<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Artisanat - Le Journal De Mayotte</title>
	<atom:link href="https://lejournaldemayotte.yt/tag/artisanat/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/artisanat/</link>
	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Jul 2026 15:59:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.1</generator>

<image>
	<url>https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/favicon-jdm-150x150.png</url>
	<title>Archives des Artisanat - Le Journal De Mayotte</title>
	<link>https://lejournaldemayotte.yt/tag/artisanat/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 01:45:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Bijoux]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<category><![CDATA[Transmission]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=55250</guid>

					<description><![CDATA[<p>En pleine saison des Grands Mariages, période où les bijoux traditionnels occupent une place centrale dans les cérémonies, les artisans mahorais peinent pourtant à maintenir leur activité face à plusieurs difficultés qui menacent un savoir-faire transmis depuis des générations.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/">Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">À Mayotte, les mois de juillet et d&rsquo;août marquent le début de la saison des Grands Mariages. Pour les femmes mahoraises, deux éléments restent indissociables au quotidien et lors de ces événements  : le salouva et les bijoux traditionnels, généralement en or, ou parfois en argent. Ces parures sont offertes à la mariée, soit pendant le Manzaraka, ou lors d&rsquo;une cérémonie entièrement consacrée.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pendant longtemps, ces bijoux étaient presque exclusivement fabriqués à Mayotte par des artisans spécialisés dans l&rsquo;orfèvrerie traditionnelle. Aujourd&rsquo;hui, ils sont de moins en moins nombreux à exercer. À Labattoir, Abdallah Saïd fait partie de ceux qui continuent à perpétuer ce métier appris au sein de sa famille.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Un savoir-faire transmis de génération en génération</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cela fait maintenant quarante-huit ans qu&rsquo;il travaille l&rsquo;or et l&rsquo;argent. Lorsqu&rsquo;il a commencé, Mayotte n&rsquo;était pas encore un département français. « <em>Mon grand frère était bijoutier, c&rsquo;est lui qui m&rsquo;a tout appris et lui-même avait appris avec les anciens de la famille. Chez nous, ce métier se transmet de génération en génération</em> », raconte le bijoutier.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait quatorze ans lorsqu&rsquo;il a commencé son apprentissage après ne pas avoir été admis en classe de sixième, donc forcé de quitter les bancs de l&rsquo;école. « <em>Je ne voulais pas rester sans rien faire. J&rsquo;ai appris le métier et j&rsquo;ai tout de suite aimé créer et travailler ces matières</em> ».</p>
<figure id="attachment_55261" aria-describedby="caption-attachment-55261" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-55261" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8911-2-1320x742.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55261" class="wp-caption-text">Le fameux bijoux emblématique « cigarette ».</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Dans son atelier, chaque bijou demande du temps, Abdallah Saïd est spécialisé dans le travail du filigrane, une technique minutieuse qui consiste à réaliser de fins motifs avec des fils d&rsquo;or ou d&rsquo;argent. « <em>Il faut être calme, minutieux et ne surtout pas se précipiter. Par exemple, pour fabriquer un bijou avec le motif « cigarette », il me faut une dizaine de jours</em> », explique-t-il.</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Parmi les créations les plus recherchées figurent le bijou « cigarette » en raison de sa forme, l&rsquo;Ylang-Ylang, le Gnora, qui signifie « étoile », ou encore le Msoila, dont la forme rappelle un tapis de prière. Ces modèles font partie du patrimoine culturel mahorais et restent associés aux mariages traditionnels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une profession confrontée à de nouvelles difficultés</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Cette période, autrefois la plus importante de l&rsquo;année pour les artisans, ne connaît plus le même engouement. « <em>Il y a trois ou quatre ans, pendant les grandes vacances, on avait énormément de clients. Aujourd&rsquo;hui, les gens viennent, regardent les vitrines et repartent</em> », déplore-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon lui, le passage de Chido a profondément bouleversé la situation économique des familles. Beaucoup ont dû consacrer leur budget à la réparation de leur maison et certains mariages ont été reportés. Même si sa boutique n&rsquo;a pas été directement touchée, Abdallah Saïd dit avoir subi une série de cambriolages juste après le cyclone, pour un préjudice d&rsquo;environ 120.000 euros.</p>
<figure id="attachment_55256" aria-describedby="caption-attachment-55256" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55256" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-300x125.jpg" alt="" width="300" height="125" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-300x125.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-1024x427.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-768x320.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-150x63.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-696x290.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-1068x445.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-500x208.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914-800x333.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8914.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55256" class="wp-caption-text">Un panneau, composé de plusieurs bijoux en or, est offert à la mariée par la belle-famille. CR : Département de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">À ces difficultés s&rsquo;ajoute une concurrence de plus en plus forte. En effet, de nombreuses familles choisissent désormais d&rsquo;acheter leurs bijoux à Dubaï, ou en Inde, où les prix sont souvent plus attractifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Une situation qui pénalise les artisans locaux, même si certains clients reviennent finalement vers eux.  « <em>Il y a des personnes qui achètent là-bas mais qui préfèrent finalement les modèles traditionnels. Alors ont fait fondre leurs bijoux pour en fabriquer de nouveaux</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cependant, le phénomène qui inquiète le plus les bijoutiers reste toutefois le plaqué or. À première vue, certaines copies ressemblent fortement aux bijoux traditionnels, et leur prix, beaucoup plus bas, attire beaucoup d&rsquo;acheteurs. « <em>C&rsquo;est vraiment ce qui nous assomme ! Dans notre tradition, c&rsquo;est de l&rsquo;or véritable que l&rsquo;on offre à la mariée. Cette tradition existe toujours, mais le plaqué or risque de l&rsquo;effacer</em> ».</p>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Autre obstacle de taille, la hausse spectaculaire du prix de l&rsquo;or. Selon lui, le gramme se trouvait autrefois autour de 30 euros, contre environ 200 euros aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;Hexagone et près de 120 euros à Madagascar, une augmentation qui impacte forcément le coût des bijoux fabriqués à la main.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Transmettre le métier pour préserver la tradition</strong></h2>
<figure id="attachment_55260" aria-describedby="caption-attachment-55260" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-55260" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-150x112.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8912-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-55260" class="wp-caption-text">L&rsquo;artisan a formé son fils qui aujourd&rsquo;hui détient sa propre bijouterie, non loin de celle de son père.</figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Malgré ces difficultés, l&rsquo;artisan ne compte pas abandonner son métier et continue à transmettre son savoir. Son fils a appris à ses côtés et quelques jeunes viennent régulièrement dans son atelier pour découvrir les techniques de fabrication.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je suis prêt à former des jeunes ! Il faut transmettre ce savoir-faire comme nos anciens l&rsquo;ont fait avec nous. Pour cela, il faudrait qu&rsquo;on soit accompagnés pour pouvoir former cette nouvelle génération</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après près d&rsquo;un demi-siècle passé derrière son établi, le bijoutier reste animé par la même passion. « <em>Ce métier, c&rsquo;est toute ma vie, c&rsquo;est grâce à lui que j&rsquo;ai nourri ma famille pendant des années</em> ».</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/09/le-savoir-faire-des-bijoutiers-traditionnels-menace-par-la-montee-du-plaque-or/">Le savoir-faire des bijoutiers traditionnels menacé par la montée du plaqué or</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Mtsamboro, les pirogues traditionnelles retrouvent le lagon</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/a-mtsamboro-les-pirogues-traditionnelles-retrouvent-le-lagon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 01:45:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Loisirs]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ADINM]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[lagon]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mtsamboro]]></category>
		<category><![CDATA[pirogues]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54500</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les pirogues traditionnelles ont animé pendant deux jours la plage de Mtsamboro, où des jeunes du nord de Mayotte accompagnés par l’ADINM ont découvert ces embarcations et les enjeux liés au lagon et à l’environnement au travers de la navigation et d'ateliers pédagogiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/a-mtsamboro-les-pirogues-traditionnelles-retrouvent-le-lagon/">À Mtsamboro, les pirogues traditionnelles retrouvent le lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Gilets orange sur le dos, pagaies à la main, Farouk et Ibrahim peinent à cacher leur enthousiasme sur la plage de Mtsamboro, vendredi en fin d&rsquo;après-midi. Prêts à monter à bord d&rsquo;une pirogue, ils attendent le feu vert de leur moniteur d&rsquo;un jour, Sena Souniadji, pour pousser l&#8217;embarcation vers le lagon. Il faut viser le bon moment, juste entre deux vagues, pour lancer la pirogue sans risquer de se blesser.</p>
<figure id="attachment_54525" aria-describedby="caption-attachment-54525" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54525" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-300x200.jpg" alt="Mtsamboro, pirogues, tradition, artisanat, découverte, lagon, ADINM, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54525" class="wp-caption-text">Ibrahim et Farouk, pagaies à la main, s’apprêtent à monter à bord. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;un seul élan, tous les trois poussent en courant. Une fois la pirogue sur l&rsquo;eau, celle-ci se met à glisser, soulageant aussitôt les bras. Il ne reste plus qu&rsquo;à monter à bord pour commencer à naviguer.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premiers coups de pagaie sont hésitants. La petite embarcation en bois zigzague, puis, dans un mouvement commun, prend la direction du large, cap sur l&rsquo;îlot Mtsamboro. Les deux garçons et leur guide n&rsquo;iront toutefois pas jusque-là, bien trop loin pour une pirogue surchargée, mais aussi pour ses capitaines en herbe. Pour Farouk, 15 ans, c&rsquo;est la première fois qu&rsquo;il s&rsquo;aventure sur le lagon. Ibrahim, 12 ans, lui, a déjà fait du canoë, <em>« il y a longtemps ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après une dizaine de minutes sur l&rsquo;eau, ils sont de retour sur la plage accueillis par les autres enfants et adolescents qui viennent aider à sortir le bateau de l&rsquo;eau. A peine a-t-il posé le pied à terre, que Sena se retrouve entouré par des dizaines de jeunes désireux de monter à bord à leur tour.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Ne pas laisser disparaître les pirogues et leur patrimoine</strong></h2>
<figure id="attachment_54524" aria-describedby="caption-attachment-54524" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54524" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-300x200.jpg" alt="Mtsamboro, pirogues, tradition, artisanat, découverte, lagon, ADINM, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-4-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54524" class="wp-caption-text">Sena Souniadji, bénévole de l’association, a accompagné des dizaines de jeunes à bord des pirogues. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Organisé par l&rsquo;Association pour le Développement Intégré du Nord de Mayotte (ADINM), l&rsquo;évènement, dédié à la découverte, à la transmission et à la valorisation de la pirogue traditionnelle à voile, <em>« patrimoine maritime emblématique de Mayotte »</em>, s&rsquo;est déroulé sur deux jours, vendredi et samedi.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers des jeux, des ateliers, des initiations à la pagaie, des animations pédagogiques via plusieurs partenaires et une sortie éducative sur le lagon, les participants, principalement des jeunes venus des villages du nord de Mayotte, ont pu découvrir l&rsquo;histoire de la pirogue traditionnelle, son importance dans la culture mahoraise, mais aussi les enjeux environnementaux qui lient le littoral, le lagon et les terres agricoles.</p>
<figure id="attachment_54531" aria-describedby="caption-attachment-54531" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54531" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-300x200.jpg" alt="Mtsamboro, pirogues, tradition, artisanat, découverte, lagon, ADINM, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-13-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54531" class="wp-caption-text">À l’époque, les pirogues permettaient aux habitants de Mtsamboro de se rendre à Dzaoudzi ou à Mamoudzou pour y faire du commerce. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« Parmi les éléments constitutifs de la pirogue, laka en shimaoré, il y a d&rsquo;abord la coque et le balancier, mais aussi une petite pièce en bois, le tibia, qui est l&rsquo;élément principal de l&#8217;embarcation. C&rsquo;est lui qui permet d&rsquo;assembler le balancier et la coque »</em>, explique Sena Souniadji, bénévole de l&rsquo;association, les pieds dans l&rsquo;eau. <em>« Il y a également la voile, que l&rsquo;on peut monter et démonter facilement. Tous les éléments sont conçus pour être retirés et remis en place rapidement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Autrefois, les <em>laka</em>, mais aussi les <em>djahazi</em>, de plus grandes embarcations de type boutre, constituaient les principaux moyens de transport à Mayotte.</p>
<figure id="attachment_54523" aria-describedby="caption-attachment-54523" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54523" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-300x200.jpg" alt="Mtsamboro, pirogues, tradition, artisanat, découverte, lagon, ADINM, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-3-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54523" class="wp-caption-text">Les plus courageux ont pu s&rsquo;aventurer plus au large à bord des pirogues. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ils permettaient notamment de relier Mtsamboro à Dzaoudzi ou Mamoudzou, bien avant l&rsquo;aménagement du réseau routier. Ces embarcations étaient également indispensables au commerce, servant à acheminer marchandises et productions agricoles vers les marchés les plus fréquentés de l&rsquo;île.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« À Mtsamboro, on disait que l&rsquo;activité la plus pratiquée était de faire griller des cocos, puis d&rsquo;aller les vendre sur les marchés »</em>, souligne Assani Nadjima, cheffe de projet environnement et agriculture à l&rsquo;ADINM.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec l&rsquo;arrivée des routes et des voitures, la pirogue a progressivement perdu son rôle central. Si quelques pêcheurs continuent de l&rsquo;utiliser, beaucoup d&#8217;embarcations ont été laissées à l&rsquo;abandon sur les plages.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Des pirogues à l&rsquo;abandon sauvées par les artisans </strong></h2>
<figure id="attachment_54528" aria-describedby="caption-attachment-54528" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54528" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-300x200.jpg" alt="Mtsamboro, pirogues, tradition, artisanat, découverte, lagon, ADINM, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-10-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54528" class="wp-caption-text">Mettre la pirogue à l’abri du lagon n’est pas un exercice facile. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><em>« C&rsquo;est en voyant ces pirogues délaissées que nous avons eu l&rsquo;idée de les récupérer et de les rénover. Sur le littoral, ces carcasses étouffaient la flore et perturbaient la faune. Plutôt que d&rsquo;abattre des arbres pour reconstruire des pirogues, nous avons choisi de réutiliser l&rsquo;existant et d&rsquo;en faire un support pour ce type d&rsquo;événement »</em>, poursuit Assani Nadjima. <em>« L&rsquo;objectif de ces journées est de sensibiliser les jeunes aux pirogues et au mode de vie des anciens. C&rsquo;est un patrimoine qui disparaît peu à peu, faute d&rsquo;être encore utilisé ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le projet, financé par le Parc naturel marin et la DRAJES, a été mené en partenariat avec des artisans locaux du village, dont des artisans voiliers, il a permis de redonner vie à dix pirogues traditionnelles. Il y a près d&rsquo;un an, l&rsquo;association les avait présentées au public à l&rsquo;occasion d&rsquo;une mise à l&rsquo;eau. Quatre des dix pirogues restaurées ont malheureusement été détruites par le cyclone Chido.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le passé comme passerelle vers la préservation de l’environnement</strong></h2>
<figure id="attachment_54532" aria-describedby="caption-attachment-54532" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54532" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54532" class="wp-caption-text">Le village de Mtsamboro compte encore des artisans voiliers, précieux dans la transmission de ce savoir-faire. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l&rsquo;aspect patrimonial, l&rsquo;association souhaite promouvoir le recyclage, et le respect de l&rsquo;environnement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« C&rsquo;est l&rsquo;objectif secondaire du projet. Par exemple, ce matin, la plage n&rsquo;était pas propre à notre arrivée, ce n&rsquo;est pas normal »</em>, relève Assani Nadjima. <em>« Dans cette optique, une opération de ramassage des déchets, organisée sous la forme d&rsquo;une chasse au trésor, a été proposée aux participants. Parmi les équipes qui auront collecté le plus de sacs-poubelles, cinq personnes seront tirées au sort pour participer à une sortie éducative jusqu&rsquo;à l&rsquo;îlot Mtsamboro, encadrée par un prestataire »</em>, précise-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur place, les jeunes découvriront la beauté de l&rsquo;île mais aussi les phénomènes d&rsquo;érosion qui l&rsquo;affectent, ainsi que l&rsquo;impact de l&rsquo;homme sur la faune et la flore de l&rsquo;îlot, qui abrite des espèces à protéger et en voie de disparition. Cette sortie doit également les sensibiliser à l&rsquo;importance de ramener ses déchets après les bivouacs ou les excursions.</p>
<figure id="attachment_54530" aria-describedby="caption-attachment-54530" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54530" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-300x200.jpg" alt="Mtsamboro, pirogues, tradition, artisanat, découverte, lagon, ADINM, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/Mtsamboro-260626-12-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54530" class="wp-caption-text">Des stands, avec de nombreux partenaires, ont proposé des ateliers de sensibilisation ainsi qu’un repas, très apprécié de tous. Victor Diwisch / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Enfin ils visiteront deux exploitations agricoles, afin de montrer que les monocultures ne sont pas idéales et que les plantations de bananiers, entre autres, ne retiennent pas suffisamment les sols.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la plage, Farouk et Ibrahim sont félicités par Sena Souniadji. <em>« Vous avez été le meilleur duo sur la pirogue ! »</em>, lance-t-il. « <em>C&rsquo;était trop bien, j&rsquo;ai écouté les consignes et tout s&rsquo;est bien passé »</em>, raconte Farouk, ravi. <em>« J&rsquo;ai beaucoup aimé utiliser la pagaie, faire un grand tour dans la mer, c&rsquo;était super »,</em> ajoute Ibrahim, qui espère pouvoir retourner naviguer sur le lagon le plus vite possible.</p>
<p>Victor Diwisch</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/30/a-mtsamboro-les-pirogues-traditionnelles-retrouvent-le-lagon/">À Mtsamboro, les pirogues traditionnelles retrouvent le lagon</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 01:45:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Cosmétique]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneure]]></category>
		<category><![CDATA[Hippocampe Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Kalathoumi Hamada Madi]]></category>
		<category><![CDATA[Made in Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=52996</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir perdu son laboratoire à Chiconi lors du cyclone Chido, la créatrice d’Hippocampe Nature a relancé son activité autour des savons fabriqués à partir de plantes utilisées depuis longtemps à Mayotte, avec l’objectif de valoriser un savoir-faire local à travers la cosmétique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/">Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Kalathoumi Hamada Madi fait partie de cette nouvelle génération d’entrepreneures mahoraises qui cherchent à construire leurs propres marques sur le territoire. Avec « Hippocampe Nature », la jeune femme a choisi une autre voie que celle du commerce basé sur les achats à l’étranger. Son projet repose sur la fabrication de cosmétiques <em>made in</em> Mayotte à partir de plantes locales comme le curcuma, le moringa ou encore le henné.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’origine, « Hippocampe Nature » est une savonnerie artisanale. L’entreprise propose des savons fabriqués avec des plantes, sans odeur et sans colorants, notamment pour répondre aux besoins des peaux sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On fait des savons sans parfum, sans produits chimiques, avec des ingrédients bio pour le bien de la peau</em> », explique-t-elle. L’entreprise propose aussi des savons exfoliants, toujours dans cette volonté de travailler autour de produits issus de Mayotte.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une transmission des savoirs</strong></h2>
<figure id="attachment_53008" aria-describedby="caption-attachment-53008" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-53008 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-300x300.jpg" alt="Mayotte, " width="300" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-300x300.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1024x1024.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-150x150.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-768x768.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-696x696.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1068x1068.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-500x500.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-800x800.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1280x1280.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n-1320x1320.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/481922823_582431878131944_150700160510284285_n.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-53008" class="wp-caption-text">La jeune femme utilise des produits bio locaux comme le curcuma. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Son intérêt pour les plantes est venu d’une rencontre qui a changé la direction de son projet. Une ancienne savonnière burkinabé installée sur l&rsquo;île lui a transmis ses connaissances sur les plantes et leur utilisation. « <em>Elle m’a appris les plantes et leurs bienfaits, après elle m’a dit maintenant que tu connais les plantes, je vais t’apprendre comment utiliser les plantes dans d’autres aspects</em> », raconte Kalathoumi Hamada Madi.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à partir de là qu’elle commence à expérimenter la fabrication de savons avec des plantes connues sur le territoire. Le moringa, par exemple, une plante très présente dans la cuisine mahoraise et qui pousse aussi à l’état sauvage. Celle ci va devenir l&rsquo;une des plantes phares utilisées dans ses produits cosmétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la jeune femme, cette démarche s’inscrit dans une continuité des traditions mahoraises. « <em>L’utilisation des plantes dans la cosmétique et la médecine, c’est un savoir que nos ancêtres avaient à l’époque, c’est comme ça qu’elles se soignaient. C’est un peu comme une continuité de ce savoir-là, mais à ma façon</em> », raconte-t-elle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong data-start="506" data-end="543">Un long parcours de certification</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Derrière le développement de son entreprise, il y a aussi un parcours marqué par plusieurs obstacles. Son premier laboratoire situé à Chiconi a été détruit par le cyclone Chido en décembre 2024. Elle perd alors son espace de travail ainsi que ses matières premières recueillies tout au long de l&rsquo;année. Le projet aurait pu s’arrêter, mais elle décide de continuer malgré la difficulté.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On a tout perdu. Mais on ne s’est pas laissé abattre. J&rsquo;ai dû recommencer à zéro</em> », confie l&rsquo;entrepreneure. Le laboratoire n’a pas pu être reconstruit au même endroit, ce qui l’a obligée à revoir l’organisation de son activité. « <em>Il y&rsquo;a un énorme trou sur le site donc son exploitation est devenue impossible</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de pouvoir vendre ses savons, elle a également dû passer par plusieurs étapes de tests et d’évaluations pour certifier que ses produits respectent bien les normes de santé. Kalathoumi Hamada Madi explique avoir commencé des démarches en 2020 et avoir travaillé pendant plusieurs années avant de pouvoir mettre ses produits sur le marché. « <em>Je fais tout tester en France car ici il n&rsquo;y a pas les structures nécessaires. J&rsquo;ai été dans plusieurs laboratoires, ce qui m&rsquo;a fait perdre beaucoup d&rsquo;argent. Ça a beaucoup affecté mon moral, des fois on lâche puis on revient !</em> ».</p>
<h2 style="text-align: center;"><em><strong>« Il faut oser se lancer ! »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, « Hippocampe Nature » continue de se développer avec de nouveaux produits en préparation. L’entreprise travaille sur des huiles, des baumes et des gommages sans parfum. L’idée est d’habituer les Mahorais à utiliser des produits sans parfum, mais avant tout naturels et bons pour la santé. « <em>Je sais qu&rsquo;on aime trop les parfums, mais ils ne sont pas toujours adaptés à la peau, parfois il y&rsquo;a des produits chimiques. C&rsquo;est pour ça que j&rsquo;ai choisi de travailler avec des plantes locales</em> ».</p>
<figure id="attachment_52550" aria-describedby="caption-attachment-52550" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52550" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/2T8A3583-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-52550" class="wp-caption-text">Aujourd&rsquo;hui, Kalathoumi Hamada Madi participe à des événements pour montrer l&rsquo;exemple aux autres femmes. Léo Vignal / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="4625" data-end="4840">Son message s’adresse aussi aux femmes qui souhaiteraient entreprendre. « <em>Il faut oser se lancer. On a tous des peurs mais il faut savoir les affronter. Ça va être long et sûrement compliqué mais on doit tenir  </em>», affirme-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="4625" data-end="4840">Kalathoumi Hamada Madi rappelle que les générations précédentes ont déjà entrepris à leur manière, notamment à travers le commerce, et estime que la nouvelle génération, elle, dispose aujourd’hui de davantage de connaissances et d’outils pour développer ses projets.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/15/kalathoumi-hamada-madi-la-savonniere-qui-mise-sur-les-plantes-de-mayotte/">Kalathoumi Hamada Madi, la savonnière qui mise sur les plantes de Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Foire de l’industrie et la Journée pour entreprendre rassemblent entreprises et porteurs de projets</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/la-foire-de-lindustrie-et-la-journee-pour-entreprendre-rassemblent-entreprises-et-porteurs-de-projets/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 02:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ADIE]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[CCI]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil départemental]]></category>
		<category><![CDATA[Foire de l’industrie]]></category>
		<category><![CDATA[La Journée pour entreprendre]]></category>
		<category><![CDATA[RSMA]]></category>
		<category><![CDATA[Vatel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41683</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce jeudi et vendredi, la ville de Mamoudzou accueille la deuxième édition de la Foire de l’Industrie et la dixième Journée Pour Entreprendre. L’événement réunit entreprises, porteurs de projets et institutions locales pour valoriser le savoir-faire industriel et artisanal, présenter des dispositifs d’accompagnement et proposer des animations, tables rondes et démonstrations sur deux jours.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/la-foire-de-lindustrie-et-la-journee-pour-entreprendre-rassemblent-entreprises-et-porteurs-de-projets/">La Foire de l’industrie et la Journée pour entreprendre rassemblent entreprises et porteurs de projets</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="114" data-end="437">Au fur et à mesure que les passants s&rsquo;approchent de la Place de la République, ils peuvent remarquer les immenses chapiteaux blancs qui sont plantés mais aussi entendre les chansons d’artistes locaux comme Daday ou encore Zily. A l&rsquo;intérieur, exposants et visiteurs s’animent autour des stands, chacun expliquant et découvrant ce que l’autre propose.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="114" data-end="437">Pour ce premier jour de la Foire de l’industrie et de la Journée pour entreprendre, un événement mis en place par la Chambre de commerce et d&rsquo;industrie de Mayotte (CCI), plusieurs institutions et organismes ont répondu présent à l&rsquo;invitation pour accompagner les personnes. Dans la longue liste nous pouvons retrouver le Département, l&rsquo;ADIM, 2NZENA, France Travail, Vatel, EDM, &#8230; La rencontre a débuté avec le discours d’ouverture de Sophiata Souffou, première vice-présidente de la CCI, et de Bibi Chanfi, deuxième vice-présidente chargée du développement économique et de la coopération décentralisée au Conseil départemental.</p>
<figure id="attachment_41711" aria-describedby="caption-attachment-41711" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41711 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2346-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41711" class="wp-caption-text">Souhaita Souffou, lors du discours d&rsquo;ouverture.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="394" data-end="987">Sophiata Souffou a commencé son discours en soulignant l’importance de cette journée : « <em>Quand j’entends parler d’entreprendre, ça me fait vraiment chaud au cœur. Aujourd’hui, grâce à vous, la jeunesse a pu montrer que l’entrepreneuriat fait partie du quotidien </em>». Elle a également rappelé que la Foire de l’industrie ainsi que la Journée pour entreprendre s’inscrivent dans la valorisation des savoir-faire locaux et le renforcement des filières stratégiques de l&rsquo;île . « <em>Notre objectif est de créer un espace privilégié pour échanger, entreprendre et innover, tout en mettant en lumière le potentiel industriel de notre territoire</em> », a-t-elle exprimé face aux personnes assises dans le public.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="394" data-end="987">Bibi Chanfi de son côté a pris le micro pour insister sur le rôle du Département dans l’accompagnement des entreprises . « <em>Nous soutenons la création d’activités économiques, notamment après les difficultés engendrées par Chido. Il était nécessaire de redonner de l’activité aux entreprises, et nous avons mis en place des dispositifs pour les accompagner dans leurs investissements et leur trésorerie</em> », a rappelé la deuxième vice-présidente. Elle a aussi mis en avant l’importance de la collaboration entre les structures d’accompagnement et les élus . «<em> Il faut que nous nous organisions, que nous communiquions et que nous avancions ensemble pour soutenir efficacement les entreprises de Mayotte </em>».</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="394" data-end="987"><strong>Accompagner les porteurs de projets à chaque étape</strong></h3>
<figure id="attachment_41720" aria-describedby="caption-attachment-41720" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41720 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2370-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41720" class="wp-caption-text">Thaniat Satirou, formatrice d’anglais au Centre d&rsquo;études de langue de la CCI.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="394" data-end="987">Plusieurs entreprises étaient présentes pour informer et accompagner les porteurs de projets dans leurs démarches. Le cas par exemple, du chapiteau du Centre d’études de langues de la CCI (CLL), animé par Thaniat Satirou, formatrice d’anglais. Elle propose des formations sur plusieurs langues telles que : l&rsquo;anglais, le portugais, le français ou encore le swahili, ouvertes aux salariés, entrepreneurs et demandeurs d’emploi. «<em> Nous adaptons chaque formation aux besoins des apprenants, qu’il s’agisse de projets professionnels ou personnels, et nous leur offrons l’opportunité de mettre en pratique leurs compétences à travers des voyages d’immersion </em>», explique-t-elle. Ces séjours se déroulent essentiellement en Afrique de l’Est. Le Mozambique pour le portugais, la Tanzanie pour le swahili et l&rsquo;Afrique du Sud pour l’anglais. Les déplacements sont en grande partie financés par le Conseil départemental, ce qui permet aux participants de bénéficier d’une expérience internationale sans coûts trop élevés.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="394" data-end="987">Un peu plus loin, Tamara Gustinati, directrice territoriale de l’Adie, association qui accompagne les porteurs de projets grâce au microcrédit et à des ateliers de formation, avant même la création de leur activité. «<em> Nous intervenons à tous les moments de la vie d’un entrepreneur, pour l’aider à tester et structurer son projet, et lui fournir des outils adaptés à son développement</em> », souligne-t-elle.</p>
<figure id="attachment_41705" aria-describedby="caption-attachment-41705" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41705" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2323-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41705" class="wp-caption-text">Le stand de l&rsquo;école Vatel animé par des élèves et la directrice Rania Said.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="394" data-end="987">En plus des stands pour les personnes en recherche d&#8217;emploi, il y&rsquo;avait aussi l&rsquo;école Vatel représentée par Rania Saïd, directrice de l’établissement. L&rsquo;objectif de la structure éducatif était de présenter ses programmes de formation dans l’hôtellerie et le tourisme pour les jeunes Mahorais titulaires du bac. Les étudiants suivent six mois de cours sur le territoire, suivis de six mois de stage dans des établissements quatre et cinq étoiles partenaires de l’école partout dans le monde, leur permettant d’acquérir une expérience professionnelle concrète et de développer leur réseau. «<em> Notre but est de donner aux jeunes les compétences et les opportunités nécessaires pour réussir dans le secteur hôtelier et touristique, ici à Mayotte et au-delà </em>», a-t-elle indiqué.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Micro entrepreneurs et artisans locaux</strong></h3>
<figure id="attachment_41707" aria-describedby="caption-attachment-41707" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41707 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2342-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41707" class="wp-caption-text">Sonia Perez et son stand de bijoux fait à partir de sable des plages de l&rsquo;île.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le <em>Made in Mayotte</em> s’est fait aussi une place de choix lors de cette première journée, à travers des stands mettant en avant l’artisanat, les savoir-faire locaux et l’entrepreneuriat individuel. Rozana présentait ses créations mélangeant la culture mahoraise et malgache, avec des porte-clés, paniers, vêtements ainsi que des tissus. <em>« Mon objectif est de mettre en avant  les petits entrepreneurs, et de chercher de la visibilité pour l’artisanat de Mayotte et Madagascar »</em>, a confié la mère de famille. Juste à côté, Sonia Perez, géologue de formation et créatrice de bijoux à base de sable local, proposait ses pièces uniques. Chaque couleur de sable correspond à un endroit différent de l’île. <em>« J’ai commencé à ramasser le sable de manière respectueuse dès que je suis arrivée à Mayotte, et transformer ces couleurs en bijoux, c’est ma façon de partager un peu de l’île avec ceux qui repartent. L&rsquo;île a 200 couleurs de sable différents c&rsquo;est fascinant  »</em>.</p>
<figure id="attachment_41706" aria-describedby="caption-attachment-41706" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41706" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2361-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41706" class="wp-caption-text">Simulation du filtre par Isaac Tamime.</figcaption></figure>
<p data-start="1499" data-end="1830">En dehors du fait main local, il y&rsquo;avait également <em>Ecol’eau</em>, une micro entreprise co-dirigée par Isaac Tamime, qui propose un système simple de filtration de l’eau, destiné à rendre l’eau du robinet potable et à limiter l’usage de bouteilles plastiques. «<em> Ce dispositif permet d’économiser jusqu’à sept palettes de bouteilles d’eau et de préserver la nature, la santé et l’économie locale  et peut être changé après 6 mois ou un an </em>», explique-t-il. L&rsquo;initiative est née au début de la crise de l&rsquo;eau qui touche Mayotte depuis quelques temps. Le jeune homme et son collègue ont décidé de chercher un moyen d&rsquo;aider la population mahoraise. Ils sont alors tombés sur ce système de filtre qui avait été mis en place il y&rsquo;a plusieurs années pour filtrer l&rsquo;eau pendant le choléra. <em>Ecol&rsquo;eau</em> fait son chemin petit à petit et à déjà posé plusieurs filtres sur le territoire, dans des écoles ainsi que dans des entreprises.</p>
<h3 style="text-align: center;" data-start="1121" data-end="1465"><strong>Echange sur l’agriculture et l’environnement</strong></h3>
<figure id="attachment_41710" aria-describedby="caption-attachment-41710" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41710" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_2350-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41710" class="wp-caption-text">Le responsable du développement durable à la CCI a été le premier à rejoindre la table ronde.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après avoir fait le tour des différents chapiteaux, les visiteurs ont pu assister à une table ronde consacrée à l’environnement et l&rsquo;agriculture. Trois intervenants ont pris la parole pour présenter leurs initiatives et échanger avec le public . Mouslim Payet, vergé et gérant de la Maison Artisanale de Mayotte, Nasser Moussa, porteur de projet en hydroponie et aquaculture mais aussi un représentant de la CCI chargé du développement durable.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="735" data-end="1200">Mouslim Payet a rappelé les difficultés rencontrées par l’agriculture traditionnelle sur le département, confrontée au manque de surfaces cultivables, à la géographie difficile et à la concurrence étrangère. Il a insisté sur la nécessité d’un accompagnement renforcé . «<em> Malgré les contraintes, nous devons transmettre aux jeunes la passion de l’agriculture et leur montrer qu’avec de la motivation et de la persévérance, il est possible de réussir sur notre territoire </em>». Quant à Nasser Moussa, il a présenté ses projets innovants, combinant hydroponie et aquaculture pour produire à la fois des légumes et des poissons en circuit fermé, et sans utiliser de terre, avec un impact minimal sur les ressources naturelles. Il a expliqué que cette méthode permettrait d’utiliser jusqu’à 90 % d’eau en moins qu’en agriculture traditionnelle et d’optimiser les rendements, tout en restant respectueux de l’environnement.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="735" data-end="1200">La table ronde terminée, les échanges se sont poursuivis autour des stands. Les personnes présentes ont continué à découvrir les initiatives et à se renseigner. Salama Madi, venue se renseigner pour l’avenir scolaire de sa fille, confie : «<em> j’ai entendu parler de l’école Vatel et je voulais avoir plus d’informations. Ce genre d’événement est vraiment pratique, tout est réuni au même endroit</em> ». Céline François, elle, est passée par curiosité et pour faire quelques achats avant de quitter l&rsquo;île. «<em> Nous venions chercher des souvenirs et avons découvert des produits purement mahorais. J’ai pris des huiles, des épices et du savon c’est une belle manière de soutenir les artisans locaux</em> », a exprimé la jeune femme.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="735" data-end="1200">Les animations ont continué tout au long de l’après-midi, avec de la danse et des visites des stands ainsi qu&rsquo;une deuxième table ronde. La journée s’est clôturée par un <em>live</em> musical. Une seconde journée est aussi prévue ce vendredi toujours sur la Place de la République à Mamoudzou.</p>
<p data-start="735" data-end="1200">Shanyce MATHIAS ALI</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/21/la-foire-de-lindustrie-et-la-journee-pour-entreprendre-rassemblent-entreprises-et-porteurs-de-projets/">La Foire de l’industrie et la Journée pour entreprendre rassemblent entreprises et porteurs de projets</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Paris, Mzuri Sana fait scintiller le filigrane mahorais</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/14/a-paris-mzuri-sana-fait-scintiller-le-filigrane-mahorais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 02:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[Bijoux]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Exposition du Fabriqué en France]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mzuri Sana]]></category>
		<category><![CDATA[Savoir-faire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=41140</guid>

					<description><![CDATA[<p>De Petite-Terre à l’Élysée, la bijouterie Mzuri Sana incarne l’élégance d’un savoir-faire ancestral mahorais. Ce week-end, ses créations d’or et d’argent brilleront parmi les trésors du Fabriqué en France.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/14/a-paris-mzuri-sana-fait-scintiller-le-filigrane-mahorais/">À Paris, Mzuri Sana fait scintiller le filigrane mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="518" data-end="1000">Sous les dorures de l’Élysée, les bijoux de Mzuri Sana s’apprêtent à capter une autre lumière, celle de la reconnaissance. Ce week-end, la petite maison mahoraise représentera Mayotte à la <em>Grande Exposition du Fabriqué en France</em>, vitrine annuelle des savoir-faire français.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="518" data-end="1000"><em>« C’est un honneur immense »</em>, confie Sylvain Arnoux, co-fondateur de la marque. <em>« On est fier, surtout pour notre île. Cela va permettre de montrer qu’ici aussi, on fabrique, on crée, on innove à partir des traditions ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1002" data-end="1476">Créée en 2019, Mzuri Sana,<em> « la grande beauté » </em>en shimaoré, est née d’une rencontre entre l’horloger Sylvain Arnoux, installé depuis une quinzaine d&rsquo;années sur l’île, et Marcel Rinaldi, commerçant chevronné, accompagné de son épouse Maya. Ensemble, ils ont voulu unir le geste traditionnel à l’ambition contemporaine. D’abord une petite bijouterie, puis un atelier à Petite-Terre, une autre boutique à Mamoudzou, et aujourd’hui un savoir-faire qui franchit la mer pour entrer à l’Élysée.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="1483" data-end="1527"><b>Des fils tissés à la lumière de la patience </b></h2>
<figure id="attachment_41146" aria-describedby="caption-attachment-41146" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41146 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Mzuri Sana, bijouterie, bijoux," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij1.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41146" class="wp-caption-text">Un artisan de Mzuri Sana fait fondre des métaux pour la création d&rsquo;un bijou sur son établi en Petite-Terre.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="1529" data-end="1890">Dans l’atelier, l’odeur du métal chauffé se mêle au ronronnement discret des machines laser. Ici, l’or et l’argent se plient, s’enroulent, se soudent, jusqu’à devenir dentelle. <em>« Le filigrane mahorais est un des plus fins du monde »</em>, affirme Arnoux. <em>« On travaille sur des fils d’or et d’argent de 0,10 à 0,20 millimètre. C’est extrêmement fin ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1892" data-end="2337">Le filigrane, ce tissage de fils entrelacés, demande un doigté patient, presque méditatif. Trois semaines pour une pièce, parfois davantage.<em> « C’est un savoir ancestral transmis sur l’île depuis des générations »</em>, explique-t-il. <em>« On a voulu le préserver, tout en le modernisant ».</em> Grâce à des subventions européennes, Mzuri Sana s’équipe sans renier son âme :<em> « On a acheté des machines laser, mais l’esprit reste celui de la finesse du geste ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="2344" data-end="2384"><strong data-start="2348" data-end="2384">Après la tempête, la renaissance</strong></h2>
<figure id="attachment_41150" aria-describedby="caption-attachment-41150" style="width: 225px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41150 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-225x300.jpeg" alt="Mayotte, Mzuri Sana, bijouterie, bijoux," width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-225x300.jpeg 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-768x1024.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-1152x1536.jpeg 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-150x200.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-300x400.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-696x928.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5-1068x1424.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/bij5.jpeg 1200w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41150" class="wp-caption-text">Une partie de l&rsquo;atelier de l&rsquo;entreprise après le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="2386" data-end="2747">Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido a tout balayé. L’atelier éventré, les machines noyées, les outils brisés. <em>« La toiture s’est arrachée, l’eau est entrée partout »</em>, se souvient Sylvain. Pourtant, l’équipe a tenu bon, repartant du strict nécessaire.<em> « Notre force, c’est de pouvoir fabriquer un bijou à partir de presque rien. C’est ce qui nous a sauvés en quelque sorte ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2749" data-end="3169">La reconstruction a été lente, à l’image de leur travail : fil après fil, bijou après bijou. Aujourd’hui, l’atelier ne désemplit plus : la production s’emballe, les ventes s’envolent, et Mzuri Sana, portée par un succès inattendu, file vers un avenir plus grand qu’elle n’osait l’imaginer. La structure imagine déjà l’ouverture de nouvelles boutiques, mais surtout, veut inspirer. <em>« À Mayotte, il existe une filière en bijouterie au lycée de Chirongui, mais peu de jeunes poursuivent cette voie, par manque de connaissances sur les débouchés, peut-être&#8230; On veut montrer que ce métier peut faire rêver ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;" data-start="3176" data-end="3235"><strong data-start="3180" data-end="3235">Sous les ors de la République, la beauté d’un geste</strong></h2>
<figure id="attachment_41161" aria-describedby="caption-attachment-41161" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41161" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-300x169.jpg" alt="France, Paris, Élysée, Grand Fabriqué, " width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/Elysee-Fabrique-en-France.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41161" class="wp-caption-text">L’entreprise mahoraise figure parmi les lauréats de la prochaine édition de la Grande Exposition du Fabriqué en France, qui se tiendra les 15 et 16 novembre 2025 (photographie/DR/Élysée)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;" data-start="3237" data-end="3579">À l’Élysée, les visiteurs découvriront cette semaine un filigrane qui ne ressemble à aucun autre : une dentelle d’or née au cœur de l’océan Indien. Entre un ballon dirigeable du Vaucluse et une tomme de chèvre de Saint-Pierre-et-Miquelon, les bijoux mahorais diront quelque chose de rare : la beauté patiente d’un territoire souvent oublié.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="3581" data-end="3953"><em>« On veut faire rayonner Mayotte, son artisanat, son talent. Il y a ici un vivier de gens avec un potentiel énorme »</em>, insiste Sylvain Arnoux. Et dans cette volonté de <em>« faire briller »</em>, il y a tout l’esprit de Mzuri Sana : une maison née du cœur et du feu, forgée dans la lumière et la persévérance, qui fera scintiller la tradition mahoraise sous les lustres du pouvoir.</p>
<p data-start="3581" data-end="3953">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/11/14/a-paris-mzuri-sana-fait-scintiller-le-filigrane-mahorais/">À Paris, Mzuri Sana fait scintiller le filigrane mahorais</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
