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	<title>Archives des archipel des Comores - Le Journal De Mayotte</title>
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	<description>L&#039;information à Mayotte</description>
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	<title>Archives des archipel des Comores - Le Journal De Mayotte</title>
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		<title>Mayotte : une île sous domination ?</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2026/01/12/mayotte-une-ile-sous-domination/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoit Jaëglé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 01:30:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[archipel des Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif d’Action Judiciaire]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon les réalisatrices, « en 1975, la France arrache Mayotte au reste des Comores, un long processus de dépossession coloniale transforme l’île en département-colonie marqué par la grande pauvreté, les inégalités et la répression d’État ». À partir d’un point de vue forgé par une expérience de militantes et travailleuses du droit à Mayotte, le documentaire a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Selon les réalisatrices, <em>« en 1975, la France arrache Mayotte au reste des Comores, un long processus de dépossession coloniale transforme l’île en département-colonie marqué par la grande pauvreté, les inégalités et la répression d’État »</em>.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">À partir d’un point de vue forgé par une expérience de militantes et travailleuses du droit à Mayotte, le documentaire a tenté de partir à la rencontre des habitants de l’île.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong> Un territoire « laboratoire » ?</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><em>« Dans une situation internationale convulsive, Chido a surtout servi de point d&rsquo;appui à l&rsquo;Etat français pour légitimer le renforcement sans précédent de son agenda sécurité et xénophobe, au service d&rsquo;une militarisation croissante de la région de l&rsquo;Océan Indien. Dans la continuité des opérations Wuambushu et Place Nette, la loi Mayotte et le nouveau régime d&rsquo;exception sur le droit du sol viennent renforcer la fonction de laboratoire de ce territoire, au service de l&rsquo;impérialisme français dans la région »</em>, expliquent les réalisatrices dans un communiqué.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Pour Pauline LE LIARD et Mathilde DETREZ, militantes au Collectif d’Action Judiciaire, ce documentaire s’ancre dans une expérience de terrain avec plusieurs années de travail juridique à Mayotte, d’abord comme intervenantes au centre de rétention administrative, puis en milieu associatif. <em>« Cette position de juristes nous a placées au cœur de la machine à expulser, témoins directes du fonctionnement effroyable du régime dérogatoire appliqué à Mayotte — un laboratoire du pire où les lois d’exception structurent et renforcent la domination de la France sur l’île. Formées dans un droit bercé d’illusions humanistes, nous avons vécu la violence de la désillusion : l’impasse des associations institutionnelles et l’expérience quotidienne d’une répression systémique. Le documentaire est né des liens tissés au fil des années avec des étudiants avec qui nous avons milité, des travailleurs, des voisins, des amis. Des liens ravivés lors du cyclone Chido où nous nous sommes déplacées en avril 2025. Les échanges filmés offrent un regard inédit, ancré dans une perspective anticoloniale et anti-impérialiste. Ils dévoilent la réalité de la gestion coloniale de Mayotte, les mécanismes de domination, et les effets concrets du droit comme instrument de contrôle. Ils rendent perceptible l’état d’esprit des habitantes et habitants. À travers leurs voix, le documentaire retrace l’ensemble des problématiques qui traversent l’île, telles qu’elles sont vécues, formulées et analysées par celles et ceux qui y habitent »</em>.</p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Un peu d&rsquo;histoire&#8230;</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, le 22 décembre 1974 un référendum était organisé dans l&rsquo;archipel des Comores : pour ou contre l’indépendance ? Le « oui » l&rsquo;avait emporté avec 95 % des voix dans toutes les îles de l&rsquo;archipel sauf à Mayotte, où le « non » atteignait près de 64 %. Mayotte exprimait ainsi son désir de rester française. Par ailleurs, le 8 février 1976, un second référendum a eu lieu et a porté sur le maintien de Mayotte dans la République française : les Mahorais ont voté « oui » à 99,4 %.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, lors du référendum sur la départementalisation de Mayotte en 2009, les Mahorais ont voté à 95,24 % pour la création d&rsquo;une collectivité unique par l&rsquo;article 73 pratiquant les compétences d&rsquo;un département et d&rsquo;une région d&rsquo;outre-mer. Le 31 mars 2011, après l&rsquo;élection du président du Conseil général, l&rsquo;île de Mayotte est devenue officiellement le 101<sup>e</sup> département français.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">A travers ce documentaire, les Mahorais vont être ravis d’apprendre que leur île a <em>« une fonction de laboratoire »,</em> qu’en 1975 ils ont été <em>« arrachés par la France au reste des Comores »,</em> et qu&rsquo;ils sont encore <em>« sous domination de la France »</em> préférant sans doute être sous celle du président-dictateur comorien Azali Assoumani&#8230;</p>
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		<title>Comores : des établissements scolaires manquent toujours d’enseignants</title>
		<link>https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/comores-des-etablissements-scolaires-manquent-toujours-denseignants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 01:15:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Océan Indien]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Anjouan]]></category>
		<category><![CDATA[archipel des Comores]]></category>
		<category><![CDATA[établissements scolaires]]></category>
		<category><![CDATA[pénurie d’enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[sureffectif élevé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation est présentement caractérisée, soit par un déficit de maîtres comme c’est le cas au niveau du primaire, soit par l’absence d’enseignants pour dispenser certaines disciplines comme c’est le cas dans les collèges et lycées. Aucun chiffre définitif du nombre d’enseignants manquants n’a été communiqué.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Des centaines d’écoliers de l’archipel sont toujours privés d’enseignants deux mois après la rentrée scolaire<strong>. </strong>Une situation qui complique la sérénité des cours et l’organisation scolaires des établissements. Les affectations, traditionnellement bouclées au mois de septembre, ont connu des retards à cause surtout d’une série de contrôles initiée par le ministère de l’Education nationale.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">« <em>En attendant le recrutement d’un enseignant ou d’un bénévole, je suis obligée d’assurer les cours pour cette classe de CE2 </em>», a fait savoir Saandia Darouèche, directrice d’une école primaire de la capitale, Moroni. Et elle de poursuivre : « <em>Quatre enseignants vont devoir partir à la retraite au milieu de l’année scolaire : deux au mois de décembre et deux autres au mois de mars 2026</em> ».</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un sureffectif élevé dans certaines divisions</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La situation touche presque toutes les îles. « <em>L’an dernier, j’étais obligée d’alterner les enseignants… certaines classes n’avaient cours que deux ou trois jours par semaine au lieu de cinq »,</em> s’insurge Haydat Saïd Omar, une autre directrice d’une école primaire à Anjouan qui dévoile un autre problème : un sureffectif élevé dans certaines divisions.</p>
<figure id="attachment_42343" aria-describedby="caption-attachment-42343" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-42343" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2025-11-30-16-51-31-2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2025-11-30-16-51-31-2-300x200.jpg 300w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2025-11-30-16-51-31-2-150x100.jpg 150w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2025-11-30-16-51-31-2-696x464.jpg 696w, https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2025-11-30-16-51-31-2.jpg 746w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-42343" class="wp-caption-text">Les autorités éducatives promettent un retour à la normal d’ici deux mois.</figcaption></figure>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Á Anjouan, le directeur de l’enseignement primaire, Kaldine Soihibou, reconnait cette problématique. « <em>Les rapports de fin d’année ont fait état d’un manque de 249 enseignants. Pour cette rentrée, nous n’avons pas encore reçu tous les rapports : une vingtaine de chefs d’établissement ne les ont pas encore transmis. Il est donc difficile d’établir un chiffrage précis</em> », explique-t-il au journal Al-watwan.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Á la Grande-Comore, les responsables en charge de l’enseignement n’ont toujours pas communiqué le nombre d’enseignants faute de rapports consolidés de l’ensemble des établissements. La direction en charge de l’enseignement primaire de l’île<em> </em>assure toutefois que<em> « des recrutements sont déjà engagés, notamment à Moroni, et que les nouvelles recrues devraient bientôt prendre leurs fonctions</em> », toujours selon le journal. « <em>Il s’inquiète néanmoins du surdimensionnement des classes, et rappelle qu’une division devrait idéalement compter entre 35 et 45 élèves, alors que certaines dépassent aujourd’hui les cinquante</em> », a-t-il ajouté, de même source.</p>
<h3 style="font-weight: 400; text-align: center;"><strong>Un phénomène endémique dans l’archipel</strong></h3>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">La pénurie d’enseignants touche encore les collèges et certains lycées mais avec des conséquences plus ou moins limitées. Ainsi, au niveau du secondaire, ce sont « <em>certaines disciplines </em>» qui n’ont toujours pas de titulaires alors que l’on s’achemine vers les examens du premier trimestre. Un responsable de l’IGEN (Inspection générale de l’Education nationale) explique que « <em>la stabilisation de cette situation ne peut pas se faire avant deux mois</em> » au vu, selon lui, « <em>du retard pris par les chefs d’établissement de fournir leurs rapports de la rentrée dans les délais prévus</em> ».</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Le manque d’enseignants est devenu un phénomène endémique dans les écoles publiques de l’archipel depuis bien des années. Si des recrutements sont régulièrement procédés chaque année pour combler le déficit d’enseignants, nombreux sont ceux qui, une fois recrutés, tournent le dos à l’enseignement, devenu un passoir pour s’enrôler, avec la complicité de certains responsables, dans d’autres secteurs, jugés peu pénibles, attractifs en termes d’avantages et faciles à s’accrocher. D’où la conséquence de cette pénurie récurrente d’enseignants dans le secteur éducatif comorien.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;"><strong>A.S.Kemba</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lejournaldemayotte.yt/2025/12/01/comores-des-etablissements-scolaires-manquent-toujours-denseignants/">Comores : des établissements scolaires manquent toujours d’enseignants</a> est apparu en premier sur <a href="https://lejournaldemayotte.yt">Le Journal De Mayotte</a>.</p>
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