<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Chido - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/chido/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/chido/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Mar 2026 16:05:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Chido - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/chido/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>« 80 % de nos herbiers avaient été détruits… et ils ont repoussé », se réjouissent les Naturalistes de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/80-de-nos-herbiers-avaient-ete-detruits-et-ils-ont-repousse-se-rejouissent-les-naturalistes-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 02:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Créocean OI]]></category>
		<category><![CDATA[Herbiers]]></category>
		<category><![CDATA[lagon]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Naturalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Plongée sous-marine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47616</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le lagon de Mayotte, le cyclone Chido a balayé plus de 80 % des herbiers profonds, habitats critiques du dugong. Quelques mois plus tard, la nature tropicale a repris ses droits, offrant aux scientifiques une occasion rare d’étudier la résilience des écosystèmes marins.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/80-de-nos-herbiers-avaient-ete-detruits-et-ils-ont-repousse-se-rejouissent-les-naturalistes-de-mayotte/">« 80 % de nos herbiers avaient été détruits… et ils ont repoussé », se réjouissent les Naturalistes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sous la surface turquoise du lagon mahorais, des prairies marines profondes se cachent. Ces herbiers, essentiels pour l’alimentation du dugong, ont été largement ignorés jusqu’à ce que l’association des <em>Naturalistes</em> de Mayotte et la structure <em>Créocean OI</em> entreprennent de les cartographier et de les suivre. Le cyclone Chido, qui a frappé l’île le 14 décembre 2024, aurait pu mettre fin à cette mission. Au lieu de cela, il a ouvert une fenêtre unique sur la capacité de régénération d’un écosystème tropical très peu documenté.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Dugongs et herbiers : le couple invisible du lagon</b></h2>
<figure id="attachment_6578" aria-describedby="caption-attachment-6578" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-6578" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-300x198.jpeg" alt="FIISM, Mayotte, dugong" width="300" height="198" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-300x198.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-768x508.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-150x99.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-696x460.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong.jpeg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6578" class="wp-caption-text">À Mayotte, où il ne reste qu’une poignée de dugongs, protéger les herbiers marins (source essentielle de nourriture pour cette espèce vulnérable) revient à préserver l’avenir du dugong et la santé des écosystèmes côtiers.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le dugong, mammifère marin herbivore, dépend directement des herbiers marins pour sa survie. Auriane Serval, chargée du plan national d’action (PNA) pour cette espèce au sein des Naturalistes de Mayotte, précise : <em>« L’objectif est de limiter la mortalité des dugongs et d’améliorer les connaissances autour de l’espèce et de son habitat ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Si les herbiers intertidaux sont relativement bien connus, les herbiers profonds restent largement inexplorés. Situés au-delà de quinze mètres de profondeur, certains s’étendent jusqu’à 40 mètres sous l&rsquo;eau. <em>« À Mayotte, nous avons découvert des herbiers à des profondeurs encore rarement étudiées en milieu tropical »</em>, souligne l&rsquo;experte. Ces prairies sous-marines, invisibles depuis la surface, pourraient constituer une ressource alimentaire pour les dugongs qui ne sont pas toujours observés dans les herbiers peu profonds.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pallier le manque de données, la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Mayotte (DEALM) a financé la mission à hauteur de 170.000 euros. L’objectif : collecter des données précises pour orienter la conservation de l’espèce et de son habitat. « <em>C’est un écosystème fragile mais vital, dont nous devons comprendre les dynamiques pour agir efficacement »</em>, insiste la scientifique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des stations pour suivre la vie</b></h2>
<figure id="attachment_47635" aria-describedby="caption-attachment-47635" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47635 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-300x225.jpg" alt="Mayotte, herbiers, lagon, dugong, Naturalistes, Créocean OI, plongée sous-marine, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47635" class="wp-caption-text">Plongée au cœur des herbiers profonds à Mayotte : les chercheurs capturent des images pour reconstruire en 3D la structure des prairies marines grâce à la photogrammétrie (source : Naturalistes de Mayotte/Créocean OI)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le travail des <em>Naturalistes</em> s’articule autour de trois axes principaux : cartographier, suivre et mesurer. La première étape a consisté à localiser précisément les herbiers profonds de Mayotte. Cette cartographie permet de connaître l’étendue des prairies sous-marines et d’identifier les zones prioritaires pour le suivi scientifique. <em>« C’est un prérequis pour toute étude écologique : on ne peut pas protéger ce qu’on ne connaît pas »</em>, souligne Auriane.</p>
<p style="text-align: justify;">Le suivi systématique de tous les herbiers profonds étant impossible en raison de l’étendue du lagon et des contraintes techniques de plongée, dix stations représentatives ont été installées. Chaque station est matérialisée par des parpaings, un repère stable qui permet de revenir sur le site chaque année et de mesurer l’évolution de la couverture végétale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On choisit des portions représentatives et on les étudie en détail. Cela nous permet d’évaluer la santé globale des herbiers profonds »</em>, explique-t-elle encore. Les équipes plongent pour mesurer la longueur des feuilles, la densité et le recouvrement, mais pour les herbiers les plus profonds (20 à 30 mètres), elles complètent les observations par des séries photographiques permettant de reconstruire un modèle 3D de chaque portion.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mesurer la nourriture des dugongs</b></h2>
<p style="text-align: justify;">La troisième action vise à quantifier la biomasse disponible pour les dugongs. Ces données sont cruciales : elles permettent de déterminer si les herbiers représentent un goulot d’étranglement pour la survie des populations locales. <em>« En termes de conservation, il est essentiel de savoir quelle urgence nous avons à protéger ces habitats »</em>, précise Auriane.</p>
<p style="text-align: justify;">Un financement complémentaire obtenu via le fonds vert a permis de prolonger ces études, en particulier pour analyser la saisonnalité des herbiers profonds et son influence possible sur le déplacement des dugongs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Quand les vents de Chido deviennent laboratoire</b></h2>
<figure id="attachment_47634" aria-describedby="caption-attachment-47634" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-47634" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-300x213.jpg" alt="Mayotte, herbiers, lagon, dugong, Naturalistes, Créocean OI, " width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-1024x726.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-768x544.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-1536x1088.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-696x493.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-1068x757.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-1320x935.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25.jpg 1771w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47634" class="wp-caption-text">Evolution annuelle de l’emprise des herbiers sur Bandrélé à la barrière sud de décembre 2024 à octobre 2025 (source : Naturalistes de Mayotte/Créocean OI)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La mission de suivi prévue pour observer la saisonnalité a été brutalement modifiée par le passage du cyclone Chido. <em>« Nous avions collecté des données quelques jours avant le cyclone et les mesures post-Chido ont montré une perte de plus de 80 % de recouvrement des herbiers sur certaines stations »</em>, raconte la scientifique. La station de Bandrélé est passée de 29 % de recouvrement en décembre 2024 à seulement 4 % en février 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, la nature tropicale a surpris les chercheurs : en quelques mois, les herbiers ont retrouvé leur état initial, voire l’ont dépassé. À la station Bambo, le recouvrement est remonté au-dessus du seuil initial. <em>« 80 % de nos herbiers avaient été détruits… et ils ont repoussé. C’est extraordinaire, impressionnant la résilience de la nature »</em>, s’enthousiasme Auriane. Pour la communauté scientifique, ces observations sont rares. Disposer de données avant et après un cyclone sur un même site est exceptionnel : <em>« C’est une véritable prouesse. Nous avons une occasion unique de comprendre comment les écosystèmes marins tropicaux réagissent aux perturbations majeures »</em>, ajoute-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La mission, initialement prévue pour un an, a été prolongée jusqu’en 2026 afin de distinguer les effets du cyclone de la saisonnalité naturelle des herbiers. Tous les deux mois, les équipes reprennent les mesures sur les stations de Bambo et Bandrélé, enrichissant une base de données scientifique précieuse.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Menaces et espoir : la nature à l’épreuve de l’homme et du climat</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Malgré cette capacité de régénération, les herbiers marins restent extrêmement vulnérables. La première menace est l’envasement du lagon : le ruissellement de sédiments issus de la déforestation, des aménagements littoraux et des pratiques agricoles intensives recouvre les herbiers et limite la photosynthèse. Cette situation favorise également le développement d’algues concurrentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres dangers sont l’herbivorie par les poissons et les tortues, le piétinement par les activités humaines, ainsi que la fréquence et l’intensité accrues des cyclones liées au réchauffement climatique. Auriane Serval insiste sur l’importance d’un suivi scientifique rigoureux.<em> « Chaque donnée nous aide à déterminer quelles mesures de protection mettre en place pour le dugong et son habitat »</em>. Les <em>Naturalistes</em> envisagent également une publication scientifique afin que les connaissances acquises à Mayotte puissent profiter à d’autres zones tropicales.<em> « Il y a moins de littérature sur les herbiers que sur les coraux, et nos résultats peuvent inspirer des stratégies de conservation ailleurs dans le monde en dehors de Mayotte »</em>, explique Auriane.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les menaces, le message reste optimiste : <em>« On parle souvent de résilience à tort et à travers, mais ici, nous avons une preuve concrète qu’un écosystème peut se rétablir rapidement après une catastrophe naturelle. C’est un message d’espoir pour la protection de l’environnement ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une fenêtre optimiste sur l&rsquo;avenir de la biodiversité mahoraise à travers le monde </b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’étude des herbiers profonds à Mayotte illustre à la fois la fragilité et la force des écosystèmes marins tropicaux. Entre l’ombre du cyclone Chido et la lumière de la récupération rapide, la nature révèle sa capacité à se régénérer, offrant aux scientifiques un terrain unique pour comprendre la dynamique des herbiers et la survie du dugong.</p>
<p style="text-align: justify;">Fin avril 2026, Auriane Serval présentera devant une commission scientifique le bilan des cinq années du Plan National d’Actions (PNA) consacrées à la conservation du dugong. Ce rapport dressera un état des lieux des connaissances acquises et des mesures mises en œuvre, et contribuera à orienter la poursuite des actions de protection. <em>« Nous espérons que 2026 sera favorable et que nos observations permettront de mettre en place des actions concrètes pour protéger ces écosystèmes »</em>, conclut-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le lagon mahorais, la vie continue de pousser sous l’eau, malgré les tempêtes et les incertitudes climatiques. Et chaque feuille retrouvée après le cyclone rappelle que la nature, lorsqu’on la connaît et qu’on la protège, peut toujours surprendre et inspirer.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/80-de-nos-herbiers-avaient-ete-detruits-et-ils-ont-repousse-se-rejouissent-les-naturalistes-de-mayotte/">« 80 % de nos herbiers avaient été détruits… et ils ont repoussé », se réjouissent les Naturalistes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 15:06:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Millet]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des architectes]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47167</guid>

					<description><![CDATA[<p>Christophe Millet sera à Mayotte du 25 au 27 février pour échanger sur la reconstruction et le développement local.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/">Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes (CNOA), sera en déplacement à Mayotte du 25 au 27 février 2026. La visite vise à aborder les enjeux de reconstruction, de réhabilitation urbaine et de structuration des filières locales sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce déplacement<em> « revêt une importance particulière avec l’enjeu de préfiguration d’un Conseil de l&rsquo;Ordre des architectes de plein exercice »</em>, souligne le CNOA. Plusieurs rencontres sont prévues avec les élus et acteurs locaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/">Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 02:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[GEPOMAY]]></category>
		<category><![CDATA[Jardin Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[May'Refuge LPO]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[oiseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de la biodiversité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46990</guid>

					<description><![CDATA[<p>Premier site labellisé May’Refuge LPO à Mayotte, le Jardin Maoré concrétise un travail engagé depuis 2024 avec le GEPOMAY. Au-delà de la protection de la faune, le projet entend sensibiliser le public et préfigurer un réseau de refuges pour "reverdir" l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce vendredi 20 février 2026, le Jardin Maoré est devenu le premier <i>May’Refuge</i> de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) à Mayotte. Une labellisation qui s’appuie sur des inventaires naturalistes, des engagements concrets et une volonté affirmée de faire de ce site touristique une vitrine de la protection de la biodiversité, en partenariat avec le GEPOMAY.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un travail de fond engagé depuis 2024</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La labellisation du Jardin Maoré est l’aboutissement d’un travail entamé il y a plus d’un an. <em>« Depuis 2024, on travaille avec le Jardin Maoré. On a réalisé des inventaires sur le site de l’hôtel et on a réalisé une fiche d’opportunités dont la trame a été créée par la ligue pour la protection des oiseaux pour savoir si le site pourrait devenir un May’Refuge LPO »</em>, explique Emilien Dautrey, directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces inventaires ont permis d’évaluer le potentiel écologique du site et d’identifier les actions à mettre en place. L’association a également accompagné l’établissement par l’installation de panneaux pédagogiques consacrés aux oiseaux.<em> « Aujourd’hui, l’hôtel a pleinement franchi un pas pour devenir le premier May’Refuge LPO à Mayotte »</em>, souligne l&rsquo;expert.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Protéger la nature et sensibiliser le public</strong></h2>
<figure id="attachment_46996" aria-describedby="caption-attachment-46996" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46996" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg" alt="Mayotte, May'Refuge LPO, compost, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46996" class="wp-caption-text">Gestion des déchets verts, absence de produits nocifs et limitation des pollutions font partie des quinze engagements imposés par la charte des May’Refuge LPO.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le GEPOMAY, ces refuges ne se limitent pas à la protection stricte de la biodiversité. <em>« Ces refuges ou les May’Refuge LPO sont à la fois des endroits où l&rsquo;on protège la biodiversité, mais c’est aussi une vitrine pour sensibiliser le public à la protection de la nature au sens large »</em>, explique Emilien Dautrey.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choix du Jardin Maoré s’est imposé naturellement. <em>« Cela correspondait à leurs valeurs comme écolodge et au travail qu&rsquo;ils mènent depuis plusieurs années pour l&rsquo;environnement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La sensibilisation est déjà à l’œuvre sur le site. Des panneaux pédagogiques présentent les espèces présentes, notamment à l’entrée de l&rsquo;hôtel sur le chemin des escaliers qui mènent à la plage. <em>« Ils sont déjà dans la démarche »</em>, précise le directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Le label repose sur le respect de quinze gestes favorables à la biodiversité. Si certains étaient déjà appliqués par l’hôtel, d’autres actions ont été proposées pour renforcer l’accueil de la faune et de la flore.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un site « sans chasse » </strong></h2>
<figure id="attachment_46993" aria-describedby="caption-attachment-46993" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46993" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg" alt="Mayotte, Souimanga de Mayotte, oiseau, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46993" class="wp-caption-text">Un Souimanga de Mayotte observé au Jardin Maoré. Le site abrite une avifaune variée, mêlant espèces forestières et oiseaux marins (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le site abrite une faune variée.<em> « Le courol vouroudriou est très souvent entendu au Jardin Maoré, très caractéristique notamment à son chant »</em>, détaille Emilien Dautrey. S’y ajoutent des oiseaux marins comme les sternes, visibles à marée basse, des pailles-en-queue, des bulbuls, des souimangas et des zostérops de Mayotte, ainsi que la couleuvre de Mayotte, <em>« rappelons-le, inoffensive ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le label implique aussi des engagements réglementaires et environnementaux. Le site est sans chasse, une mesure facilitée par le cadre légal local, la chasse terrestre étant interdite à Mayotte, à l’exception du tangue sur une période très encadrée. La réduction des pollutions fait également partie des priorités : absence de produits nocifs, gestion stricte des déchets, compostage des déchets verts dans des bacs fermés pour éviter la prolifération des rongeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La gestion de l’eau figure également parmi les enjeux clés. <em>« À l’heure actuelle à Mayotte, c’est indispensable de récupérer l’eau, car on est en crise de l&rsquo;eau, mais il faut aussi protéger l&rsquo;eau récupérée des moustiques »</em>, insiste Emilien Dautrey.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, restaurer les corridors écologiques</strong></h2>
<figure id="attachment_41408" aria-describedby="caption-attachment-41408" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg" alt="Mayotte, nature, environnement, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41408" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, certains corridors écologiques ont été fragmentés. Le développement d’un réseau de May’Refuge vise à recréer des continuités entre jardins, villes et espaces naturels.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du seul cas du Jardin Maoré, le GEPOMAY entend faire de cette inauguration un point de départ. <em>« C’est le premier d’une longue série de May’Refuge LPO »</em>, souligne son directeur, en rappelant le contexte particulier dans lequel s’inscrit la démarche. Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a accentué la fragilisation des milieux naturels, entraînant une perte importante de la biodiversité et une rupture de certains corridors écologiques.<em> « Des jardins se retrouvent aujourd’hui isolés des forêts »</em>, observe-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu, désormais, est de penser la reconstruction à l’échelle du vivant. Cela passe par la création d’îlots de verdure, notamment en milieu urbain, la replantation des villes et la restauration de continuités écologiques permettant à la faune de circuler entre jardins, forêts et espaces d’agroforesterie. La question des sols est également centrale : les rendre plus perméables pour limiter le ruissellement et éviter que les eaux de pluie ne se déversent directement dans le lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le développement d’un réseau de May’Refuge LPO, le GEPOMAY défend une approche à la fois écologique et pédagogique. L’objectif est double : reverdir durablement Mayotte et encourager habitants, collectivités et acteurs privés à s’approprier ces pratiques à leur échelle. <em>« Ce sont des actions concrètes, mais aussi de la sensibilisation, pour que chacun puisse faire sa part, y compris dans son propre jardin ou sur son propre terrain »</em>, insiste le directeur du GEPOMAY. Une stratégie de long terme, pensée comme un levier pour reconstruire l’île sans tourner le dos à ses fondements naturels.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le 5ème régiment étranger sort des casernes et se rapproche des Mahorais</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/le-5eme-regiment-etranger-veut-sortir-de-ses-casernes-et-se-rapprocher-des-mahorais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 01:45:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Camerone]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cinquième régiment étranger]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération]]></category>
		<category><![CDATA[JPO]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Militaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46998</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les journées portes ouvertes, suspendues l’année dernière après le cyclone Chido, feront leur retour cette année pour permettre au régiment de renforcer ses liens avec la population.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/le-5eme-regiment-etranger-veut-sortir-de-ses-casernes-et-se-rapprocher-des-mahorais/">Le 5ème régiment étranger sort des casernes et se rapproche des Mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vendredi dernier, au quartier Cabaribère, à Dzaoudzi, l’ambiance était simple, un café, quelques viennoiseries et surtout des échanges directs. Le colonel <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Renaud Voyer</span></span>, chef de corps du 5e <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Régiment étranger</span></span> et commandant militaire de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mayotte</span></span>, a présenté les grandes lignes de l’année 2026 lors d’un petit-déjeuner.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des effectifs en hausse et un retour au format</strong> <strong>régulier</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="145" data-end="309">Premier sujet abordé, les effectifs. En effet, aujourd’hui, le régiment compte environ 350 militaires, un format réduit mais assumé. « <em>C’est un petit régiment par rapport à ceux de métropole, mais pour Mayotte, c’est un format adapté</em> », explique le colonel. La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit toutefois une montée en puissance progressive, avec environ 70 postes supplémentaires sur six ans, ainsi que des moyens matériels renforcés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="145" data-end="309">L’année écoulée a aussi marqué un retour à un fonctionnement plus classique après le cyclone Chido. En 2025, le régiment avait accueilli d’importants renforts dédiés à la reconstruction. Jusqu’à 500 militaires avaient alors été présents sur le territoire, hébergés notamment dans l’ancien hôpital ou sous des tentes, dans la zone des Badamiers. Ces renforts ont quitté l’île à la mi-décembre, à la date anniversaire du cyclone. « <em>On a retrouvé notre format seuil</em> », résume le chef de corps.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Missions, coopération et opérations humanitaires</strong></h2>
<figure id="attachment_45984" aria-describedby="caption-attachment-45984" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45984" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55-300x265.png" alt="Madagascar, météo, cyclone, Fytia," width="300" height="265" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55-300x265.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55-150x132.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55-696x614.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55.png 730w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45984" class="wp-caption-text">Les deux cyclones ont récemment causé d&rsquo;énormes dégâts matériels sur la Grande île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, les missions restent larges, le colonel rappelle que le cœur du métier du régiment reste avant tout militaire. Leur mission principale est d’assurer la défense de la France et des Français. « <em>On est d’abord des combattants</em> », indique-t-il, tout en rappelant que les unités peuvent être engagées sur tout le spectre, du combat aux opérations humanitaires si la situation l’exige.  À cela s’ajoutent les missions de coopération régionale, avec des détachements qui sont régulièrement envoyés aux Comores, à Madagascar, au Mozambique ou encore aux Seychelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le régiment est aussi régulièrement mobilisé pour des opérations humanitaires. Récemment, plusieurs détachements ont été envoyés à Madagascar après les deux épisodes climatiques violents Fytia et Gezani, notamment à Majunga, ou encore Tamatave. À chaque fois, des petits groupes d&rsquo;environ quinze personnes, ont été déployés pour venir en aide aux populations. « <em>On est toujours réactifs, on a été actifs très vite sur ces sujets là et c&rsquo;est notre rôle</em> », souligne-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Exercices régionaux et ouverture au public</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette dynamique se traduira concrètement dans les prochaines semaines avec plusieurs rendez-vous. Dès le mois de mars, le régiment participera à l’exercice « Papang », organisé à <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">La Réunion</span></span>. Un exercice régional qui réunit plusieurs armées partenaires de la zone sud de l’océan Indien. Dans ce même cadre, Mayotte accueillera le 19 mars, pendant une escale d’une journée, le porte-hélicoptères amphibie <em data-start="3828" data-end="3837">Dixmude</em>, engagé dans la mission Jeanne d’Arc. Des activités seront organisées depuis la base navale et une partie des militaires du régiment embarquera ensuite à bord pour rejoindre La Réunion, où se tiendra l&rsquo;exercice.</p>
<figure id="attachment_46551" aria-describedby="caption-attachment-46551" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46551" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46551" class="wp-caption-text">Les élèves du Collège Bouéni M&rsquo;titi ont présenté leur participation à la classe Défense récemment.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le bataillon contribue au développement local, notamment avec des actions telles que la réfection des escaliers menant à la plage de Moya. La formation entretient également le lien avec les jeunes via les classes Défense, qui permettent aux militaires de présenter leur métier et d’établir un contact direct avec les élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les journées portes ouvertes régimentaires feront également leur retour après avoir été absentes l&rsquo;année dernière. Elles sont prévues au mois mai prochain pour la fête de Camerone, afin d’aller vers la population et renforcer le lien avec les jeunes. <em>« Il ne faut pas rester repliés sur Le Rocher.</em> <em>La Légion a des choses à transmettre</em> <em>»</em>, conclut le colonel.</p>
<p><strong>Shanyce MATHIAS ALI. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/le-5eme-regiment-etranger-veut-sortir-de-ses-casernes-et-se-rapprocher-des-mahorais/">Le 5ème régiment étranger sort des casernes et se rapproche des Mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À N&#8217;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 02:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Le Jardin Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46816</guid>

					<description><![CDATA[<p>À N'gouja, sur l’une des plages de sable blanc de Mayotte, un hôtel renaît après avoir été rasé. Conteneurs, pieux, bois, panneaux solaires : le chantier du Jardin Maoré raconte une autre manière de bâtir sous les tropiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pendant qu’une pluie tropicale transforme le sol en boue gluante, Julien Segara détaille des plans, des pieux et des charpentes métalliques. À N&rsquo;gouja, dans le sud de Mayotte, l’extension et la réhabilitation de l’Hôtel du Jardin Maoré avancent lentement, mais sûrement. Après le passage dévastateur du cyclone Chido, l&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé pour mieux se reconstruire : plus résilient et plus écologique. Un chantier hors normes, sur un territoire où chaque vis, chaque poutre, chaque décision peut prendre des mois à aboutir.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un hôtel à l’écart de l&rsquo;île</b></h2>
<figure id="attachment_46833" aria-describedby="caption-attachment-46833" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46833" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-696x463.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png 709w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46833" class="wp-caption-text">L&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé après le passage du cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour rejoindre le Jardin Maoré, auparavant, il fallait emprunter une piste caillouteuse, non goudronnée, franchir une simple chaîne gardée de manière aléatoire, puis longer un pont pour accéder au cœur du site. À gauche, sous une grande paillote, se trouvaient la direction, un snack, une petite boutique, le restaurant et, plus loin, des bungalows traditionnels coiffés de toits végétaux. Ces bungalows avaient près de quarante-cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décor, idyllique, semblait hors du temps. Mais les structures, elles, ne l’étaient plus. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. Le restaurant est gravement endommagé, les bungalows aussi. <em>« La structure a été rasée. Les bungalows, aussi »</em>, raconte Julien Segara, aujourd’hui responsable des travaux de l’extension et de la réhabilitation de l’hôtel. <em>« À l’origine, on devait en conserver une partie. Mais Chido a tellement fait bouger les structures qu’on a pris la décision de tout raser pour repartir sur des bases sûres, aux normes actuelles, capables de résister à des intempéries, des séismes ou des cyclones ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Raser pour mieux reconstruire</strong></h2>
<figure id="attachment_46819" aria-describedby="caption-attachment-46819" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46819 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg" alt="Jardin Maoré, NGouja, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46819" class="wp-caption-text">Grâce aux gravats des destructions, une nouvelle route a pu être tracée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Julien Segara arrive au Jardin Maoré en 2023. Ancien moniteur de plongée, puis plombier, il rejoint d’abord le site pour aider au démarrage des travaux. Il devient chef de la maintenance pendant un an, avant d’être nommé responsable travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La démolition de l’ancien hôtel débute au mois d&rsquo;août 2025. Deux mois et demi seront nécessaires pour venir à bout du restaurant et des seize bungalows traditionnels. Mais ici, pas question de tout jeter.<em> « On a réussi à faire une opération zéro »</em>, explique Julien. Les gravats issus du broyage des bungalows ont été réutilisés pour refaire entièrement la route d’accès, désormais lisse et entièrement praticable.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une zone classée, sauvage, sans réseaux d’eaux usées alentour, le chantier se veut discret. <em>« Tous les nouveaux bâtiments sont posés sur des structures métalliques, elles-mêmes installées sur des pieux enfoncés dans le sol. Cela nous permet de ne pas toucher au terrain, de respecter ses courbes, de ne pas terrasser ».</em> Une contrainte technique, mais aussi un choix environnemental assumé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Construire autrement sous les tropiques</strong></h2>
<figure id="attachment_46836" aria-describedby="caption-attachment-46836" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46836" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46836" class="wp-caption-text">Ces conteneurs qui contiennent du matériel seront à leur tour exploités et réhabilités pour devenir des chambres-terrasses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À droite du site historique, une première partie est déjà sortie de terre : des chambres installées dans des conteneurs maritimes réhabilités, et un grand bâtiment en bois qui accueille aujourd’hui le restaurant, lequel redeviendra un snack à la fin du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">À terme, l’hôtel comptera vingt-et-un bungalows neufs, un bâtiment principal avec restaurant « haut de gamme », cuisine professionnelle, boutique et locaux administratifs. L’offre sera volontairement plurielle. <em>« Le restaurant se projette dans quelque chose de plus haut de gamme, mais le snack restera accessible. L’idée, c’est d’en avoir pour tous les budgets ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les contraintes sont immenses. Tout ou presque arrive de métropole : bois, acier, équipements techniques. Les conteneurs partent généralement du Havre, traversent les mers pendant près de trois mois, avant d’atteindre le port de Longoni. <em>« Le plus compliqué, ce n’est pas le voyage, c&rsquo;est après, à la sortie du port. C’est extrêmement cher. Le poste logistique est énorme ». </em>À cela s’ajoutent la saison des pluies, la boue, l’impossibilité de décharger certains matériaux sous l’eau, et les délais parfois interminables entre décision et mise en œuvre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, la preuve par le cyclone</strong></h2>
<figure id="attachment_46838" aria-describedby="caption-attachment-46838" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46838" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46838" class="wp-caption-text">Pendant le cyclone, cette partie de l&rsquo;hôtel a résisté à la force des vents de Chido, une prouesse technique prometteuse pour la suite des travaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le cyclone Chido frappe Mayotte, Julien est chez lui. Le lendemain, il revient sur le site. L’urgence est immédiate : dégager les arbres, sécuriser, nettoyer. <em>« On n&rsquo;a pas eu le temps de se poser trop de questions, on s&rsquo;est mis au travail immédiatement », </em>se souvient-il. Le Jardin Maoré devient alors un refuge improvisé. Grâce à une connexion Starlink et à un groupe électrogène, le site est l’un des rares points du sud de l’île à disposer d’électricité et d’Internet. <em>« Les gens ont afflué de partout. Il y avait de la panique. Les gens étaient à bout. On a vu des comportements de survie très forts ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais une chose frappe l’équipe : les nouvelles constructions n’ont pas bougé.<em> « Zéro dégât ici. À part un cocotier tombé, tout est resté intact »</em>. La démonstration est là : les choix techniques et environnementaux fonctionnent.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le chantier se poursuit, Julien le reconnaît sans détour. <em>« Quand je suis arrivé, je pensais démarrer les travaux. Trois ans après, on est encore au tout début mais ça avance.</em> <em>C’est un projet magnifique. Ce n’est pas un gros bloc de béton. C’est un endroit où on est heureux de travailler ». </em>À N&rsquo;Gouja, loin de l’urbanisation et des rejets polluants, l’hôtel mise aussi sur le solaire, le traitement naturel des eaux usées, et des chauffe-eau solaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Jardin Maoré ne se contente pas de renaître. Il expérimente, à son échelle, ce que pourrait être l’hôtellerie de demain dans les territoires ultramarins : résiliente, ancrée, et pensée pour durer en harmonie avec le vivant.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sauver la flore indigène menacée : le rôle vital du Conservatoire botanique national de Mascarin</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/sauver-la-flore-indigene-menacee-le-role-vital-du-conservatoire-botanique-national-de-mascarin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 02:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[arbres]]></category>
		<category><![CDATA[CBNM]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Conservatoire Botanique National]]></category>
		<category><![CDATA[Conservatoire botaniste national de Mascarin]]></category>
		<category><![CDATA[DEALM]]></category>
		<category><![CDATA[Dembéni]]></category>
		<category><![CDATA[Forêts]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[ONF]]></category>
		<category><![CDATA[pépinière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46451</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Dembeni, le Conservatoire botanique national de Mascarin veille sur les plantes rares, menacées et indigènes de Mayotte. Ses équipes surveillent, protègent et multiplient ces espèces uniques, essentielles à la régénération des forêts et à la préservation du patrimoine végétal de l’île. Une mission encore plus importante après le cyclone.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/sauver-la-flore-indigene-menacee-le-role-vital-du-conservatoire-botanique-national-de-mascarin/">Sauver la flore indigène menacée : le rôle vital du Conservatoire botanique national de Mascarin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sous les toiles ombragées de la pépinière, au milieu des jeunes pousses alignées avec soin, Ayouba Soufiani est dans son élément. Pépiniériste au Conservatoire botanique national de Mascarin (CBNM), situé à Dembeni, il passe la majeur partie de son temps à s&rsquo;occuper des plants, des arbrisseaux, des arbustes, ou encore des fougères. Récolter les graines, surveiller la croissance des pousses, ajuster l’arrosage, observer le moindre signe de faiblesse : un travail patient, minutieux et primordial.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une pépinière d&rsquo;une richesse exceptionnelle</strong></h2>
<figure id="attachment_46493" aria-describedby="caption-attachment-46493" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46493" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-300x200.jpeg" alt="Conservatoire botanique de Mascarin, Dembéni, pépinière, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-300x200.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-1024x683.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-768x512.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-1536x1024.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-150x100.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-696x464.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-1068x712.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon-1320x880.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-14.46.04_1_11zon.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46493" class="wp-caption-text">La pépinière abrite 86 espèces différentes, toutes indigènes de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Car si à première vue, la pépinière pourrait sembler ordinaire, munie de quelques tables de culture, des pots noirs, d&rsquo;outils en tout genre et de filets d’ombrage, ses richesses et surtout son importance se révèlent au fil des discussions avec le pépiniériste.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="761" data-end="1029"><em data-start="761" data-end="886">« La pépinière sert à conserver les plantes rares, patrimoniales, endémiques, vulnérables ou en danger critique à Mayotte »,</em> explique Ayouba Soufiani. « <em data-start="931" data-end="1029">L’objectif, c’est de préserver ces espèces pour ne pas qu’elles disparaissent du territoire ». </em>Le site, en cours d’installation au Paradis des Makis, accueille aujourd’hui 86 espèces différentes, toutes indigènes de Mayotte. Parmi elles, 49 sont endémiques et 19 endémiques strictes, c’est-à-dire présentes uniquement sur l’île, nulle part ailleurs au monde.</p>
<figure id="attachment_46487" aria-describedby="caption-attachment-46487" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46487" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-300x200.jpg" alt="Conservatoire botanique de Mascarin, Dembéni, pépinière, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0509_5_11zon-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46487" class="wp-caption-text">Ayouba Soufiani avec un plant de Foetidia comorensis, un arbre endémique stricte de Mayotte, en danger.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1296" data-end="1606">Le pépiniériste s’arrête devant une rangée de jeunes plants. « <em data-start="1348" data-end="1606">Par exemple, ici nous avons des Sophora tomentosa. C’est un arbuste qui peut atteindre trois mètres. Il n’y avait qu’un pied connu en Petite-Terre. Après le cyclone Chido, il a disparu. Ces jeunes plants sont donc essentiels pour la survie de l’espèce ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1296" data-end="1606">Un peu plus loin, il évoque un autre cas emblématique. « <em data-start="1664" data-end="1941">Cette plante c&rsquo;est le Foetidia comorensis ou Namoulonha en shimaoré. C’est un arbre en danger critique, endémique stricte de Mayotte, qu’on trouve notamment à Mtsamoudou. On fait pousser les plants ici et, selon les projets, on peut les greffer pour renforcer sa conservation ».</em></p>
<div style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: center;"><b>Une saison sèche éprouvante</b></h2>
<figure id="attachment_46490" aria-describedby="caption-attachment-46490" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46490 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-300x200.jpg" alt="Conservatoire botanique de Mascarin, Dembéni, pépinière, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0537_2_11zon-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46490" class="wp-caption-text">La pépinière est un véritable laboratoire qui permet de sauver des espèces mais aussi de savoir dans quels substrats, par exemple, elles poussent le mieux.</figcaption></figure>
<p>La mission de conservation du CBNM à Mayotte ne date pas d’hier. Depuis l’installation de l’antenne en 2008, l’association s’articule autour de quatre grandes missions : mieux connaître la flore mahoraise à travers l’inventaire et le suivi scientifique des espèces, protéger les plus rares et les plus menacées, accompagner les collectivités et porteurs de projets pour intégrer les enjeux écologiques dans l’aménagement du territoire, et enfin sensibiliser le public à la richesse et à la fragilité du patrimoine végétal local. Un travail à la fois scientifique, technique et pédagogique, au service de la biodiversité de l’île.</p>
<p>Les menaces pesant sur la flore mahoraise sont nombreuses : érosion des sols, urbanisation croissante, agriculture sur brûlis… Des pressions constantes qui fragilisent déjà les écosystèmes.</p>
<p>Le passage du cyclone Chido, il y a un peu plus d’un an, a brutalement rappelé la vulnérabilité des milieux et renforcé l’urgence de la conservation. Face à l&rsquo;urgence, les équipes du Conservatoire ont intensifié leur travail les mois qui ont suivi Chido, avec l&rsquo;arrivée de renforts de La Réunion, afin d&rsquo;effectuer un premier point de situation et un premier rapport pour un document d’appui pour les discussions avec les partenaires (ONF, DEALM).</p>
<p>« <i>Les premières phases de terrain ont eu lieu en janvier 2025. Nous sommes allés sur site pour retrouver des stations historiques isolées qui regroupent les espèces les plus rares, les plus importantes, en tout cas les plus patrimoniales »</i>, raconte Alex Prunet, chargé de mission Flore exotique envahissante au Conservatoire Botanique National &amp; CPIE de Mascarin.</p>
<figure id="attachment_23934" aria-describedby="caption-attachment-23934" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-23934" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses-300x225.jpg" alt="Mayotte, nature dévastée, Cyclone Chido, environnement, arbres cassés, dégâts," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Arbres-casses.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23934" class="wp-caption-text">Arbres cassés sur la prairie et la forêt humides de Malamani à Mayotte, le 24 décembre 2024 après le passage du cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p>Si la tempête du 14 décembre a causé des dégâts immédiats et visibles, ce sont surtout les mois qui ont suivi qui ont éprouvé les forêts. L’ouverture soudaine de la canopée et l&rsquo;augmentation de l’exposition au soleil en raison de la chute de branches, en pleine saison sèche, ont déréglé les écosystèmes de milieux normalement ombragés et humides. <b></b>« <i>Contrairement à ce qu’on pourrait croire, même si les dégâts étaient très impressionnants &#8211; beaucoup d’arbres décapités, étêtés, couchés -, il n’y a pas eu forcément énormément de mortalité directe liée au cyclone »</i>, poursuit-t-il.</p>
<p>« <i>Nous arrivons maintenant à la première saison des pluies après Chido. C’est là que l’on peut observer ce qui repousse ou non. Certaines espèces ne sont visibles qu’en saison des pluies. Le cyclone a généré énormément de stress, modifiant les cycles de croissance, de fructification, etc. C’est maintenant que ces effets deviennent observables ». </i>Six mois de travail sont désormais prévus pour compléter les observations de l&rsquo;année dernière et mieux connaître l&rsquo;état des forêts, et des arbres indigènes du territoire.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2440" data-end="2783"><strong>Gestion des espèces envahissantes, replantation&#8230;</strong></h2>
<p data-start="2440" data-end="2783">L&rsquo;un des points majeurs que les botanistes vont surveiller, c&rsquo;est l’expansion des espèces envahissantes, souvent exotiques, qui profitent de toute perturbation comme le défrichage, le brûlis ou même la création de sentiers forestiers pour s’installer et concurrencer les espèces indigènes.</p>
<figure id="attachment_37133" aria-describedby="caption-attachment-37133" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-37133" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gepomay-1-225x300.jpg" alt="Gepomay, oiseaux, lac Karihani, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gepomay-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gepomay-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gepomay-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gepomay-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gepomay-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/09/gepomay-1.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-37133" class="wp-caption-text">Après le cyclone, les espèces exotiques envahissantes ont proliféré, mais leur impact n&rsquo;est pas que négatif (illustration GEPOMAY).</figcaption></figure>
<p data-start="2440" data-end="2783">Après Chido, les lianes ont particulièrement proliféré, recouvrant la végétation et étouffant parfois les jeunes plants, note Alex Prunet. « <em>Pourtant, leur rôle n’est pas toujours négatif. </em></p>
<p data-start="2440" data-end="2783"><em>Pendant la saison sèche, ces lianes ont joué un rôle « cicatrisant », en recréant un couvert, limitant l’exposition au soleil et équilibrant humidité et température. La littérature scientifique montre souvent une explosion initiale des envahissantes dans les 6 à 18 mois suivant un cyclone, suivie d’une reconquête progressive des indigènes, si le milieu n’est pas trop perturbé ». </em>Les supprimer pour favoriser la repousse de la forêt n&rsquo;est donc pas tout le temps la solution, et cela doit se faire selon le milieu concerné. D&rsquo;autant plus que certaines lianes sont indigènes du territoire.</p>
<p data-start="4382" data-end="4806">Replanter massivement n’est pas la solution non plus, selon le chercheur. « <em>Après le cyclone, beaucoup ont proposé des solutions miracles de replantation. Or une forêt en bonne santé a la capacité de se régénérer seule »</em>, insiste-t-il. « <em>Les plants de pépinière, même issus de graines locales, sont moins adaptés que ceux qui poussent naturellement sur place et peuvent perturber la cohérence génétique ou les interactions écologiques. La logistique de replantation peut aussi endommager les jeunes plants existants. L&rsquo;idée de replanter avec des exotiques est également une très mauvaise chose ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="4382" data-end="4806"><strong>Dix ans pour retrouver les forêts d&rsquo;avant Chido</strong></h2>
<figure id="attachment_46486" aria-describedby="caption-attachment-46486" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46486" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-300x200.jpg" alt="Conservatoire botanique de Mascarin, Dembéni, pépinière, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/DSC_0506_6_11zon-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46486" class="wp-caption-text">Une nouvelle étude sur l&rsquo;impact du cyclone Chido est en cours, les résultats doivent être communiqués dans six mois.</figcaption></figure>
<p data-start="152" data-end="612">« <em>Je dirais que la plupart des gens ne sont pas du tout mal intentionnés. Le véritable problème, ce n’est pas la mauvaise volonté, c’est de ne pas savoir »</em>, confie Alex Prunet. « <em>On peut avoir des personnes très intéressées par la nature qui vont défricher une zone pour un objectif X ou Y, en pensant ne rien faire de mal, et qui vont pourtant détruire complètement une espèce sans s’en rendre compte. Le vrai problème, c’est donc le manque d’information ».</em></p>
<p data-start="614" data-end="1024">Selon lui, le développement du territoire est nécessaire mais le plus important est d’avoir pleinement conscience de l’impact de l’aménagement que l’on est en train de mettre en place. « <em>Il faut comprendre ce que l’on modifie, ce que l’on détruit éventuellement, et ce que cela implique à court et à long terme »</em>, remarque-t-il.</p>
<p data-start="1073" data-end="1469">Dans ce contexte, le Conservatoire joue un rôle essentiel d’accompagnement. Il conseille, informe et appuie les collectivités et porteurs de projets pour que les choix d’aménagement prennent en compte les enjeux écologiques et la protection des espèces rares.</p>
<figure id="attachment_46492" aria-describedby="caption-attachment-46492" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46492" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-1536x1152.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon-1320x990.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/WhatsApp-Image-2026-02-11-at-12.44.20_8_11zon.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46492" class="wp-caption-text">Des enfants accompagnés au Paradis des Makis, plantent un arbre avec Alex Prunet (Paradis des Makis).</figcaption></figure>
<p data-start="1471" data-end="1767">Un an après Chido, la saison des pluies a redonné de la vitalité au paysage, redevenu verdoyant. Mais à l’œil non averti, toutes les forêts peuvent sembler similaires. Celles composées majoritairement d’espèces indigènes se révèlent pourtant plus équilibrées, plus fraîches et plus résilientes. Elles sont essentielles pour les écosystèmes du territoire mais aussi pour la population.</p>
<p>Plus d&rsquo;un an après Chido il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur l’état des forêts et la régénération des espèces patrimoniales. Une chose est cependant claire pour Alex Prunet : « <em>même dans le meilleur des cas, en limitant les perturbations humaines, on ne retrouvera pas les forêts d&rsquo;avant Chido avant une dizaine d&rsquo;années. Les écosystèmes évoluent sur des temporalités qui dépassent largement l’échelle humaine ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/sauver-la-flore-indigene-menacee-le-role-vital-du-conservatoire-botanique-national-de-mascarin/">Sauver la flore indigène menacée : le rôle vital du Conservatoire botanique national de Mascarin</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Après le cyclone Chido, l’économie mahoraise encore exsangue</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/apres-le-cyclone-chido-leconomie-mahoraise-encore-exsangue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 02:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[Fragilités]]></category>
		<category><![CDATA[IEDOM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Post-Chido]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[refondation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46726</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans une étude publiée ce mois-ci, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer dresse un état des lieux de la situation des entreprises mahoraises avant et après le cyclone Chido. L’institut souligne que, malgré une reprise rapide grâce à la reconstruction et aux aides d’urgence, des fragilités structurelles persistent.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/apres-le-cyclone-chido-leconomie-mahoraise-encore-exsangue/">Après le cyclone Chido, l’économie mahoraise encore exsangue</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Plus d&rsquo;un an après le passage du cyclone Chido, l’économie mahoraise donne l’image d’un territoire en mouvement. Les chantiers de reconstruction se multiplient, certaines entreprises ont repris leur activité et les principaux indicateurs économiques affichent des niveaux élevés. Les aides d’urgence et les dispositifs de soutien ont permis de soutenir cette reprise, mais derrière cette dynamique apparente, la situation reste fragile. Selon l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM), elle repose davantage sur la gestion de l’urgence que sur une relance économique solide et durable.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une reprise portée par la reconstruction</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4178">L’économie mahoraise montre des signes de redémarrage, dans son analyse, l’IEDOM observe un net rebond de l’activité, soutenu principalement par les travaux de reconstruction. Le BTP, les services liés aux réparations et l’ensemble des activités connexes ont constitué le moteur de cette reprise.</p>
<figure id="attachment_33044" aria-describedby="caption-attachment-33044" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-33044" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-300x200.jpg" alt="Ecoquartier, Tsararano, Démbeni, logement, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-768x511.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/07/Chantier-ETB-3.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-33044" class="wp-caption-text">De nombreux chantiers sont en cours à Mayotte, pour reconstruire les infrastructures endommagées ou en créer de nouvelles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4178">L’indicateur du climat des affaires (ICA) s’établit à un niveau bien haut. Derrière ce chiffre, un constat, les chefs d’entreprise interrogés anticipent une amélioration de leur activité. Mais l’Institut nuance immédiatement cette lecture. Cette dynamique repose avant tout sur la remise en état des infrastructures et le remplacement d’équipements détruits. Autrement dit, l’investissement constaté relève davantage de la réparation que d’un véritable développement économique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4178">Le redémarrage s’est également appuyé sur un soutien public massif, en effet, selon l&rsquo;IEDOM, 22,2 millions d’euros ont été versés à 4.476 entreprises au titre des aides d’urgence. Plus de 1.500 demandes d’activité partielle ont été validées, représentant 7,2 millions d’heures chômées. Ces mesures ont donc contribué à limiter l’impact immédiat du cyclone et à maintenir l’activité économique.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3792" data-end="4178">Mais l’Institut invite à ne pas crier victoire trop vite. La dynamique actuelle reste largement liée aux aides exceptionnelles et aux chantiers de reconstruction, qui ne dureront pas indéfiniment. Cela ne signifie pas encore que l’économie mahoraise est repartie sur des bases solides.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3792" data-end="4178"><strong>Des fragilités toujours présentes </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Derrière les indicateurs de reprise, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer dresse un tableau plus contrasté. En effet, l&rsquo;économie de l&rsquo;île présentait déjà des tensions avant la catastrophe. Les entreprises avaient davantage recours aux crédits d’exploitation et de trésorerie, tandis que de nombreuses factures clients restaient impayées. Dans le même temps, le nombre de sociétés en difficulté pour régler leurs propres dettes avait aussi augmenté.</p>
<figure id="attachment_6789" aria-describedby="caption-attachment-6789" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6789" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-300x196.jpeg" alt="CSSM; indépendants, retraites, Mayotte, urssaf" width="300" height="196" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-300x196.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-768x501.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-150x98.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie-696x454.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Commerce-boulangerie.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6789" class="wp-caption-text">Les petites entreprises restent les plus vulnérables, tandis que, selon l’IEDOM, la majorité du tissu entrepreneurial présente encore une solidité financière globale.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="606" data-end="905">Après Chido, ces fragilités ne se sont pas envolées, selon l’IEDOM, 25 % des entreprises affichent encore une trésorerie négative, tandis que plus de 70 % des dirigeants redoutent un recul de leur santé financière dans les prochains mois et près d’un tiers s’inquiète d’un éventuel défaut de paiement si les mesures exceptionnelles venaient à s’arrêter. L&rsquo;Institut attire également l’attention sur la forte dépendance à la commande publique. En effet, près de 7 entreprises sur 10 tirent leur activité de marchés publics, ce qui rend leur trésorerie particulièrement vulnérable.</p>
<h2></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Entre reconstruction et relance durable</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à ces constats, l&rsquo;Institut d’émission des départements d’outre-mer distingue deux temporalités. Premièrement, la loi d’urgence, adoptée juste après la catastrophe, qui a permis de limiter l’impact immédiat et d’éviter une vague massive de cessations d’activité, elle joue un rôle de bouclier pour l’économie locale. Puis la loi de refondation, quant à elle, ambitionne de transformer en profondeur le cadre économique du territoire : modernisation des infrastructures, renforcement de la résilience face aux risques climatiques, amélioration des capacités structurelles&#8230; constituent des objectifs de long terme.</p>
<figure id="attachment_20516" aria-describedby="caption-attachment-20516" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20516" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-150x107.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie-696x495.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Hélico-Longoni-porte-container-copie.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-20516" class="wp-caption-text">Le port de Longoni, axe central pour la reconstruction et l’approvisionnement des entreprises après le cyclone Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’Institut rappelle toutefois que certaines évolutions, comme la progression des charges sociales, pourraient peser sur des entreprises dont la situation financière reste fragile. À court terme, les dispositifs assurent surtout un apport de liquidités, mais la solidité financière des entreprises à moyen terme reste incertaine.</p>
<p style="text-align: justify;">L’économie mahoraise affiche quelques signes de reprise, mais pour l’IEDOM, cette dynamique reste portée par la reconstruction et des mesures exceptionnelles. Le vrai défi pour le territoire reste désormais de transformer cette reprise portée par la reconstruction et les mesures exceptionnelles en un modèle économique durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/17/apres-le-cyclone-chido-leconomie-mahoraise-encore-exsangue/">Après le cyclone Chido, l’économie mahoraise encore exsangue</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 14:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[CFE-CGC]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Fibre]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<category><![CDATA[syndicat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=45943</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Chido, la CFE-CGC s’inquiète des conditions du déploiement de la fibre et saisit le Premier ministre.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/">Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La reconstruction des réseaux de télécommunications à Mayotte, durement touchée par le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, fait l’objet d’un débat syndical. Dans un communiqué publié le 4 février 2026, la CFE-CGC Orange indique avoir interpellé le Premier ministre sur le déploiement de la fibre optique, qu’elle juge stratégique mais socialement sensible.</p>
<p style="text-align: justify;">Le syndicat rappelle que <em>« depuis le cyclone Chido, les salariés d’Orange à Mayotte ont tenu un rôle décisif dans la continuité républicaine des communications »</em>. Il détaille une mobilisation rapide et soutenue :<em> « rétablissement du réseau mobile dès le lendemain de la catastrophe, reconstruction des infrastructures fixes, lancement accéléré de la 5G, puis déploiement et commercialisation de la fibre optique dans un contexte de pénurie, de tensions sociales et de blocages administratifs répétés ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Face à l’ampleur des dégâts, la CFE-CGC Orange explique que <em>« le choix de ne pas simplement « remettre du cuivre sur du cuivre », mais d’accélérer une réponse durable par le déploiement de la fibre optique s’est imposé »</em>. Elle souligne que les salariés <em>« déploient et commercialisent à marche forcée un réseau fibre, non par confort, mais par sens du service public et de l’intérêt général ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout en soutenant cette orientation technologique, le syndicat affirme refuser <em>« un déploiement qui sacrifie l’emploi et les plus fragiles »</em>. Il met en garde contre une autre issue possible : <em>« laisser nos concitoyens dépendre durablement d’un opérateur satellitaire extra-européen, au détriment de la souveraineté numérique et de la résilience du territoire ». </em></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/04/fibre-a-mayotte-lalerte-dun-syndicat-dorange/">Fibre à Mayotte : l’alerte d’un syndicat d’Orange</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les infrastructures routières de Mayotte face à la colère du climat</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/16/les-infrastructures-routieres-de-mayotte-face-a-la-colere-du-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Perzo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 02:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[DEALM]]></category>
		<category><![CDATA[Dikeledi]]></category>
		<category><![CDATA[inondation]]></category>
		<category><![CDATA[kamisy]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=44488</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un peu comme un malade qui se soignerait trop tard, le laxisme dans la gestion des routes et de ses abords pourrait faire flamber l’addition finale. Or, les échanges par les routes terrestres et maritimes sont le nerf de l’économie, met en garde le spécialiste mobilité, Mohamed Hamissi Zainouddini</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/16/les-infrastructures-routieres-de-mayotte-face-a-la-colere-du-climat/">Les infrastructures routières de Mayotte face à la colère du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Quarante ans après le cyclone Kamisy et la tempête Feliksa, Mayotte a de nouveau été touchée par Chido en décembre 2024 et Dikeledi en janvier 2025. Un an plus tard, quels enseignements peut-on tirer de ces deux événements sur l’état de nos infrastructures routières ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini* </strong><strong>:</strong> Il m’est difficile de dresser un constat objectif sans disposer d’un rapport d’évaluation réalisé par des experts. Le sujet dépasse en effet le simple ressenti des automobilistes, même si ceux-ci constatent au quotidien la dégradation du réseau routier et le manque d’entretien de ses abords. Pour autant, une chose est certaine : à chaque événement climatique extrême, le risque de dégâts importants dans notre département est bien réel. Le rapport d’évaluation réalisé après le cyclone Kamisy faisait déjà état de destructions majeures du réseau routier et des ouvrages d’art. Éboulements, ruptures de talus et de chaussées, chutes d’arbres et de pylônes, disparition de pistes, dégradation des matériaux sous l’effet de pluies intenses et prolongées… Les routes avaient été soumises à de très fortes contraintes. Dans certains cas, les fondations saturées d’eau avaient cédé sous le passage des engins de secours, et plusieurs ouvrages avaient été emportés par les eaux. La tempête Feliksa avait également provoqué d’importants ruissellements, des débordements de cours d’eau et des submersions marines. Le réseau routier et les ouvrages d’art avaient alors subi de lourds dommages, pour un coût estimé à près de six millions d’euros pour le seul réseau routier. Plus récemment, le cyclone Chido et la tempête Dikeledi ont, eux aussi, causé des dégâts significatifs sur de nombreuses infrastructures de transport, bien au-delà du seul réseau routier. Aujourd’hui, le constat est clair : Mayotte reste exposée aux tempêtes, aux cyclones et aux inondations. Face à cette réalité, adapter nos infrastructures routières à ces événements n’est plus une option, c’est une urgence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les projections climatiques sont-elles inquiétantes pour l’avenir de nos infrastructures routières ? </strong></p>
<figure id="attachment_44491" aria-describedby="caption-attachment-44491" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-44491 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Pont-Mtsapere-.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44491" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi : « Des études de vulnérabilité doivent être menées »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> :</strong> Selon les spécialistes, le réchauffement climatique devrait augmenter de manière significative la fréquence des événements extrêmes, avec des cyclones, tempêtes, crues ou périodes de sécheresse atteignant plus souvent des intensités ou des niveaux très élevés. Ce sont des projections que notre « petit caillou » ne peut pas se permettre d’ignorer. Dès 2007, d’ailleurs, le Programme des Nations unies pour le développement classait l’archipel des Comores, dont Mayotte, parmi les dix régions les plus exposées aux cyclones tropicaux. Le risque est donc identifié depuis longtemps. Et pourtant, quand on observe l’état actuel de nos routes et de leur environnement immédiat, l’inquiétude est réelle face à ces perspectives, même si j’aimerais me tromper.</p>
<blockquote><p><strong>Une vulnérabilité déjà visible</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Peut-on dire que nos routes sont à risque face aux aléas climatiques ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini </strong><strong>:</strong> Là encore, il m’est difficile de répondre de façon objective sans disposer, au préalable, d’un rapport d’expertise sur l’état des chaussées, des ouvrages d’art, des ouvrages hydrauliques, des murs… Au fond, il s’agit de mener un véritable diagnostic de vulnérabilité des infrastructures routières. Ce travail me semble essentiel, car il permet d’analyser deux dimensions complémentaires. La vulnérabilité physique, d’abord, qui concerne les dommages structurels : affaissement de talus, déformation de chaussées, fragilisation des ouvrages. Et la vulnérabilité fonctionnelle ensuite, qui renvoie à la perte de service : interruption du trafic, impossibilité d’accéder à l’aéroport, coupure d’un axe structurant. Cela dit, les faits récents parlent d’eux-mêmes. La fermeture de la route départementale 1 entre Soulou et Tsingoni après un affaissement de chaussée, les dégâts causés par Chido et Dikeledi — inondations, effondrement de portions de route, axes bloqués par des arbres arrachés, éboulements ou glissements de terrain — ou encore les submersions temporaires de certains axes, comme le boulevard des Crabes à Dzaoudzi-Labattoir ou la route d’Ironi Bé lors des grandes marées, illustrent très concrètement ces vulnérabilités. Nos routes et nos ponts peuvent être fragilisés par le changement climatique, en raison de leur vieillissement, de leur conception parfois peu adaptée aux événements extrêmes, d’un entretien insuffisant, mais aussi de leur implantation dans des zones exposées aux inondations, aux glissements de terrain ou à la montée du niveau de la mer. Les risques sont multiples.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Certaines infrastructures nécessitent-elles déjà une attention particulière ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> : </strong>Le doute n’est plus permis. Les infrastructures routières sont essentielles à la vie quotidienne. Elles garantissent la continuité territoriale, l’accès aux services essentiels et le bon fonctionnement de l’économie locale. Or, certaines d’entre elles, aujourd’hui vieillissantes, ont été conçues selon des règles fondées sur des données climatiques parfois dépassées. Leurs vulnérabilités ont évolué et continueront d’évoluer. Il est donc indispensable d’accorder une attention particulière à certains ouvrages stratégiques. Des études de vulnérabilité doivent être menées, en tenant compte de leur état, de leur fonction et de leur localisation. Il ne faut pas non plus oublier les dépendances de la voirie. Au-delà de la seule chaussée, l’infrastructure routière englobe également les talus, les accotements et la végétation en bord de route, qui jouent un rôle essentiel pour la stabilité des routes et la sécurité des usagers. Je pense par exemple au vieux pont dit « pont Nazou », sur le boulevard Abdallah Houmadi à Mtsapéré, qui traverse la rivière Majimbini et dont l’état se dégrade visiblement. On peut aussi citer la digue du front de mer de Mamoudzou, qui s’érode peu à peu. Je pose la question, ces ouvrages présentent-ils aujourd’hui des risques particuliers, notamment face aux effets du changement climatique ?</p>
<blockquote><p><strong>Vieillissement, budget et défis à venir</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels sont les principaux défis liés à nos infrastructures routières ?</strong></p>
<figure id="attachment_44492" aria-describedby="caption-attachment-44492" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-44492 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-300x225.jpeg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Inondation-rue-de-lArchipel-Kaweni-janvier-2025.jpeg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44492" class="wp-caption-text">Inondation de la rue de l&rsquo;Archipel à Kawéni en janvier 2025</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> :</strong> Une partie de nos routes, construites dans les années 70 et 80, et certains ouvrages encore plus anciens datant des années 40, arrivent aujourd’hui à un stade de vieillissement avancé. Combiné à l’augmentation des dégradations et à des contraintes climatiques de plus en plus fortes, cela entraîne des besoins d’entretien et de réparation plus fréquents et plus lourds. Dans le même temps, les marges financières se réduisent, ce qui rend les défis particulièrement nombreux, malgré les efforts de sécurisation déjà engagés. Les budgets consacrés à l’entretien courant du réseau routier, à la sécurisation et aux aménagements restent très insuffisants, notamment pour les routes départementales et communales. Le besoin global d’entretien et de remise à niveau du réseau de l’ensemble des routes de Mayotte est estimé à 20,6 millions d’euros par an (contre 4 millions aujourd’hui pour 625 km de voies). Cet écart risque de créer progressivement un véritable mur d’investissements. Il est donc indispensable de disposer d’une connaissance fine et régulièrement actualisée de l’état de nos infrastructures. Ne pas anticiper, c’est accepter une augmentation continue des coûts, une réduction de la durée de vie des ouvrages et une dégradation du service rendu aux usagers. L’entretien régulier constitue l’un des principaux leviers d’adaptation. Il permet de corriger les fragilités liées à l’ancienneté des infrastructures et d’intégrer des solutions plus conformes aux normes techniques et environnementales actuelles. L’autre nécessité, c’est la formation des agents des services techniques des collectivités, en particulier ceux des communes, afin de renforcer les compétences locales et d’améliorer la qualité et l’efficacité des interventions sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels risques représentent les retards de maintenance et d’entretien de la voirie locale, y compris ceux concernant les dépendances que vous venez de citer ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini </strong><strong>:</strong> Ils peuvent accentuer fortement les vulnérabilités et provoquer des dégâts importants en cas de phénomène météorologique important : effondrement de chaussées, destruction de ponts ou de digues, inondations de routes… Ce ne sont pas des risques théoriques. À La Réunion, ce type de situation se produit souvent à chaque événement extrême, alors que l’île est citée comme un modèle en matière d’infrastructures de transport. En Guadeloupe, la tempête Fiona en 2022 a provoqué des pluies diluviennes entraînant crues et inondations, érosion des berges, déplacement de cours d’eau, destruction de ponts et dégradation de nombreuses routes. Cela montre combien il est nécessaire d’adapter nos infrastructures routières pour anticiper des situations de crise plus fréquentes ou plus sévères, tout en gardant à l’esprit que le risque zéro n’existe pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels impacts peut avoir la fermeture d’un axe routier structurant à Mayotte ?</strong></p>
<figure id="attachment_23524" aria-describedby="caption-attachment-23524" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-23524 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui-300x160.jpeg" alt="" width="300" height="160" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui-300x160.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui-150x80.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui-696x372.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/03/Route-effondree-Chirongui.jpeg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-23524" class="wp-caption-text">La route s&rsquo;était partiellement effondrée à Chirongui lors du passage de Dikeledi</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> : </strong>Sur une île comme la nôtre, où les itinéraires de substitution sont limités, la fermeture d’une route peut rapidement perturber le fonctionnement du territoire. À court terme, cela affecte l’accès aux soins, l’approvisionnement et le quotidien des habitants. Les conséquences sociales et économiques peuvent ensuite se prolonger, surtout pour les populations vivant dans les villages les plus isolés, comme dans l’extrême sud de l’île. Au final, c’est l’ensemble du territoire qui peut ressentir les effets d’une telle fermeture.</p>
<blockquote><p><strong>Vers une résilience indispensable</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle stratégie doit-on adopter ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini</strong><strong> :</strong> L’action publique doit désormais s’inscrire dans une logique d’anticipation, ou plutôt d’adaptation. Adapter les infrastructures, c’est d’abord se poser la question de leurs vulnérabilités et des connaissances nécessaires pour les analyser. Il s’agit par exemple de mieux connaître le contexte géographique, environnemental et climatique dans lequel se situe le réseau concerné. Cette connaissance permet d’identifier les infrastructures et les déplacements les plus exposés aujourd’hui, ainsi que l’évolution potentielle des événements susceptibles d’avoir un impact. Il devient alors possible de mettre en œuvre des solutions adaptées pour réduire les impacts potentiels, comme des plans de déplacement en cas de crise ou le renforcement de certaines infrastructures. Dans cette démarche, les collectivités peuvent s’appuyer sur le Cerema, qui les accompagne en analysant les aléas climatiques, la résistance des infrastructures et leur importance stratégique, afin de hiérarchiser les risques et de prioriser les actions.</p>
<p style="text-align: justify;">De manière générale, ces investissements sont importants, mais indispensables pour éviter des situations critiques et mieux maîtriser les coûts dans la durée. Qu’il s’agisse de mieux prévenir les risques, d’anticiper les crises ou d’améliorer le niveau de service proposé, l’adaptation permet de réduire les coûts. En diminuant les vulnérabilités, elle contribue notamment à limiter les dépenses liées aux réparations après des destructions causées par des événements extrêmes, ainsi que les coûts d’entretien associés au vieillissement accéléré des infrastructures à long terme. Enfin, cette optimisation des coûts concerne l’ensemble du territoire, qui peut subir des impacts économiques importants lorsque les déplacements se déroulent en mode dégradé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle conclusion tirez-vous pour Mayotte ?</strong></p>
<figure id="attachment_44493" aria-describedby="caption-attachment-44493" style="width: 210px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-44493 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-210x300.jpeg" alt="" width="210" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-210x300.jpeg 210w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-717x1024.jpeg 717w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-768x1096.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-150x214.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-300x428.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde-696x994.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/Caribus-site-propre-inonde.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px" /></a><figcaption id="caption-attachment-44493" class="wp-caption-text">Un site propre de Caribus inondé</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mohamed Hamissi </strong><strong>Zainouddini </strong><strong>:</strong> Il est évident que l’on ne peut pas tout maîtriser face aux phénomènes naturels. Pour autant, le dérèglement climatique accentue les risques en multipliant les événements extrêmes, susceptibles de provoquer des dégâts importants sur les routes et, plus largement, sur l’ensemble des infrastructures de transport, terrestres comme maritimes.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette réalité, la question centrale est de savoir ce qu’il faut adapter et à quel moment intervenir. Cela suppose de bien connaître les réseaux et leurs fonctions. S’agit-il d’axes structurants ou de voies de desserte locale ? Sont-ils utilisés pour les déplacements quotidiens, empruntés par les services de secours ou indispensables à l’accès aux soins et aux écoles ? Existe-t-il des itinéraires de substitution ou s’agit-il d’axes uniques ? Le niveau et la nature du trafic sont également des éléments déterminants. Ils permettent d’identifier les enjeux propres à chaque portion du réseau.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’un événement climatique survient, plusieurs de ces fonctions peuvent être affectées simultanément. La circulation peut être fortement perturbée, voire interrompue, notamment en cas d’inondation ou de glissement de terrain. Dans un contexte de moyens humains et financiers contraints, les décideurs doivent alors hiérarchiser les priorités : quels axes protéger en premier, lesquels maintenir ouverts, quels déplacements dévier ou restreindre, en particulier en situation de crise.</p>
<figure id="attachment_44602" aria-describedby="caption-attachment-44602" style="width: 170px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-44602" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-170x300.jpeg" alt="" width="170" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-170x300.jpeg 170w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-580x1024.jpeg 580w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-150x265.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-300x530.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7-696x1229.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/01/ca3f54df-54d0-4f35-955e-f776153813f7.jpeg 725w" sizes="auto, (max-width: 170px) 100vw, 170px" /><figcaption id="caption-attachment-44602" class="wp-caption-text">Mohamed Hamissi Zainouddini : « il faut hiérarchiser les priorités »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, à Mayotte, l’action porte avant tout sur le réseau existant. La construction de nouvelles routes structurantes apparaît peu probable dans les quinze prochaines années, à l’exception du projet de transport collectif en site propre Caribus. Cela implique d’anticiper les effets du changement climatique sur les infrastructures actuelles et d’optimiser les investissements disponibles, d’autant que les dommages liés aux phénomènes extrêmes sont probables et pourraient s’aggraver sur des infrastructures vieillissantes ou insuffisamment entretenues.</p>
<p style="text-align: justify;">A propos de Caribus, dont les travaux sont en cours, des inondations sont déjà observées sur certains axes lors de fortes pluies. L’imperméabilisation des sols et une gestion insuffisante des eaux pluviales pourraient accroître le risque d’inondation et de dégradation du site propre, avec des conséquences possibles sur la continuité du service en phase d’exploitation. Ces points ont d’ailleurs été relevés par l’Autorité environnementale, qui a formulé des observations et des recommandations. Par ailleurs, le risque de rupture de la digue du front de mer de Mamoudzou constitue un point de vigilance supplémentaire, susceptible d’affecter les travaux du site propre et, à court terme, la sécurité des piétons.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les collectivités locales doivent être en capacité d’agir efficacement lors d’événements météorologiques extrêmes et de se préparer aux défis à venir. Les communes sont ainsi amenées à s’interroger sur l’état de leur réseau routier, y compris des ouvrages comme les ponts. Les intercommunalités sont également concernées, notamment à travers la compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations. Le Département-Région, qui a confié la gestion et l’exploitation de son réseau, a lui aussi un travail important à mener, en particulier en matière d’investissements pour adapter les infrastructures aux risques potentiels. Dans ce contexte, il convient toutefois de souligner le travail assuré par la DEALM**, qui gère et exploite au quotidien 90 kilomètres de routes nationales et 143 kilomètres de routes départementales, desservant l’ensemble des communes et des villages de l’île. Le sujet mobilise de nombreux acteurs et met en lumière l’intérêt d’un échange approfondi sur la gouvernance des politiques publiques de mobilité et de transport à Mayotte. Cet échange peut intégrer à la fois les infrastructures, terrestres et maritimes, ainsi que les services associés, au regard des enjeux, des défis actuels et à venir, et des contraintes financières.</p>
<p style="text-align: justify;">*Ingénieur en mobilité, <strong>Mohamed Hamissi </strong>Zainouddini est <em>Directeur Environnement, Plan Climat Air Energie Territorial, Transport et Mobilité</em>, de la Communauté de communes de Petite Terre</p>
<p style="text-align: justify;">** Direction de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Aménagement, du Logement et de la Mer de Mayotte</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/16/les-infrastructures-routieres-de-mayotte-face-a-la-colere-du-climat/">Les infrastructures routières de Mayotte face à la colère du climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mayotte comptée à la loupe : les agents recenseurs sillonnent l’île</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/22/mayotte-comptee-a-la-loupe-les-agents-recenseurs-sillonnent-lile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 02:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Dzaoudzi]]></category>
		<category><![CDATA[Insee]]></category>
		<category><![CDATA[Labattoir]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<category><![CDATA[Resencement 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=43698</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lancé le 27 novembre dernier et prévu jusqu’au 10 janvier prochain, le recensement de la population est très attendu à Mayotte. Après le passage du cyclone Chido, il doit permettre de clarifier le nombre réel d’habitants, mais aussi de mieux préparer la reconstruction de l’île.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/22/mayotte-comptee-a-la-loupe-les-agents-recenseurs-sillonnent-lile/">Mayotte comptée à la loupe : les agents recenseurs sillonnent l’île</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ayant commencé le mois dernier, le recensement à pour objectif de repartir à zéro et de tout comptabiliser avec précision : maisons en dur ou de fortune, populations locales comme migrantes, rien n’est laissé au hasard. Au-delà de l’urgence du comptage, cette opération est également essentielle pour la reconstruction et la planification à long terme. Les données collectées permettront aux autorités de reconstruire les infrastructures et de les adapter à la population. Elles doivent aussi aider à anticiper les futures catastrophes, en identifiant les zones les plus densément peuplées ou les plus vulnérables.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Sur le terrain, une organisation millimétrée</strong></h3>
<figure id="attachment_43702" aria-describedby="caption-attachment-43702" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43702" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2804-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43702" class="wp-caption-text">Véronique Gambey, superviseure du recensement de la population sur Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier jour de recensement à Dzaoudzi-Labattoir, a été consacré aux personnes vivant sur des bateaux. Un choix stratégique, ces populations pouvant quitter les lieux à tout moment. Selon Véronique Gambey, superviseure du recensement de la population sur Petite-Terre, 23 personnes vivant sur des embarcations ont ainsi été recensées. À M’bouyoujou, un quartier mixte, comme beaucoup à Mayotte où cohabitent maisons en béton et habitations en tôles, porte après porte, les agents collectent les informations, avant de poursuivre leur tournée, mais le travail ne s’arrête pas là. Ils regagnent la mairie avec les formulaires remplis sur le terrain. Ces documents sont ensuite numérisés et transmis directement à Paris. Pour faciliter l’organisation, la commune est découpée en une cinquantaine d&rsquo;îlots, pris en charge par des agents recenseurs chacun responsable de son secteur.</p>
<figure id="attachment_43700" aria-describedby="caption-attachment-43700" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-43700 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2800-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43700" class="wp-caption-text">Nafion Radjabou, en pleine numérisation de formulaires.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est à l&rsquo;Hôtel de Ville que Nafion Radjabou assure la coordination de l’ensemble du dispositif. Détaché temporairement de ses fonctions à l’état civil, il supervise la saisie et le contrôle des données. Ancien contrôleur de l’Insee en 2017, puis coordinateur communal depuis 2020, il connaît bien les rouages de l’opération. « <em>Depuis qu&rsquo;on a commencé, j&rsquo;ai déjà saisi plus de 1.700 bulletins individuels </em>», nous raconte-t-il. Si son travail se fait le plus souvent derrière un écran, le coordinateur peut aussi être amené à retourner sur le terrain. C’est le cas lorsqu’un problème est signalé. « <em>Parfois, des habitants mentent pour ne pas être recensés, en disant que quelqu’un est déjà passé. Ça peut arriver, surtout aux frontières entre deux chantiers</em> », poursuit-il. Sa présence sur place permet de constater la situation, d’évaluer l’ampleur de l’erreur et d’identifier les logements concernés.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>« Un travail éprouvant, mais essentiel »</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les recenseurs sont tous originaires de la commune, un choix qui facilite l’accès au terrain et la connaissance des habitants ainsi que de leurs langues. Pour rassurer et accompagner ceux qui ne savent pas lire, écrire ou parler couramment français, leur maîtrise du shimaoré et du kibushi est essentielle. «<em> Avoir des agents locaux rassure les gens</em> », souligne Véronique Gambey. Chacun d&rsquo;eux dispose d’une carte détaillée, avec des points jaunes pour les maisons en béton et rouges pour les cases en tôles. En cas d’absence, ils peuvent repasser jusqu’à quatre fois, chaque passage devant être justifié à la mairie.</p>
<figure id="attachment_43701" aria-describedby="caption-attachment-43701" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43701" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2793-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43701" class="wp-caption-text">L&rsquo;agent Nouriati Idjihadi sur le terrain, recensant une maison de fortune.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, le travail peut être éprouvant, Nouriati Maka Idjihadi, agente recenseuse participant pour la première fois, considère que « c<em>’est important après Chido, pour savoir qui est parti, qui est resté et les difficultés que les gens subissent »</em>. Elle a également évoqué ses contraintes telles que les déplacements à pied sous le soleil, des journées parfois très longues (pouvant se finir à 22 heures), et parfois des menaces de personnes refusant d’être recensées. « <em>C’est un travail d’équipe, les coordinateurs nous aident beaucoup</em> », ajoute-t-elle, soulignant aussi la liberté d’organisation que lui offre cette mission.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Des données clés pour reconstruire Mayotte</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Avant même le lancement, un important travail préparatoire a été mené par six enquêteurs qui ont mis à jour les cartographies de l’île, qui ensuite ont été validées par les communes. Cette tâche a permis d’identifier environ 65.000 logements sur l’ensemble du territoire. Une mise à jour indispensable pour repartir sur des bases fiables et pouvoir envisager la reconstruction.</p>
<figure id="attachment_43703" aria-describedby="caption-attachment-43703" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43703" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/IMG_2797-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43703" class="wp-caption-text">Un agent en train de vérifier les formulaires avant de les envoyer à la numérisation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le recensement repose sur des données déclaratives et strictement confidentielles. Une fiche est remplie pour chaque logement, ainsi qu’une fiche par riverains, enfants et nouveau-nés compris. « <em>L’information la plus importante reste la date de naissance, notamment l’année, ainsi que le sexe</em> », nous a expliqué la directrice. Ces données permettent ainsi de déterminer si la population est plutôt jeune ou vieillissante. Les agents renseignent également les conditions de logement : accès à l’eau courante, à l’électricité, taille de l’habitation&#8230; L’ampleur de l’opération mobilise des effectifs importants sur l’ensemble de Mayotte. Environ 700 agents recenseurs locaux ont été engagés pour tout le territoire. A Dzaoudzi, ils sont une cinquantaine encadrés par quatre coordinateurs communaux. Huit superviseurs suivent aussi l’opération, dont quatre venus de l&rsquo;Hexagone. Une fois par semaine, les agents ramènent leurs dossiers aux coordinateurs, qui vérifient les informations essentielles, comme les dates de naissance ou les adresses. En cas d’erreur ou d’oubli, un retour sur le terrain est nécessaire. Le recensement est également disponible en ligne : les habitants peuvent remplir leur formulaire depuis chez eux, dans ce cas-là les agents recevront une notification qui les informera.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour de nombreux Mahorais, c&rsquo;est une étape attendue. À M’bouyoujou, une résidente se dit satisfaite de l’action. « <em>Depuis Chido, le nombre d&rsquo;habitants intrigue </em>», nous a indiqué la Mahoraise. Selon elle, connaître le nombre réel d’habitants permettra de mieux adapter les services publics, comme les écoles ou les transports. « <em>Il faut être patient pour remplir les formulaires, mais c’est pour notre île et nous</em> », a-t-elle insisté.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;île, le recensement est présenté comme une opération collective. « <em>C’est une grosse machine, bien orchestrée, bien encadrée, chacun a sa mission et sa place</em> », a résumé la superviseure. <em>« Il est co-construit entre l’Insee, les communes et les habitants. Quand un agent frappe à votre porte, c’est l’avenir de Mayotte qui s’invite</em> ». D&rsquo;après l&rsquo;équipe de terrain de Labattoir plus de 50% du site ont été passés au peigne fin, et à ce jour, la moitié des logements du territoire a déjà été recensée selon l&rsquo;Insee.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/22/mayotte-comptee-a-la-loupe-les-agents-recenseurs-sillonnent-lile/">Mayotte comptée à la loupe : les agents recenseurs sillonnent l’île</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
