil républicain, suivi des honneurs militaires et du dépôt d’une gerbe par Sébastien Lecornu auront lieu place Zakia Madi.</p>
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<p><strong>15h30 — Place de la République à Mamoudzou</strong></p>
<figure id="attachment_57242" aria-describedby="caption-attachment-57242" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57242 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-43.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57242" class="wp-caption-text">Des manifestants sont présents depuis 12h place de la République à Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une trentaine de manifestants attendent le Premier ministre depuis plusieurs heures maintenant. La situation est tendue. Encerclés par les gendarmes à coté de l&rsquo;Office de Tourisme, ils disent n&rsquo;avoir jamais été considérés comme cela.</p>
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<p style="text-align: justify;"><strong>14h45</strong> <b>— </b><strong>Réunion plénière de l’état-major de la lutte contre l’immigration clandestine</strong></p>
<figure id="attachment_57239" aria-describedby="caption-attachment-57239" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-57239" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-300x169.jpg" alt="Mayotte, VO, Sébastien Lecornu, ministres, gouvernement, visite officielle, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-14-39-24.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-57239" class="wp-caption-text">Le Premier ministre et la délégation du gouvernent sont réunis au poste de coordination de l&rsquo;action de l&rsquo;État en mer à Dzaoudzi, ce mercredi 26 août à 14h45.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le Premier ministre Sébastien Lecornu et l’ensemble des ministres qui l’accompagnent sont réunis au poste de coordination de l’action de l’État en mer, à la base navale de Dzaoudzi, en Petite-Terre.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cette réunion plénière de l’état-major de la lutte contre l’immigration clandestine constitue la première séquence de travail de cette visite officielle. La réunion porte notamment sur les dispositifs de lutte contre l’immigration clandestine et la coordination des services de l’État mobilisés à Mayotte.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le Premier ministre Sébastien Lecornu a notamment évoqué un renforcement des moyens militaires mobilisés à Mayotte. Il s’appuie sur la loi de programmation militaire, qui doit permettre de solliciter de nouveaux moyens et de renforcer les capacités opérationnelles sur le territoire.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Parmi les outils évoqués figurent notamment les drones et l’intelligence artificielle, présentés comme des leviers supplémentaires pour améliorer la surveillance, la détection et l’intervention face aux flux migratoires clandestins.</p>
<p><b>13h45 — Des syndicats mobilisés à Mamoudzou pour la venue du Premier ministre</b></p>
<figure id="attachment_57243" aria-describedby="caption-attachment-57243" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-57243 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31-1320x743.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/PHOTO-2026-08-26-15-20-31.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-57243" class="wp-caption-text">Parmi les manifestants figurent notamment des représentants de l’enseignement et de l’administration pénitentiaire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Alors que Sébastien Lecornu et une importante délégation gouvernementale vient d’arriver à Mayotte, plusieurs syndicats se sont mobilisés en déployant des banderoles devant la barge et sur la place de la République, ce mercredi midi, à Mamoudzou. Parmi les manifestants figurent notamment des représentants de l’enseignement et de l’administration pénitentiaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Leur principale revendication porte sur l’indexation, avec une demande de meilleur alignement sur les dispositifs appliqués dans les autres départements. Les syndicats entendent profiter de la visite du Premier ministre pour faire entendre leurs revendications.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>11h00 — L’avion de Sébastien Lecornu et de plusieurs ministres s’est posé à Mayotte</b></p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L’avion transportant le Premier ministre Sébastien Lecornu et les membres de sa délégation gouvernementale s’est posé peu après 11h à l’aéroport Marcel-Henry, en Petite-Terre, marquant le début de sa visite de deux jours à Mayotte.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À ses côtés : Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, et Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À son arrivée, Sébastien Lecornu a rencontré le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, avant de rejoindre la base navale de Dzaoudzi pour la première séquence officielle de son déplacement. À 14h15, le Premier ministre doit présider une réunion plénière de l’état-major de la lutte contre l’immigration clandestine. Il rejoindra ensuite Mamoudzou par voie maritime.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/26/%f0%9f%94%b4-direct-sebastien-lecornu-a-mayotte-suivez-sa-visite-ce-mercredi/">🔴 DIRECT — Sébastien Lecornu à Mayotte : suivez sa visite ce mercredi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Conseillère conjugale et familiale]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mlezi Maore]]></category>
		<category><![CDATA[PMI]]></category>
		<category><![CDATA[Psycho-trauma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56227</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pendant huit ans, Malika Bouti a reçu des femmes, des hommes, des adolescents et des familles dans les centres de protection maternelle et infantile de Mayotte. À quelques mois de la retraite, la conseillère conjugale et familiale souhaite transmettre la mémoire d'un métier discret, où l'écoute devient parfois le premier rempart contre les violences.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa voix arrive avant le reste. Légèrement éraillée, un peu cassée, elle oblige presque à ralentir. Rien ne semble pressé chez Malika Bouti. Les mots sont choisis, pesés. Elle cherche parfois la formulation la plus juste, s&rsquo;interrompt quelques secondes, reprend. Dans son bureau, le silence n&rsquo;est jamais un vide : il fait partie de la rencontre.</p>
<figure id="attachment_56251" aria-describedby="caption-attachment-56251" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56251" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1024x659.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-768x494.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-150x97.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-696x448.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1068x688.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-500x322.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-800x515.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png 1134w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56251" class="wp-caption-text">Conseillère conjugale et familiale au Département-Région de Mayotte, Malika Bouti accompagne des femmes, des hommes, des couples et des mineurs confrontés à des difficultés affectives, relationnelles ou à des violences, depuis huit ans sur le 101ème département français. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis huit ans, cette conseillère conjugale et familiale du Département-Région de Mayotte reçoit celles et ceux qui franchissent la porte des institutions sanitaires et sociales, avec une inquiétude, une question, une souffrance ou un choix difficile à faire. Des mineurs, des couples, des femmes enceintes, des familles, des personnes en situation de handicap. Toutes trouvent la même disponibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, résume-t-elle immédiatement, consiste à <em>« écouter, informer, orienter »</em>. Puis elle ajoute : <em>« Cela tourne autour du cycle de la vie des personnes. On propose des entretiens individuels, des entretiens de couple ou en famille. Je reçois tous les publics, du mineur à la famille ».</em>  Trois verbes. Une mission immense.</p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de son départ à la retraite, elle n&rsquo;a pas souhaité raconter sa carrière pour parler d&rsquo;elle-même. Elle veut surtout laisser une trace d&rsquo;un métier que beaucoup connaissent mal, alors même qu&rsquo;il accompagne les violences conjugales, les conflits familiaux, les séparations, les grossesses précoces, les demandes d&rsquo;interruption volontaire de grossesse ou encore les traumatismes laissés par les parcours de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Derrière chaque entretien, une vie qui cherche un appui</b></h2>
<figure id="attachment_56252" aria-describedby="caption-attachment-56252" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56252 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1024x766.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--768x575.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1536x1149.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--696x521.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1068x799.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--500x374.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--800x599.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1280x958.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1320x988.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56252" class="wp-caption-text">Au-delà des entretiens individuels, les conseillers conjugaux et familiaux interviennent auprès de tous les publics, notamment des enfants et des adolescents, pour aborder les relations, le consentement, les émotions et la santé sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avant de devenir conseillère conjugale et familiale, Malika Bouti était éducatrice spécialisée. Si elle s&rsquo;est orientée vers cette profession, c&rsquo;est d&rsquo;abord par engagement. <em>« Je faisais beaucoup de bénévolat et j&rsquo;ai rencontré des femmes qui étaient seules face aux difficultés de la vie, à la précarité, aux violences qu&rsquo;elles subissaient. C&rsquo;est difficile quand tu dois élever des enfants, que tu n&rsquo;as jamais travaillé et que tu te retrouves seule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre avec la vulnérabilité a façonné sa manière d&rsquo;exercer. Aujourd&rsquo;hui encore, elle refuse de réduire les personnes qu&rsquo;elle reçoit à leur difficulté du moment. <em>« J&rsquo;accompagne dans toutes les étapes de la vie affective et relationnelle : du début de la relation jusqu&rsquo;à une rupture, un décès, une séparation, un conflit. On va s&rsquo;intéresser à la personne victime de violences conjugales et intrafamiliales. Nous, on fait du psycho-social, on s&rsquo;appuie sur les ressources des personnes pour les aider à élaborer la pensée ». </em>Dans son discours, un mot revient souvent : accompagner. Jamais sauver. Jamais décider. Accompagner. Cette nuance résume toute une philosophie professionnelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Une demande »</em>, jamais <em>« un problème » </em></b></h2>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">Les entretiens se déroulent en toute confidentialité. « Les gens viennent toujours avec une demande et pas avec un problème », résume Malika Bouti.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de l&rsquo;entretien, une phrase surgit comme un manifeste.<em> « Les gens viennent toujours avec une demande et pas un problème. Pour moi, un problème, il faut le résoudre, alors qu&rsquo;une demande, c&rsquo;est plus complet ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette différence de vocabulaire dit beaucoup de sa manière de regarder les autres. Une jeune fille mineure demande une IVG ? L&rsquo;entretien ne s&rsquo;arrête pas à une procédure médicale. <em>« Je vais m&rsquo;assurer qu&rsquo;il y a consentement (&#8230;) parfois dans un entretien ça marche, parfois non. Dans cet entretien psycho-social, je dois repérer les difficultés. Est-ce qu&rsquo;elle a besoin d&rsquo;aide alimentaire ? Je vais faire un point avec des associations. Une difficulté peut en cacher une autre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le travail consiste autant à écouter ce qui est exprimé qu&rsquo;à comprendre ce qui reste enfoui. Les entretiens deviennent alors un point d&rsquo;entrée vers d&rsquo;autres formes d&rsquo;accompagnement : protection de l&rsquo;enfance, soutien psychologique, aide sociale, accès aux droits ou orientation médicale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après Chido, les blessures invisibles</b></h2>
<figure id="attachment_43502" aria-describedby="caption-attachment-43502" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43502" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, de nombreux entretiens ont fait ressurgir d&rsquo;anciens traumatismes. « Les personnes parlaient de leurs difficultés mais pas du cyclone », raconte Malika Bouti. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a profondément marqué son exercice. Lorsque les premiers entretiens reprennent, en janvier 2025, Malika Bouti s&rsquo;attend à entendre des récits de maisons détruites ou de pertes matérielles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se passe autre chose. <em>« Les personnes parlaient de leurs problèmes et de leurs difficultés mais pas du cyclone. Elles ne disaient pas qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient plus de maison. Il y avait de gros psychotraumatismes, des violences, des viols vécus dans l&rsquo;enfance ou le passé. Tout cela est remonté à la surface après le cyclone ».  </em>Comme si la catastrophe avait fissuré des silences beaucoup plus anciens. Dans ces moments-là, le métier dépasse largement le cadre de la vie conjugale. Il devient un lieu où des traumatismes longtemps enfouis trouvent enfin une possibilité d&rsquo;être nommés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Protéger sans rompre la confiance</b></h2>
<figure id="attachment_53521" aria-describedby="caption-attachment-53521" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53521" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53521" class="wp-caption-text">Médecins, sages-femmes, éducateurs, associations, protection maternelle et infantile&#8230; Le métier de conseiller conjugal et familial repose sur un travail permanent de coordination entre acteurs sanitaires et sociaux. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Certaines confidences obligent aussi à agir. Lorsqu&rsquo;un mineur est en danger, le signalement s&rsquo;impose. <em>« C&rsquo;est important de les faire. Surtout pour protéger les mineurs. On est dans l&rsquo;obligation au niveau de la loi de faire des signalements ».</em> Mais elle refuse que cette obligation détruise la relation de confiance. <em>« Je laisse toujours une porte ouverte aux jeunes, aux mineurs, en disant : « Je te crois et si tu as besoin, on peut en reparler. ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle ajoute une phrase qui résume sa pratique : <em>« Je peux dire à une jeune fille : je te comprends mais je suis inquiète pour toi aussi. Pas pour la faire culpabiliser ou lui faire peur, mais pour que les jeunes aient leur place aussi, intègrent mes émotions et se sentent à égalité avec moi. On est humains. L&rsquo;échange doit être humain, posé à égalité, dans la confiance ». </em>Cette égalité, elle y revient souvent. Dans son bureau, chacun doit pouvoir retrouver une place de sujet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Huit ans pour comprendre Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_6784" aria-describedby="caption-attachment-6784" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-768x520.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6784" class="wp-caption-text">Mayotte, les violences conjugales et intrafamiliales s&rsquo;entremêlent parfois avec des pressions familiales et sociales. Une réalité que Malika Bouti dit avoir appris à appréhender au fil de ses huit années d&rsquo;exercice sur le territoire.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;elle arrive sur le territoire, elle découvre une société dont elle ne connaît ni les équilibres ni les codes. Plutôt que d&rsquo;appliquer des recettes apprises ailleurs, elle choisit d&rsquo;observer. <em>« Je ne suis pas arrivée de métropole en disant que je connaissais mieux. Je suis venue avec mes valeurs et mon engagement mais j&rsquo;ai pris le temps de comprendre ce qu&rsquo;était Mayotte, ce que représentait son ADN, pour mieux être au service des personnes, comprendre la culture, la religion. Je lis encore des articles, je lis des romans, je prends le temps ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce temps consacré à comprendre le territoire lui paraît indispensable. Dans les situations qu&rsquo;elle rencontre, les violences s&rsquo;entremêlent parfois avec les normes sociales, les pressions familiales ou les représentations de la sexualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les différences sont surtout autour de la sexualité et des violences. Quand une jeune mineure est enceinte, parfois les familles préfèrent la marier de force, s&rsquo;arranger avec l&rsquo;autre famille. La famille met la pression ». </em>Le mot revient plusieurs fois : pression.<em> « Ce qu&rsquo;il faut réduire, c&rsquo;est cette pression dont sont victimes les jeunes sur leur sexualité, leur corps, leur vie, leur liberté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une parole qui commence à se libérer</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Information sur les violences, contraception, IVG, consentement&#8230; La prévention constitue une part importante du travail des conseillers conjugaux et familiaux en lien avec l&rsquo;ensemble des professionnels du médico-social. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malika Bouti observe pourtant des évolutions. Lorsqu&rsquo;elle est arrivée à Mayotte, les grossesses précoces la frappaient particulièrement. Aujourd&rsquo;hui, les demandes d&rsquo;IVG occupent davantage son activité et les IVG médicamenteuses se développent progressivement dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). Surtout, elle constate que la parole circule davantage.<em> « J&rsquo;ai remarqué que maintenant la parole se libère de plus en plus. Cela ne s&rsquo;est pas fait comme ça. Il y a eu un gros travail collectif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle cite notamment le collectif CIDE, d&rsquo;autres associations, institutions, campagnes de communication, et nouvelles instances de coordination. Mais elle reste lucide. <em>« Il manque des maillons. Ce qui manque beaucoup ici, c&rsquo;est de l&rsquo;organisation et de la coordination. Il faut que tout soit articulé comme un wagon et qu&rsquo;on aille de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, mais ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, explique-t-elle, n&rsquo;a de sens que dans cette articulation permanente avec les autres professionnels. <em>« On n&rsquo;est pas des travailleurs sociaux comme les autres. On est à la frange entre le médical et le social. C&rsquo;est du médico-social pour informer et orienter les personnes ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Je reçois aussi beaucoup » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">À la fin de l&rsquo;entretien, la conversation quitte les procédures et les dispositifs. Elle devient plus personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi était-il important de parler aujourd&rsquo;hui ? Malika Bouti sourit. <em>« Mayotte m&rsquo;a accueillie dès que je suis arrivée. Je voulais aller au-delà d&rsquo;aider les personnes. Bien sûr, je les aide, mais pas que ça. On dit beaucoup, en tant que travailleur social : « j&rsquo;ai donné ». D&rsquo;accord. Mais on reçoit aussi. Il ne faut pas oublier ça. On reçoit tous les jours. Souvent, je finis ma journée et je me dis : waouh, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est beau. Quand je me lève le matin, je me dis que c&rsquo;est génial ce que je fais. Je sais que ça va être difficile mais je me sens utile. Je suis réconciliée dans ma fonction et mon travail psycho-social. C&rsquo;est un bilan positif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sa voix retrouve sa consistance. <em>« C&rsquo;est une mission profondément humaine, encore plus à Mayotte. Elle a donné du sens à mon engagement. Je leur dis aux gens : merci. Maharaba. Ici, ils sont dans un endroit sécurisé avec moi. S&rsquo;ils sont en danger, j&rsquo;ai une obligation de faire des signalements. Mais d&rsquo;abord, j&rsquo;instaure une relation de confiance ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle marque une dernière pause. <em>« Je crois beaucoup à l&rsquo;engagement et à l&rsquo;humanité dans ce travail-là. Tu ne peux pas mettre de côté cela. J&rsquo;ai rencontré de belles personnes dans mes entretiens mais aussi des partenaires, des gens formidables… et même dans le journalisme, c&rsquo;est magnifique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de la retraite, Malika Bouti ne laissera pas seulement derrière elle des dossiers ou des rendez-vous. Elle laissera une manière d&rsquo;exercer, qui consiste à considérer que derrière chaque demande se trouve une personne entière, digne d&rsquo;être écoutée avant d&rsquo;être orientée. Dans un territoire souvent raconté à travers ses urgences, où les sujets sont mouvementés par les crises successives, cet engagement discret est certainement son héritage le plus précieux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mayotte : Urgences climatiques et rattrapage structurel, la DEALM dresse son bilan 2025</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/mayotte-urgences-climatiques-et-rattrapage-structurel-la-dealm-dresse-son-bilan-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léo VIGNAL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 02:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[DEALM]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56408</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entre le passage dévastateur du cyclone CHIDO, de la tempête DIKELEDI, et la nécessité de résorber des déficits historiques, la Direction de l'environnement, de l'aménagement, du logement et de la mer de Mayotte a travaillé sur tous les fronts en 2025. Dans son dernier rapport d'activité, le service de l’État détaille sa stratégie d’équilibriste.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/mayotte-urgences-climatiques-et-rattrapage-structurel-la-dealm-dresse-son-bilan-2025/">Mayotte : Urgences climatiques et rattrapage structurel, la DEALM dresse son bilan 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Face aux dégâts considérables provoqués par les intempéries sur le 101ᵉ département français, la réponse des services de l&rsquo;État a dû être immédiate. Chargée de piloter l&rsquo;aménagement du territoire, la gestion des risques naturels, le logement ou encore la protection de l&rsquo;environnement sur l&rsquo;île, la Direction de l&rsquo;environnement, de l&rsquo;aménagement, du logement et de la mer (DEALM) — service déconcentré du ministère de la Transition écologique — s&rsquo;est retrouvée en première ligne.</p>
<figure id="attachment_189" aria-describedby="caption-attachment-189" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-189" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-chiconi-3-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-chiconi-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-chiconi-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-chiconi-3-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-chiconi-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/college-chiconi-3.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-189" class="wp-caption-text">De nombreux bâtiments publics, et notamment les établissements scolaires, ont été ravagés suite au passage du cyclone Chido. Ici le collège de Chiconi fin décembre 2024.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon son rapport d&rsquo;activité 2025 relayé par le site <em>Bâtisseurs d&rsquo;Outre-mer</em>, l&rsquo;année a été fortement marquée par l&rsquo;impact du cyclone CHIDO, qui a laissé 43 écoles fermées ou partiellement sinistrées. Pour parer au plus pressé et limiter le recours aux rotations scolaires dans un département déjà sous-équipé, la DEALM indique avoir coordonné 87 opérations d’urgence. Une enveloppe de 42 millions d’euros a été injectée à cet effet dans 15 communes pour remettre en état les établissements touchés tout en poursuivant les programmes d’extension.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Sur le front routier, la réaction rapide des 140 agents mobilisés a permis de rouvrir une circulation minimale sur le réseau national en seulement trois jours. Une étape d&rsquo;urgence alors que les dégâts sur les routes nationales sont chiffrés à 10 millions d’euros et que quatre des cinq centres d’intervention de la DEALM ont eux-mêmes été endommagés. L&rsquo;administration entame désormais une phase de long terme visant à consolider et à sécuriser ces axes majeurs face aux futurs aléas climatiques.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Logement et eau : Garder le cap sur les projets stratégiques</strong></h2>
<figure id="attachment_19880" aria-describedby="caption-attachment-19880" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19880" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-300x225.jpg" alt="CDC Habitat, Croix Rouge, USHOM, Mayotte, Outre-mer" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Immeuble-Juwa-location-très-sociale.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19880" class="wp-caption-text">Le secteur du logement a ainsi bénéficié de 52,8 millions d’euros en autorisations d’engagement au titre de la Ligne budgétaire unique (LBU). (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Malgré cette gestion de crise permanente, le rapport souligne que la DEALM n&rsquo;a pas mis en pause les dossiers de fond nécessaires au développement durable du territoire. Le secteur du logement a ainsi bénéficié de 52,8 millions d’euros en autorisations d’engagement au titre de la Ligne budgétaire unique (LBU), principal levier financier de l&rsquo;État dans ce domaine. Ces crédits ont permis le financement de 436 logements sociaux, tout en soutenant l&rsquo;amélioration de l&rsquo;habitat individuel et la résorption des bidonvilles. La direction rappelle toutefois que ce bilan comptabilise les logements financés, et non l&rsquo;ensemble des unités livrées sur la période.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Autre défi vital pour le département : la sécurisation de l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable. Les travaux terrestres de l&rsquo;usine de dessalement d&rsquo;Ironi Bé ont été officiellement lancés, tandis que les procédures maritimes se poursuivent. En parallèle, le projet de troisième retenue collinaire — un investissement majeur estimé à 100 millions d&rsquo;euros — est entré dans sa phase d&rsquo;études stratégiques pour accroître la capacité de stockage de l&rsquo;île face aux sécheresses récurrentes.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Concrétiser les annonces : le vrai défi pour l&rsquo;État</strong></h2>
<figure id="attachment_31561" aria-describedby="caption-attachment-31561" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-31561 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Olivier-Kremer-zoom-300x261.jpg" alt="" width="300" height="261" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Olivier-Kremer-zoom-300x261.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Olivier-Kremer-zoom-150x131.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/06/Olivier-Kremer-zoom.jpg 622w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-31561" class="wp-caption-text">Pour Olivier Kremer, directeur de la DEALM à Mayotte, l&rsquo;enjeu principal consiste à « répondre efficacement aux besoins du territoire tout en anticipant les mutations à venir ».</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Si une partie importante des grands projets d&rsquo;infrastructure se trouve encore au stade des études préparatoires ou des démarches administratives, la ligne directrice impulsée par la direction reste claire. Pour Olivier Kremer, directeur de la DEALM à Mayotte, l&rsquo;enjeu principal consiste à <em>« répondre efficacement aux besoins du territoire tout en anticipant les mutations à venir »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Au sortir d&rsquo;une année 2025 lourdement dominée par la gestion des catastrophes naturelles, la capacité de l&rsquo;État à concrétiser rapidement ces investissements sur le terrain constituera le véritable juge de paix pour la population mahoraise.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Léo Vignal</p>
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		<title>Les écoles élémentaires de Passamaïnty Stade et Kawéni Poste vont être rénovées et sécurisées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/28/les-ecoles-elementaires-de-passamainty-stade-et-kaweni-poste-vont-etre-renovees-et-securisees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 01:30:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[écoles élémentaires de Passamaïnty Stade et Kawéni]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[rénovation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’État va attribuer deux subventions pour un total de 923 934,45 euros, au titre des fonds de refondation de Mayotte post-Chido (FRMC), à la commune de Mamoudzou pour d’une part rénover et sécuriser l&#8217;école élémentaire Passamainty Stade ; et d’autre part pour la rénovation et la sécurisation de l&#8217;école élémentaire Kawéni. La commune de Mamoudzou, s&#8217;engage [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’État va attribuer deux subventions pour un total de 923 934,45 euros, au titre des fonds de refondation de Mayotte post-Chido (FRMC), à la commune de Mamoudzou pour d’une part rénover et sécuriser l&rsquo;école élémentaire Passamainty Stade ; et d’autre part pour la rénovation et la sécurisation de l&rsquo;école élémentaire Kawéni.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La commune de Mamoudzou, s&rsquo;engage à réaliser les opérations suivantes :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Rénovation et sécurisation de l&rsquo;école élémentaire Passamaïnty Stade. Pour cela, l&rsquo;Etat s&rsquo;engage à financer cette opération au titre de l&rsquo;année 2026 à hauteur de 83,6% de son coût réel hors TVA, dans la limite de 268 647,45 euros, sous réserve de la disponibilité des crédits.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; Rénovation et sécurisation de l&rsquo;école élémentaire Kawéni Poste. L&rsquo;Etat s&rsquo;engage à financer cette opération au titre de l&rsquo;année 2026 à hauteur de 83,6% de son coût réel hors TVA, dans la limite de 655 287,00 euros, sous réserve de la disponibilité des crédits.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/28/les-ecoles-elementaires-de-passamainty-stade-et-kaweni-poste-vont-etre-renovees-et-securisees/">Les écoles élémentaires de Passamaïnty Stade et Kawéni Poste vont être rénovées et sécurisées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Cinéma Alpa Joe : les travaux ont enfin débuté après deux ans de silence</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/27/cinema-alpa-joe-les-travaux-ont-enfin-debute-apres-deux-ans-de-silence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 02:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Alpajoe]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[travaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55991</guid>

					<description><![CDATA[<p>Fermé depuis près de deux ans, le cinéma Alpa Joe de Mamoudzou entre enfin dans sa phase de rénovation. Après plusieurs calendriers annoncés puis repoussés, les travaux ont débuté en ce début de mois de juillet avec la réfection de la toiture. Le Département-Région promet désormais une réouverture avant la fin de l'année 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/27/cinema-alpa-joe-les-travaux-ont-enfin-debute-apres-deux-ans-de-silence/">Cinéma Alpa Joe : les travaux ont enfin débuté après deux ans de silence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis bientôt deux ans, le bâtiment est à l&rsquo;arrêt. Les affiches de films sont figées sur les vitrines, les portes sont closes et les habitants de Mamoudzou ont vu leur principal équipement cinématographique sombrer dans un silence devenu presque habituel.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette semaine pourtant, quelque chose a enfin changé. Des ouvriers sont intervenus sur le toit du cinéma Alpa Joe. Les premiers travaux ont commencé. Dans une réponse adressée à notre rédaction, le Département-Région, propriétaire de l&rsquo;équipement, confirme que<em> « les travaux de rénovation de la salle de cinéma ont débuté la semaine dernière avec la réfection de la toiture ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Un bâtiment fortement endommagé »</strong></em></h2>
<figure id="attachment_38345" aria-describedby="caption-attachment-38345" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-38345" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-225x300.jpg" alt="Mayotte, Chido, tôle," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/10/b0eada1d-1970-4da7-b43d-ee22ed7405f3.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-38345" class="wp-caption-text">Le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, avait notamment transformé Mamoudzou et le nord de l&rsquo;île, en champ de ruines.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une phrase attendue depuis des mois. Car si le cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a considérablement aggravé l&rsquo;état du bâtiment, la fermeture du cinéma est bien antérieure. Lorsque le cyclone frappe Mayotte, l&rsquo;Alpa Joe est déjà à l&rsquo;arrêt depuis de longs mois. Depuis, l&rsquo;attente s&rsquo;est prolongée au rythme des annonces de réouverture, des calendriers repoussés et des interrogations sur l&rsquo;avenir de cette salle emblématique.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&rsquo;hui, le Département-Région décrit un bâtiment profondément dégradé. <em>« Ce bâtiment fut fortement endommagé par le cyclone Chido. Outre la toiture, ce bâtiment nécessite aujourd&rsquo;hui des réparations lourdes »</em>, explique la collectivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Suit une liste impressionnante des interventions à réaliser : reprise de l&rsquo;étanchéité, rénovation de la climatisation, cloisons et faux plafonds acoustiques, isolation, électricité, plomberie, billetterie, baies vitrées, peinture intérieure et extérieure, réseau informatique, clôture et accès pour les personnes à mobilité réduite.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, il ne s&rsquo;agit plus seulement de remettre un toit en état. C&rsquo;est l&rsquo;ensemble de l&rsquo;infrastructure qui doit être rénové avant que le public puisse reprendre place dans la salle obscure. Le but affiché est désormais clairement fixé :<em> « L&rsquo;objectif est de réaliser ces travaux et d&rsquo;ouvrir la salle de cinéma avant la fin de l&rsquo;année ». </em><b></b></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un calendrier retardé </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Une échéance qui suscite autant d&rsquo;espoir que de prudence. Derrière les retards, des marchés infructueux et des matériaux tardent à arriver. Cette annonce marque un tournant, mais elle intervient surtout après plusieurs reports.</p>
<p style="text-align: justify;">Début juillet, notre rédaction réinterrogeait le Département-Région sur les raisons de l&rsquo;absence de travaux alors qu&rsquo;un calendrier communiqué quelques mois plus tôt annonçait un démarrage du chantier en février 2026 pour une livraison en septembre prochain. Pourquoi rien n&rsquo;avait-il commencé ? Pourquoi ce calendrier n&rsquo;avait-il pas été respecté ? Quel nouveau planning pouvait être envisagé ?</p>
<p style="text-align: justify;">Après plusieurs semaines de retard, la collectivité apporte des éléments de réponse. <em>« La rénovation de la salle de cinéma est une priorité. Le budget prévisionnel de 600.000 euros est bien stabilisé. Seulement, des lots infructueux qui ont dû être relancés, des délais rallongés pour l&rsquo;acheminement à Mayotte de certains matériaux, sont autant de facteurs qui n&rsquo;ont pas permis de tenir le calendrier initial de réalisation de cette opération ». </em><b></b></p>
<p style="text-align: justify;">Deux explications sont donc avancées. D&rsquo;abord, certains marchés publics n&rsquo;ont pas trouvé d&rsquo;entreprise lors de leur première consultation. Les procédures ont dû être relancées, repoussant mécaniquement le lancement des travaux. Ensuite, les difficultés logistiques propres à Mayotte ont rallongé les délais d&rsquo;approvisionnement. L&rsquo;acheminement de certains matériaux, indispensable avant le début du chantier, a pris davantage de temps que prévu. Ces éléments permettent de comprendre pourquoi les travaux n&rsquo;ont débuté qu&rsquo;au mois de juillet 2026, et montrent une évolution sur la question du budget.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>600.000 euros de budget prévisionnel </strong></h2>
<figure id="attachment_24628" aria-describedby="caption-attachment-24628" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-lettres-.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-24628 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-lettres--300x204.jpg" alt="Loi programme, Mayotte, SMIC, QPV," width="300" height="204" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-lettres--300x204.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-lettres--150x102.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-lettres--696x474.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Conseil-departemental-lettres-.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-24628" class="wp-caption-text">Le Département-Région a annoncé, à notre rédaction, le début des travaux de rénovation du cinéma Alpa Joe de Mamoudzou, pour un montant global de 600.000 euros.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le Département présentait, en janvier dernier, son programme de reconstruction après le cyclone Chido, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/07/un-million-deuros-pour-reparer-le-cinema-alpa-joe/">une enveloppe d&rsquo;environ un million d&rsquo;euros</a> était évoquée pour la remise en état du cinéma Alpa Joe. La réponse transmise à notre rédaction mentionne désormais un <em>« budget prévisionnel de 600.000 euros ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Si la collectivité ne précise pas les raisons de cet écart avec les montants précédemment annoncés, elle indique cependant que ce budget est aujourd&rsquo;hui <em>« bien stabilisé »</em>. Ce chantier reste, malgré tout, particulièrement attendu. Au-delà de la remise en état d&rsquo;un bâtiment, il s&rsquo;agit de redonner à Mayotte sa principale salle de cinéma, alors que l&rsquo;offre culturelle demeure particulièrement limitée sur le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la fermeture d&rsquo;Alpa Joe, plusieurs générations d&rsquo;élèves, de familles et d&rsquo;associations ont été privées d&rsquo;un lieu de projection culturel qui occupait une place singulière dans la vie mahoraise.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une équipe qui attend désormais la fin du chantier</b></h2>
<figure id="attachment_55993" aria-describedby="caption-attachment-55993" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-55993" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-300x225.jpeg" alt="Mayotte, cinéma, Alpajoe, Mamoudzou, Département-Région," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-1920x1440.jpeg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-500x375.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-800x600.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-1280x960.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/F1E8BF19-87B5-418D-96D0-A14D5A2A8A1A_1_102_o.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-55993" class="wp-caption-text">Fermé bien avant le passage du cyclone Chido, le cinéma Alpa Joe nécessite d&rsquo;importants travaux de rénovation avant de pouvoir accueillir de nouveau son public. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les interrogations ne concernaient pas uniquement les travaux. Depuis plusieurs années, la question des effectifs revenait régulièrement dans les échanges autour du cinéma. Lors d&rsquo;une réunion organisée le 2 juillet 2024, un manque de personnel avait notamment été évoqué, en particulier concernant les techniciens spécialisés dans le son et la lumière, indispensables au fonctionnement des projections.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre rédaction avait donc interrogé le Département-Région sur ce point : combien d&rsquo;agents étaient encore en poste ? Des recrutements avaient-ils été réalisés depuis cette période ? Là encore, la collectivité répond en apportant quelques nuances à ses <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/07/03/a-mamoudzou-la-salle-de-cinema-alpa-joe-toujours-fermee-apres-le-cyclone-chido/">précédentes déclarations</a>.  <em>« Les techniciens son et lumière ne sont pas rattachés au cinéma. Il relève du service événementiel ». </em><b></b></p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, les personnels techniques évoqués lors de cette réunion n&rsquo;appartiendraient pas directement à l&rsquo;équipe permanente du cinéma. Le Département poursuit :<em> « Il n&rsquo;y a pas eu de changement dans les effectifs de l&rsquo;équipe du cinéma. L&rsquo;équipe est opérationnelle. Le service reprendra dès la fin des travaux de rénovation de l&rsquo;infrastructure ». </em>Dans une première réponse au mois de juillet 2026, la collectivité indiquait déjà que<em> « l&rsquo;équipe technique de la salle de cinéma est au complet et prête à reprendre les projections de films ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une réouverture en fin d&rsquo;année 2026 ? </strong></h2>
<figure id="attachment_21357" aria-describedby="caption-attachment-21357" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labbe-conference-Alpa-Joe-1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-21357" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labbe-conference-Alpa-Joe-1-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, cinéma, Alpajoe," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labbe-conference-Alpa-Joe-1-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labbe-conference-Alpa-Joe-1-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labbe-conference-Alpa-Joe-1-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labbe-conference-Alpa-Joe-1-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Labbe-conference-Alpa-Joe-1-1.jpg 780w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-21357" class="wp-caption-text">Les cinéphiles pourront peut-être regagner leur cinéma en fin d&rsquo;année 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À ce stade, le principal obstacle au redémarrage de l&rsquo;activité ne serait donc plus lié aux ressources humaines mais à l&rsquo;achèvement des travaux. Reste désormais l&rsquo;épreuve du calendrier. Le Département-Région affiche une ambition claire : rouvrir le cinéma Alpa Joe avant la fin de l&rsquo;année 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Après plusieurs échéances qui n&rsquo;ont pas été tenues, cette nouvelle annonce sera observée avec attention. Car derrière ce chantier se joue bien davantage que la remise en état d&rsquo;un bâtiment public. Pour de nombreux Mahorais, du nord de l&rsquo;île et du chef-lieu de Mamoudzou, l&rsquo;Alpa Joe est un lieu culturel important, où se croisent les scolaires, les familles, les associations, les festivals et les amateurs du grand écran.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/27/cinema-alpa-joe-les-travaux-ont-enfin-debute-apres-deux-ans-de-silence/">Cinéma Alpa Joe : les travaux ont enfin débuté après deux ans de silence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Les contrôles vont s&#8217;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 02:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Urbanistes]]></category>
		<category><![CDATA[Ville de Mamoudzou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55922</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à la multiplication des constructions en béton réalisées par des particuliers, parfois réalisées sans permis de construire ou sans contrôle technique, la mairie de Mamoudzou veut créer une police intercommunale de l'urbanisme. Une décision qui intervient alors que le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) continue d’alerter sur la fragilité d'une partie du bâti dans un territoire où les séismes sont quotidiens.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mamoudzou, dans les quartiers de Cavani, Mtsapéré, Kawéni, ou plus en hauteur de la ville, le paysage change à vue d&rsquo;œil. Les bâtiments en béton s&rsquo;élèvent toujours plus haut, les fers à béton dépassent des toitures dans l&rsquo;attente d&rsquo;un étage supplémentaire et certaines constructions sont figées, parfois occupées, les travaux non achevés. À Sada également, sur la côte ouest, les maisons gagnent les reliefs de façon vertigineuse. Après le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, la reconstruction de Mayotte a encore accéléré cette verticalisation du bâti.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, sur une île où plusieurs séismes sont enregistrés chaque jour depuis la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré en 2018, même s&rsquo;ils ne sont pas tous ressentis par la population, cette évolution interroge. Alors que deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin dernier, rappelant les conséquences que peut avoir un bâti vulnérable en zone sismique, à Mayotte, la mairie de Mamoudzou entend désormais reprendre la main. Son arme : une future police intercommunale chargée de contrôler les constructions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner »</b></em></h2>
<figure id="attachment_41407" aria-describedby="caption-attachment-41407" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41407 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg" alt="Mayotte, reconstruction, habitation, logement, Chido, chantier, travaux," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1630-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41407" class="wp-caption-text">Sur les chantiers mahorais, le béton est devenu un matériau incontournable pour répondre à la demande de logements. Mais pour le CAUE, l’enjeu est surtout de garantir la qualité des travaux, le respect des règles d’urbanisme et la solidité des bâtiments. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant des années, les constructions ont poussé plus vite que les moyens de contrôle. À mesure que la pression démographique augmentait et que les besoins en logements se faisaient plus pressants, les extensions se sont multipliées. Un étage aujourd&rsquo;hui, un autre demain, parfois sans permis de construire ou sans véritable suivi technique. Pour la municipalité de Mamoudzou, cette situation ne peut plus durer.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors des Assises de la reconquête foncière, la création d&rsquo;une police intercommunale portée par la Communauté d&rsquo;agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) a été retenue parmi les mesures destinées à reprendre le contrôle de l&rsquo;urbanisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire de Mamoudzou, interrogé par notre rédaction, en précise les missions : <em>« Lors des assises de la reconquête foncière, parmi les solutions qui avaient été adoptées c&rsquo;est la création d&rsquo;une police intercommunale gérée par la CADEMA et avec des missions liées à l&rsquo;urbanisme comme des contrôles des permis de construire et tout ce qui est lié à la propreté urbaine et à la salubrité publique de manière globale, ce sont les deux missions principales confiées cette police ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif est clair : contrôler davantage les chantiers, vérifier le respect des autorisations d&rsquo;urbanisme et renforcer la police de l&rsquo;urbanisme sur un territoire où les constructions réalisées par des particuliers échappent encore régulièrement aux procédures administratives.</p>
<p style="text-align: justify;">Le maire annonce d&rsquo;ailleurs une montée en puissance rapide. <em>« On est en train de monter en compétences et les contrôles vont s&rsquo;enchaîner en conséquence ».</em> L&rsquo;annonce peut sembler technique. Son calendrier l&rsquo;est beaucoup moins. En plein cœur des vacances scolaires, à distance des grands rendez-vous politiques et alors que les regards commencent déjà à se tourner vers les prochaines élections présidentielles, la mairie de Mamoudzou choisit de remettre sur la table une question rarement abordée de front, celle du contrôle des constructions.</p>
<p style="text-align: justify;">Car derrière les permis de construire et les règles d&rsquo;urbanisme se cache une interrogation plus lourde : les bâtiments construits aujourd&rsquo;hui résisteront-ils aux catastrophes naturelles de demain, alors même que la reconstruction des dégâts laissés par le cyclone Chido est encore loin d&rsquo;être achevée ?</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Les alertes du CAUE depuis Chido</b></h2>
<figure id="attachment_23757" aria-describedby="caption-attachment-23757" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23757" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg" alt="Mayotte, Chido, cyclone, dégâts, Salama Ramia, assurance" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.23.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23757" class="wp-caption-text">Le cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a mis à nu les fragilités du bâti mahorais. Après la catastrophe, de nombreux habitants ont dû reconstruire rapidement, parfois en privilégiant des solutions en béton dont le CAUE questionne aujourd’hui l’adaptation au climat et aux contraintes du territoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis le passage du cyclone Chido, les architectes du Conseil d&rsquo;architecture, d&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;environnement (CAUE) sillonnent l&rsquo;île pour accompagner les habitants dans leurs projets de réparation et de reconstruction.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de l’année 2025, dès le mois de janvier, plus de 210 demandes d&rsquo;accompagnement avaient été enregistrées : 91 dans la Communauté de Communes du Centre-Ouest (3CO), 36 dans la Communauté d&rsquo;agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), 36 dans la Communauté d&rsquo;Agglomération Dembéni-Mamoudzou (CADEMA), 34 dans la Communauté de communes du Sud (CCSUD) et 20 dans la Communauté de Communes de Petite Terre (CCPT).</p>
<p style="text-align: justify;">À chaque visite, les architectes réalisent un diagnostic complet des habitations. Le constat est souvent le même.<span class="Apple-converted-space"> </span><em>« On va voir les habitations pour faire un diagnostic global de l&rsquo;habitation, on a remarqué que de nombreuses constructions étaient mal faites car les artisans sur les chantiers exécutent parfois mal les travaux, on voit apparaître sur les bâtiments des fissures et des infiltrations d&rsquo;eau, et donc que cela mettait en danger leurs occupants »</em>, explique encore aujourd’hui le CAUE, que nous avons interrogé.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres recueillis par l&rsquo;organisme confirment ces observations. Sur quarante maisons sinistrées étudiées après le cyclone Chido, 87,5 % présentent des fissures, 72,5 % des infiltrations dans les bétons et 55 % une mauvaise ventilation des espaces. Le cyclone a également provoqué un changement dans les pratiques de construction. Le CAUE rappelle que les dégâts provoqués par le cyclone sont avant tout liés à la vulnérabilité des charpentes et des couvertures existantes. Il précise que<em> « cette démarche a permis de constater que les dégâts causés par Chido résultent principalement de la mauvaise conception des charpentes et des couvertures qui se sont, pour beaucoup, arrachées ».</em></p>
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<div class="max-w-full min-w-0 [overflow-wrap:anywhere] whitespace-pre-wrap" style="text-align: justify;">Face à cette situation, les habitants ont principalement envisagé deux solutions :<em> « reconstruire leur toiture en pente ou la remplacer par des dalles en béton ».</em> Toutefois, le CAUE met en garde contre ce recours massif au béton, considéré comme une réponse <em>« inconsidérée »</em> au regard de la fragilité des constructions existantes et des contraintes climatiques locales, un an et demi après la catastrophe. En effet, les toitures jouent un rôle majeur dans le confort thermique des bâtiments, le rayonnement solaire représentant jusqu’à 70 % des apports thermiques. L&rsquo;utilisation peu adaptée du béton au climat peut ainsi entraîner l’apparition de nombreuses problématiques et pathologies.</div>
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<p style="text-align: justify;">Et pour les architectes, ces désordres ne relèvent pas uniquement du confort des habitants. Ils fragilisent également directement les bâtiments.<em> « Il y a des risques par rapport à la solidité du bâti »</em>, ajoute le CAUE. Mais lorsque les désordres restent limités, des solutions existent. <em>« Avec l&rsquo;aide d&rsquo;un bureau d&rsquo;étude d&rsquo;ingénierie, on a fait ces constats et on a mis en place un manuel de la réparation pour aider les habitants à consolider ou réparer ces défauts-là ».</em> En revanche, lorsque la structure même du bâtiment est atteinte, le recours à des bureaux d&rsquo;études spécialisés est fortement recommandé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Construire sans permis, construire sans contrôle</b></h2>
<figure id="attachment_35811" aria-describedby="caption-attachment-35811" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35811" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg" alt="reconstruction, refondation, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/08/Ambdil-barriere.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-35811" class="wp-caption-text">Face à la multiplication des constructions en béton et aux alertes sur la fragilité du bâti, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, mise sur une nouvelle police intercommunale de l’urbanisme.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil des diagnostics, une autre réalité apparaît. De nombreuses constructions n&rsquo;ont jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une autorisation d&rsquo;urbanisme. <em>« La plupart des habitations qu&rsquo;on a visitées, n&rsquo;avaient pas de permis de construire, donc ça n&rsquo;est pas passé par les services des mairies, ça n&rsquo;a pas été instruit »</em>, constate encore le CAUE.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les architectes, ce constat dépasse largement la seule question administrative. <em>« Il y a aussi un manque de connaissance de la population, il faut sensibiliser, éduquer, informer des règles qui sont devenues obligatoires depuis que Mayotte est un département français et qu&rsquo;il faut respecter »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Avant même de parler de béton, de fondations ou de toiture, encore faut-il savoir si le terrain est constructible. Le CAUE insiste sur cette étape essentielle. <em>« Donc il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès de la population et ça c&rsquo;est une aide pour la construction pour leur dire que dans telle zone, il ne faut pas construire. Après sur la construction elle-même, la forme qu&rsquo;elle va prendre, sur quel terrain, ça c&rsquo;est la deuxième étape. La première c&rsquo;est est-ce qu&rsquo;on peut construire ou non et où (&#8230;) et la deuxième étape, c&rsquo;est après, comment construire bien ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les difficultés apparaissent particulièrement dans les secteurs de Mamoudzou, Dembéni et Sada.<em><span class="Apple-converted-space"> « </span>Quand c&rsquo;est fait par des promoteurs immobiliers, il y a peu de difficultés mais quand c&rsquo;est fait par des particuliers, il faut a minima contrôler les travaux (&#8230;) et que les travaux de la mairie fassent le rôle de la police de l&rsquo;urbanisme »</em>, insiste le CAUE.<span class="Apple-converted-space">  </span>Un constat qui rejoint directement la volonté affichée par la mairie de Mamoudzou de renforcer ses contrôles.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une île qui vit avec les séismes</b></h2>
<figure id="attachment_1794" aria-describedby="caption-attachment-1794" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1794" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg" alt="Mayotte, volcan, REVOSIMA, surveillance, Fani Maoré, Dziani, ilots, capteurs, plateforme," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-768x577.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04-696x523.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-11-14-a-08.32.04.jpg 788w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1794" class="wp-caption-text">Depuis la crise sismo-volcanique de 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré, Mayotte fait l’objet d’une surveillance scientifique accrue.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le contexte géologique renforce encore les préoccupations. À Mayotte, la question du bâti ne peut pas être dissociée de celle du sous-sol. Depuis la crise sismo-volcanique apparue en 2018 et la découverte du volcan sous-marin Fani Maoré à l&rsquo;est de Petite-Terre, l&rsquo;île reste sous surveillance permanente.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;éruption sous-marine de Fani Maoré n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui plus considérée comme active. Selon le Réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte (REVOSIMA), <em>« l’éruption de Fani Maore ne présente plus d’évolution avérée »</em>, en janvier 2021, les dernières preuves d&rsquo;une activité éruptive ayant été observées en octobre 2020.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, l&rsquo;arrêt de l&rsquo;éruption n&rsquo;a pas signifié la fin de l&rsquo;activité géologique. Les instruments du REVOSIMA continuent d&rsquo;enregistrer plusieurs séismes chaque jour autour de Mayotte. Entre le 1er et le 30 juin 2026, 327 événements sismiques ont été détectés, soit une moyenne d&rsquo;environ 11 séismes par jour : 287 séismes volcano-tectoniques et 40 séismes longue période. L&rsquo;activité reste principalement concentrée entre 5 et 15 kilomètres à l&rsquo;est de Petite-Terre, à des profondeurs comprises entre 20 et 50 kilomètres.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis fin 2020, aucune déformation significative du sol n&rsquo;est enregistrée. Mais les scientifiques continuent de surveiller l&rsquo;évolution de la situation, notamment en raison d&rsquo;une activité sismique persistante et de la présence d&rsquo;émissions de fluides dans la zone dite du Fer à Cheval. En juin dernier, le REVOSIMA rappelait encore qu&rsquo;aucune hypothèse n’était totalement écartée concernant l&rsquo;évolution future de cette activité : arrêt définitif, reprise sur le même site ou reprise sur une autre zone.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réalité géologique donne une résonance particulière aux interrogations sur la qualité du bâti mahorais. Les deux puissants séismes de magnitude 7,2 et 7,5 qui ont frappé le nord du Venezuela le 24 juin 2026, ont rappelé une réalité connue des spécialistes : lors d&rsquo;un tremblement de terre, les dégâts ne dépendent pas uniquement de la puissance de la secousse, mais aussi de la vulnérabilité des bâtiments.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de prédire ce qui pourrait s&rsquo;effondrer, mais d&rsquo;identifier les fragilités avant qu&rsquo;un événement majeur ne les mette à l&rsquo;épreuve. Les diagnostics réalisés par le CAUE ont déjà révélé des fissures, des infiltrations, des défauts de conception et de nombreuses constructions réalisées sans instruction préalable.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ce constat qui pousse aujourd&rsquo;hui la mairie de Mamoudzou à renforcer la police de l&rsquo;urbanisme. Contrôler les constructions ne relève plus seulement du respect des règles administratives : il s&rsquo;agit aussi de réduire la vulnérabilité d&rsquo;un territoire exposé aux cyclones et à une activité sismo-volcanique toujours surveillée. Sur les hauteurs de Cavani, de Kawéni ou de Sada, derrière les façades de béton qui redessinent peu à peu le paysage mahorais, se joue désormais une question essentielle : comment continuer à construire, sans fabriquer davantage de risques pour demain ?<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>Mathilde Hangard<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/24/les-controles-vont-senchainer-pourquoi-mamoudzou-veut-reprendre-la-main-sur-les-constructions-en-beton/">« Les contrôles vont s&rsquo;enchaîner » : pourquoi Mamoudzou veut reprendre la main sur les constructions en béton</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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