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	<title>Archives des Cancers - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Cancers - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>L&#8217;association AMALCA veut parler du cancer « tous les jours » pour faire tomber l&#8217;omerta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 02:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Portes-ouvertes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Mamoudzou, l’association AMALCA a ouvert ses portes pour rappeler qu’à Mayotte, le cancer ne saurait être une cause soutenue uniquement lors d’événements ponctuels. Face à une population jeune, des parcours de soins contraints et un tabou tenace autour de la maladie, l’association de patients plaide pour une prévention continue et une prise en charge humaine.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/13/lassociation-amalca-veut-parler-du-cancer-tous-les-jours-pour-faire-tomber-lomerta/">L&rsquo;association AMALCA veut parler du cancer « tous les jours » pour faire tomber l&rsquo;omerta</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le quartier de M’Gombani, ce jeudi 12 février, l’association AMALCA a convié le public à ses portes ouvertes. Objectif affiché par sa présidente, Sourayat Bamana : sortir le cancer du silence, tous les jours et pas seulement en octobre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce n’est pas juste parler du cancer du sein en octobre, c’est d’en parler tout le temps, y compris sans événement particulier »</em>, insiste-t-elle, soulignant l’importance d’une information permanente et accessible.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une prévention concrète, au plus près des réalités</strong></h2>
<figure id="attachment_46566" aria-describedby="caption-attachment-46566" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-scaled.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-46566" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-300x200.jpg" alt="Mayotte, AMALCA, cancers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1948-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46566" class="wp-caption-text">Une animatrice expliquait les techniques de l&rsquo;auto-palpation des seins aux femmes présentes autour d&rsquo;elles.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dès le début de la matinée, deux stands ont accueilli la population : l’un pour l’accueil et l’information, l’autre dédié à la prévention du cancer du sein, animé par une bénévole formatrice. Les gestes simples comme l’auto-palpation ont été expliqués à plusieurs visiteurs, soulignant qu’une détection précoce augmente significativement les chances de guérison.</p>
<p style="text-align: justify;">Une sage-femme, très sollicitée dans une tente aménagée à l’abri des regards, a assuré des dépistages gratuits du cancer du col de l’utérus et du sein, rappelant l’importance du geste médical préventif. Sur le territoire, ces actions s’inscrivent dans un effort plus large du Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), qui multiplie les campagnes de sensibilisation tout au long de l’année et organise des dépistages ciblés pour la population mahoraise.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les difficultés d&rsquo;un parcours de soins entre Mayotte et La Réunion  </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L’une des grandes difficultés soulignées par AMALCA concerne la prise en charge complète des cancers sur l’île. Si le Centre hospitalier de Mayotte (CHM) assure un certain nombre de soins, notamment la chimiothérapie, l’insuffisance de ressources oblige souvent les patients à être évacués vers La Réunion pour des chirurgies ou traitements spécialisés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le service d’oncologie est encore sous-dimensionné par rapport à la demande »</em>, observe Sourayat Bamana. L’arrivée récente d’une médecin oncologue au CHM est perçue comme une avancée importante par l’association, qui espère la voir s’installer durablement à Mayotte. Le manque de capacités locales reste en effet l’un des principaux obstacles à une prise en charge optimale.<em> « Si un patient est dépisté plus tôt, peut-être qu&rsquo;il devra aller à La Réunion mais moins de temps, tandis que s&rsquo;il est dépisté tardivement, son évacuation sanitaire vers un autre établissement hors de Mayotte serait immédiate et pour une durée beaucoup plus longue, c&rsquo;est plus éprouvant pour les patients et leurs familles »</em>, déclare encore la présidente d&rsquo;AMALCA, en plaidant pour un dépistage précoce.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des données épidémiologiques encore fragmentaires</strong></h2>
<figure id="attachment_46564" aria-describedby="caption-attachment-46564" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-46564" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-300x200.jpg" alt="Mayotte, AMALCA, cancers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1945-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46564" class="wp-caption-text">« À Mayotte, le cancer du sein augmente même chez les femmes de moins de 30 ans », affirme les dirigeants d&rsquo;AMALCA, poussant les experts à réfléchir à un dépistage plus précoce.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="160" data-end="718">Sur le plan statistique, le manque de données fiables continue de brouiller la compréhension de l’ampleur réelle des cancers sur l&rsquo;île. <em>« On n’a pas aujourd’hui de chiffres solides. Lorsqu’un patient est diagnostiqué sur l’île puis pris en charge à La Réunion, il sort du circuit local. On avance à l’aveugle »</em>, déplore la présidente d’AMALCA. Quelques indicateurs permettent néanmoins d’esquisser un état des lieux : entre 2018 et 2020, les tumeurs représentaient la deuxième cause de mortalité sur le territoire, soit environ 14 % des décès, chez les femmes comme chez les hommes.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1502" data-end="2084">En 2024, le CRCDC a recensé environ 3.000 frottis réalisés sur le territoire, pour près de 300 résultats positifs. Le CRCDC revendiquait également 6.700 personnes sensibilisées et 2.800 consultations proposées par ses sages-femmes. Les résultats sont systématiquement remis par un soignant afin d’expliquer les suites à donner et d’assurer un accompagnement vers les examens nécessaires, en lien notamment avec le CHM.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2086" data-end="2712" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Sur le département, près d’un cancer diagnostiqué sur trois est un cancer du sein, qui reste la première cause de mortalité par cancer chez les femmes à Mayotte, devant le cancer du col de l’utérus. Un constat d’autant plus préoccupant que la participation au dépistage demeure très inférieure à celle observée en métropole. <em>« On ne dépiste pas assez »</em>, alertait la coordinatrice médicale du CRCDC, Claire Bertin, qui soulignait également la difficulté à toucher les publics plus âgés, lors de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le 4 février dernier. En effet, à Mayotte, trois femmes sur cinq en âge d&rsquo;être dépistées, n&rsquo;ont jamais réalisé de dépistage. <em>« C&rsquo;est trois fois plus important qu&rsquo;en Hexagone »</em>, estiment les professionnels de santé de l&rsquo;île.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Briser le tabou, au-delà de l’information</strong></h2>
<figure id="attachment_46572" aria-describedby="caption-attachment-46572" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-scaled.jpg"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-46572" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-300x200.jpg" alt="Mayotte, AMALCA, cancers," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_1956-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-46572" class="wp-caption-text">La psychologue du service d’oncologie-hématologie du CHM a pris le temps d’expliquer en détail la manière dont elle accompagne les patients.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Et au-delà des chiffres, le vrai défi est avant tout social : le tabou autour de la maladie persiste, tant chez les femmes que chez les hommes. <em>« Beaucoup préfèrent ne pas en parler, même à leur famille, et se soignent à l’extérieur sans rien dire »</em>, relève Sourayat Bamana.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, les actions d’AMALCA vont au-delà de la simple sensibilisation. En partenariat avec une psychologue locale, une diététicienne et des associations spécialisées, l’association organise régulièrement des ateliers de soutien moral, nutritionnel et physique pour les patients et leurs proches.</p>
<p style="text-align: justify;">La psychologue rencontrée lors de la journée souligne l’importance de l’écoute : <em>« Mon rôle est de réveiller la vie en eux : parler des choses positives, de leurs enfants, de leur avenir, de se raccrocher à tout ce qui peut aider à passer cette épreuve, c&rsquo;est pas un combattant contre la mort, c&rsquo;est un combat pour la vie, c&rsquo;est une nuance importante »</em>, confie-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Les hommes sont souvent gênés »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">En milieu de journée, la psychologue continuait de capter l’attention des visiteurs, évoquant à haute voix, leurs possibles craintes, doutes, ou simplement faire résonner ses mots sur leur quotidien. Sous les stands, plusieurs femmes attendaient leur tour pour le dépistage gratuit, tandis qu’une animatrice expliquait les gestes de l’auto‑palpation.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Elanrif Boinali, le coordinateur d&rsquo;Amalca,<em> si « le centre hospitalier intervient dans la partie prise en charge et après avec les partenaires, nous on va intervenir sur la partie des soins de support&#8230; C’est vraiment un accompagnement, un guide pour les gens face à la maladie sous diverses formes ».</em> Il insiste également sur le fait que les hommes sont de plus en plus concernés par la maladie et osent enfin en parler. <em>« Les hommes sont souvent gênés de parler d’une maladie ou de dépistage d’un cancer qui touche à l’appareil génital mais je vois quand même que les comportements évoluent, les hommes osent plus en parler qu’avant  »</em>, une bonne chose quand on sait que le dépistage précoce augmente les chances de survie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, l’image restait partielle : presque exclusivement des femmes participaient, très peu d’hommes osaient franchir les stands. Le défi de la prévention masculine, comme celui de toucher tous les publics, reste entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, cette année, AMALCA ne compte pas relâcher ses efforts. « Mars bleu » sera consacré aux cancers masculins, des initiatives autour du bien-être sont prévues au CHM avec une association réunionnaise, et « Octobre rose » viendra, comme chaque année, rappeler l’importance du dépistage féminin. Au‑delà des campagnes, l’objectif de l’association est clair : faire du cancer un sujet discuté tous les jours, rompre le silence, accompagner, informer et soutenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/02/13/lassociation-amalca-veut-parler-du-cancer-tous-les-jours-pour-faire-tomber-lomerta/">L&rsquo;association AMALCA veut parler du cancer « tous les jours » pour faire tomber l&rsquo;omerta</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mayotte face au cancer : l’IA comme solution potentielle dans un système sous tension</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/13/mayotte-face-au-cancer-lia-comme-solution-potentielle-dans-un-systeme-sous-tension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 02:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Cancérologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41058</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que plusieurs territoires ultramarins expérimentent les technologies numériques pour accélérer le diagnostic, Mayotte, confrontée à une offre médicale limitée, pourrait aussi s’y intéresser, sans que l’efficacité réelle de ces outils ne soit encore mesurée.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/13/mayotte-face-au-cancer-lia-comme-solution-potentielle-dans-un-systeme-sous-tension/">Mayotte face au cancer : l’IA comme solution potentielle dans un système sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, le cancer reste la deuxième cause de décès après les maladies cardiovasculaires. Selon le Plan Régional de Santé (PRS 2023‑2028) de l’ARS Mayotte et le Focus Cancers 2024, les tumeurs représentent 15 % des décès sur la période 2012‑2021, soit une moyenne d’environ 107 décès par an. La progression est préoccupante, avec une population touchée relativement jeune : sur la période 2019‑2021, 68 % des femmes décédées d’un cancer avaient moins de 65 ans, et 51 % des hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Chez les femmes, les cancers les plus fréquents concernent le sein, le col de l’utérus, les organes digestifs et le poumon. Chez les hommes, ce sont principalement la prostate, le foie, le poumon, le sang et le pancréas.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="910" data-end="955"><strong>Une filière cancérologie encore fragile</strong></h2>
<figure id="attachment_8116" aria-describedby="caption-attachment-8116" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-8116 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg" alt="EVASAN, CHM, La Réunion, Mayotte" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/EVASAN-Avion-sanitaire-materiel-Amelia.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-8116" class="wp-caption-text">À Mayotte, le recours au dispositif d’évacuations sanitaires est conséquent pour les patients atteints de cancer, révélant la forte dépendance de l’île à des soins spécialisés hors du département.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L’offre de soins dédiée au cancer à Mayotte reste très limitée. Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) assure la chimiothérapie et dispose d’un service d’hospitalisation de jour, tandis que certains traitements médicamenteux peuvent être administrés à domicile. Pour les interventions spécialisées (chirurgie complexe, radiothérapie ou radiologie interventionnelle), les patients doivent encore être transférés vers La Réunion ou l’Hexagone.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, l’équipe mobile d’accompagnement aux soins palliatifs (EMASP) tente de soutenir les patients en phase avancée malgré des moyens parfois restreints. Par ailleurs, certaines interventions pour des cancers spécifiques restent en dessous des seuils minimaux recommandés : le cancer du col de l’utérus est estimé à 25 cas par an, et les cancers digestifs représentent près de 10 % des décès liés au cancer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Dépistages : des campagnes encore insuffisantes</strong></h2>
<figure id="attachment_4407" aria-describedby="caption-attachment-4407" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg.webp"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4407" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg-300x209.webp" alt="" width="300" height="209" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg-300x209.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg-150x104.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/ACR-Mammogram-disparities-jpg.webp 600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-4407" class="wp-caption-text">La mammographie peut détecter 90 % des cancers du sein avant tout symptôme, mais quatre femmes sur cinq à Mayotte n’en ont jamais réalisé.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">La prévention et le dépistage du cancer à Mayotte progressent lentement. Selon le Focus Cancers 2024 de l’ARS Mayotte, quatre femmes sur cinq âgées de 15 ans ou plus n’ont jamais réalisé de mammographie, exposant la population féminine à un risque accru pour le cancer du sein. Le dépistage du cancer du col de l’utérus est tout aussi préoccupant : trois femmes sur cinq n’ont jamais été testées, et seulement 20 à 23 % des femmes âgées de 25 à 44 ans ont réalisé un test l’année précédente.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le cancer colorectal, la situation est encore plus critique, puisque 94 à 95 % de la population n’a jamais participé à un dépistage, en raison de contraintes logistiques et d’un faible accès aux coloscopies. La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), déployée dans le cadre de campagnes scolaires depuis trois ans, est un progrès mais reste insuffisante. Si le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), mis en place en 2021, commence à généraliser le dépistage du sein, des efforts considérables restent nécessaires pour développer le dépistage du col de l’utérus et du colorectal sur l’île.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) a été progressivement déployée à Mayotte depuis 2022‑2023, avec notamment des campagnes de vaccination en milieu scolaire, mais la couverture reste insuffisamment documentée, et Santé publique France souligne l’absence de données suffisantes permettant d’estimer précisément la proportion de la population protégée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’intelligence artificielle et la pathologie numérique : une piste prometteuse</strong></h2>
<figure id="attachment_41098" aria-describedby="caption-attachment-41098" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41098 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-300x200.jpg" alt="Mayotte, radiothérapie, cancer, " width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-1024x682.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/x-ray-6841384_1280.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41098" class="wp-caption-text">D&rsquo;après plusieurs experts, les outils utilisant l&rsquo;IA peuvent améliorer l&rsquo;efficience, la précision et l&rsquo;assurance de la qualité de la radiothérapie.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans d’autres territoires ultramarins, l’IA et la pathologie numérique sont déjà utilisées pour analyser à distance les lames de tissus, détecter rapidement les anomalies et prioriser les cas urgents. Ces outils combinent le scan haute résolution avec des algorithmes capables de détecter des tumeurs, segmenter les cellules et analyser des bio-marqueurs.</p>
<p style="text-align: justify;">À Mayotte, leur introduction pourrait réduire les délais de diagnostic et pallier le manque de spécialistes. Mais plusieurs obstacles subsistent : infrastructures limitées, formation du personnel, et absence de retour d’expérience dans un contexte insulaire à faibles volumes de patients. L’efficacité réelle sur la précision des diagnostics et la réduction des délais reste donc à évaluer.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>L’IA, un outil complémentaire mais pas un substitut</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">La coordination du parcours de soins à Mayotte, incluant les transferts sanitaires vers La Réunion et les dispositifs de soins de support (prise en charge de la douleur, suivi diététique, psychologique et social), impose que toute technologie soit intégrée dans un schéma global de filière. L’intelligence artificielle pourrait alors être un outil complémentaire, mais ne peut remplacer les besoins humains et organisationnels du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/13/mayotte-face-au-cancer-lia-comme-solution-potentielle-dans-un-systeme-sous-tension/">Mayotte face au cancer : l’IA comme solution potentielle dans un système sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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