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	<title>Archives des Chido - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Chido - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 01:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Événements climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Menaces climatiques]]></category>
		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son rapport de 2026 sur les risques climatiques, l’UNICEF estime que près d’un enfant sur deux dans le monde est désormais exposé à plusieurs menaces climatiques simultanées. L’organisation cite notamment Mayotte, où le cyclone Chido a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les territoires insulaires face à l’intensification des événements extrêmes.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/">Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le changement climatique pèse de plus en plus lourdement sur la vie des enfants. Dans son rapport de 2026 sur les risques climatiques pour les enfants, publié ce mardi 16 juin, l’UNICEF dresse un constat alarmant : 1,1 milliard d’enfants dans le monde sont exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués. Parmi les territoires particulièrement vulnérables figurent les outre-mer français, dont Mayotte, citée dans l’étude à la suite du passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mayotte, exemple des défis climatiques des territoires insulaires</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au fil de son rapport, l’UNICEF rappelle que les effets du changement climatique ne concernent plus uniquement certaines régions du globe. Les territoires ultramarins français figurent eux aussi parmi les zones particulièrement exposées. L’organisation souligne que dans les territoires insulaires français, <em>« la totalité des enfants ultramarins sont exposés au risque de tempêtes tropicales sévères ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mayotte est directement mentionnée dans le document. L’UNICEF estime que le cyclone Chido a constitué un révélateur des enjeux auxquels font face les territoires insulaires confrontés à des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses.  <em>« À Mayotte, le passage du cyclone Chido a mis en évidence la vulnérabilité particulière de ces territoires face aux effets du changement climatique. En plus d&rsquo;être fortement exposés aux risques climatiques extrêmes, leur capacité d’adaptation et de résilience est limitée en raison de services publics essentiels peu nombreux, mal dotés ou vétustes »</em>, souligne le rapport.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans remettre en cause la capacité des populations à faire face aux crises, l’organisation attire l’attention sur la nécessité de renforcer les infrastructures et les services essentiels dont dépendent les enfants, notamment l’école, l’accès à l’eau potable ou encore les structures de santé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Près de la moitié des enfants du monde exposés à plusieurs menaces</b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’étude publiée par l’UNICEF présente une cartographie mondiale de l’exposition des enfants à huit risques climatiques : les inondations côtières, les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les incendies, les vagues de chaleur, les inondations fluviales, les tempêtes de sable et de poussière ainsi que les tempêtes tropicales.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’organisation, <em>« 1,1 milliard d’enfants, soit près de la moitié des enfants de la planète, sont désormais exposés à au moins trois aléas climatiques conjugués »,</em> une situation susceptible de menacer <em>« leur santé, leur éducation et leur survie ». </em>Le rapport révèle également que <em>« la quasi-totalité des enfants dans le monde sont confrontés à au moins un aléa climatique »</em> et que plus de quatre millions d’entre eux pourraient être exposés à six menaces simultanément.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les combinaisons les plus fréquentes figurent les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les vagues de chaleur. Selon l’UNICEF, 296 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des régions confrontées à cette triple menace. Les sécheresses, les chaleurs extrêmes et les tempêtes tropicales constituent la deuxième combinaison la plus répandue, touchant 115 millions d’enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La vie des enfants continue d’être bouleversée par les vagues de chaleur, les feux incontrôlés, les sécheresses et les inondations »</em>, déclare Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF. <em>« Désormais, la moitié des enfants de la planète font face à au moins trois menaces climatiques conjuguées ayant des répercussions directes sur leur quotidien ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Pollution, paludisme et services essentiels sous pression</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des catastrophes climatiques elles-mêmes, l’UNICEF met en garde contre leurs conséquences indirectes sur la santé et les conditions de vie des enfants. Le rapport souligne que la pollution atmosphérique touche désormais « la quasi-totalité des enfants dans le monde ». Dans le même temps, un milliard d’entre eux vivent dans des zones exposées au paludisme, dont le développement est favorisé par les évolutions climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mesurer les risques, l’organisation ne s’intéresse pas uniquement aux phénomènes météorologiques. Elle prend également en compte l’accès aux services essentiels, comme l’eau potable, l’éducation, la nutrition ou les soins de santé. Selon l’UNICEF, les territoires et les pays les plus fragiles sont souvent confrontés à une double peine : l’exposition aux aléas climatiques et des capacités de réponse limitées. Les petits États insulaires sont particulièrement concernés, les tempêtes tropicales pouvant « paralyser des îles entières d’un seul coup et submerger les services essentiels ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un appel à agir rapidement</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, l’UNICEF appelle les gouvernements à accélérer les politiques d’adaptation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’organisation demande notamment de renforcer la résilience des écoles, des établissements de santé, des réseaux d’eau et d’assainissement, ainsi que des systèmes d’alerte précoce.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En France, la totalité des enfants de nos territoires sont exposés aux impacts du changement climatique. Face à la multiplication et l&rsquo;intensification des événements climatiques extrêmes, nous devons renforcer urgemment les capacités de résilience de nos systèmes essentiels et investir dans l’adaptation de nos territoires les plus menacés, particulièrement en Outre-mer, afin de protéger dès maintenant nos enfants et leur avenir »</em>, affirme Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France. L’étude avertit enfin que sans action rapide, les aléas climatiques continueront de gagner en fréquence et en intensité, avec des conséquences croissantes pour les enfants et les services publics.</p>
<p style="text-align: justify;">« Lorsque nous renforçons les systèmes de santé et d’éducation, et améliorons les infrastructures au bénéfice des enfants, nous les protégeons des menaces climatiques actuelles tout en les aidant à construire leur avenir », conclut Catherine Russell.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/16/mayotte-face-au-climat-lalerte-de-lunicef/">Mayotte face au climat : l’alerte de l’UNICEF</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le CHM relance enfin la reconstruction du bâtiment des actions de santé</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/le-chm-relance-enfin-la-reconstruction-du-batiment-des-actions-de-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 02:15:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Actions de santé]]></category>
		<category><![CDATA[chantier]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[travaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lourdement endommagé par le passage du cyclone Chido le 14 décembre 2024, le bâtiment des actions de santé du Centre hospitalier de Mayotte va être reconstruit dès ce mois de juin 2026. Un chantier attendu par les professionnels de santé alors qu’un reportage publié le 6 mars 2026 avait relancé le débat sur l’état réel des locaux auprès de la population.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/le-chm-relance-enfin-la-reconstruction-du-batiment-des-actions-de-sante/">Le CHM relance enfin la reconstruction du bâtiment des actions de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="518" data-end="937">Câbles électriques pendant au plafond, chaises renversées, vitres brisées, meubles détériorés, dossiers médicaux dispersés, traces d’humidité persistantes, odeurs d’insalubrité&#8230; le bâtiment des actions de santé du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) donne encore, en 2026, l’image d’un site durement éprouvé par le cyclone Chido du 14 décembre 2024.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="939" data-end="1272">Cet état avait déjà provoqué une forte réaction le 6 mars dernier, à la suite de la diffusion d’un reportage qui avait surpris une partie de la population. Beaucoup pensaient alors que ces images relevaient des jours immédiatement post-cyclone. Elles témoignaient pourtant d’une réalité encore actuelle du premier étage du bâtiment. Aujourd&rsquo;hui, le CHM annonce désormais le lancement de sa reconstruction dès ce mois de juin, avec un démarrage des travaux fixé lundi prochain, le 15 juin, et une livraison attendue fin novembre 2026, après une phase d’études et d’appel d’offres d’environ un mois.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un bâtiment encore largement inutilisable </strong></h2>
<figure id="attachment_53034" aria-describedby="caption-attachment-53034" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-53034 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, prévention, locaux, Chido," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5598-3-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53034" class="wp-caption-text">Mobilier renversé, bureaux endommagés et documents dispersés dans une salle inutilisée depuis le cyclone Chido, aux actions de santé du CHM. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans le détail, l&rsquo;étage du bâtiment des actions de santé présente encore, en juin 2026, de lourdes dégradations. La partie de droite, ouverte sur le lagon, reste la plus touchée : l’humidité y a profondément altéré les structures, les plafonds sont fragilisés et plusieurs espaces sont totalement hors d’usage. Le mobilier y est encore renversé ou détruit, parfois imbibé par les pluies massives qui avaient accompagné le cyclone.</p>
<p style="text-align: justify;">Les câbles électriques pendent toujours dans certains couloirs, témoignant d’une remise en état inachevée. Au sol, des dossiers de consultations et de patients, dispersés depuis des mois, n’ont pas été reclassés. La partie gauche du bâtiment, légèrement moins endommagée, reste néanmoins sale et inexploitée. Dans l’ensemble, les locaux sont désertés, alors même que les professionnels de santé du secteur disent manquer de salles fonctionnelles pour assurer leurs missions.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un article en mars 2026 avait relancé le débat</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le 6 mars 2026, un <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">reportag</a><a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">e</a> consacré à l’état des actions de santé publique du CHM avait provoqué de nombreuses réactions. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes avaient contesté la datation des images, estimant qu’elles correspondaient à la période immédiatement post-Chido. Cette réaction avait mis en lumière une incompréhension persistante : malgré le temps écoulé, les locaux restaient dans un état très dégradé. Le contraste entre la perception d’une reconstruction déjà avancée et la réalité du terrain avait ravivé le débat sur les priorités de réhabilitation de l’hôpital.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une reconstruction longtemps repoussée par les urgences hospitalières</strong></h2>
<figure id="attachment_53035" aria-describedby="caption-attachment-53035" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-53035" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, prévention, locaux, Chido," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5603-3-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53035" class="wp-caption-text">Des dossiers de patients encore dispersés au sol témoignent des dégâts laissés par les inondations consécutives au cyclone Chido, près d’un an et demi après les faits. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après le cyclone Chido, le CHM a dû organiser la remise en état de ses infrastructures par étapes. Les efforts ont d’abord été concentrés sur le bâtiment A, qui regroupe les principales activités d’hospitalisation : maternité, médecine, néonatologie, urgences, radiologie et pédiatrie. Un choix assumé par la direction de l’établissement qui a privilégié la continuité des soins dans un contexte de forte dégradation des infrastructures. Le bâtiment des actions de santé publique, pourtant central pour les activités de prévention et de dépistage, a ainsi été repoussé dans le calendrier des réhabilitations.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un entretien accordé le 16 février 2026, le directeur général du CHM, Jean-Michel Beaumarchais, rappelait la logique de cette gestion par l’urgence. À son arrivée, décrivait-il, l’hôpital fonctionnait en mode profondément dégradé, avec des toitures bâchées, des infiltrations d’eau dans plusieurs bâtiments et des installations fragilisées. Au-delà des dégâts matériels, soulignait-il, les équipes elles-mêmes étaient éprouvées. <em>« Il fallait d’abord sauver les locaux. Tant que l’hôpital ne tient pas physiquement, il est illusoire de parler de stratégie ou de projection à long terme »</em>, expliquait-il alors, en insistant sur une reconstruction progressive.</p>
<p style="text-align: justify;">Le directeur avait également fixé une échéance symbolique : la disparition des bâches sur les toits du CHM à la fin du mois d’août 2025, présentée comme un premier marqueur de stabilisation. <em>« C’était à la fois symbolique et très opérationnel. Un hôpital ne peut pas rester durablement dans l’urgence »</em>, ajoutait-il. Évoquant les premiers mois de son mandat, Jean-Michel Beaumarchais estimait enfin que <em>« en six mois, nous avons permis à l’hôpital de mieux fonctionner »</em>, grâce au travail des équipes et à la remise en état progressive des infrastructures. Un constat qui, malgré ces avancées quelques mois plus tard, en juin 2026, ne masque pas les fragilités persistantes encore visibles dans plusieurs secteurs, dont celui des actions de santé publique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un chantier lancé en juin 2026 pour une livraison en novembre prochain </strong></h2>
<figure id="attachment_53036" aria-describedby="caption-attachment-53036" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-53036 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, prévention, locaux, Chido," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1536x1151.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-2048x1535.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1920x1439.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1280x959.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_5605-3-1320x989.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53036" class="wp-caption-text">Moins touchés par le cyclone, les bureaux de l’aile gauche du bâtiment des actions de santé demeurent pourtant laissés à l’abandon, malgré le manque d’espaces de travail pour les soignants. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que s’inscrit le lancement du chantier de réhabilitation du bâtiment concerné. Selon la direction du Centre hospitalier de Mayotte, la phase d’études et d’appel d’offres, menée sur environ un mois, tout au long du mois de mai, a permis de valider rapidement le démarrage des travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux-ci doivent débuter le 15 juin 2026 et porter sur l’ensemble du bâtiment, du niveau R-1 au R+1. L’objectif affiché est double.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;une part, remettre en état des locaux fortement dégradés par le cyclone Chido. D&rsquo;autre part, améliorer durablement les conditions de travail des agents hospitaliers, encore confrontés à des espaces contraints. La livraison du bâtiment rénové est annoncée pour fin novembre 2026, dans un calendrier resserré qui devra néanmoins s’adapter aux contraintes de continuité d’activité au sein de l&rsquo;établissement de santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/10/le-chm-relance-enfin-la-reconstruction-du-batiment-des-actions-de-sante/">Le CHM relance enfin la reconstruction du bâtiment des actions de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>À Mayotte, une mission parlementaire face aux freins structurels du développement économique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/a-mayotte-une-mission-parlementaire-face-aux-freins-structurels-du-developpement-economique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 02:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Anchya Bamana]]></category>
		<category><![CDATA[Béatrice Bellay]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Délégation parlementaire]]></category>
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		<category><![CDATA[OUtre-mer]]></category>
		<category><![CDATA[Yoann Gillet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois députés de la délégation aux outre-mer de l’Assemblée nationale : Béatrice Bellay (PS), Anchya Bamana (RN) et Yoann Gillet (RN), entament une mission de quatre jours à Mayotte consacrée aux freins au développement économique du territoire, dans un contexte toujours marqué par les suites du cyclone Chido.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/a-mayotte-une-mission-parlementaire-face-aux-freins-structurels-du-developpement-economique/">À Mayotte, une mission parlementaire face aux freins structurels du développement économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Trois députés de la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale entament depuis ce lundi une mission de quatre jours à Mayotte consacrée au développement économique du territoire. Au programme : rencontres institutionnelles, échanges avec les acteurs économiques et visites de terrain. Dans un contexte persistant de destruction de nombreux  bâtiments publics, près d&rsquo;un an et demi après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, les élus entendent identifier les principaux blocages structurels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une délégation parlementaire au contact des réalités économiques ultramarines</b></h2>
<figure id="attachment_48659" aria-describedby="caption-attachment-48659" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-48659 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port-300x225.jpg" alt="Mayotte, port," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/port.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-48659" class="wp-caption-text">Les députés de la délégation visiteront le port de Longoni mercredi 3 juin, en fin de matinée, dans le cadre de leur mission consacrée au développement économique de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après une première étape réalisée à La Réunion, dimanche 31 mai 2026, la délégation entame donc sa mission de travail à Mayotte. Objectif affiché : analyser les conditions du développement économique des territoires ultramarins à partir des contraintes observées sur le terrain.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="872" data-end="1332">Sa vocation, rappelle la députée socialiste de la Martinique Béatrice Bellay — dans une interview accordée à notre rédaction —, est celle d’un objet parlementaire hybride. <em>« Nous sommes des représentants de la délégation des Outre-mer, c’est une sorte de commission sans les pouvoirs de la commission de l’Assemblée nationale »</em>, explique-t-elle. L’instance peut<em> « discuter, parfois prendre des positions »</em>, mener des missions flash ou des enquêtes, mais sans disposer des prérogatives d’une commission permanente. Sa composition reflète cette logique d’équilibre : elle réunit à parité des députés ultramarins et des élus de l’Hexagone. Une architecture pensée, selon elle, pour croiser les regards sur des territoires souvent abordés à distance par la production normative.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1596" data-end="2004">Dans cette perspective, la mission engagée à Mayotte s’inscrit dans une méthode revendiquée : multiplier les rencontres, non seulement avec les élus locaux, mais aussi avec des acteurs économiques, des syndicats et même des organismes de formation. <em>« On ne se contente pas de voir des élus »</em>, résume Béatrice Bellay, qui défend la nécessité d’embrasser <em>« le plus largement possible les forces vives d’un territoire ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="13vw8dh" data-start="2011" data-end="2080"><strong>Normes, développement : la critique d’un cadre jugé trop uniforme</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="2082" data-end="2231">Au fil des échanges, un même diagnostic revient sur la table : celui d’une inadéquation entre les cadres réglementaires et les réalités ultramarines. Pour Béatrice Bellay, cette question est au cœur même de la mission. L’enjeu est d’observer comment les projets de développement <em>« butent sur cette réglementation »</em> et d’ouvrir la réflexion sur des outils plus adaptés. L’idée d’une <em>« réglementation différenciée »</em>, capable de correspondre aux réalités, et non seulement aux spécificités de ces territoires, structure une partie de son analyse.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2601" data-end="2882">La députée situe cette démarche dans l’histoire récente de la délégation. L’objectif initial était déjà de<em> « faire un tour des territoires »</em> pour comprendre concrètement où les politiques publiques se grippent. Cette lecture s’inscrit dans un constat plus large : celui d’une prolifération des normes, nationales comme européennes, dont l’empilement rendrait plus complexe la réalisation de projets économiques ou d’aménagement.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="1tayess" data-start="3108" data-end="3192"><strong>Chido, eau, infrastructures : Mayotte comme révélateur de tensions structurelles</strong></h2>
<figure id="attachment_49325" aria-describedby="caption-attachment-49325" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-49325" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-300x225.jpeg" alt="Pamandzi, école, mairie, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1-265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-02-at-15.55.12-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-49325" class="wp-caption-text">Près d’un an et demi après le passage du cyclone Chido, certaines infrastructures publiques, dont l’école élémentaire Pamandzi 1 en Petite-Terre, demeurent dégradées, comme figées depuis la catastrophe. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, la réflexion de la députée socialiste Béatrice Bellay se concentre rapidement sur la question des infrastructures, et en particulier sur celle de l’eau potable, régulièrement présentée comme l’un des points de friction entre les normes nationales et les réalités ultramarines.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un territoire confronté à un stress hydrique chronique, sur fond de climat tropical alternant fortes pluies et épisodes de sécheresse, la crise de l’eau s’est installée durablement, avec la persistance de tours d&rsquo;eau quotidiens sur l&rsquo;ensemble du département. Dans ce contexte, elle plaide pour que les normes de construction intègrent systématiquement des dispositifs de récupération des eaux de pluie. <em>« Ces citernes doivent rentrer dans les obligations et automatiques de construction »</em>, plaide-t-elle, afin de limiter l’usage de l’eau potable aux besoins essentiels, notamment sanitaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de cette mesure, la députée met en avant un problème plus structurel lié à l’état des réseaux. Elle souligne que les territoires ultramarins souffrent d’un retard d’équipement, tandis que l’Hexagone dispose de réseaux plus anciens, plus denses et mieux entretenus. Elle estime qu’ <em>« une partie des réseaux en Outre-mer sont inexistants ou lacunaires »</em>, ce qui complique fortement l’accès à une eau de qualité et renchérit les coûts de modernisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, elle considère que les collectivités locales font face à des besoins d’investissement lourds, sans disposer des mêmes capacités financières que d’autres territoires. <em>« Il faut que l’État soit juste ! »</em>, insiste-t-elle, en appelant à adapter les mécanismes de financement aux réalités locales. Elle plaide ainsi pour la création de lignes budgétaires dédiées aux infrastructures essentielles, condition selon elle pour permettre ensuite l’accès aux financements européens.<em> « Dans certains territoires, il faut des lignes budgétaires qui viennent ouvrir sur des besoins vitaux pour avoir un financement de l’État et de l’Europe »</em>, explique-t-elle encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Un ensemble de propositions qui, au-delà de la seule question de l’eau, renvoie plus largement à l’adéquation des politiques publiques et des normes de financement avec les contraintes structurelles propres aux territoires ultramarins.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/02/a-mayotte-une-mission-parlementaire-face-aux-freins-structurels-du-developpement-economique/">À Mayotte, une mission parlementaire face aux freins structurels du développement économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 02:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Deets]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoudzou]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=50860</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Mamoudzou, la DEETS a officiellement rouvert ses portes après plus d’un an de travaux, consécutifs au passage du cyclone Chido. Un retour chargé de symbole pour les agents et l’État à Mayotte, et déjà tourné vers les défis qui attendent sa nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/">La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bureaux défenestrés, mobilier à terre complètement détruit, infiltrations d’eau dans la majeure partie des salles : voilà ce qu’il restait des services de la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS) de Mayotte après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</p>
<figure id="attachment_50893" aria-describedby="caption-attachment-50893" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50893" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-300x209.png" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="209" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-300x209.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-150x105.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-100x70.png 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5-200x140.png 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-5.png 470w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50893" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DEETS à Mamoudzou. (DR Préfecture).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Un an et quatre mois plus tard, ce lundi 4 mai, l’inauguration des nouveaux locaux (ou plutôt des locaux réparés) a permis de tourner officiellement la page « Chido » pour les 70 personnes qui travaillent au sein de ce service de l’État à Mamoudzou (Ndlr, 30 agents sont également présents à Malamani), ainsi que pour sa nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Délocalisés jusqu&rsquo;à présent à Kawéni, les agents avaient à cœur de retrouver leur bâtiment emblématique »</em>, souligne Nafissata Mouhoudhoire.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une histoire récente mais riche, au rythme des évolutions du territoire</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Service déconcentré de l’État, la DEETS est notamment chargée de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale. À Mayotte, elle joue un rôle central face aux enjeux de chômage, de précarité et de développement économique du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Créée le 7 juillet 1987 à Dzaoudzi, sous le nom de Direction territoriale pour l&#8217;emploi (DTE), la DEETS n&rsquo;a rejoint Grande-Terre et Mamoudzou qu&rsquo;à partir du 16 décembre 2006, dans les locaux actuels, situés à quelques encablures de l’Hôtel de Ville, rue Foundi Moinecha Mognedaho. Depuis, le service et ses agents ont traversé plusieurs réformes de l’État et de la départementalisation du territoire, voyant leurs missions s’agrandir dans les années 2010, notamment aux domaines des finances, du travail et de la consommation, puis en 2021, lorsqu’elle a pris le nom de DEETS en intégrant les volets dédiés à la cohésion sociale et aux solidarités.</p>
<figure id="attachment_50892" aria-describedby="caption-attachment-50892" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50892" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50892" class="wp-caption-text">De Dzaoudzi en 1987 à Mamoudzou, Sitti Zoubert a effectué toute sa carrière à la DEETS, dont elle a accompagné les évolutions. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Une histoire récente mais riche, directement associée à son bâtiment. <em>« Ces bureaux marquent la continuité de la DEETS et permettent la transmission d’une histoire dont nous sommes tous les héritiers »</em>, remarque Sitti Zoubert, animatrice au sein de la DEETS, où elle a fait toute sa carrière depuis la mise en place de l’institution à Dzaoudzi. <em>« Ce bâtiment a été pensé pour accueillir le public dans les meilleures conditions et il est au cœur de nos missions. Le cyclone Chido a durement frappé Mayotte et n’a pas épargné nos locaux. Nos habitudes et nos repères ont été bouleversés, mais la force de nos équipes a permis d&rsquo;assurer la continuité du service public. Aujourd&rsquo;hui, nous ne célébrons pas seulement des murs réparés, mais tous les agents. Car une chose n’a pas changé : notre volonté de servir Mayotte et ses habitants »</em>, insiste-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le fait de retrouver ce bâtiment en état fonctionnel a une signification particulière : celle de la continuité »</em>, poursuit le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville. <em>« Les Mahorais et les Mahoraises doivent avoir confiance en une chose : la force de l’État à Mayotte. J’en suis fier. Cela montre la capacité à faire preuve de résilience ».</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une première historique pour Nafissata Mouhoudhoire</strong></h2>
<figure id="attachment_50890" aria-describedby="caption-attachment-50890" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50890" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50890" class="wp-caption-text">Le bâtiment de la DEETS avait été détruit par le cyclone Chido, mais il est aujourd’hui rénové et de nouveau opérationnel. Les agents, jusqu’ici délocalisés à Kawéni, vont pouvoir y faire leur retour. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Mais pour le préfet, au-delà du bâtiment, ce moment était aussi l’occasion de féliciter la nouvelle directrice, Nafissata Mouhoudhoire, première femme mahoraise à la tête d’un service déconcentré de l’État. Une <em>« fierté »</em>, là encore, pour François-Xavier Bieuville. <em>« Nafissata incarne elle aussi un symbole, celui des femmes mahoraises, et c’est pour moi le signe de la renaissance de ce territoire après Chido, et de son avenir ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pendant mon séjour à Mayotte, je m’efforçais de faire en sorte que la société mahoraise entre de plus en plus dans le champ du droit et de la loi, que Mayotte se normalise </em>(ndlr : au sens législatif)<em> sans cesse pour être pleinement un département français. Et, au fond, le faire avec une représentante native permet d’aller plus loin, de briser les plafonds de verre. », </em>ajoute François-Xavier Bieuville, <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/23/francois-xavier-bieuville-passe-la-main-a-frederic-poisot-a-la-tete-de-la-prefecture-de-mayotte/">à quelques jours de son départ</a>.</p>
<figure id="attachment_50889" aria-describedby="caption-attachment-50889" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-50889" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-300x200.jpg" alt="DEETS, inauguration, bâtiment, Chido, Etat, service, préfecture, Mamoudzou, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/DEETS-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-50889" class="wp-caption-text">Nafissata Mouhoudhoire (à droite), nouvelle directrice de la DEETS, lors de l&rsquo;inauguration du bâtiment rénové. (Léo Vignal / JDM).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Être à la tête de la DEETS, c&rsquo;est une fierté, un signal fort, mais c’est aussi une nomination qui m’engage »</em>, reconnaît Nafissata Mouhoudhoire. <em>« Beaucoup de chantiers sont devant nous, dont celui de la convergence sociale, et notamment l&rsquo;accompagnement des entreprises. Il faut aussi continuer nos efforts sur le dialogue social pour permettre de régler les conflits. Il y a des enjeux de développement économique à travers les filières d’avenir comme le BTP et le tourisme »</em>, poursuit la directrice. <em>« La DEETS est l’un des rares services à se situer à la croisée de toutes les politiques publiques. Il faut que les millions d’euros qui arrivent sur le territoire après Chido servent réellement Mayotte et la création d’emplois ».</em></p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/05/05/la-deets-de-mayotte-reinvestit-ses-locaux-renoves/">La DEETS de Mayotte réinvestit ses locaux rénovés</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Conseil de gestion du Parc Marin chargé d’élaborer son nouveau plan pour les 15 prochaines années</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/le-conseil-de-gestion-du-parc-marin-charge-delaborer-son-nouveau-plan-pour-les-15-prochaines-annees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LEJDM]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 01:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de gestion]]></category>
		<category><![CDATA[Corail]]></category>
		<category><![CDATA[Dikeledi]]></category>
		<category><![CDATA[lagon]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Parc marin]]></category>
		<category><![CDATA[Poissons]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil de gestion du Parc naturel marin a tenu sa première séance de l’année ce mercredi 22 avril. D’ici 2028, il a pour mission d’élaborer un nouveau plan de gestion du parc, un document qui détermine sa stratégie pour les quinze prochaines années.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/le-conseil-de-gestion-du-parc-marin-charge-delaborer-son-nouveau-plan-pour-les-15-prochaines-annees/">Le Conseil de gestion du Parc Marin chargé d’élaborer son nouveau plan pour les 15 prochaines années</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les élections municipales et intercommunales étant passées, le Conseil de gestion du Parc naturel marin de Mayotte a tenu sa première séance de l’année, ce mercredi 22 avril.</p>
<p style="text-align: justify;">Abdou Dahalani, le président du Conseil de gestion a pu rappeler les obstacles auxquels l’institution a fait face après le cyclone Chido et la tempête tropicale, Dikeledi. <em>« L’année 2025 a été particulière pour le Parc, toute l’organisation a été questionnée, les locaux et les moyens nautiques ont été impactés, il a été difficile d’exercer nos missions dans des conditions correctes ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de la séance de ce mercredi était de faire le point sur les activités du Parc et de définir ses orientations pour l’année 2026. Le conseil de gestion est composé de sept collèges, celui des représentants de l’Etat, celui des élus locaux (communes, Conseil départemental), celui des professionnels de la mer comme les pêcheurs, celui des associations environnementales, celui des associations d’usagers (par exemple, les femmes qui pratiquent la pêche au djarifa ou l&rsquo;association Laka), celui des personnalités qualifiées, c’est-à-dire des experts et enfin un représentant des Terres australes et antarctiques.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Des moments très importants dans la vie de l’institution » </strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Les quarante-six membres ont un chantier majeur qui les attend, celui d’élaborer un nouveau plan de gestion pour une durée de quinze ans. Le premier plan né après la création du Parc au moment de la départementalisation de Mayotte va s’achever en 2028. <em>« Nous avons commencé à travailler sur le bilan, cela va nous aider pour élaborer le nouveau. Ce sont des moments très importants dans la vie de l’institution »</em>, souligne Abdou Dahalani.</p>
<p style="text-align: justify;">S’entendre sur un plan de gestion est un défi de taille car les différents usagers du lagon peuvent avoir des intérêts divergents sur le partage du lagon, cela peut être le cas entre les pêcheurs et les associations environnementales par exemple. Pour créer cette feuille de route, les membres vont participer à des ateliers. Ils débuteront au mois de juin prochain, lorsque les nouveaux présidents du syndicat intercommunal d’élimination et de valorisation des déchets (Sidevam) et des Eaux de Mayotte (LEMA) seront nommés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Tenir compte du dérèglement climatique</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Le Parc suit plusieurs orientations de gestion notamment <em>« améliorer la connaissance, permettre une pêche durable, protéger le patrimoine naturel et culturel, mais aussi développer le tourisme et les loisirs de façon éco responsable »</em>, liste Annabelle Djebiri, la directrice déléguée. Celles-ci resteront les mêmes, néanmoins les enjeux pour arriver à ces objectifs seront travaillés avec les partenaires. <em>« Ce qui est sûr c’est qu’il va falloir prendre en compte des choses qui étaient moins centrales dans le premier plan comme le dérèglement climatique qui devient un vrai sujet d&rsquo;actualité »</em>, précise la directrice déléguée.</p>
<p style="text-align: justify;">La séance du Conseil de gestion de mercredi avait aussi pour but de valider le rapport d’activité 2025. Une année qui a été marquée notamment par des des suivis scientifiques pour étudier les conséquences du cyclone Chido et de la tempête tropicale Dikeledi mais aussi le blanchissement corallien. Ils se poursuivent en 2026. <em>« Des suivis sont en cours sur les mangroves et les herbiers et les communautés halieutiques (ndlr : les poissons) »</em>, indique la directrice déléguée.</p>
<p style="text-align: justify;">L’institution développe plusieurs programmes de sciences participatives pour inclure les habitants dans ces recherches. C’est le cas avec le programme Reef check dont les clubs de plongée sont partenaires.</p>
<p>Lisa Morisseau</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/04/24/le-conseil-de-gestion-du-parc-marin-charge-delaborer-son-nouveau-plan-pour-les-15-prochaines-annees/">Le Conseil de gestion du Parc Marin chargé d’élaborer son nouveau plan pour les 15 prochaines années</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
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		<title>« 80 % de nos herbiers avaient été détruits… et ils ont repoussé », se réjouissent les Naturalistes de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/80-de-nos-herbiers-avaient-ete-detruits-et-ils-ont-repousse-se-rejouissent-les-naturalistes-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 02:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Créocean OI]]></category>
		<category><![CDATA[Herbiers]]></category>
		<category><![CDATA[lagon]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Naturalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Plongée sous-marine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le lagon de Mayotte, le cyclone Chido a balayé plus de 80 % des herbiers profonds, habitats critiques du dugong. Quelques mois plus tard, la nature tropicale a repris ses droits, offrant aux scientifiques une occasion rare d’étudier la résilience des écosystèmes marins.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/80-de-nos-herbiers-avaient-ete-detruits-et-ils-ont-repousse-se-rejouissent-les-naturalistes-de-mayotte/">« 80 % de nos herbiers avaient été détruits… et ils ont repoussé », se réjouissent les Naturalistes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sous la surface turquoise du lagon mahorais, des prairies marines profondes se cachent. Ces herbiers, essentiels pour l’alimentation du dugong, ont été largement ignorés jusqu’à ce que l’association des <em>Naturalistes</em> de Mayotte et la structure <em>Créocean OI</em> entreprennent de les cartographier et de les suivre. Le cyclone Chido, qui a frappé l’île le 14 décembre 2024, aurait pu mettre fin à cette mission. Au lieu de cela, il a ouvert une fenêtre unique sur la capacité de régénération d’un écosystème tropical très peu documenté.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Dugongs et herbiers : le couple invisible du lagon</b></h2>
<figure id="attachment_6578" aria-describedby="caption-attachment-6578" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6578" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-300x198.jpeg" alt="FIISM, Mayotte, dugong" width="300" height="198" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-300x198.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-768x508.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-150x99.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong-696x460.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Dugong.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6578" class="wp-caption-text">À Mayotte, où il ne reste qu’une poignée de dugongs, protéger les herbiers marins (source essentielle de nourriture pour cette espèce vulnérable) revient à préserver l’avenir du dugong et la santé des écosystèmes côtiers.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le dugong, mammifère marin herbivore, dépend directement des herbiers marins pour sa survie. Auriane Serval, chargée du plan national d’action (PNA) pour cette espèce au sein des Naturalistes de Mayotte, précise : <em>« L’objectif est de limiter la mortalité des dugongs et d’améliorer les connaissances autour de l’espèce et de son habitat ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Si les herbiers intertidaux sont relativement bien connus, les herbiers profonds restent largement inexplorés. Situés au-delà de quinze mètres de profondeur, certains s’étendent jusqu’à 40 mètres sous l&rsquo;eau. <em>« À Mayotte, nous avons découvert des herbiers à des profondeurs encore rarement étudiées en milieu tropical »</em>, souligne l&rsquo;experte. Ces prairies sous-marines, invisibles depuis la surface, pourraient constituer une ressource alimentaire pour les dugongs qui ne sont pas toujours observés dans les herbiers peu profonds.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour pallier le manque de données, la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de Mayotte (DEALM) a financé la mission à hauteur de 170.000 euros. L’objectif : collecter des données précises pour orienter la conservation de l’espèce et de son habitat. « <em>C’est un écosystème fragile mais vital, dont nous devons comprendre les dynamiques pour agir efficacement »</em>, insiste la scientifique.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des stations pour suivre la vie</b></h2>
<figure id="attachment_47635" aria-describedby="caption-attachment-47635" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47635 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-300x225.jpg" alt="Mayotte, herbiers, lagon, dugong, Naturalistes, Créocean OI, plongée sous-marine, " width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Bandrele-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47635" class="wp-caption-text">Plongée au cœur des herbiers profonds à Mayotte : les chercheurs capturent des images pour reconstruire en 3D la structure des prairies marines grâce à la photogrammétrie (source : Naturalistes de Mayotte/Créocean OI)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le travail des <em>Naturalistes</em> s’articule autour de trois axes principaux : cartographier, suivre et mesurer. La première étape a consisté à localiser précisément les herbiers profonds de Mayotte. Cette cartographie permet de connaître l’étendue des prairies sous-marines et d’identifier les zones prioritaires pour le suivi scientifique. <em>« C’est un prérequis pour toute étude écologique : on ne peut pas protéger ce qu’on ne connaît pas »</em>, souligne Auriane.</p>
<p style="text-align: justify;">Le suivi systématique de tous les herbiers profonds étant impossible en raison de l’étendue du lagon et des contraintes techniques de plongée, dix stations représentatives ont été installées. Chaque station est matérialisée par des parpaings, un repère stable qui permet de revenir sur le site chaque année et de mesurer l’évolution de la couverture végétale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« On choisit des portions représentatives et on les étudie en détail. Cela nous permet d’évaluer la santé globale des herbiers profonds »</em>, explique-t-elle encore. Les équipes plongent pour mesurer la longueur des feuilles, la densité et le recouvrement, mais pour les herbiers les plus profonds (20 à 30 mètres), elles complètent les observations par des séries photographiques permettant de reconstruire un modèle 3D de chaque portion.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Mesurer la nourriture des dugongs</b></h2>
<p style="text-align: justify;">La troisième action vise à quantifier la biomasse disponible pour les dugongs. Ces données sont cruciales : elles permettent de déterminer si les herbiers représentent un goulot d’étranglement pour la survie des populations locales. <em>« En termes de conservation, il est essentiel de savoir quelle urgence nous avons à protéger ces habitats »</em>, précise Auriane.</p>
<p style="text-align: justify;">Un financement complémentaire obtenu via le fonds vert a permis de prolonger ces études, en particulier pour analyser la saisonnalité des herbiers profonds et son influence possible sur le déplacement des dugongs.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Quand les vents de Chido deviennent laboratoire</b></h2>
<figure id="attachment_47634" aria-describedby="caption-attachment-47634" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-47634" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-300x213.jpg" alt="Mayotte, herbiers, lagon, dugong, Naturalistes, Créocean OI, " width="300" height="213" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-300x213.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-1024x726.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-768x544.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-1536x1088.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-696x493.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-1068x757.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-100x70.jpg 100w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25-1320x935.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/Evolution_annuelle_Bandrele_24-25.jpg 1771w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47634" class="wp-caption-text">Evolution annuelle de l’emprise des herbiers sur Bandrélé à la barrière sud de décembre 2024 à octobre 2025 (source : Naturalistes de Mayotte/Créocean OI)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La mission de suivi prévue pour observer la saisonnalité a été brutalement modifiée par le passage du cyclone Chido. <em>« Nous avions collecté des données quelques jours avant le cyclone et les mesures post-Chido ont montré une perte de plus de 80 % de recouvrement des herbiers sur certaines stations »</em>, raconte la scientifique. La station de Bandrélé est passée de 29 % de recouvrement en décembre 2024 à seulement 4 % en février 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, la nature tropicale a surpris les chercheurs : en quelques mois, les herbiers ont retrouvé leur état initial, voire l’ont dépassé. À la station Bambo, le recouvrement est remonté au-dessus du seuil initial. <em>« 80 % de nos herbiers avaient été détruits… et ils ont repoussé. C’est extraordinaire, impressionnant la résilience de la nature »</em>, s’enthousiasme Auriane. Pour la communauté scientifique, ces observations sont rares. Disposer de données avant et après un cyclone sur un même site est exceptionnel : <em>« C’est une véritable prouesse. Nous avons une occasion unique de comprendre comment les écosystèmes marins tropicaux réagissent aux perturbations majeures »</em>, ajoute-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">La mission, initialement prévue pour un an, a été prolongée jusqu’en 2026 afin de distinguer les effets du cyclone de la saisonnalité naturelle des herbiers. Tous les deux mois, les équipes reprennent les mesures sur les stations de Bambo et Bandrélé, enrichissant une base de données scientifique précieuse.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Menaces et espoir : la nature à l’épreuve de l’homme et du climat</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Malgré cette capacité de régénération, les herbiers marins restent extrêmement vulnérables. La première menace est l’envasement du lagon : le ruissellement de sédiments issus de la déforestation, des aménagements littoraux et des pratiques agricoles intensives recouvre les herbiers et limite la photosynthèse. Cette situation favorise également le développement d’algues concurrentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres dangers sont l’herbivorie par les poissons et les tortues, le piétinement par les activités humaines, ainsi que la fréquence et l’intensité accrues des cyclones liées au réchauffement climatique. Auriane Serval insiste sur l’importance d’un suivi scientifique rigoureux.<em> « Chaque donnée nous aide à déterminer quelles mesures de protection mettre en place pour le dugong et son habitat »</em>. Les <em>Naturalistes</em> envisagent également une publication scientifique afin que les connaissances acquises à Mayotte puissent profiter à d’autres zones tropicales.<em> « Il y a moins de littérature sur les herbiers que sur les coraux, et nos résultats peuvent inspirer des stratégies de conservation ailleurs dans le monde en dehors de Mayotte »</em>, explique Auriane.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré les menaces, le message reste optimiste : <em>« On parle souvent de résilience à tort et à travers, mais ici, nous avons une preuve concrète qu’un écosystème peut se rétablir rapidement après une catastrophe naturelle. C’est un message d’espoir pour la protection de l’environnement ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une fenêtre optimiste sur l&rsquo;avenir de la biodiversité mahoraise à travers le monde </b></h2>
<p style="text-align: justify;">L’étude des herbiers profonds à Mayotte illustre à la fois la fragilité et la force des écosystèmes marins tropicaux. Entre l’ombre du cyclone Chido et la lumière de la récupération rapide, la nature révèle sa capacité à se régénérer, offrant aux scientifiques un terrain unique pour comprendre la dynamique des herbiers et la survie du dugong.</p>
<p style="text-align: justify;">Fin avril 2026, Auriane Serval présentera devant une commission scientifique le bilan des cinq années du Plan National d’Actions (PNA) consacrées à la conservation du dugong. Ce rapport dressera un état des lieux des connaissances acquises et des mesures mises en œuvre, et contribuera à orienter la poursuite des actions de protection. <em>« Nous espérons que 2026 sera favorable et que nos observations permettront de mettre en place des actions concrètes pour protéger ces écosystèmes »</em>, conclut-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le lagon mahorais, la vie continue de pousser sous l’eau, malgré les tempêtes et les incertitudes climatiques. Et chaque feuille retrouvée après le cyclone rappelle que la nature, lorsqu’on la connaît et qu’on la protège, peut toujours surprendre et inspirer.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/05/80-de-nos-herbiers-avaient-ete-detruits-et-ils-ont-repousse-se-rejouissent-les-naturalistes-de-mayotte/">« 80 % de nos herbiers avaient été détruits… et ils ont repoussé », se réjouissent les Naturalistes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 15:06:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fil info]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Millet]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des architectes]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=47167</guid>

					<description><![CDATA[<p>Christophe Millet sera à Mayotte du 25 au 27 février pour échanger sur la reconstruction et le développement local.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/">Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Christophe Millet, président du Conseil national de l’Ordre des architectes (CNOA), sera en déplacement à Mayotte du 25 au 27 février 2026. La visite vise à aborder les enjeux de reconstruction, de réhabilitation urbaine et de structuration des filières locales sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce déplacement<em> « revêt une importance particulière avec l’enjeu de préfiguration d’un Conseil de l&rsquo;Ordre des architectes de plein exercice »</em>, souligne le CNOA. Plusieurs rencontres sont prévues avec les élus et acteurs locaux.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/24/le-president-du-conseil-national-de-lordre-des-architectes-en-visite-a-mayotte/">Le président du Conseil national de l’Ordre des architectes en visite à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 02:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[GEPOMAY]]></category>
		<category><![CDATA[Jardin Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[May'Refuge LPO]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[oiseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de la biodiversité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46990</guid>

					<description><![CDATA[<p>Premier site labellisé May’Refuge LPO à Mayotte, le Jardin Maoré concrétise un travail engagé depuis 2024 avec le GEPOMAY. Au-delà de la protection de la faune, le projet entend sensibiliser le public et préfigurer un réseau de refuges pour "reverdir" l’île.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce vendredi 20 février 2026, le Jardin Maoré est devenu le premier <i>May’Refuge</i> de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) à Mayotte. Une labellisation qui s’appuie sur des inventaires naturalistes, des engagements concrets et une volonté affirmée de faire de ce site touristique une vitrine de la protection de la biodiversité, en partenariat avec le GEPOMAY.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un travail de fond engagé depuis 2024</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La labellisation du Jardin Maoré est l’aboutissement d’un travail entamé il y a plus d’un an. <em>« Depuis 2024, on travaille avec le Jardin Maoré. On a réalisé des inventaires sur le site de l’hôtel et on a réalisé une fiche d’opportunités dont la trame a été créée par la ligue pour la protection des oiseaux pour savoir si le site pourrait devenir un May’Refuge LPO »</em>, explique Emilien Dautrey, directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces inventaires ont permis d’évaluer le potentiel écologique du site et d’identifier les actions à mettre en place. L’association a également accompagné l’établissement par l’installation de panneaux pédagogiques consacrés aux oiseaux.<em> « Aujourd’hui, l’hôtel a pleinement franchi un pas pour devenir le premier May’Refuge LPO à Mayotte »</em>, souligne l&rsquo;expert.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Protéger la nature et sensibiliser le public</strong></h2>
<figure id="attachment_46996" aria-describedby="caption-attachment-46996" style="width: 200px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46996" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg" alt="Mayotte, May'Refuge LPO, compost, " width="200" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-200x300.jpg 200w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-683x1024.jpg 683w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-768x1152.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1024x1536.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1365x2048.jpg 1365w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-150x225.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-300x450.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-696x1044.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1068x1602.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1920x2880.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-1320x1980.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Compost-hotel-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46996" class="wp-caption-text">Gestion des déchets verts, absence de produits nocifs et limitation des pollutions font partie des quinze engagements imposés par la charte des May’Refuge LPO.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour le GEPOMAY, ces refuges ne se limitent pas à la protection stricte de la biodiversité. <em>« Ces refuges ou les May’Refuge LPO sont à la fois des endroits où l&rsquo;on protège la biodiversité, mais c’est aussi une vitrine pour sensibiliser le public à la protection de la nature au sens large »</em>, explique Emilien Dautrey.</p>
<p style="text-align: justify;">Le choix du Jardin Maoré s’est imposé naturellement. <em>« Cela correspondait à leurs valeurs comme écolodge et au travail qu&rsquo;ils mènent depuis plusieurs années pour l&rsquo;environnement ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La sensibilisation est déjà à l’œuvre sur le site. Des panneaux pédagogiques présentent les espèces présentes, notamment à l’entrée de l&rsquo;hôtel sur le chemin des escaliers qui mènent à la plage. <em>« Ils sont déjà dans la démarche »</em>, précise le directeur du GEPOMAY.</p>
<p style="text-align: justify;">Le label repose sur le respect de quinze gestes favorables à la biodiversité. Si certains étaient déjà appliqués par l’hôtel, d’autres actions ont été proposées pour renforcer l’accueil de la faune et de la flore.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un site « sans chasse » </strong></h2>
<figure id="attachment_46993" aria-describedby="caption-attachment-46993" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46993" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg" alt="Mayotte, Souimanga de Mayotte, oiseau, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/soui.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46993" class="wp-caption-text">Un Souimanga de Mayotte observé au Jardin Maoré. Le site abrite une avifaune variée, mêlant espèces forestières et oiseaux marins (photographie/DR)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le site abrite une faune variée.<em> « Le courol vouroudriou est très souvent entendu au Jardin Maoré, très caractéristique notamment à son chant »</em>, détaille Emilien Dautrey. S’y ajoutent des oiseaux marins comme les sternes, visibles à marée basse, des pailles-en-queue, des bulbuls, des souimangas et des zostérops de Mayotte, ainsi que la couleuvre de Mayotte, <em>« rappelons-le, inoffensive ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le label implique aussi des engagements réglementaires et environnementaux. Le site est sans chasse, une mesure facilitée par le cadre légal local, la chasse terrestre étant interdite à Mayotte, à l’exception du tangue sur une période très encadrée. La réduction des pollutions fait également partie des priorités : absence de produits nocifs, gestion stricte des déchets, compostage des déchets verts dans des bacs fermés pour éviter la prolifération des rongeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">La gestion de l’eau figure également parmi les enjeux clés. <em>« À l’heure actuelle à Mayotte, c’est indispensable de récupérer l’eau, car on est en crise de l&rsquo;eau, mais il faut aussi protéger l&rsquo;eau récupérée des moustiques »</em>, insiste Emilien Dautrey.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, restaurer les corridors écologiques</strong></h2>
<figure id="attachment_41408" aria-describedby="caption-attachment-41408" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41408" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg" alt="Mayotte, nature, environnement, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1748-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41408" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, certains corridors écologiques ont été fragmentés. Le développement d’un réseau de May’Refuge vise à recréer des continuités entre jardins, villes et espaces naturels.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du seul cas du Jardin Maoré, le GEPOMAY entend faire de cette inauguration un point de départ. <em>« C’est le premier d’une longue série de May’Refuge LPO »</em>, souligne son directeur, en rappelant le contexte particulier dans lequel s’inscrit la démarche. Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a accentué la fragilisation des milieux naturels, entraînant une perte importante de la biodiversité et une rupture de certains corridors écologiques.<em> « Des jardins se retrouvent aujourd’hui isolés des forêts »</em>, observe-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu, désormais, est de penser la reconstruction à l’échelle du vivant. Cela passe par la création d’îlots de verdure, notamment en milieu urbain, la replantation des villes et la restauration de continuités écologiques permettant à la faune de circuler entre jardins, forêts et espaces d’agroforesterie. La question des sols est également centrale : les rendre plus perméables pour limiter le ruissellement et éviter que les eaux de pluie ne se déversent directement dans le lagon.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers le développement d’un réseau de May’Refuge LPO, le GEPOMAY défend une approche à la fois écologique et pédagogique. L’objectif est double : reverdir durablement Mayotte et encourager habitants, collectivités et acteurs privés à s’approprier ces pratiques à leur échelle. <em>« Ce sont des actions concrètes, mais aussi de la sensibilisation, pour que chacun puisse faire sa part, y compris dans son propre jardin ou sur son propre terrain »</em>, insiste le directeur du GEPOMAY. Une stratégie de long terme, pensée comme un levier pour reconstruire l’île sans tourner le dos à ses fondements naturels.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/a-ngouja-un-refuge-pour-la-biodiversite-comme-vitrine-ecologique/">À N’Gouja, un refuge pour la biodiversité comme vitrine écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Le 5ème régiment étranger sort des casernes et se rapproche des Mahorais</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/le-5eme-regiment-etranger-veut-sortir-de-ses-casernes-et-se-rapprocher-des-mahorais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 01:45:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Camerone]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Cinquième régiment étranger]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération]]></category>
		<category><![CDATA[JPO]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Militaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les journées portes ouvertes, suspendues l’année dernière après le cyclone Chido, feront leur retour cette année pour permettre au régiment de renforcer ses liens avec la population.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/le-5eme-regiment-etranger-veut-sortir-de-ses-casernes-et-se-rapprocher-des-mahorais/">Le 5ème régiment étranger sort des casernes et se rapproche des Mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vendredi dernier, au quartier Cabaribère, à Dzaoudzi, l’ambiance était simple, un café, quelques viennoiseries et surtout des échanges directs. Le colonel <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Renaud Voyer</span></span>, chef de corps du 5e <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Régiment étranger</span></span> et commandant militaire de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Mayotte</span></span>, a présenté les grandes lignes de l’année 2026 lors d’un petit-déjeuner.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des effectifs en hausse et un retour au format</strong> <strong>régulier</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="145" data-end="309">Premier sujet abordé, les effectifs. En effet, aujourd’hui, le régiment compte environ 350 militaires, un format réduit mais assumé. « <em>C’est un petit régiment par rapport à ceux de métropole, mais pour Mayotte, c’est un format adapté</em> », explique le colonel. La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit toutefois une montée en puissance progressive, avec environ 70 postes supplémentaires sur six ans, ainsi que des moyens matériels renforcés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="145" data-end="309">L’année écoulée a aussi marqué un retour à un fonctionnement plus classique après le cyclone Chido. En 2025, le régiment avait accueilli d’importants renforts dédiés à la reconstruction. Jusqu’à 500 militaires avaient alors été présents sur le territoire, hébergés notamment dans l’ancien hôpital ou sous des tentes, dans la zone des Badamiers. Ces renforts ont quitté l’île à la mi-décembre, à la date anniversaire du cyclone. « <em>On a retrouvé notre format seuil</em> », résume le chef de corps.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Missions, coopération et opérations humanitaires</strong></h2>
<figure id="attachment_45984" aria-describedby="caption-attachment-45984" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-45984" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55-300x265.png" alt="Madagascar, météo, cyclone, Fytia," width="300" height="265" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55-300x265.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55-150x132.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55-696x614.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-04-a-18.44.55.png 730w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-45984" class="wp-caption-text">Les deux cyclones ont récemment causé d&rsquo;énormes dégâts matériels sur la Grande île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, les missions restent larges, le colonel rappelle que le cœur du métier du régiment reste avant tout militaire. Leur mission principale est d’assurer la défense de la France et des Français. « <em>On est d’abord des combattants</em> », indique-t-il, tout en rappelant que les unités peuvent être engagées sur tout le spectre, du combat aux opérations humanitaires si la situation l’exige.  À cela s’ajoutent les missions de coopération régionale, avec des détachements qui sont régulièrement envoyés aux Comores, à Madagascar, au Mozambique ou encore aux Seychelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le régiment est aussi régulièrement mobilisé pour des opérations humanitaires. Récemment, plusieurs détachements ont été envoyés à Madagascar après les deux épisodes climatiques violents Fytia et Gezani, notamment à Majunga, ou encore Tamatave. À chaque fois, des petits groupes d&rsquo;environ quinze personnes, ont été déployés pour venir en aide aux populations. « <em>On est toujours réactifs, on a été actifs très vite sur ces sujets là et c&rsquo;est notre rôle</em> », souligne-t-il.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Exercices régionaux et ouverture au public</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette dynamique se traduira concrètement dans les prochaines semaines avec plusieurs rendez-vous. Dès le mois de mars, le régiment participera à l’exercice « Papang », organisé à <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">La Réunion</span></span>. Un exercice régional qui réunit plusieurs armées partenaires de la zone sud de l’océan Indien. Dans ce même cadre, Mayotte accueillera le 19 mars, pendant une escale d’une journée, le porte-hélicoptères amphibie <em data-start="3828" data-end="3837">Dixmude</em>, engagé dans la mission Jeanne d’Arc. Des activités seront organisées depuis la base navale et une partie des militaires du régiment embarquera ensuite à bord pour rejoindre La Réunion, où se tiendra l&rsquo;exercice.</p>
<figure id="attachment_46551" aria-describedby="caption-attachment-46551" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46551" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/College-Boueni-Mtiti-Labattoir-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46551" class="wp-caption-text">Les élèves du Collège Bouéni M&rsquo;titi ont présenté leur participation à la classe Défense récemment.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le bataillon contribue au développement local, notamment avec des actions telles que la réfection des escaliers menant à la plage de Moya. La formation entretient également le lien avec les jeunes via les classes Défense, qui permettent aux militaires de présenter leur métier et d’établir un contact direct avec les élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les journées portes ouvertes régimentaires feront également leur retour après avoir été absentes l&rsquo;année dernière. Elles sont prévues au mois mai prochain pour la fête de Camerone, afin d’aller vers la population et renforcer le lien avec les jeunes. <em>« Il ne faut pas rester repliés sur Le Rocher.</em> <em>La Légion a des choses à transmettre</em> <em>»</em>, conclut le colonel.</p>
<p><strong>Shanyce MATHIAS ALI. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/23/le-5eme-regiment-etranger-veut-sortir-de-ses-casernes-et-se-rapprocher-des-mahorais/">Le 5ème régiment étranger sort des casernes et se rapproche des Mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>À N&#8217;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 02:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[Le Jardin Maoré]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[reconstruction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=46816</guid>

					<description><![CDATA[<p>À N'gouja, sur l’une des plages de sable blanc de Mayotte, un hôtel renaît après avoir été rasé. Conteneurs, pieux, bois, panneaux solaires : le chantier du Jardin Maoré raconte une autre manière de bâtir sous les tropiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pendant qu’une pluie tropicale transforme le sol en boue gluante, Julien Segara détaille des plans, des pieux et des charpentes métalliques. À N&rsquo;gouja, dans le sud de Mayotte, l’extension et la réhabilitation de l’Hôtel du Jardin Maoré avancent lentement, mais sûrement. Après le passage dévastateur du cyclone Chido, l&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé pour mieux se reconstruire : plus résilient et plus écologique. Un chantier hors normes, sur un territoire où chaque vis, chaque poutre, chaque décision peut prendre des mois à aboutir.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un hôtel à l’écart de l&rsquo;île</b></h2>
<figure id="attachment_46833" aria-describedby="caption-attachment-46833" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46833" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-300x200.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-150x100.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel-696x463.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/ancien-hotel.png 709w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46833" class="wp-caption-text">L&rsquo;ancien site hôtelier a été entièrement rasé après le passage du cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour rejoindre le Jardin Maoré, auparavant, il fallait emprunter une piste caillouteuse, non goudronnée, franchir une simple chaîne gardée de manière aléatoire, puis longer un pont pour accéder au cœur du site. À gauche, sous une grande paillote, se trouvaient la direction, un snack, une petite boutique, le restaurant et, plus loin, des bungalows traditionnels coiffés de toits végétaux. Ces bungalows avaient près de quarante-cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le décor, idyllique, semblait hors du temps. Mais les structures, elles, ne l’étaient plus. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido frappe Mayotte. Le restaurant est gravement endommagé, les bungalows aussi. <em>« La structure a été rasée. Les bungalows, aussi »</em>, raconte Julien Segara, aujourd’hui responsable des travaux de l’extension et de la réhabilitation de l’hôtel. <em>« À l’origine, on devait en conserver une partie. Mais Chido a tellement fait bouger les structures qu’on a pris la décision de tout raser pour repartir sur des bases sûres, aux normes actuelles, capables de résister à des intempéries, des séismes ou des cyclones ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Raser pour mieux reconstruire</strong></h2>
<figure id="attachment_46819" aria-describedby="caption-attachment-46819" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46819 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg" alt="Jardin Maoré, NGouja, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/4-cailloux-jardin-maore-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46819" class="wp-caption-text">Grâce aux gravats des destructions, une nouvelle route a pu être tracée.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Julien Segara arrive au Jardin Maoré en 2023. Ancien moniteur de plongée, puis plombier, il rejoint d’abord le site pour aider au démarrage des travaux. Il devient chef de la maintenance pendant un an, avant d’être nommé responsable travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">La démolition de l’ancien hôtel débute au mois d&rsquo;août 2025. Deux mois et demi seront nécessaires pour venir à bout du restaurant et des seize bungalows traditionnels. Mais ici, pas question de tout jeter.<em> « On a réussi à faire une opération zéro »</em>, explique Julien. Les gravats issus du broyage des bungalows ont été réutilisés pour refaire entièrement la route d’accès, désormais lisse et entièrement praticable.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une zone classée, sauvage, sans réseaux d’eaux usées alentour, le chantier se veut discret. <em>« Tous les nouveaux bâtiments sont posés sur des structures métalliques, elles-mêmes installées sur des pieux enfoncés dans le sol. Cela nous permet de ne pas toucher au terrain, de respecter ses courbes, de ne pas terrasser ».</em> Une contrainte technique, mais aussi un choix environnemental assumé.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Construire autrement sous les tropiques</strong></h2>
<figure id="attachment_46836" aria-describedby="caption-attachment-46836" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46836" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2025-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46836" class="wp-caption-text">Ces conteneurs qui contiennent du matériel seront à leur tour exploités et réhabilités pour devenir des chambres-terrasses.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À droite du site historique, une première partie est déjà sortie de terre : des chambres installées dans des conteneurs maritimes réhabilités, et un grand bâtiment en bois qui accueille aujourd’hui le restaurant, lequel redeviendra un snack à la fin du chantier.</p>
<p style="text-align: justify;">À terme, l’hôtel comptera vingt-et-un bungalows neufs, un bâtiment principal avec restaurant « haut de gamme », cuisine professionnelle, boutique et locaux administratifs. L’offre sera volontairement plurielle. <em>« Le restaurant se projette dans quelque chose de plus haut de gamme, mais le snack restera accessible. L’idée, c’est d’en avoir pour tous les budgets ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les contraintes sont immenses. Tout ou presque arrive de métropole : bois, acier, équipements techniques. Les conteneurs partent généralement du Havre, traversent les mers pendant près de trois mois, avant d’atteindre le port de Longoni. <em>« Le plus compliqué, ce n’est pas le voyage, c&rsquo;est après, à la sortie du port. C’est extrêmement cher. Le poste logistique est énorme ». </em>À cela s’ajoutent la saison des pluies, la boue, l’impossibilité de décharger certains matériaux sous l’eau, et les délais parfois interminables entre décision et mise en œuvre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Après Chido, la preuve par le cyclone</strong></h2>
<figure id="attachment_46838" aria-describedby="caption-attachment-46838" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-46838" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg" alt="Mayotte, Jardin Maoré, travaux, hôtel," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019-1320x880.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_2019.jpg 1701w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46838" class="wp-caption-text">Pendant le cyclone, cette partie de l&rsquo;hôtel a résisté à la force des vents de Chido, une prouesse technique prometteuse pour la suite des travaux.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le cyclone Chido frappe Mayotte, Julien est chez lui. Le lendemain, il revient sur le site. L’urgence est immédiate : dégager les arbres, sécuriser, nettoyer. <em>« On n&rsquo;a pas eu le temps de se poser trop de questions, on s&rsquo;est mis au travail immédiatement », </em>se souvient-il. Le Jardin Maoré devient alors un refuge improvisé. Grâce à une connexion Starlink et à un groupe électrogène, le site est l’un des rares points du sud de l’île à disposer d’électricité et d’Internet. <em>« Les gens ont afflué de partout. Il y avait de la panique. Les gens étaient à bout. On a vu des comportements de survie très forts ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais une chose frappe l’équipe : les nouvelles constructions n’ont pas bougé.<em> « Zéro dégât ici. À part un cocotier tombé, tout est resté intact »</em>. La démonstration est là : les choix techniques et environnementaux fonctionnent.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le chantier se poursuit, Julien le reconnaît sans détour. <em>« Quand je suis arrivé, je pensais démarrer les travaux. Trois ans après, on est encore au tout début mais ça avance.</em> <em>C’est un projet magnifique. Ce n’est pas un gros bloc de béton. C’est un endroit où on est heureux de travailler ». </em>À N&rsquo;Gouja, loin de l’urbanisation et des rejets polluants, l’hôtel mise aussi sur le solaire, le traitement naturel des eaux usées, et des chauffe-eau solaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Jardin Maoré ne se contente pas de renaître. Il expérimente, à son échelle, ce que pourrait être l’hôtellerie de demain dans les territoires ultramarins : résiliente, ancrée, et pensée pour durer en harmonie avec le vivant.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/19/a-ngouja-le-jardin-maore-accelere-sa-reconstruction/">À N&rsquo;Gouja, le Jardin Maoré accélère sa reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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