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	<title>Archives des Bijoux - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des Bijoux - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 01:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En pleine saison des Grands Mariages, période où les bijoux traditionnels occupent une place centrale dans les cérémonies, les artisans mahorais peinent pourtant à maintenir leur activité face à plusieurs difficultés qui menacent un savoir-faire transmis depuis des générations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/">Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, les mois de juillet et d&rsquo;août marquent le début de la saison des Grands Mariages. Pour les femmes mahoraises, deux éléments restent indissociables au quotidien et lors de ces événements  : le salouva et les bijoux traditionnels, généralement en or, ou parfois en argent. Ces parures sont offertes à la mariée, soit pendant le Manzaraka, ou lors d&rsquo;une cérémonie entièrement consacrée.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pendant longtemps, ces bijoux étaient presque exclusivement fabriqués à Mayotte par des artisans spécialisés dans l&rsquo;orfèvrerie traditionnelle. Aujourd&rsquo;hui, ils sont de moins en moins nombreux à exercer. À Labattoir, Abdallah Saïd fait partie de ceux qui continuent à perpétuer ce métier appris au sein de sa famille.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un savoir-faire transmis de génération en génération</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cela fait maintenant quarante-huit ans qu&rsquo;il travaille l&rsquo;or et l&rsquo;argent. Lorsqu&rsquo;il a commencé, Mayotte n&rsquo;était pas encore un département français. « <em>Mon grand frère était bijoutier, c&rsquo;est lui qui m&rsquo;a tout appris et lui-même avait appris avec les anciens de la famille. Chez nous, ce métier se transmet de génération en génération</em> », raconte le bijoutier.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait quatorze ans lorsqu&rsquo;il a commencé son apprentissage après ne pas avoir été admis en classe de sixième, donc forcé de quitter les bancs de l&rsquo;école. « <em>Je ne voulais pas rester sans rien faire. J&rsquo;ai appris le métier et j&rsquo;ai tout de suite aimé créer et travailler ces matières</em> ».</p>
<figure id="attachment_55261" aria-describedby="caption-attachment-55261" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55261" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1320x742.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55261" class="wp-caption-text">Le fameux bijoux emblématique « cigarette ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans son atelier, chaque bijou demande du temps, Abdallah Saïd est spécialisé dans le travail du filigrane, une technique minutieuse qui consiste à réaliser de fins motifs avec des fils d&rsquo;or ou d&rsquo;argent. « <em>Il faut être calme, minutieux et ne surtout pas se précipiter. Par exemple, pour fabriquer un bijou avec le motif « cigarette », il me faut une dizaine de jours</em> », explique-t-il.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Parmi les créations les plus recherchées figurent le bijou « cigarette » en raison de sa forme, l&rsquo;Ylang-Ylang, le Gnora, qui signifie « étoile », ou encore le Msoila, dont la forme rappelle un tapis de prière. Ces modèles font partie du patrimoine culturel mahorais et restent associés aux mariages traditionnels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une profession confrontée à de nouvelles difficultés</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette période, autrefois la plus importante de l&rsquo;année pour les artisans, ne connaît plus le même engouement. « <em>Il y a trois ou quatre ans, pendant les grandes vacances, on avait énormément de clients. Aujourd&rsquo;hui, les gens viennent, regardent les vitrines et repartent</em> », déplore-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, le passage de Chido a profondément bouleversé la situation économique des familles. Beaucoup ont dû consacrer leur budget à la réparation de leur maison et certains mariages ont été reportés. Même si sa boutique n&rsquo;a pas été directement touchée, Abdallah Saïd dit avoir subi une série de cambriolages juste après le cyclone, pour un préjudice d&rsquo;environ 120.000 euros.</p>
<figure id="attachment_55256" aria-describedby="caption-attachment-55256" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55256" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-300x125.jpg" alt="" width="300" height="125" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-300x125.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-1024x427.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-768x320.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-150x63.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-696x290.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-1068x445.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-500x208.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-800x333.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55256" class="wp-caption-text">Un panneau, composé de plusieurs bijoux en or, est offert à la mariée par la belle-famille. CR : Département de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À ces difficultés s&rsquo;ajoute une concurrence de plus en plus forte. En effet, de nombreuses familles choisissent désormais d&rsquo;acheter leurs bijoux à Dubaï, ou en Inde, où les prix sont souvent plus attractifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation qui pénalise les artisans locaux, même si certains clients reviennent finalement vers eux.  « <em>Il y a des personnes qui achètent là-bas mais qui préfèrent finalement les modèles traditionnels. Alors ont fait fondre leurs bijoux pour en fabriquer de nouveaux</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cependant, le phénomène qui inquiète le plus les bijoutiers reste toutefois le plaqué or. À première vue, certaines copies ressemblent fortement aux bijoux traditionnels, et leur prix, beaucoup plus bas, attire beaucoup d&rsquo;acheteurs. « <em>C&rsquo;est vraiment ce qui nous assomme ! Dans notre tradition, c&rsquo;est de l&rsquo;or véritable que l&rsquo;on offre à la mariée. Cette tradition existe toujours, mais le plaqué or risque de l&rsquo;effacer</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Autre obstacle de taille, la hausse spectaculaire du prix de l&rsquo;or. Selon lui, le gramme se trouvait autrefois autour de 30 euros, contre environ 200 euros aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;Hexagone et près de 120 euros à Madagascar, une augmentation qui impacte forcément le coût des bijoux fabriqués à la main.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Transmettre le métier pour préserver la tradition</strong></h2>
<figure id="attachment_55260" aria-describedby="caption-attachment-55260" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55260" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55260" class="wp-caption-text">L&rsquo;artisan a formé son fils qui aujourd&rsquo;hui détient sa propre bijouterie, non loin de celle de son père.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Malgré ces difficultés, l&rsquo;artisan ne compte pas abandonner son métier et continue à transmettre son savoir. Son fils a appris à ses côtés et quelques jeunes viennent régulièrement dans son atelier pour découvrir les techniques de fabrication.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis prêt à former des jeunes ! Il faut transmettre ce savoir-faire comme nos anciens l&rsquo;ont fait avec nous. Pour cela, il faudrait qu&rsquo;on soit accompagnés pour pouvoir former cette nouvelle génération</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après près d&rsquo;un demi-siècle passé derrière son établi, le bijoutier reste animé par la même passion. « <em>Ce métier, c&rsquo;est toute ma vie, c&rsquo;est grâce à lui que j&rsquo;ai nourri ma famille pendant des années</em> ».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/">Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Paris, Mzuri Sana fait scintiller le filigrane mahorais</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/14/a-paris-mzuri-sana-fait-scintiller-le-filigrane-mahorais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 02:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Bijoux]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Exposition du Fabriqué en France]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mzuri Sana]]></category>
		<category><![CDATA[Savoir-faire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Petite-Terre à l’Élysée, la bijouterie Mzuri Sana incarne l’élégance d’un savoir-faire ancestral mahorais. Ce week-end, ses créations d’or et d’argent brilleront parmi les trésors du Fabriqué en France.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/14/a-paris-mzuri-sana-fait-scintiller-le-filigrane-mahorais/">À Paris, Mzuri Sana fait scintiller le filigrane mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="518" data-end="1000">Sous les dorures de l’Élysée, les bijoux de Mzuri Sana s’apprêtent à capter une autre lumière, celle de la reconnaissance. Ce week-end, la petite maison mahoraise représentera Mayotte à la <em>Grande Exposition du Fabriqué en France</em>, vitrine annuelle des savoir-faire français.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="518" data-end="1000"><em>« C’est un honneur immense »</em>, confie Sylvain Arnoux, co-fondateur de la marque. <em>« On est fier, surtout pour notre île. Cela va permettre de montrer qu’ici aussi, on fabrique, on crée, on innove à partir des traditions ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1002" data-end="1476">Créée en 2019, Mzuri Sana,<em> « la grande beauté » </em>en shimaoré, est née d’une rencontre entre l’horloger Sylvain Arnoux, installé depuis une quinzaine d&rsquo;années sur l’île, et Marcel Rinaldi, commerçant chevronné, accompagné de son épouse Maya. Ensemble, ils ont voulu unir le geste traditionnel à l’ambition contemporaine. D’abord une petite bijouterie, puis un atelier à Petite-Terre, une autre boutique à Mamoudzou, et aujourd’hui un savoir-faire qui franchit la mer pour entrer à l’Élysée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1483" data-end="1527"><b>Des fils tissés à la lumière de la patience </b></h2>
<figure id="attachment_41146" aria-describedby="caption-attachment-41146" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41146 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Mzuri Sana, bijouterie, bijoux," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41146" class="wp-caption-text">Un artisan de Mzuri Sana fait fondre des métaux pour la création d&rsquo;un bijou sur son établi en Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1529" data-end="1890">Dans l’atelier, l’odeur du métal chauffé se mêle au ronronnement discret des machines laser. Ici, l’or et l’argent se plient, s’enroulent, se soudent, jusqu’à devenir dentelle. <em>« Le filigrane mahorais est un des plus fins du monde »</em>, affirme Arnoux. <em>« On travaille sur des fils d’or et d’argent de 0,10 à 0,20 millimètre. C’est extrêmement fin ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1892" data-end="2337">Le filigrane, ce tissage de fils entrelacés, demande un doigté patient, presque méditatif. Trois semaines pour une pièce, parfois davantage.<em> « C’est un savoir ancestral transmis sur l’île depuis des générations »</em>, explique-t-il. <em>« On a voulu le préserver, tout en le modernisant ».</em> Grâce à des subventions européennes, Mzuri Sana s’équipe sans renier son âme :<em> « On a acheté des machines laser, mais l’esprit reste celui de la finesse du geste ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2344" data-end="2384"><strong data-start="2348" data-end="2384">Après la tempête, la renaissance</strong></h2>
<figure id="attachment_41150" aria-describedby="caption-attachment-41150" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41150 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Mzuri Sana, bijouterie, bijoux," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41150" class="wp-caption-text">Une partie de l&rsquo;atelier de l&rsquo;entreprise après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2386" data-end="2747">Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido a tout balayé. L’atelier éventré, les machines noyées, les outils brisés. <em>« La toiture s’est arrachée, l’eau est entrée partout »</em>, se souvient Sylvain. Pourtant, l’équipe a tenu bon, repartant du strict nécessaire.<em> « Notre force, c’est de pouvoir fabriquer un bijou à partir de presque rien. C’est ce qui nous a sauvés en quelque sorte ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2749" data-end="3169">La reconstruction a été lente, à l’image de leur travail : fil après fil, bijou après bijou. Aujourd’hui, l’atelier ne désemplit plus : la production s’emballe, les ventes s’envolent, et Mzuri Sana, portée par un succès inattendu, file vers un avenir plus grand qu’elle n’osait l’imaginer. La structure imagine déjà l’ouverture de nouvelles boutiques, mais surtout, veut inspirer. <em>« À Mayotte, il existe une filière en bijouterie au lycée de Chirongui, mais peu de jeunes poursuivent cette voie, par manque de connaissances sur les débouchés, peut-être&#8230; On veut montrer que ce métier peut faire rêver ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3176" data-end="3235"><strong data-start="3180" data-end="3235">Sous les ors de la République, la beauté d’un geste</strong></h2>
<figure id="attachment_41161" aria-describedby="caption-attachment-41161" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41161" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-300x169.jpg" alt="France, Paris, Élysée, Grand Fabriqué, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41161" class="wp-caption-text">L’entreprise mahoraise figure parmi les lauréats de la prochaine édition de la Grande Exposition du Fabriqué en France, qui se tiendra les 15 et 16 novembre 2025 (photographie/DR/Élysée)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3237" data-end="3579">À l’Élysée, les visiteurs découvriront cette semaine un filigrane qui ne ressemble à aucun autre : une dentelle d’or née au cœur de l’océan Indien. Entre un ballon dirigeable du Vaucluse et une tomme de chèvre de Saint-Pierre-et-Miquelon, les bijoux mahorais diront quelque chose de rare : la beauté patiente d’un territoire souvent oublié.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3581" data-end="3953"><em>« On veut faire rayonner Mayotte, son artisanat, son talent. Il y a ici un vivier de gens avec un potentiel énorme »</em>, insiste Sylvain Arnoux. Et dans cette volonté de <em>« faire briller »</em>, il y a tout l’esprit de Mzuri Sana : une maison née du cœur et du feu, forgée dans la lumière et la persévérance, qui fera scintiller la tradition mahoraise sous les lustres du pouvoir.</p>
<p data-start="3581" data-end="3953">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/14/a-paris-mzuri-sana-fait-scintiller-le-filigrane-mahorais/">À Paris, Mzuri Sana fait scintiller le filigrane mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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