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	<title>Archives des ARS - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des ARS - Le Journal De Mayotte</title>
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	<item>
		<title>« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&#8217;AMALCA</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 02:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le cancer du sein entre dans une famille, les femmes ne sont pas toujours accompagnées par celle ou celui qui partage leur vie. À Mayotte, l'association AMALCA observe que les soeurs, les amies, les tantes et les grands-mères prennent souvent le relais, tandis que les conjoints restent en retrait. Une réalité que l'association veut désormais comprendre et faire évoluer.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/">« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&rsquo;AMALCA</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les soeurs sont là. Les amies aussi. Les tantes et les grands-mères prennent souvent le relais pour les enfants ou les déplacements. Mais le conjoint, lui, apparaît beaucoup plus rarement dans le parcours de soins. C&rsquo;est ce que constate depuis plusieurs années AMALCA, l&rsquo;association mahoraise pour la lutte contre le cancer. Pour son lancement d&rsquo;Octobre rose, elle a décidé de mettre cette absence en lumière et de donner la parole à des hommes venus témoigner de leur expérience.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une absence de conjoint qui interpelle</b></h2>
<figure id="attachment_15536" aria-describedby="caption-attachment-15536" style="width: 243px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-15536" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-243x300.webp" alt="Mayotte, cancer du sein, " width="243" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-243x300.webp 243w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-831x1024.webp 831w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-768x947.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1246x1536.webp 1246w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1662x2048.webp 1662w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-150x185.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-300x370.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-324x400.webp 324w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-696x858.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1068x1316.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1920x2366.webp 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Octobre-Rose-REDECA-CRCDC-Cancer2-scaled-1-1320x1627.webp 1320w" sizes="(max-width: 243px) 100vw, 243px" /></a><figcaption id="caption-attachment-15536" class="wp-caption-text">Dans leur parcours de soins, les femmes touchées par un cancer sont souvent accompagnées de leurs soeurs ou de leurs amies mais rarement de leur conjoint.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le constat est venu des patientes que l&rsquo;association accompagne, mais aussi de ce qu&rsquo;elle observe lors des rendez-vous médicaux: <em>« On s&rsquo;est rendus compte que dans le parcours de la maladie, aussi bien dans le parcours médical au centre hospitalier de Mayotte que chez nous à AMALCA, les patientes viennent avec leur soeur, une copine mais jamais leur conjoint ou leur mari »</em>, déplore Sourayat Bamana, présidente d&rsquo;AMALCA.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, cette situation mérite d&rsquo;être regardée de près. Elle évoque notamment des couples qui se sont <em>« éclatés avec la maladie »</em>, avec un phénomène qui serait <em>« encore plus marqué »</em> dans la société mahoraise, estime-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sujet est d&rsquo;autant plus important que la maladie ne concerne pas uniquement la personne qui reçoit le diagnostic. Quand une mère doit suivre des traitements ou se rendre à l&rsquo;extérieur du territoire pour une évacuation sanitaire, toute l&rsquo;organisation familiale peut être bouleversée. <em>« C&rsquo;est la personne qui prend le relais de la famille s&rsquo;il y a des enfants, il faut les gérer »</em>, rappelle Sourayat Bamana en parlant du rôle que pourrait jouer le conjoint.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans les faits, ce sont souvent d&rsquo;autres membres de la famille qui prennent le relais. <em>« Quand il y a des déplacements en évacuations sanitaires, ici à Mayotte, ce sont les tatis, les grands-mères, et rarement le papa, alors que c&rsquo;est lui qui devrait prendre cette place-là</em>« , poursuit-elle. AMALCA veut désormais comprendre pourquoi cette situation se répète. <em>« On cherche à comprendre qu&rsquo;est-ce qui fait qu&rsquo;on en arrive à cette situation-là »</em>, explique la présidente de l&rsquo;association.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Un homme appelle AMALCA pour savoir comment accompagner sa femme</b></h2>
<figure id="attachment_54678" aria-describedby="caption-attachment-54678" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-54678 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-2048x1366.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2479-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-54678" class="wp-caption-text">La conférence d&rsquo;AMALCA cherche à faire évoluer la place des conjoints dans le parcours de la maladie, en leur donnant notamment les moyens de mieux accompagner leur compagne et leur famille. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant la conférence, certaines femmes, mais aussi des hommes ont témoigné de leur parcours, montrant bien que la situation n&rsquo;est pas figée et que certains conjoints cherchent, eux aussi, à comprendre comment accompagner leur épouse et gérer leur foyer, lorsque la maladie survient.</p>
<p style="text-align: justify;">Sourayat Bamana raconte notamment l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui a pris contact avec AMALCA de sa propre initiative. Sa conjointe ne lui avait pas immédiatement parlé de son cancer du sein. Mais il avait remarqué qu&rsquo;elle avait changé.<em> « Il a insisté, il a vu que sa femme avait changé, il l&rsquo;a questionnée, elle a fini par lui dire qu&rsquo;elle avait un cancer du sein »</em>, raconte-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;homme a alors pris son téléphone pour contacter l&rsquo;association*. Il voulait connaître les démarches, savoir vers qui se tourner et comprendre comment accompagner son épouse. <em>« C&rsquo;est le monsieur qui a pris le téléphone pour nous appeler, et pour demander quel était le parcours, pour orienter son épouse et comment il pouvait l&rsquo;accompagner »</em>, ajoute Sourayat Bamana.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec les partenaires de l&rsquo;association, notamment le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), l&rsquo;Agence régionale de santé (ARS), et le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), il a pu être orienté. Mais derrière sa démarche se trouvait surtout une inquiétude pour sa famille. <em>« Il était en panique car il est beaucoup investi dans l&rsquo;accompagnement de sa petite famille, il s&rsquo;inquiétait de savoir si sa femme allait être évasanée qu&rsquo;est-ce qui allait se passer »</em>, décrit encore la présidente d&rsquo;AMALCA.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce témoignage a aussi conforté l&rsquo;association AMALCA dans l&rsquo;idée de mettre les conjoints au coeur de la réflexion. Car lorsque la maladie surgit, les conjoints de la personne malade peuvent eux aussi se retrouver démunis, sans savoir vers qui se tourner, comment accompagner leur compagne ou simplement quelle place prendre à ses côtés. <em>« C&rsquo;est vraiment pour cela qu&rsquo;on a voulu mettre en lumière ce thème »</em>, insiste Sourayat Bamana.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Donner aux conjoints les moyens de prendre leur place</b></h2>
<figure id="attachment_45960" aria-describedby="caption-attachment-45960" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-scaled.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-45960 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-300x225.jpg" alt="Mayotte, CRCDC, cancer du col de l'utérus," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/Salle-dattente-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-45960" class="wp-caption-text">Dès le dépistage et tout au long de la maladie, la place du conjoint peut être essentielle pour accompagner sa compagne et la famille. Mathilde Hangard / JDM</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après avoir posé le constat, AMALCA veut maintenant chercher des réponses. Comment aider les conjoints à ne pas rester en dehors du parcours lorsque leur femme tombe malade ? Des temps d&rsquo;échange pourraient notamment leur permettre de parler de leurs inquiétudes, de comprendre la maladie et de savoir vers qui se tourner. Car lorsque les traitements commencent, les questions arrivent vite. Qui s&rsquo;occupe des enfants ? Comment s&rsquo;organiser si la mère doit partir en évacuation sanitaire ? Que faire, simplement, quand on ne sait pas comment aider ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour AMALCA, cette réflexion doit désormais se poursuivre avec les acteurs engagés sur le territoire. Mais pour Sourayat Bamana, le premier pas peut aussi venir des conjoints eux-mêmes. <em>« Il faut appeler, avoir le courage de demander de l&rsquo;aide dans l&rsquo;accompagnement de sa conjointe, on est là pour cela »</em>, conclut-elle, en encourageant les hommes à pousser la porte d&rsquo;une association lorsqu&rsquo;ils ne savent pas comment faire face à la maladie.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>*AMALCA : 06 39 69 34 78</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/10/05/les-patientes-viennent-avec-leur-soeur-une-copine-mais-jamais-avec-leur-conjoint-alerte-la-presidente-damalca/">« Les patientes viennent avec leur soeur, une copine, mais jamais avec leur conjoint », alerte la présidente d&rsquo;AMALCA</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Préavis de grève illimitée à l’ARS Mayotte : l’intersyndicale dénonce des conditions de travail dégradées</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/27/preavis-de-greve-illimitee-a-lars-mayotte-lintersyndicale-denonce-des-conditions-de-travail-degradees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 14:41:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Pré-avis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les représentants du personnel de l’ARS Mayotte ont déposé un préavis de grève illimitée prenant effet ce jeudi 27 août 2026. La CFDT et la CGT dénoncent notamment la gestion des ressources humaines, la dégradation des conditions de travail et réclament des mesures sur l’indexation.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/27/preavis-de-greve-illimitee-a-lars-mayotte-lintersyndicale-denonce-des-conditions-de-travail-degradees/">Préavis de grève illimitée à l’ARS Mayotte : l’intersyndicale dénonce des conditions de travail dégradées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans un communiqué adressé au directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte, Étienne Billot, les représentants du personnel annoncent le dépôt d’un préavis de grève illimitée à compter de ce jeudi 27 août 2026.</p>
<p style="text-align: justify;">Signé par la CFDT et la CGT, le texte fait état d’un<em> « fonctionnement »</em> que les représentants du personnel jugent marqué par un <em>« mépris »</em>, l’intimidation et un manque de confiance. Ils dénoncent également ce qu’ils qualifient de <em>« maltraitance institutionnelle »</em> et estiment que plusieurs alertes lancées depuis la fin de l&rsquo;année 2024 n’auraient pas reçu de réponse satisfaisante.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intersyndicale met notamment en cause la gestion budgétaire et la gestion des ressources humaines depuis 2025. Elle affirme que cette situation aurait eu des conséquences sur les conditions de travail des agents.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les revendications figure le départ du secrétaire général de l’ARS Mayotte, Jean-Marc Dolais, dont la gestion est contestée par les représentants du personnel. Ceux-ci estiment que la <em>« fracture »</em> entre les agents et le secrétaire général est désormais irréparable et présentent son départ comme une condition pour rétablir la sérénité au sein de l’agence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Emplois, égalité de traitement et indexation au cœur des revendications</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Le préavis porte également sur les moyens humains et matériels de l’ARS. La CFDT et la CGT évoquent un gel des postes, une surcharge de travail, un manque de moyens ainsi que des conditions de sécurité jugées insuffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les représentants du personnel demandent une amélioration de la qualité de vie au travail, qui devra selon eux être négociée avec le comité compétent en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. Ils réclament aussi que l’agence dispose des moyens, notamment humains, nécessaires à l’exercice de ses missions.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre revendication avancée : l’égalité de traitement entre les agents, notamment en matière de contrats, de rémunérations, d’opportunités professionnelles, de droits et de conditions de travail. L’intersyndicale demande davantage de transparence et un dialogue social qu’elle souhaite voir <em>« apaisé et constructif ». </em>Enfin, les syndicats demandent une revalorisation du taux d’indexation, invoquant l’attractivité du territoire, le coût de la vie et les conditions de travail à Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intersyndicale indique qu’elle se réserve la possibilité de préciser, compléter ou actualiser ses revendications au cours du mouvement en fonction de l’évolution de la situation et des négociations. Elle affirme néanmoins rester ouverte au dialogue et appelle la direction à prendre rapidement des mesures susceptibles de mettre fin au conflit.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/27/preavis-de-greve-illimitee-a-lars-mayotte-lintersyndicale-denonce-des-conditions-de-travail-degradees/">Préavis de grève illimitée à l’ARS Mayotte : l’intersyndicale dénonce des conditions de travail dégradées</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 02:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Chido]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Conseillère conjugale et familiale]]></category>
		<category><![CDATA[Cyclone]]></category>
		<category><![CDATA[Département-Région]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mlezi Maore]]></category>
		<category><![CDATA[PMI]]></category>
		<category><![CDATA[Psycho-trauma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant huit ans, Malika Bouti a reçu des femmes, des hommes, des adolescents et des familles dans les centres de protection maternelle et infantile de Mayotte. À quelques mois de la retraite, la conseillère conjugale et familiale souhaite transmettre la mémoire d'un métier discret, où l'écoute devient parfois le premier rempart contre les violences.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sa voix arrive avant le reste. Légèrement éraillée, un peu cassée, elle oblige presque à ralentir. Rien ne semble pressé chez Malika Bouti. Les mots sont choisis, pesés. Elle cherche parfois la formulation la plus juste, s&rsquo;interrompt quelques secondes, reprend. Dans son bureau, le silence n&rsquo;est jamais un vide : il fait partie de la rencontre.</p>
<figure id="attachment_56251" aria-describedby="caption-attachment-56251" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56251" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="193" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-300x193.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1024x659.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-768x494.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-150x97.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-696x448.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-1068x688.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-500x322.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression-800x515.png 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Malika-Bouti-atelier-expression.png 1134w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56251" class="wp-caption-text">Conseillère conjugale et familiale au Département-Région de Mayotte, Malika Bouti accompagne des femmes, des hommes, des couples et des mineurs confrontés à des difficultés affectives, relationnelles ou à des violences, depuis huit ans sur le 101ème département français. Photographie / DR.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Depuis huit ans, cette conseillère conjugale et familiale du Département-Région de Mayotte reçoit celles et ceux qui franchissent la porte des institutions sanitaires et sociales, avec une inquiétude, une question, une souffrance ou un choix difficile à faire. Des mineurs, des couples, des femmes enceintes, des familles, des personnes en situation de handicap. Toutes trouvent la même disponibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, résume-t-elle immédiatement, consiste à <em>« écouter, informer, orienter »</em>. Puis elle ajoute : <em>« Cela tourne autour du cycle de la vie des personnes. On propose des entretiens individuels, des entretiens de couple ou en famille. Je reçois tous les publics, du mineur à la famille ».</em>  Trois verbes. Une mission immense.</p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de son départ à la retraite, elle n&rsquo;a pas souhaité raconter sa carrière pour parler d&rsquo;elle-même. Elle veut surtout laisser une trace d&rsquo;un métier que beaucoup connaissent mal, alors même qu&rsquo;il accompagne les violences conjugales, les conflits familiaux, les séparations, les grossesses précoces, les demandes d&rsquo;interruption volontaire de grossesse ou encore les traumatismes laissés par les parcours de vie.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Derrière chaque entretien, une vie qui cherche un appui</b></h2>
<figure id="attachment_56252" aria-describedby="caption-attachment-56252" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56252 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg" alt="Mayotte, Malika Bouti, conseillère conjugale et familiale, PMI, Département-Région," width="300" height="224" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--300x224.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1024x766.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--768x575.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1536x1149.jpeg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--150x112.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--485x360.jpeg 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--696x521.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1068x799.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--265x198.jpeg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--500x374.jpeg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--800x599.jpeg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1280x958.jpeg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants--1320x988.jpeg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Enfants-.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56252" class="wp-caption-text">Au-delà des entretiens individuels, les conseillers conjugaux et familiaux interviennent auprès de tous les publics, notamment des enfants et des adolescents, pour aborder les relations, le consentement, les émotions et la santé sexuelle.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avant de devenir conseillère conjugale et familiale, Malika Bouti était éducatrice spécialisée. Si elle s&rsquo;est orientée vers cette profession, c&rsquo;est d&rsquo;abord par engagement. <em>« Je faisais beaucoup de bénévolat et j&rsquo;ai rencontré des femmes qui étaient seules face aux difficultés de la vie, à la précarité, aux violences qu&rsquo;elles subissaient. C&rsquo;est difficile quand tu dois élever des enfants, que tu n&rsquo;as jamais travaillé et que tu te retrouves seule ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre avec la vulnérabilité a façonné sa manière d&rsquo;exercer. Aujourd&rsquo;hui encore, elle refuse de réduire les personnes qu&rsquo;elle reçoit à leur difficulté du moment. <em>« J&rsquo;accompagne dans toutes les étapes de la vie affective et relationnelle : du début de la relation jusqu&rsquo;à une rupture, un décès, une séparation, un conflit. On va s&rsquo;intéresser à la personne victime de violences conjugales et intrafamiliales. Nous, on fait du psycho-social, on s&rsquo;appuie sur les ressources des personnes pour les aider à élaborer la pensée ». </em>Dans son discours, un mot revient souvent : accompagner. Jamais sauver. Jamais décider. Accompagner. Cette nuance résume toute une philosophie professionnelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b><em>« Une demande »</em>, jamais <em>« un problème » </em></b></h2>
<figure id="attachment_41929" aria-describedby="caption-attachment-41929" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41929" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg" alt="PMI, Koungou, grossesse, santé, parents, enfants, Mayotte" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PMI-Koungou-6-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41929" class="wp-caption-text">Les entretiens se déroulent en toute confidentialité. « Les gens viennent toujours avec une demande et pas avec un problème », résume Malika Bouti.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au fil de l&rsquo;entretien, une phrase surgit comme un manifeste.<em> « Les gens viennent toujours avec une demande et pas un problème. Pour moi, un problème, il faut le résoudre, alors qu&rsquo;une demande, c&rsquo;est plus complet ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette différence de vocabulaire dit beaucoup de sa manière de regarder les autres. Une jeune fille mineure demande une IVG ? L&rsquo;entretien ne s&rsquo;arrête pas à une procédure médicale. <em>« Je vais m&rsquo;assurer qu&rsquo;il y a consentement (&#8230;) parfois dans un entretien ça marche, parfois non. Dans cet entretien psycho-social, je dois repérer les difficultés. Est-ce qu&rsquo;elle a besoin d&rsquo;aide alimentaire ? Je vais faire un point avec des associations. Une difficulté peut en cacher une autre ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le travail consiste autant à écouter ce qui est exprimé qu&rsquo;à comprendre ce qui reste enfoui. Les entretiens deviennent alors un point d&rsquo;entrée vers d&rsquo;autres formes d&rsquo;accompagnement : protection de l&rsquo;enfance, soutien psychologique, aide sociale, accès aux droits ou orientation médicale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Après Chido, les blessures invisibles</b></h2>
<figure id="attachment_43502" aria-describedby="caption-attachment-43502" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-43502" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg" alt="Mayotte, Vahibé 1, école, établissement scolaire, cyclone, Chido," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/Lentree-de-lecole-de-Vahibe-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-43502" class="wp-caption-text">Après le passage du cyclone Chido, de nombreux entretiens ont fait ressurgir d&rsquo;anciens traumatismes. « Les personnes parlaient de leurs difficultés mais pas du cyclone », raconte Malika Bouti. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a profondément marqué son exercice. Lorsque les premiers entretiens reprennent, en janvier 2025, Malika Bouti s&rsquo;attend à entendre des récits de maisons détruites ou de pertes matérielles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se passe autre chose. <em>« Les personnes parlaient de leurs problèmes et de leurs difficultés mais pas du cyclone. Elles ne disaient pas qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient plus de maison. Il y avait de gros psychotraumatismes, des violences, des viols vécus dans l&rsquo;enfance ou le passé. Tout cela est remonté à la surface après le cyclone ».  </em>Comme si la catastrophe avait fissuré des silences beaucoup plus anciens. Dans ces moments-là, le métier dépasse largement le cadre de la vie conjugale. Il devient un lieu où des traumatismes longtemps enfouis trouvent enfin une possibilité d&rsquo;être nommés.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Protéger sans rompre la confiance</b></h2>
<figure id="attachment_53521" aria-describedby="caption-attachment-53521" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-53521" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, CMR, Dzoumogné," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-500x333.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-800x533.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1280x853.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2300-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-53521" class="wp-caption-text">Médecins, sages-femmes, éducateurs, associations, protection maternelle et infantile&#8230; Le métier de conseiller conjugal et familial repose sur un travail permanent de coordination entre acteurs sanitaires et sociaux. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Certaines confidences obligent aussi à agir. Lorsqu&rsquo;un mineur est en danger, le signalement s&rsquo;impose. <em>« C&rsquo;est important de les faire. Surtout pour protéger les mineurs. On est dans l&rsquo;obligation au niveau de la loi de faire des signalements ».</em> Mais elle refuse que cette obligation détruise la relation de confiance. <em>« Je laisse toujours une porte ouverte aux jeunes, aux mineurs, en disant : « Je te crois et si tu as besoin, on peut en reparler. ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle ajoute une phrase qui résume sa pratique : <em>« Je peux dire à une jeune fille : je te comprends mais je suis inquiète pour toi aussi. Pas pour la faire culpabiliser ou lui faire peur, mais pour que les jeunes aient leur place aussi, intègrent mes émotions et se sentent à égalité avec moi. On est humains. L&rsquo;échange doit être humain, posé à égalité, dans la confiance ». </em>Cette égalité, elle y revient souvent. Dans son bureau, chacun doit pouvoir retrouver une place de sujet.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Huit ans pour comprendre Mayotte</b></h2>
<figure id="attachment_6784" aria-describedby="caption-attachment-6784" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6784" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-300x203.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-768x520.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-150x102.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1-696x472.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Stop-violences-jeunes-dessins-1.jpeg 800w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-6784" class="wp-caption-text">Mayotte, les violences conjugales et intrafamiliales s&rsquo;entremêlent parfois avec des pressions familiales et sociales. Une réalité que Malika Bouti dit avoir appris à appréhender au fil de ses huit années d&rsquo;exercice sur le territoire.(illustration)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;elle arrive sur le territoire, elle découvre une société dont elle ne connaît ni les équilibres ni les codes. Plutôt que d&rsquo;appliquer des recettes apprises ailleurs, elle choisit d&rsquo;observer. <em>« Je ne suis pas arrivée de métropole en disant que je connaissais mieux. Je suis venue avec mes valeurs et mon engagement mais j&rsquo;ai pris le temps de comprendre ce qu&rsquo;était Mayotte, ce que représentait son ADN, pour mieux être au service des personnes, comprendre la culture, la religion. Je lis encore des articles, je lis des romans, je prends le temps ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce temps consacré à comprendre le territoire lui paraît indispensable. Dans les situations qu&rsquo;elle rencontre, les violences s&rsquo;entremêlent parfois avec les normes sociales, les pressions familiales ou les représentations de la sexualité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Les différences sont surtout autour de la sexualité et des violences. Quand une jeune mineure est enceinte, parfois les familles préfèrent la marier de force, s&rsquo;arranger avec l&rsquo;autre famille. La famille met la pression ». </em>Le mot revient plusieurs fois : pression.<em> « Ce qu&rsquo;il faut réduire, c&rsquo;est cette pression dont sont victimes les jeunes sur leur sexualité, leur corps, leur vie, leur liberté ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une parole qui commence à se libérer</b></h2>
<figure id="attachment_52091" aria-describedby="caption-attachment-52091" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-52091" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg" alt="Mayotte, CHM, maman, enfant," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1024x768.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-768x576.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1536x1152.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-2048x1536.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-696x522.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1068x801.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1920x1440.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-500x375.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-800x600.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1280x960.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6512-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-52091" class="wp-caption-text">Information sur les violences, contraception, IVG, consentement&#8230; La prévention constitue une part importante du travail des conseillers conjugaux et familiaux en lien avec l&rsquo;ensemble des professionnels du médico-social. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Malika Bouti observe pourtant des évolutions. Lorsqu&rsquo;elle est arrivée à Mayotte, les grossesses précoces la frappaient particulièrement. Aujourd&rsquo;hui, les demandes d&rsquo;IVG occupent davantage son activité et les IVG médicamenteuses se développent progressivement dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). Surtout, elle constate que la parole circule davantage.<em> « J&rsquo;ai remarqué que maintenant la parole se libère de plus en plus. Cela ne s&rsquo;est pas fait comme ça. Il y a eu un gros travail collectif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle cite notamment le collectif CIDE, d&rsquo;autres associations, institutions, campagnes de communication, et nouvelles instances de coordination. Mais elle reste lucide. <em>« Il manque des maillons. Ce qui manque beaucoup ici, c&rsquo;est de l&rsquo;organisation et de la coordination. Il faut que tout soit articulé comme un wagon et qu&rsquo;on aille de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, mais ensemble ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son métier, explique-t-elle, n&rsquo;a de sens que dans cette articulation permanente avec les autres professionnels. <em>« On n&rsquo;est pas des travailleurs sociaux comme les autres. On est à la frange entre le médical et le social. C&rsquo;est du médico-social pour informer et orienter les personnes ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em><b>« Je reçois aussi beaucoup » </b></em></h2>
<p style="text-align: justify;">À la fin de l&rsquo;entretien, la conversation quitte les procédures et les dispositifs. Elle devient plus personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi était-il important de parler aujourd&rsquo;hui ? Malika Bouti sourit. <em>« Mayotte m&rsquo;a accueillie dès que je suis arrivée. Je voulais aller au-delà d&rsquo;aider les personnes. Bien sûr, je les aide, mais pas que ça. On dit beaucoup, en tant que travailleur social : « j&rsquo;ai donné ». D&rsquo;accord. Mais on reçoit aussi. Il ne faut pas oublier ça. On reçoit tous les jours. Souvent, je finis ma journée et je me dis : waouh, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est beau. Quand je me lève le matin, je me dis que c&rsquo;est génial ce que je fais. Je sais que ça va être difficile mais je me sens utile. Je suis réconciliée dans ma fonction et mon travail psycho-social. C&rsquo;est un bilan positif ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Puis sa voix retrouve sa consistance. <em>« C&rsquo;est une mission profondément humaine, encore plus à Mayotte. Elle a donné du sens à mon engagement. Je leur dis aux gens : merci. Maharaba. Ici, ils sont dans un endroit sécurisé avec moi. S&rsquo;ils sont en danger, j&rsquo;ai une obligation de faire des signalements. Mais d&rsquo;abord, j&rsquo;instaure une relation de confiance ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Elle marque une dernière pause. <em>« Je crois beaucoup à l&rsquo;engagement et à l&rsquo;humanité dans ce travail-là. Tu ne peux pas mettre de côté cela. J&rsquo;ai rencontré de belles personnes dans mes entretiens mais aussi des partenaires, des gens formidables… et même dans le journalisme, c&rsquo;est magnifique ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">À quelques mois de la retraite, Malika Bouti ne laissera pas seulement derrière elle des dossiers ou des rendez-vous. Elle laissera une manière d&rsquo;exercer, qui consiste à considérer que derrière chaque demande se trouve une personne entière, digne d&rsquo;être écoutée avant d&rsquo;être orientée. Dans un territoire souvent raconté à travers ses urgences, où les sujets sont mouvementés par les crises successives, cet engagement discret est certainement son héritage le plus précieux.</p>
<p>Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/17/les-gens-viennent-toujours-avec-une-demande-pas-avec-un-probleme-huit-ans-a-ecouter-les-blessures-des-familles-a-mayotte/">« Les gens viennent toujours avec une demande, pas avec un problème » : huit ans à écouter les blessures des familles à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 02:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[chimique]]></category>
		<category><![CDATA[étude EpiMay]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56476</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’ARS de Mayotte vient de dévoiler, aux côtés de l’Observatoire régional de la santé (ORS) de Mayotte et de l’URPS Infirmiers de l’Océan Indien, le 5e volet de l’étude EpiMay portant sur la consommation de drogues de synthèse, communément appelées « chimique ».</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/">Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Du 2 juin au 8 juillet 2025, l’étude EpiMay a été menée à Mayotte auprès de 1.000 ménages tirés au sort sur l’ensemble du territoire. Cette enquête, permet de mieux connaître l’état de santé de la population mahoraise et de renforcer les données disponibles en santé publique.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Une progression de la consommation marquée chez les femmes</strong></h2>
<figure id="attachment_46829" aria-describedby="caption-attachment-46829" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-46829 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-300x225.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-150x113.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1-265x198.jpg 265w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/02/IMG_4533-scaled-e1649858725337-696x522-1.jpg 696w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-46829" class="wp-caption-text">L’étude EpiMay met en évidence une augmentation préoccupante de la consommation depuis 2019.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude EpiMay met en évidence une augmentation préoccupante de la consommation depuis 2019, portée notamment par les femmes, dont les niveaux de consommation ont fortement progressé au cours de cette période. Désormais 3 % des femmes déclarent une expérimentation de la « chimique » à un moment de leur vie, contre moins de 1 % six ans auparavant. À ce stade, les résultats de l&rsquo;étude ne permettent pas d&rsquo;identifier les facteurs expliquant la progression observée chez les femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>La « chimique » un fléau insidieux</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon l’étude EpiMay, près d’un adulte sur vingt déclare avoir déjà consommé de la « chimique ». Ces résultats confirment l’installation de cette drogue de synthèse sur le territoire. Si l’expérimentation reste minoritaire, elle témoigne néanmoins de la diffusion d’un produit aux effets particulièrement imprévisibles et au fort potentiel addictif. Par ailleurs, l’étude estime que 52 adultes pour 10.000 consomment chaque jour cette drogue de synthèse, soit près de 870 personnes concernées à l’échelle de Mayotte.</p>
<figure id="attachment_56477" aria-describedby="caption-attachment-56477" style="width: 223px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-56477 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-223x300.png" alt="" width="223" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-223x300.png 223w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-150x202.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-300x403.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1-500x672.png 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2025-12-02-a-14.35.13-696x935-1.png 696w" sizes="auto, (max-width: 223px) 100vw, 223px" /><figcaption id="caption-attachment-56477" class="wp-caption-text">Le rapport sur la consommation de « chimique » sur notre territoire intitulé Chasse-Marée.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le JdM avait pu consulter en décembre 2025 <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/03/la-chimique-un-fleau-insidieux/">un rapport sur la consommation de « chimique » sur notre territoire intitulé <em>Chasse-Marée</em></a> fait en partenariat avec la POPAM (Plateforme Oppelia de prévention et soin des addictions), l’ARS de Mayotte, le CHU de Lille, le CHM, le CHU de Bordeaux, l’Université de Mayotte et enfin l’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives). Pendant un an, de septembre 2022 à septembre 2023, chercheurs, scientifiques, travailleurs sociaux, associations sont allés sur le terrain, aux quatre coins de l’île, pour identifier « la chimique » et constater son évolution tant du point de vue de sa consommation que dans sa composition ou encore de sa diffusion.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Tous les acteurs ont œuvré dans le secret allant au plus près des consommateurs pour récupérer des échantillons de « chimique » afin de les analyser, mais aussi en leur faisant remplir un questionnaire indiquant l’âge, le sexe, le nombre d’enfants, le niveau social, etc. Ce rapport dresse ainsi un état des lieux précis de cette drogue dure présente depuis maintenant une quinzaine d’années sur notre territoire.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Qu’est-ce que la « chimique » et quels sont ses effets ?</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La chimique est un cannabinoïde de synthèse conçu à l’origine pour aider au sevrage du cannabis et notamment du tétrahydrocannabinol (THC). La « chimique » serait ainsi composée de plusieurs centaines de molécules différentes pouvant atteindre le nombre de 500 et serait de 2 à 200 fois plus puissante que le THC ! Ce qui en fait une drogue dure ! Les cannabinoïdes de synthèse existent depuis les années 1990’ mais au tournant des années 2000’ il y a eu un détournement de son usage par les trafiquants… et depuis 5 ans environ on est dans une logique d’innovation de la part de ces derniers.</p>
<figure id="attachment_42535" aria-describedby="caption-attachment-42535" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42535" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique-copie-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42535" class="wp-caption-text">La « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac (illustration)</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Quant à sa forme, la « chimique », une fois transformée, se présente généralement sous forme de tabac avec une allure un peu grasse une fois qu’elle est passée entre les mains d’un « cuisinier » (ndlr, jargon pour désigner un chimiste). Pour résumer, la chimique c’est un substrat végétal comme du tabac, du solvant comme de l’alcool par exemple, et un cannabinoïde de synthèse. A l’origine, c’est une poudre de couleur blanche à saumon avec plusieurs molécules que « le cuisinier » transforme et mélange avec un substrat végétal.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Concernant effets de la « chimique », ils sont tout sauf euphoriques. Les gens oublient, zappent leurs problèmes. Ils disparaissent le temps d’un moment… <em>« Ce produit n’est absolument pas récréatif. Les consommateurs ne le prennent pas par plaisir mais par ennui »</em>, souligne un scientifique écotoxicologue. En ce qui concerne les effets indésirables, ils sont importants : hallucinations, palpitations, tachycardie, vertiges, vomissements, évanouissements, amaigrissement, perte de mémoire, agressivité, … avec une dépendance davantage psychologique que physiologique.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Des profils de consommation contrastés</strong></h2>
<figure id="attachment_42491" aria-describedby="caption-attachment-42491" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-42491" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-696x391.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1068x600.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3-1320x742.jpg 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/12/chimique3.jpg 1656w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42491" class="wp-caption-text">L&rsquo;étude EpiMay estime que 52 adultes pour 10.000 consomment chaque jour cette drogue de synthèse, soit près de 870 personnes concernées à l’échelle de Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’étude EpiMay met en évidence des profils différents selon le niveau de consommation. L’expérimentation est davantage observée chez les personnes socialement insérées, disposant de revenus plus élevés. À l’inverse, les consommations régulières concernent plus fréquemment des personnes en situation de vulnérabilité sociale, possédant de faibles revenus et un faible niveau de diplôme.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cependant, près d’un adulte sur cinq n’a jamais entendu parler de la « chimique » : une partie de la population demeure insuffisamment informée sur ce produit et sur les risques qu’il représente.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Renforcer la prévention</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Face à cette évolution, l’ARS Mayotte poursuit le renforcement de son offre spécialisée de prévention, d’accompagnement et de soins en addictologie à travers la Plateforme Oppelia de Prévention et de soins des Addictions à Mayotte (POPAM), qui regroupe :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Centres de soins, d&rsquo;accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Centres d&rsquo;accueil et d&rsquo;accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC).</p>
<figure id="attachment_19617" aria-describedby="caption-attachment-19617" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19617" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg" alt="Grève, manifestation, syndicats, éducation, professeurs, Rectorat, Mayotte" width="300" height="187" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-300x187.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-150x94.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3-696x434.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/CHM-3.jpg 750w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-19617" class="wp-caption-text">Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) dispose d&rsquo;un service d’addictologie implanté au site de Mamoudzou.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Cette plateforme dispose d’équipes mobiles intervenant au plus près de la population et des acteurs locaux dans une démarche d’« aller vers ». Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) complète cette offre avec un service d’addictologie implanté au site de Mamoudzou.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour accompagner ces actions, l’ARS Mayotte déploie aussi une offre de prévention structurée, au plus près de tous :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; L’ARS a lancé, à la fin de l’année 2025, un appel à projets consacré au développement des compétences psychosociales auprès des plus jeunes, à travers le Fonds de lutte contre les addictions (FLCA), qui soutient chaque année la mise en œuvre de projets pour lutter contre les addictions ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; L’ARS renforce également la formation des professionnels, notamment à travers les actions menées par la POPAM auprès des agents de la Communauté d’agglomération du Grand Nord de Mayotte (CAGNM), dans le cadre de l’appel à projets de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictive (MILDECA). L&rsquo;ARS contribue par ailleurs à la mise en œuvre de la feuille de route territoriale 2023-2027 de la MILDECA.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/08/06/drogue-la-consommation-de-chimique-en-progression-a-mayotte/">Drogue : la consommation de « chimique » en progression à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VIH : cinq fois plus de personnes qu&#8217;en 2019 vivent avec à Mayotte</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/30/vih-cinq-fois-plus-de-personnes-quen-2019-vivent-avec-a-mayotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Dépistage]]></category>
		<category><![CDATA[EpiMay]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[ORS]]></category>
		<category><![CDATA[Prévention]]></category>
		<category><![CDATA[URPS infirmiers de l'océan indien]]></category>
		<category><![CDATA[VIH]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56174</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'étude EpiMay 2025 révèle une augmentation "préoccupante" de la prévalence du VIH à Mayotte. Selon l'Agence régionale de santé de Mayotte, cinq adultes sur 1.000 vivent désormais avec le virus, contre un sur 1.000 en 2019.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/30/vih-cinq-fois-plus-de-personnes-quen-2019-vivent-avec-a-mayotte/">VIH : cinq fois plus de personnes qu&rsquo;en 2019 vivent avec à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte a publié, ce mercredi 29 juillet, le quatrième volet de l&rsquo;étude EpiMay 2025, consacré à la santé sexuelle. Réalisée aux côtés de l&rsquo;Observatoire régional de la santé (ORS) de Mayotte et de l&rsquo;URPS Infirmiers de l&rsquo;océan Indien, cette enquête épidémiologique menée auprès de 1.000 ménages met en évidence une progression de la prévalence du VIH sur le territoire. Face à ce constat, l&rsquo;ARS Mayotte rappelle l&rsquo;importance de réaliser un dépistage précoce et détaille les dispositifs déployés pour renforcer les mesures de prévention.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une augmentation de la prévalence du VIH</b></h2>
<figure id="attachment_6354" aria-describedby="caption-attachment-6354" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6354" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-300x223.png" alt="visite, officielle, santé, ministre, velletoux, camion, dépistage, MST, IST, VIH," width="300" height="223" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-300x223.png 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-1024x760.png 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-768x570.png 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-1536x1140.png 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-2048x1520.png 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-150x111.png 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-485x360.png 485w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-696x516.png 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-1068x793.png 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-1920x1425.png 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Capture-decran-2024-05-12-a-11.32.48-1320x980.png 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-6354" class="wp-caption-text">Plus de deux ans après la visite officielle de Frédéric Velletoux, ancien ministre de la Santé, les cas de VIH continuent d’exploser à Mayotte, révélant la fragilité des dispositifs de prévention. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Menée du 2 juin au 8 juillet 2025 auprès de 1.000 ménages tirés au sort sur l&rsquo;ensemble du département, l&rsquo;étude EpiMay vise à <em>« dresser un état des lieux précis de la santé de la population mahoraise afin d&rsquo;orienter les politiques publiques de prévention et de prise en charge »</em>, indique l&rsquo;ARS Mayotte.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son volet consacré à la santé sexuelle, l&rsquo;enquête met en évidence<em> « une augmentation préoccupante de la prévalence du VIH à Mayotte »</em>. Selon les résultats présentés par l&rsquo;agence, <em>« cinq adultes sur 1.000 vivent avec le VIH, contre un adulte sur 1.000 en 2019 ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ARS souligne également que <em>« cette évolution s&rsquo;accompagne d&rsquo;un constat préoccupant : une part importante de la population ne connaît pas son statut sérologique ou pense, à tort, ne pas être concernée ». </em>L&rsquo;agence rappelle que<em> « le dépistage précoce reste pourtant l&rsquo;outil le plus efficace »</em> puisqu&rsquo;il <em>« permet d&rsquo;accéder rapidement à un traitement, d&rsquo;améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et de réduire fortement le risque de transmission ». </em></p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Une coordination renforcée de la lutte contre le VIH</b></h2>
<figure id="attachment_41406" aria-describedby="caption-attachment-41406" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-41406 size-medium" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg" alt="Mayotte, CHM, Jacaranda," width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1024x683.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-768x512.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1536x1024.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-2048x1365.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1068x712.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1920x1280.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/IMG_1607-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-41406" class="wp-caption-text">L&rsquo;ARS Mayotte dit poursuivre le développement du Centre gratuit d&rsquo;information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) et de ses antennes, afin de faciliter l&rsquo;accès au dépistage sur le territoire mahorais. Mathilde Hangard / JDM.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Afin de mieux coordonner les actions de prévention, de dépistage et de prise en charge, l&rsquo;ARS rappelle avoir accompagné la mise en place du premier Comité régional de santé sexuelle (CoReSS) en 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette continuité, le Comité opérationnel de lutte contre le VIH (COLVIHM) a été installé en 2026. Selon l&rsquo;ARS, cet outil vise à <em>« faire le lien entre l&rsquo;ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre le VIH, à décloisonner les interventions et à assurer un suivi partagé des actions de prévention, de dépistage et de prise en charge mises en œuvre sur le territoire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;agence sanitaire met également en avant plusieurs actions conduites ces derniers mois. La Semaine de la santé sexuelle, organisée au début du mois de juin 2026, a permis de dépister 273 personnes et de sensibiliser plus de 1.000 habitants autour de la contraception, du consentement, des infections sexuellement transmissibles et des troubles de la santé sexuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la Semaine du dépistage organisée début décembre 2025, 1.615 tests rapides d&rsquo;orientation diagnostique (TROD) VIH, VHB et VHC ont été réalisés sur 22 sites répartis sur l&rsquo;ensemble du département.</p>
<h2 style="text-align: center;"><b>Le dépistage et la prévention au coeur des enjeux</b></h2>
<figure id="attachment_56187" aria-describedby="caption-attachment-56187" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56187" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-300x165.jpg" alt="Mayotte, préservatifs, prévention, VIH, ARS Mayotte, " width="300" height="165" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-300x165.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-1024x562.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-768x422.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-150x82.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-696x382.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-1068x586.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-500x274.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135-800x439.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_7135.jpg 1073w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><figcaption id="caption-attachment-56187" class="wp-caption-text">Près de 50 points de distribution de préservatifs sont désormais déployés à Mayotte, indique l&rsquo;ARS.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ARS Mayotte indique également poursuivre le développement de son offre de prévention. Celle-ci s&rsquo;appuie notamment sur les antennes des Centres gratuits d&rsquo;information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) à Mamoudzou et en Petite-Terre, l&rsquo;ouverture en octobre 2025 d&rsquo;une antenne de dépistage VIH, VHB et VHC dans les locaux de Santé Sud en Petite-Terre, ainsi que le déploiement des TROD en <em>« aller-vers »</em> grâce aux associations Santé Sud, Solidarité Mayotte, Popam et Nariké M&rsquo;Sada.</p>
<p style="text-align: justify;">Le dépistage est également proposé dans les services de Protection maternelle et infantile (PMI), tandis que le dispositif <em>« Au labo sans Ordo »</em> est maintenu pour les assurés sociaux. L&rsquo;ARS Mayotte cite également la ligne <em>Mayotte Info Santé Sexuelle</em>, financée par l&rsquo;agence sanitaire, qui propose une écoute anonyme et gratuite en français, en shimaoré mais aussi en kibushi.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, la plateforme de distribution de préservatifs portée par la Croix-Rouge française compte désormais près de 50 points de distribution, dont deux à l&rsquo;aéroport. En 2025, <em>« 253.485 préservatifs masculins ont été mis gratuitement à disposition de la population »</em>, précise l&rsquo;ARS.</p>
<p style="text-align: justify;">À la lumière des résultats d&rsquo;EpiMay, l&rsquo;ARS Mayotte indique vouloir poursuivre son action autour de trois priorités :<em> « promouvoir et faciliter le dépistage, notamment auprès des populations les plus exposées »</em>,<em> « améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH »</em> et <em>« renforcer la promotion de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) comme outil majeur de prévention ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/30/vih-cinq-fois-plus-de-personnes-quen-2019-vivent-avec-a-mayotte/">VIH : cinq fois plus de personnes qu&rsquo;en 2019 vivent avec à Mayotte</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Plage de N&#8217;Gouja : l’ARS recommande de ne pas se baigner sur le site et d&#8217;éviter de fréquenter la plage et ses abords</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/29/plage-de-ngouja-lars-recommande-de-ne-pas-se-baigner-sur-le-site-et-deviter-de-frequenter-la-plage-et-ses-abords/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 13:39:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[baignade]]></category>
		<category><![CDATA[plage de N'Gouja]]></category>
		<category><![CDATA[signalements de symptômes d’irritation de la peau]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56197</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'Agence régionale de santé de Mayotte recense plusieurs signalements de symptômes d’irritation de la peau ou des voies respiratoires survenus chez des personnes ayant fréquenté la plage de N'Gouja au cours des derniers jours, en particulier le dimanche 26 juillet.  L'origine de ces symptômes fait l'objet d'investigations. Par précaution, l’ARS recommande de respecter certaines mesures.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/29/plage-de-ngouja-lars-recommande-de-ne-pas-se-baigner-sur-le-site-et-deviter-de-frequenter-la-plage-et-ses-abords/">Plage de N&rsquo;Gouja : l’ARS recommande de ne pas se baigner sur le site et d&rsquo;éviter de fréquenter la plage et ses abords</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Deux tableaux cliniques sont décrits :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; chez les personnes s&rsquo;étant baignées, des manifestations de type brûlure (rougeur, cloques, démangeaisons) principalement localisées sur les zones couvertes par le maillot de bain ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; chez les personnes ayant fréquenté la plage sans se baigner, des signes d&rsquo;irritation des voies respiratoires et un gonflement du visage.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Aucun cas grave n’a été rapporté.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’agence régionale de santé conduit actuellement une évaluation environnementale du site et procède au recueil des cas, afin de déterminer l&rsquo;origine de ces manifestations.</p>
<h2 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Recommandations à la population</strong></h2>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Dans l&rsquo;attente des résultats de l’enquête et par mesure de précaution, l&rsquo;ARS recommande :</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; de ne pas se baigner sur le site ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; d&rsquo;éviter de fréquenter la plage et ses abords, en particulier par temps venteux, le vent et les embruns pouvant contribuer à disperser l&rsquo;agent en cause ;</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">&#8211; de ne pas s&rsquo;approcher d’amas d&rsquo;algues ou de débris végétaux sur la plage.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ces recommandations valent d&rsquo;autant plus pour les personnes les plus vulnérables : nourrissons et jeunes enfants, femmes enceintes, personnes âgées, personnes avec terrain allergique, personnes immunodéprimées ou souffrant d&rsquo;une pathologie respiratoire chronique.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Toute personne présentant des symptômes après avoir fréquenté la plage de N’Gouja ou les plages environnantes est invitée à consulter un médecin et, en cas d’aggravation des symptômes, à contacter le 15.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les personnes ayant présenté ou présentant des symptômes après avoir fréquenté le site sont également invitées à les signaler à l&rsquo;ARS Mayotte à l&rsquo;adresse suivante : ars976-alerte@ars.sante.fr.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Ces remontées permettront d&rsquo;évaluer l&rsquo;ampleur du phénomène et de contribuer à l&rsquo;identification de son origine.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/29/plage-de-ngouja-lars-recommande-de-ne-pas-se-baigner-sur-le-site-et-deviter-de-frequenter-la-plage-et-ses-abords/">Plage de N&rsquo;Gouja : l’ARS recommande de ne pas se baigner sur le site et d&rsquo;éviter de fréquenter la plage et ses abords</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le cyclone Chido a révélé l&#8217;urgence autour de la santé mentale des jeunes</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/28/le-cyclone-chido-a-revele-lurgence-autour-de-la-sante-mentale-des-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Shanyce MATHIAS ALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 02:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Mission locale]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=56051</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rapport d'activité 2025 de la Mission Locale de Mayotte, publié il y a une semaine, met en lumière une forte hausse des besoins en accompagnement psychologique, dans un contexte où les conséquences du cyclone Chido continuent de peser sur une jeunesse déjà confrontée à de nombreuses difficultés.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/28/le-cyclone-chido-a-revele-lurgence-autour-de-la-sante-mentale-des-jeunes/">Le cyclone Chido a révélé l&rsquo;urgence autour de la santé mentale des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_14341" aria-describedby="caption-attachment-14341" style="width: 225px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14341" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-225x300.webp" alt="Mission locale, SMA, DGOM, Philippe Vigier, Mayotte" width="225" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-225x300.webp 225w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-768x1024.webp 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-1152x1536.webp 1152w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-1536x2048.webp 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-150x200.webp 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-300x400.webp 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-696x928.webp 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-1068x1424.webp 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg-1320x1760.webp 1320w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/IMG_7753-scaled-1-jpg.webp 1920w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-14341" class="wp-caption-text">Pour mesurer l&rsquo;ampleur de la situation, la Mission Locale a interrogé 1.253 jeunes sur l&rsquo;île, dans les semaines qui ont suivi le cyclone.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Pendant longtemps, parler de santé mentale est resté un sujet tabou à Mayotte, où les traditions et les représentations culturelles ont souvent freiné le recours à un accompagnement psychologique. Pourtant, les chiffres publiés dans le rapport d&rsquo;activité 2025 de la Mission Locale montrent que les besoins existent et qu&rsquo;ils se sont fortement accentués après le passage de Chido.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mesurer l&rsquo;ampleur de la situation, la Mission Locale a interrogé 1.253 jeunes sur l&rsquo;île, dans les semaines qui ont suivi le cyclone. L&rsquo;objectif était de comprendre leurs besoins les plus urgents, d&rsquo;évaluer les pertes matérielles, mais aussi de prendre la mesure de leur état psychologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les résultats montrent que le choc a été profond. En effet, près d&rsquo;un jeune sur deux (42%), disait ressentir un stress important. Trois sur dix présentaient des signes de dépression. À cela s&rsquo;ajoutent des difficultés très concrètes : 38% ont vu leur logement endommagé et 84% ont perdu des biens essentiels.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une détresse qui dépasse les dégâts du cyclone </strong></h2>
<figure id="attachment_1289" aria-describedby="caption-attachment-1289" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1289" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.24-1-1-300x225.jpeg" alt="loi 3DS, François-Noël Buffet, Mayotte, cyclone, chido, reconstruction, dégâts," width="300" height="225" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.24-1-1-300x225.jpeg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.24-1-1-1024x768.jpeg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.24-1-1-768x576.jpeg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.24-1-1-150x113.jpeg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.24-1-1-696x522.jpeg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.24-1-1-1068x801.jpeg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/WhatsApp-Image-2024-12-15-at-07.05.24-1-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1289" class="wp-caption-text">Le passage de Chido a surtout aggravé des plaies déjà présentes.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce sentiment, s&rsquo;est rapidement traduit par une hausse des demandes d&rsquo;accompagnement concernant la santé mentale. En 2025, 163 jeunes ont bénéficié d&rsquo;un suivi psychologique individuel, contre 54 l&rsquo;année précédente. Les professionnels de santé ont été confrontés à diverses situations telles que : le  stress post-traumatique, l&rsquo;anxiété, des troubles du sommeil ou encore le deuil.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le cyclone n&rsquo;explique pas tout, il a surtout aggravé des plaies déjà présentes. Sur les 7.620 demandes enregistrées par la structure l&rsquo;année dernière, 1.734 concernent des problématiques liées à la vie sociale et à la santé.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conflits familiaux représentent 10 % des situations accompagnées, tout comme les difficultés de logement. Les angoisses liées à la situation administrative comptent pour 4%, tandis que les équipes accompagnent aussi des jeunes confrontés à un manque de confiance en eux, à des troubles psychiques ou à un deuil.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une mobilisation renforcée après Chido</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation, la Mission Locale, dit avoir rapidement adapté son accompagnement. Dans un premier temps, les équipes ont maintenu le lien avec les personnes les plus touchées grâce à des appels téléphoniques, des permanences décentralisées et un travail de proximité dans plusieurs communes de l&rsquo;île. Cette présence sur le terrain a permis d&rsquo;identifier rapidement les profils les plus fragiles.</p>
<figure id="attachment_56083" aria-describedby="caption-attachment-56083" style="width: 214px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-56083" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-214x300.jpg 214w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-729x1024.jpg 729w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-768x1079.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-1094x1536.jpg 1094w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-150x211.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-300x421.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-696x978.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-1068x1500.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-500x702.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325-800x1124.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_9325.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 214px) 100vw, 214px" /><figcaption id="caption-attachment-56083" class="wp-caption-text">Le rapport d&rsquo;activité fait état du travail mené sur l&rsquo;année post-Chido.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, un dispositif de soutien psychologique renforcé a été mis en place, en mobilisant la psychologue de la structure, des psychologues partenaires ainsi que des cellules d&rsquo;écoute. Au total, 90% des jeunes suivis ont bénéficié d&rsquo;un suivi personnalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l&rsquo;accompagnement ne s&rsquo;est pas arrêté à l&rsquo;aspect psychologique. Pour  alléger ces personnes, la Mission Locale a proposé des aides financières, mobilisé des dons venus du réseau des Missions Locales et accéléré les entrées en Contrat d&rsquo;engagement jeune (CEJ) afin de sécuriser les parcours des plus fragiles.</p>
<p style="text-align: justify;">En parallèle, plusieurs actions collectives ont aussi été organisées, notamment autour de la prise de parole en public, de l&rsquo;estime de soi, de la construction du projet professionnel ou encore des tests d&rsquo;orientation RIASEC. « <em>Plusieurs ateliers ont été organisés afin de renforcer les compétences psychosociales et l&rsquo;insertion professionnelle des jeunes accompagnés</em> », indique la Mission Locale.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Le défi de l&rsquo;accès aux soins </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Si davantage de jeunes acceptent aujourd&rsquo;hui de demander de l&rsquo;aide, l&rsquo;accès aux soins reste un défi sur le territoire. Les données du Panorama sanitaire de l&rsquo;Agence Régional de Santé Mayotte (ARS) et de l&rsquo;Observatoire Régional de la Santé Mayotte (ORS), publiées quelques mois avant la catastrophe, rappellent que l&rsquo;île comptait seulement 23 psychologues pour 100.000 habitants, soit cinq fois moins que dans l&rsquo;Hexagone !</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, le recours aux soins reste encore pourtant très faible. Selon ces mêmes données, seulement 2% de la population consulte un professionnel de la santé mentale. Parmi les personnes de 15 ans ou plus déclarant souffrir d&rsquo;une dépression, une sur dix uniquement bénéficie d&rsquo;un suivi psychologique.</p>
<figure id="attachment_54808" aria-describedby="caption-attachment-54808" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54808" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-300x169.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-1024x576.jpg 1024w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-768x432.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-1536x864.jpg 1536w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-2048x1152.jpg 2048w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-150x84.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-696x392.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-1068x601.jpg 1068w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-1920x1080.jpg 1920w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-500x281.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-800x450.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-1280x720.jpg 1280w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/IMG_8765-2-1320x743.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54808" class="wp-caption-text">Nadia Djoumoi, directrice générale à la Mission Locale Mayotte.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette difficulté à franchir le pas est aussi racontée par la nouvelle génération. Une ancienne lycéenne de Petite-Terre à Mayotte, aujourd&rsquo;hui étudiante en métropole, et souhaitant garder l&rsquo;anonymat, explique avoir consulté un psychologue seulement après son départ de l&rsquo;île, n&rsquo;osant pas en parler à ses proches. « <em>Je me persuadais que ça allait passer avec le temps, je faisais beaucoup de cauchemars par rapport au cyclone. Mais ce n&rsquo;est que quand je suis arrivée dans ma ville d&rsquo;études, que j&rsquo;ai sauté le pas</em> », partage la jeune femme.</p>
<p style="text-align: justify;">Le passage du cyclone Chido aurait donc permis d&rsquo;accélérer légèrement la prise de conscience autour de la santé mentale des jeunes à Mayotte. Pour Nadia Djoumoi, directrice générale de la structure, cet accompagnement restera un enjeu central dans les prochaines années. « <em>Investir dans les jeunes, c&rsquo;est investir dans l&rsquo;avenir de Mayotte. C&rsquo;est cette conviction qui continuera de guider l&rsquo;action de la Mission Locale dans les années à venir</em> », confie-t-elle dans le bilan annuel.</p>
<p>Shanyce MATHIAS ALI.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/28/le-cyclone-chido-a-revele-lurgence-autour-de-la-sante-mentale-des-jeunes/">Le cyclone Chido a révélé l&rsquo;urgence autour de la santé mentale des jeunes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Petite-Terre lance la co-construction de son Contrat Local de Santé intercommunal</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/04/prefiguration-du-contrat-local-de-sante-intercommunal-une-nouvelle-etape-pour-la-sante-en-petite-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 05:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[Contrat Local Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Petite-Terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54984</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'objectif du CLSi est de construire, avec l'ensemble des acteurs du territoire, une politique de santé adaptée aux besoins des habitants.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/04/prefiguration-du-contrat-local-de-sante-intercommunal-une-nouvelle-etape-pour-la-sante-en-petite-terre/">Petite-Terre lance la co-construction de son Contrat Local de Santé intercommunal</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La Communauté de Communes de Petite-Terre (CCPT) poursuit la préfiguration de son futur Contrat Local de Santé intercommunal (CLSi).</p>
<p style="text-align: justify;">Après un comité de pilotage organisé le 9 juin, un premier comité technique s&rsquo;est tenu le 12 juin 2026, réunissant l&rsquo;Agence Régionale de Santé, le Centre Hospitalier de Mayotte, la Préfecture, l&rsquo;Éducation nationale, la CSSM ainsi que de nombreux partenaires associatifs et privés.</p>
<p style="text-align: justify;">Un Contrat Local de Santé intercommunal est un dispositif de coordination porté conjointement par une intercommunalité et l&rsquo;Agence Régionale de Santé. Il vise à mieux adapter les politiques de santé aux besoins du territoire en fédérant les collectivités, les professionnels de santé, les services de l&rsquo;État, les associations et les habitants autour d&rsquo;un programme d&rsquo;actions commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Les rencontres de juin ont permis de partager les résultats du diagnostic local de santé et de lancer la co-construction du futur contrat autour de cinq priorités : l&rsquo;accès aux soins, l&rsquo;attractivité médicale, la prévention et la promotion de la santé, la santé mentale et la santé environnementale. Les premiers groupes de travail thématiques seront mis en place dès les mois d&rsquo;août et de septembre afin d&rsquo;élaborer un plan d&rsquo;actions, avant une signature du CLSi prévue d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année 2026.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce contrat fédère les compétences, les expertises et les engagements autour d&rsquo;une ambition commune : réduire durablement les inégalités territoriales et sociales de santé en développant une politique de santé concertée, adaptée aux réalités et aux besoins spécifiques de Petite-Terre »</em>, souligne la CCPT.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/04/prefiguration-du-contrat-local-de-sante-intercommunal-une-nouvelle-etape-pour-la-sante-en-petite-terre/">Petite-Terre lance la co-construction de son Contrat Local de Santé intercommunal</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Étude EpiMay 2025 : 85 % des adultes immunisés contre la rougeole à Mayotte, selon l&#8217;ARS</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/etude-epimay-2025-85-des-adultes-immunises-contre-la-rougeole-a-mayotte-selon-lars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Victor Diwisch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 01:45:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[épidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[rougeole]]></category>
		<category><![CDATA[vaccination]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=54838</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les premiers résultats de l'étude EpiMay 2025 mettent en lumière une couverture vaccinale contre la rougeole en progression chez les adultes. Si 85 % d'entre eux sont aujourd'hui immunisés, selon l'ARS, ce taux reste inférieur à l'objectif de 95 % recommandé pour limiter le risque de résurgence épidémique.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/etude-epimay-2025-85-des-adultes-immunises-contre-la-rougeole-a-mayotte-selon-lars/">Étude EpiMay 2025 : 85 % des adultes immunisés contre la rougeole à Mayotte, selon l&rsquo;ARS</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte a présenté les premiers résultats de l&rsquo;étude EpiMay 2025, menée avec l&rsquo;Observatoire régional de la santé (ORS) de Mayotte et l&rsquo;URPS Infirmiers de l&rsquo;océan Indien.</p>
<p style="text-align: justify;">Réalisée auprès de 1.000 ménages tirés au sort sur l&rsquo;ensemble du territoire, cette enquête épidémiologique combine questionnaires et prélèvements sanguins afin d&rsquo;évaluer l&rsquo;état de santé de la population mahoraise. <em>« Cette enquête épidémiologique réalisée sur l&rsquo;ensemble du territoire vise à dresser un état des lieux précis de la santé de la population mahoraise afin d&rsquo;orienter les politiques publiques de prévention et de prise en charge »</em>, indique l&rsquo;ARS dans un communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Reconduite pour la deuxième année consécutive, l&rsquo;étude doit également permettre de <em>« mieux connaître l&rsquo;état de santé de la population mahoraise et de renforcer les données disponibles en santé publique »</em>, souligne l&rsquo;agence.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une couverture vaccinale encourageante mais encore insuffisante</strong></h2>
<figure id="attachment_54847" aria-describedby="caption-attachment-54847" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-54847" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-300x177.jpg" alt="" width="300" height="177" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-300x177.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-768x454.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-150x89.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-696x411.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-500x295.jpg 500w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3-800x473.jpg 800w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2026/07/Measles_in_African_Child_3.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-54847" class="wp-caption-text">Un enfant atteint de rougeole. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le premier volet des résultats est consacré à l&rsquo;immunité vaccinale. Il montre que 85 % des adultes âgés de 18 ans et plus sont immunisés contre la rougeole, <em>« un niveau cohérent avec la couverture vaccinale observée pour le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) »</em>, selon l&rsquo;ARS.</p>
<p style="text-align: justify;">La rougeole est une maladie virale extrêmement contagieuse, qui se transmet par voie aérienne. Elle se manifeste généralement par une forte fièvre, une toux, un écoulement nasal, une conjonctivite puis une éruption cutanée caractéristique. Si elle guérit le plus souvent sans séquelles, elle peut entraîner des complications parfois graves, comme des pneumonies ou des atteintes neurologiques, en particulier chez les nourrissons, les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;agence, ces résultats traduisent les effets des campagnes de vaccination menées ces dernières années, notamment auprès des enfants. Elle rappelle qu&rsquo;en 2019, 83 % d&rsquo;entre eux étaient déjà à jour de leur vaccination ROR.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ARS souligne toutefois que ce niveau reste en deçà des recommandations de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), qui fixent un seuil de 95 % de couverture vaccinale pour garantir une immunité collective suffisante et limiter la circulation du virus.</p>
<p style="text-align: justify;">En deçà de ce seuil, des foyers épidémiques peuvent réapparaître, y compris lorsque la majorité de la population est vaccinée.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une campagne de rattrapage dans les collèges</strong></h2>
<figure id="attachment_22717" aria-describedby="caption-attachment-22717" style="width: 221px" class="wp-caption alignleft"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-22717" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-221x300.jpg" alt="" width="221" height="300" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-221x300.jpg 221w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-755x1024.jpg 755w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-768x1042.jpg 768w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-150x203.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-300x407.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR-696x944.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/01/Vaccination-10-ans-DTP-ROR.jpg 800w" sizes="auto, (max-width: 221px) 100vw, 221px" /><figcaption id="caption-attachment-22717" class="wp-caption-text">Près de 30.000 jeunes ont été concernés par les campagnes de vaccination en milieu scolaire entre 2022 et 2023. (Illustration).</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Afin d&rsquo;améliorer cette couverture vaccinale, l&rsquo;ARS indique avoir déployé, en partenariat avec le rectorat de Mayotte et le centre de vaccination du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), une campagne de rattrapage au sein des collèges.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« En allant au plus près des jeunes, cette démarche vise à garantir une couverture vaccinale sur l&rsquo;ensemble du territoire, réduire les inégalités d&rsquo;accès à la vaccination et renforcer durablement l&rsquo;immunité collective »</em>, explique l&rsquo;agence.</p>
<p style="text-align: justify;">Le consentement des parents demeure indispensable dans ce dispositif. Cette campagne permet de protéger les élèves contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, mais aussi contre d&rsquo;autres maladies évitables par la vaccination, comme le HPV ou le méningocoque. L&rsquo;ARS rappelle également <em>« le rôle central des parents dans le suivi vaccinal de leurs enfants et dans la prévention des maladies évitables »</em>.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Une stratégie qui se poursuit</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ARS affirme poursuivre son engagement en faveur de la vaccination afin de prévenir toute résurgence épidémique, notamment après les épisodes de coqueluche et de diphtérie observés ces dernières années. En 2024, la coqueluche a connu une nette recrudescence à Mayotte, avec 125 cas recensés à la mi-septembre contre 17 sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;année 2023. Les nourrissons de moins d&rsquo;un an ont été les plus touchés. Plusieurs cas de diphtérie ont également été signalés, conduisant les autorités sanitaires à renforcer les actions de dépistage, de vaccination et la surveillance épidémiologique sur le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette stratégie repose sur le renforcement de l&rsquo;offre de vaccination, le développement d&rsquo;actions d&rsquo;<em>« aller-vers »</em> auprès des publics les plus éloignés du système de santé, des interventions rapides autour des nouveaux cas détectés ainsi qu&rsquo;un suivi régulier de la couverture vaccinale.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;agence met enfin en avant plusieurs campagnes conduites ces dernières années : 50.000 enfants avaient bénéficié d&rsquo;un rattrapage vaccinal en 2018 ; près de 6.800 personnes ont été vaccinées à la suite du cyclone Chido en 2025 ; enfin, près de 30.000 jeunes ont été concernés par les campagnes de vaccination en milieu scolaire entre 2022 et 2023.</p>
<p style="text-align: justify;">V.D</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/07/03/etude-epimay-2025-85-des-adultes-immunises-contre-la-rougeole-a-mayotte-selon-lars/">Étude EpiMay 2025 : 85 % des adultes immunisés contre la rougeole à Mayotte, selon l&rsquo;ARS</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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		<title>Deux évacuations sanitaires vitales de patients hospitalisés en réanimation annulées en raison de la grève</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/deux-evacuations-sanitaires-vitales-de-patients-hospitalises-en-reanimation-annulees-en-raison-de-la-greve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde HANGARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 09:40:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aéroport Marcel-Henry]]></category>
		<category><![CDATA[ARS]]></category>
		<category><![CDATA[CHM]]></category>
		<category><![CDATA[Edeis]]></category>
		<category><![CDATA[Évacuation sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[evasan]]></category>
		<category><![CDATA[Grève à l'aéroport]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[Réanimation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lejournaldemayotte.yt/?p=53644</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les transferts de deux patients en urgence vitale de Mayotte vers La Réunion ont été annulés à la dernière minute mercredi 17 juin 2026 en raison de la grève à l’aéroport Marcel-Henry de Pamandzi. L’appareil médicalisé, prêt à décoller depuis La Réunion, n’a pas été autorisé à intervenir, les conditions d’atterrissage n’étant pas jugées suffisamment sécurisées.</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/deux-evacuations-sanitaires-vitales-de-patients-hospitalises-en-reanimation-annulees-en-raison-de-la-greve/">Deux évacuations sanitaires vitales de patients hospitalisés en réanimation annulées en raison de la grève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" data-start="139" data-end="665">La grève en cours à l’aéroport Marcel-Henry, dans le cadre du cinquième jour de mobilisation de l’intersyndicale, a conduit ce mercredi 17 juin à l’annulation de deux évacuations sanitaires concernant des patients en situation d’urgence vitale. Hospitalisés en réanimation au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), ils devaient être transférés vers le Centre hospitalier universitaire Sud de Saint-Pierre, à La Réunion. L’opération a été interrompue alors que l’avion médicalisé et les équipes soignantes étaient déjà mobilisés.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="15pqyi7" data-start="667" data-end="702"><strong>Deux patients en urgence vitale</strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="704" data-end="904">L’appareil affrété depuis La Réunion était prêt à décoller. Selon une source médicale, l’équipe chargée de la prise en charge des patients se trouvait déjà à bord lorsque la mission a été stoppée net. <em>« L’équipe qui devait prendre en charge ces patients était dans l’avion, portes fermées, moteurs allumés. Le pilote avait toutes les conditions de sécurité garanties pour décoller et, en un quart d’heure, tout cela a été annulé »</em>, confie un professionnel de santé, décrivant une situation vécue comme particulièrement éprouvante.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="lzscbi" data-start="1237" data-end="1279"><em><strong>« Cela constitue une perte de chance »</strong></em></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1281" data-end="1585">Pour les soignants, le report immédiat du transfert n’est pas sans conséquence.<em> « Cela constitue une perte de chance »</em>, estime la source médicale, qui évoque un risque de dégradation de l’état des patients. <em>« Ce décalage de 24 heures implique un risque de dégradation, ça c’est certain »</em>, insiste-t-elle. Les deux patients restent pour l’heure pris en charge en réanimation au CHM. <em>« On les garde pour l’instant en réanimation au CHM, ils seront traités du mieux que l’on peut mais ils seraient mieux en réanimation au CHU de Saint-Pierre qu’à Mayotte »</em>, ajoute le soignant.</p>
<h2 style="text-align: center;" data-section-id="38x2kx" data-start="1858" data-end="1914"><strong>Le transfert repoussé à demain </strong></h2>
<p style="text-align: justify;" data-start="1916" data-end="2340">Sur le plan organisationnel, le Centre hospitalier de Mayotte s’est rapidement mobilisé en se rapprochant de l’ARS Mayotte et de la Préfecture du département, pour tenter de trouver une solution. Une intervention conjointe aurait été engagée dans l’urgence afin de rétablir les conditions minimales de sécurité aéroportuaire, nous explique la direction du CHM, sans parvenir toutefois à débloquer la situation dans les délais requis, en raison des contraintes logistiques et médicales liées à ce type d’évacuation.</p>
<p style="text-align: justify;" data-start="1916" data-end="2340">Les équipes estiment que les réponses sont intervenues trop tardivement pour permettre la réalisation de la mission. <em>« Une évacuation sanitaire, ce n’est pas seulement faire décoller ou atterrir un avion »</em>, rappelle la source. <em>« Cela implique des médecins, des infirmiers, des aides-soignants, des ambulanciers, des pilotes… Le timing est hyper serré et les patients sont instables. On ne peut pas décréter trois heures après qu’on repart à zéro sur une évacuation sanitaire ». </em></p>
<p style="text-align: justify;" data-start="2822" data-end="3102">Une reprogrammation des transferts est désormais envisagée pour demain, jeudi 18 juin 2026.<em> « On l’espère mais on n’a aucune garantie »</em>, précise le soignant. <em>« Compte tenu des délais contraints, la mission a été reportée à demain par sécurité »</em>, confirme encore la direction du CHM qui a répondu à nos sollicitations.</p>
<p data-start="2822" data-end="3102">Mathilde Hangard</p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2026/06/17/deux-evacuations-sanitaires-vitales-de-patients-hospitalises-en-reanimation-annulees-en-raison-de-la-greve/">Deux évacuations sanitaires vitales de patients hospitalisés en réanimation annulées en raison de la grève</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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