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	<title>Archives des CeGIDD - Le Journal De Mayotte</title>
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	<title>Archives des CeGIDD - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 02:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aux actions de santé du centre hospitalier de Mayotte, et plus précisément au sein du CeGIDD, on dépiste plus que jamais le VIH et les IST. Mais derrière les chiffres, les soignants travaillent entassés, sans confidentialité, dans des locaux dégradés. Une prévention essentielle, menée dans des conditions inquiétantes pour le service public. </p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que Mayotte reste l’un des territoires français les plus touchés par le VIH, le Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) concentre à lui seul une part majeure de la réponse sanitaire, en lien avec les associations de l’île. En 2025, il a pris en charge plus de 2.300 patients et réalisé près de 15.000 examens. Mais derrière ces chiffres impressionnants se cache une autre réalité : des professionnels épuisés, contraints d’exercer dans des locaux inadaptés où la confidentialité des soins est compromise. En ce début mars 2026, les équipes tirent la sonnette d’alarme.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Des chiffres en hausse, une épidémie qui s’installe</b></h2>
<figure id="attachment_47573" aria-describedby="caption-attachment-47573" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-47573 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, médicaments, vaccins," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5601-1320x1760.jpg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47573" class="wp-caption-text">Une salle de soins des locaux des actions de santé publique laissée à l’abandon, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, l’activité du CeGIDD de Mayotte impressionne. En 2025, malgré un effectif médical réduit – un seul médecin pendant plusieurs mois, sans infirmier dédié durant huit mois – le centre a assuré près de 4.430 consultations, suivi 2.335 patients et réalisé 14.821 examens de laboratoire. Douze nouveaux diagnostics de VIH y ont été posés, mais aussi des centaines d’infections sexuellement transmissibles (IST) : chlamydiae, gonocoques, syphilis, hépatites B.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres traduisent un effort massif de dépistage dans un territoire où le VIH circule plus qu’ailleurs. Mayotte reste, après la Guyane, le deuxième département français le plus touché. Les données partielles de 2025 et les premières estimations de 2026 confirment une circulation active du virus, avec des diagnostics encore trop souvent tardifs. <em>« Plus on dépiste, plus on découvre, et plus on a de patients à suivre »</em>, résumait le Dr Mohamadou Niang, médecin infectiologue du CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le CeGIDD ne se limite d’ailleurs pas au VIH. <em>« On fait aussi de la contraception, de l’accompagnement, de la prévention. De fait, c’est presque un centre de santé sexuelle, parce qu’il n’y en a pas ailleurs »</em>, nous rappelle un professionnel de santé le 3 mars 2026. Lorsqu’un VIH ou une hépatite B est diagnostiqué, les patients sont orientés vers le service d’infectiologie du CHM, pivot d’un parcours de soins déjà fragile.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« On parle de l’intimité des gens, sans intimité »</b></em></h2>
<figure id="attachment_47571" aria-describedby="caption-attachment-47571" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47571 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, médicaments, vaccins, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-scaled.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5593-1320x1760.jpg 1320w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47571" class="wp-caption-text">Dans une seule pièce, médicaments, vaccins et dossiers de patients sont stockés, tandis que les soignants y mènent leurs consultations et circulent constamment, faute de bureaux suffisants.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Problème : derrière cette activité soutenue, les conditions de travail racontent une autre histoire. Celle de bureaux détruits, notamment après le cyclone Chido, laissés à l&rsquo;abandon. <em>« Les anciens bureaux, côté lagon, doivent être réhabilités, ceux côté rue, pourraient être nettoyés en une semaine, mais le CHM n’a pas bougé »</em>, confie un soignant. Résultat : les équipes du CeGIDD sont aujourd’hui entassées dans quelques pièces exiguës et les anciens locaux sont devenus <em>« le paradis des makis et des rats »</em>, rapporte des soignants.</p>
<p style="text-align: justify;">La confidentialité, pourtant au cœur de la mission du centre, est devenue un combat quotidien. Lors de notre passage, la porte du bureau médical s’ouvre sans cesse : médicaments, vaccins et dossiers patients y sont stockés.</p>
<figure id="attachment_47546" aria-describedby="caption-attachment-47546" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-47546 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5602.jpg 1701w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47546" class="wp-caption-text">Des dossiers de patients entreposés à même le sol dans les locaux des actions de santé publique du CHM, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quand tu parles de ta vie sexuelle, qu’une personne entre ou écoute malgré elle, c’est extrêmement gênant. On parle de l&rsquo;intimité des gens, sans intimité »</em>, témoigne un membre de l’équipe.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la salle attenante dédiée à la vaccination, cinq à six infirmiers peuvent être amenés à travailler simultanément avec trois ou quatre patients dans un même espace, parmi lesquels des enfants souvent anxieux et en pleurs. Le bruit, la surcharge de travail et l’exiguïté des lieux génèrent un stress constant pour les soignants. Le manque de place contraint par ailleurs au stockage de la réserve de vaccins dans la salle de consultation du CeGIDD, provoquant des allées et venues répétées qui portent atteinte au respect de l’intimité et de la confidentialité indispensables à ce type de consultation.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>La prévention, éternelle variable d’ajustement</b></h2>
<figure id="attachment_47545" aria-describedby="caption-attachment-47545" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-47545 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-225x300.jpg" alt="Mayotte, CHM, actions de santé, locaux, Chido, CeGIDD, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/03/IMG_5606.jpg 1843w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-47545" class="wp-caption-text">Certains bureaux des locaux ont pourtant résisté au cyclone Chido, mais restent dans un état de saleté considérable, avec des piles de dossiers entassés sans possibilité de passage, le 3 mars 2026.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La situation a des conséquences très concrètes : le centre peine à recruter. <em>« On ne peut pas embaucher de médecins ou d’infirmiers parce qu’on n’a pas de bureaux. Et quand on recrute, quelqu’un doit partir pour libérer de la place »</em>, décrit un soignant, évoquant un véritable <em>« jeu de chaises musicales »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du CeGIDD, c’est l’ensemble des actions de santé publique du CHM qui vacille : vaccination, lutte contre la tuberculose (CLAT), prévention de la lèpre, addictologie. <em>« Cela concerne de nombreux services. Les promesses de réhabilitation existent, mais on n’a aucune visibilité »</em>, résume le Dr Anne-Marie de Montera, cheffe du pôle santé publique du CHM.</p>
<p style="text-align: justify;">Le CHM aurait évoqué procéder à des opérations de « nettoyage », jugées insuffisantes par le personnel. <em>«  Il ne s’agit pas seulement de nettoyer, il faut réhabiliter. Cela fait plus de six mois qu’on se bat »</em>, dénoncent toujours les soignants en ce début mars.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, pourtant, la prévention continue, tant bien que mal. Le mardi, le CeGIDD assure des consultations au dispensaire du CHM d’Iloni. Le mercredi, les équipes se rendent à Sohoa, en partenariat avec l’association Mlézi Maoré. Le jeudi, elles interviennent à Dzoumogné. Des actions essentielles, menées au plus près des populations, dans un territoire où la précarité, la peur des contrôles et l’éloignement des structures de soins freinent fortement l’accès à la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les marges de manœuvre restent limitées. <em>« Avec un nombre suffisant de locaux, on pourrait recruter davantage de médecins, d’infirmiers, de psychologues, augmenter l’offre de soins et mieux contribuer à détecter et prévenir l’augmentation inquiétante des infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) »</em>, insiste un professionnel. <em>« La prévention n’a jamais été la priorité du CHM. Or ici, elle est tout simplement vitale ». </em>Contactée par notre rédaction, la direction du Centre hospitalier de Mayotte n’a pas donné suite à nos sollicitations.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/03/06/au-chm-les-actions-de-sante-publique-a-bout-de-souffle/">Au CHM, les actions de santé publique à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>VIH à Mayotte, quand le virus profite de la précarité</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/vih-a-mayotte-quand-le-virus-profite-de-la-precarite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 02:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur l’île, la circulation du VIH reste préoccupante et les populations vulnérables, trop souvent invisibles, subissent les conséquences d’un accès aux soins encore inégal.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/vih-a-mayotte-quand-le-virus-profite-de-la-precarite/">VIH à Mayotte, quand le virus profite de la précarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le VIH circule plus que jamais à Mayotte. Invisible pour certains, brutal pour d’autres. Dans les quartiers précaires, parmi les jeunes et les populations migrantes, le virus profite des failles du système et de la précarité. Camions de dépistage détruits par les cyclones, laboratoires gratuits débordés, parcours de soins fragmentés : sur l’île, la lutte contre le VIH ressemble à une course contre la montre. <em>« Si nous nous réunissons aujourd’hui, c’est parce que la situation de notre territoire exige une mobilisation claire, coordonnée et déterminée »</em>, a alerté Moncef Mouhoudhoire, directeur de Nariké M’sada, en ouverture d&rsquo;une conférence de presse. Les chiffres sont là : diagnostics tardifs, circulation active du virus, accès aux soins toujours inégal.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Mayotte sous tension : une épidémie qui ne ralentit pas</strong></h2>
<figure id="attachment_42432" aria-describedby="caption-attachment-42432" style="width: 255px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42432" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-255x300.png" alt="Mayotte, Dr Mohamadou Niang, CHM, Sida, VIH, " width="255" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-255x300.png 255w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-870x1024.png 870w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-768x903.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-150x176.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-300x353.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36-696x819.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-01-a-17.51.36.png 896w" sizes="auto, (max-width: 255px) 100vw, 255px" /></a><figcaption id="caption-attachment-42432" class="wp-caption-text">Le Dr Mohamadou Niang s’inquiète des cas de VIH diagnostiqués tardivement, ayant évolué vers le sida, et déplore deux décès cette année dus à un dépistage tardif.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avec 98 nouvelles séropositivités enregistrées en 2024, Mayotte se place derrière la Guyane et dépasse désormais l’Île-de-France. La tranche la plus touchée est celle des 25-49 ans, avec un mode de contamination essentiellement hétérosexuel. La situation est exacerbée par les flux migratoires venus des Comores, de Madagascar ou des Seychelles, mais le virus circule aussi localement.<em> « La situation est préoccupante dans la zone océan Indien »</em>, alerte Youssouf Hassani, délégué régional de Santé publique France. Les chiffres partiels de 2025 confirment la tendance : 70 cas déjà recensés à fin septembre, et la projection pour la fin d’année laisse craindre une hausse continue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Dr Mohamadou Niang, chef du service infectiologie du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), souligne un autre problème majeur : 30 % des diagnostics sont réalisés à un stade avancé, rendant plus complexes les traitements et augmentant le risque de complications. Car à Mayotte, le VIH n’est pas seulement un enjeu sanitaire, c’est un défi social. La précarité, le manque d’accès aux soins et les parcours fragmentés contribuent à laisser circuler le virus dans l’ombre.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Prévention et dépistage : des progrès limités par la précarité</strong></h2>
<figure id="attachment_6356" aria-describedby="caption-attachment-6356" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6356" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-300x212.jpg" alt="visite, officielle, santé, ministre, velletoux, camion, dépistage, MST, IST, VIH" width="300" height="212" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-300x212.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-1024x723.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-768x542.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-1536x1084.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-150x106.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-696x491.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-1068x754.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34-1320x931.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-17.04.34.jpg 1576w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6356" class="wp-caption-text">Dans les quartiers informels, la précarité, la peur des contrôles et le manque de ressources compliquent l’accès au dépistage et aux soins.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pour freiner l’épidémie, des initiatives existent. Les camions de dépistage mobiles ont permis de réaliser 565 tests hors centres, tandis que le laboratoire gratuit <em>« sans ordonnance »</em> a enregistré plus de 200.000 tests VIH depuis son lancement en septembre 2024. Parmi les outils de prévention, la PrEP* injectable par lénacapavir offre désormais une protection complémentaire à la PrEP orale pour les personnes à risque. Mais son accès reste limité, dépendant des ressources disponibles et du suivi médical.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="967" data-end="1787">À ce défi médical s’ajoute une réalité humaine et sociale complexe. Beaucoup de Mahorais, fragilisés économiquement ou administrativement, hésitent à se déplacer. Les habitants en situation irrégulière redoutent particulièrement les contrôles de la police.<em> « Nous n’allons plus dans les quartiers dits informels, car à chaque fois que nous y allions, la police venait pour contrôler »</em>, explique Moncef Mouhoudhoire. Des démarches sont en cours pour coordonner les interventions et permettre aux associations de travailler en toute sécurité, tout en laissant chacun accomplir son rôle dans la santé publique. <em>« Nous avons levé le pied sur ces quartiers, mais les besoins restent criants »</em>, ajoute-t-il, illustrant la difficulté d’aller vers les populations les plus vulnérables.</p>
<figure id="attachment_41406" aria-describedby="caption-attachment-41406" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41406" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, Jacaranda," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41406" class="wp-caption-text">En 2025, malgré la présence d’un seul médecin et l’absence d’infirmier pendant huit mois, le CeGGID de Mayotte a pris en charge 2.335 patients, réalisé 4.430 consultations et effectué 14.821 examens de laboratoire.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1591" data-end="2255">Le Centre gratuit d&rsquo;information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), malgré des moyens extrêmement limités, offre un aperçu frappant de cette pression sur le terrain. Avec un seul médecin et sans infirmier pendant huit mois en 2025, le centre a assuré 4.430 consultations pour 2.335 patients et réalisé 14.821 examens de laboratoire. Parmi eux, 12 diagnostics de VIH, 355 cas de chlamydiae, 174 de gonocoque, 33 de syphilis et 29 hépatites B ont été détectés. <em>« Nous dépistons et prenons en charge bien plus que tous les autres réunis, avec des moyens très limités »</em>, souligne le Dr Alain Prual, rappelant le déséquilibre criant entre besoins et ressources.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2257" data-end="2797">Au-delà du VIH, les infections sexuellement transmissibles restent une menace majeure et souvent négligée. Le Dr Prual insiste : <em>« On parle beaucoup du VIH, mais derrière, il y a toutes les infections sexuellement transmissibles, qui sont toutes aussi importantes ».</em> Les consultations à Mamoudzou, les permanences à Iloni et les projets de sites à Mramadoudou et Dzoumogné tentent de pallier ces obstacles, mais la précarité et les aléas, comme le cyclone Chido qui a détruit un camion de dépistage, compliquent la couverture du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2799" data-end="3376">La situation des mineurs est particulièrement préoccupante. Relations sexuelles précoces, peur des contrôles de la police aux frontières et accès limité à l’information exposent les adolescents et jeunes adultes à un risque accru. Pourtant, malgré ces contraintes, les efforts locaux portent leurs fruits : au 25 novembre 2025, 31 nouveaux cas de VIH avaient été dépistés, soit trois fois plus que l’année précédente.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2485" data-end="3167"><strong>Plus de dépistages, plus de patients </strong></h2>
<figure id="attachment_42440" aria-describedby="caption-attachment-42440" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42440" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-300x217.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1-150x109.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Urgences-CHM-zoom-696x504-1.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42440" class="wp-caption-text">Par peur d’être stigmatisés, de nombreux patients atteints du VIH préfèrent se soigner hors du territoire, comme à La Réunion ou en Hexagone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="281" data-end="942">Et plus on teste, plus on découvre. Augmenter le dépistage du VIH ne se limite pas à détecter la maladie plus tôt : cela signifie aussi prendre en charge un nombre croissant de patients, souvent fragiles et précarisés.<em> « À chaque risque sexuel non protégé, il faut se faire dépister. Plus on dépiste, plus on a de patients à suivre, mais c’est la seule manière de freiner le virus  »</em>, insiste le Dr Mohamadou Niang. Chaque test est une opportunité de soins, mais aussi un défi logistique et social , certains traitements exigent un suivi strict, un accompagnement nutritionnel et un soutien psychologique pour être pleinement efficaces.</p>
<h2 data-start="281" data-end="942"></h2>
<h2 data-start="281" data-end="942"></h2>
<h2 data-start="281" data-end="942"></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="281" data-end="942"><strong><em>« Les traitements prescrits ne font pas bon ménage avec le ventre vide »</em></strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1185" data-end="1664">D&rsquo;autre part, les conditions de vie extrêmes transforment chaque ordonnance en défi. Le directeur de Nariké M’sada, l’illustre crûment . <em>« Les traitements prescrits ne font pas bon ménage avec le ventre vide »</em>, souligne-t-il, rappelant que certains patients se prostituent pour se nourrir, une réalité que les acteurs locaux ne peuvent ignorer. Ainsi, pour 2026, Moncef Mouhoudhoire fixe les priorités : intensifier le dépistage, renforcer la prise en charge sociale des patients, et adapter les dispositifs aux conditions de vie les plus précaires.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1666" data-end="2092">La stigmatisation reste également un obstacle majeur. <em>« Nous parlons beaucoup de populations migrantes, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de Français séropositifs. Les Français de Mayotte vont parfois se faire dépister ailleurs et se faire suivre ailleurs, pour éviter la stigmatisation »</em>, nuance Moncef, soulignant la nécessité d’une approche inclusive et sécurisée pour tous les habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour que le dispositif soit efficace, chaque acteur doit trouver sa place dans un maillage coordonné. Associations, Centre hospitalier de Mayotte, ARS, PMI, CSSM et laboratoires doivent articuler leurs actions, organiser les parcours de soins quartier par quartier et assurer un suivi pluridisciplinaire, parfois au-delà du territoire. <em>« La lutte contre le VIH, c’est un travail éminemment collectif  »</em>, insiste Moncef Mouhoudhoire. Car à Mayotte, le VIH, comme d&rsquo;autres infections sexuellement transmissibles, se heurte à la pauvreté structurelle, à l’exclusion sociale, aux flux migratoires et aux lacunes d’un système qui laisse encore de nombreuses vies en marge.</p>
<p data-start="2094" data-end="2489">*La prophylaxie préexposition (PrEP) est un médicament qui protège les personnes qui n&rsquo;ont pas le VIH (séronégatives) du virus de l&rsquo;immunodéficience humaine (VIH).</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2094" data-end="2489">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/02/vih-a-mayotte-quand-le-virus-profite-de-la-precarite/">VIH à Mayotte, quand le virus profite de la précarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>VIH à Mayotte : entre aveuglements régionaux et urgence locale, un an après l’alerte, où en est-on ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/vih-a-mayotte-entre-aveuglements-regionaux-et-urgence-locale-un-an-apres-lalerte-ou-en-est-on/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 02:15:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[CeGIDD]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[CSSM]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Nariké M’sada]]></category>
		<category><![CDATA[ONG Ravane OI]]></category>
		<category><![CDATA[Sida]]></category>
		<category><![CDATA[VIH]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41894</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que l’océan Indien reconnaît enfin l’ampleur du VIH dans la zone, Mayotte attend toujours des réponses concrètes à son urgence sanitaire.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/vih-a-mayotte-entre-aveuglements-regionaux-et-urgence-locale-un-an-apres-lalerte-ou-en-est-on/">VIH à Mayotte : entre aveuglements régionaux et urgence locale, un an après l’alerte, où en est-on ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>« Il n’y a aucune nouvelle dans le fait que Mayotte est le deuxième département français le plus touché par le VIH et le sida »</em>, lâche Moncef Mouhoudhoire, directeur de Nariké M’Sada, dans un mélange de lassitude et de lucidité. Une phrase qui résume à elle seule l’atmosphère de ce mois de novembre 2025 : pendant que l’ONG Ravane Océan Indien tire la sonnette d’alarme sur<em> « l’urgence sanitaire »</em> qui frappe Madagascar, les Comores, Rodrigues ou encore La Réunion, et Mayotte, on observe la scène avec un sentiment mitigé. L’île connaît cette réalité depuis des années. Ce qui change, cette fois, c’est que le reste de la région reconnaît officiellement sa part de crise, et admet, du même souffle, l’impossibilité pour un seul territoire d’affronter seul une épidémie qui traverse les frontières plus vite que les politiques publiques.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1422" data-end="1537"><strong data-start="1424" data-end="1537">À Mayotte, l’épidémie avance plus vite que les mesures de lutte</strong></h2>
<figure id="attachment_10113" aria-describedby="caption-attachment-10113" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-10113 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-225x300.jpg" alt="Mayotte, VHB, VIH, Nariké M’Sada, " width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-225x300.jpg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-768x1024.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-1152x1536.jpg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-1536x2048.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-150x200.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-300x400.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-696x928.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-1068x1424.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1-1320x1760.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_0662-scaled-1.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-10113" class="wp-caption-text">Kit de dépistage rapide de type VIH et VHB/VHC de l&rsquo;association Nariké M’Sada.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1538" data-end="2744">En 2024, déjà, les indicateurs laissaient peu de place à l’optimisme : le camion de dépistage de Nariké M’Sada détectait jusqu’à trois à quatre nouvelles séropositivités certains jours. En 2023, 92 nouveaux cas ont été recensés à Mayotte, soit un taux de 296 cas par million d’habitants, près de six fois supérieur à la moyenne de l’Hexagone hors Île-de-France. La file active de patients suivis à l’hôpital est passée de 324 en 2019 à 505 en 2023, traduisant une progression continue, jusqu’à ce que l’ONG Ravane OI évoque désormais 624 patients suivis sur l’ensemble du département. À Mamoudzou, l’hôpital peine à maintenir une prise en charge régulière, tandis que le CeGIDD (Centre gratuit d&rsquo;information, de dépistage et de diagnostic) et les associations locales se mobilisent pour assurer la prévention de terrain, dans une île où chaque déplacement peut rapidement devenir un obstacle sanitaire.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1538" data-end="2744">Le camion Nariké M’Sada, lancé début 2024, a permis d’aller vers des publics éloignés des structures, mais il fonctionne comme un pansement sur une plaie structurelle : Mayotte dépiste, mais elle dépiste une épidémie qui ne cesse de s’ancrer parce que les conditions sociales, administratives et logistiques empêchent une véritable cascade de soins. Là où d’autres départements consolident leurs acquis, Mayotte tente simplement de ne pas perdre davantage de terrain.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>L’océan Indien rattrapé par ses non-dits</b></h2>
<figure id="attachment_41949" aria-describedby="caption-attachment-41949" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41949" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-300x183.jpg" alt="Comores, Moroni, colloque, VIH, sida, " width="300" height="183" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-300x183.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-1024x624.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-768x468.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-1536x936.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-150x91.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-696x424.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-1068x651.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-1920x1170.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida-1320x804.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/sida.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41949" class="wp-caption-text">21ème édition du colloque sur le VIH et le Sida dans l&rsquo;océan Indien, les 4 et 6 novembre 2025, à Moroni, aux Comores.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce qui rend la crise de 2025 différente des années précédentes, c’est la brutalité avec laquelle les voisins de Mayotte reconnaissent désormais leur propre vulnérabilité. Aux Comores, la flambée est fulgurante : 74 cas depuis janvier 2025, contre 37 officiellement reconnus l’année précédente, dans un pays où la stigmatisation rend invisibles ceux qui tombent malades et silencieux et ceux qui soignent. À Madagascar, la hausse de 151 % des nouvelles infections depuis 2006 et l’effondrement des budgets prévus pour 2025 dessinent un tableau que plus personne ne peut minimiser : la crise y est systémique, pas conjoncturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pendant que Rodrigues reste dépourvue de toute stratégie de réduction des risques, Maurice et les Seychelles battent des records de prévalence chez les usagers de drogues injectables ou les travailleurs du sexe. Face à cela, Mayotte n’est plus l’exception, elle devient un avant-poste, cernée par une épidémie régionale qui s’étend sans coordination. Ce retournement bouscule l’analyse locale : si l’île reste l’un des territoires français les plus touchés, elle subit aussi l’impact d’un océan Indien où les politiques de santé publique avancent en ordre dispersé.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="99" data-end="185"><strong>Le 1<sup>er</sup> décembre, Cavani scrutera l’impact réel des dispositifs</strong></h2>
<figure id="attachment_2047" aria-describedby="caption-attachment-2047" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/jejefmferra_605c99e7b2d0a_0.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2047 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/jejefmferra_605c99e7b2d0a_0-300x169.jpg" alt="Mayotte, VIH, dépistage," width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/jejefmferra_605c99e7b2d0a_0-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/jejefmferra_605c99e7b2d0a_0-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/jejefmferra_605c99e7b2d0a_0-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/jejefmferra_605c99e7b2d0a_0.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-2047" class="wp-caption-text">À Cavani, dépistage et traitements seront passés au crible : Mayotte reste le deuxième département français le plus touché par le VIH, et associations comme institutions devront montrer si les dispositifs ont réellement réduit les retards de diagnostic et assuré un suivi efficace.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="361" data-end="1128">Le 1er décembre, Cavani sera le théâtre d’une interrogation cruciale : toutes les mesures déployées depuis décembre 2024 ont-elles permis de freiner l’épidémie de VIH à Mayotte ? ARS, Santé publique France, CSSM, CHM, CeGIDD, Département et Nariké M’Sada se retrouveront autour de la même table pour présenter les dernières statistiques VIH et IST, faire le point sur la prise en charge et revenir sur le déploiement du « VIH Test » et des dépistages en PMI. Officiellement, il s’agit d’un bilan. Dans les faits, c’est un baromètre politique : la population attend de savoir si les dispositifs ont réellement élargi l’accès au dépistage et permis de réduire les retards de diagnostic dans un territoire où les vulnérabilités sociales compliquent chaque indicateur.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1130" data-end="1494">Pour mesurer l’ampleur du chemin à parcourir, il suffit de rappeler que Mayotte reste le deuxième département français le plus touché par le VIH, derrière la Guyane, avec un taux de découvertes de séropositivité plusieurs fois supérieur à la moyenne nationale. Les associations, elles, ne s’en cachent pas : elles attendent des engagements concrets sur la continuité des soins, la prévention de terrain et la coordination entre institutions, après une année où chacun a souvent agi dans son couloir. <em>« Tout le monde sait que l’épidémie est grave. Le vrai sujet, c’est : est-ce qu’on avance ? »</em>, insiste Moncef Mouhoudhoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/25/vih-a-mayotte-entre-aveuglements-regionaux-et-urgence-locale-un-an-apres-lalerte-ou-en-est-on/">VIH à Mayotte : entre aveuglements régionaux et urgence locale, un an après l’alerte, où en est-on ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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