Le sénateur Thani Mohamed Soilihi

« Des agitateurs », c’est ainsi que le sénateur Thani Mohamed Soilihi qualifie les quelques ‘jusqu’au boutistes’ qui continuaient ce jeudi matin à manifester contre la réouverture du service des étrangers de la préfecture, prévue pour ce jeudi, repoussée à vendredi. Il publie un communiqué sur le même mode que la maire de Chirongui, qui met en évidence l’évolution favorable du contexte diplomatique. Une position qu’avait adoptée ouvertement Saïd Omar Oili qui appelait à arrêter la démagogie.

Comme la maire de Chirongui avant lui, le sénateur considère la mobilisation comme « légitime », le vice-président du Sénat qu’il est ne peut pas cautionner une situation « contrevenant au principe de continuité du service public », et « en violation des droits fondamentaux et des engagements internationaux de la France. »

Il rappelle que le contexte a évolué favorablement, d’un blocage total des reconduites à la frontière il y a encore 3 mois, à leur reprise, avec « la normalisation des reconduites à la frontière (qui) devrait bientôt revenir ».

Un blocage du service des étrangers qui ne se justifie plus donc, surtout pour les conséquences qu’il induirait de nouveau, maintient des demandeurs d’asile sur le territoire, et absence de « traitement de reconduites à la frontière pour des personnes sous récépissé ». Sans parler des 1.500 contentieux pour l’Etat, sous 50 à 70 euros d’astreinte-jour, qu’avait évoqué le préfet de Mayotte.

“Rumeurs infondées”

Une trentaine de personnes manifestait ce jeudi matin contre la réouverture du service des étrangers

Évoquant comme Hanima Ibrahima des « rumeurs infondées », visant des régularisations massives, le sénateur reprend les paroles du préfet qui annonçait une ouverture « partielle et sur convocation ».

L’investissement de l’Etat en matière de sécurité n’est plus à rappeler, effectifs des forces de l’ordre renforcés, moyens nautiques modernisés, création du GELIC, lutte contre les filières, « les engagements sont tenus ». Aux côtés de l’Etat, « les élus et la société civile sont pleinement mobilisés pour la lutte contre l’immigration clandestine, première des priorités à Mayotte ». Que vient couronner la dérogation au droit du sol obtenue par le travail acharné du sénateur, “une prise de conscience et un engagement fort de l’Etat.”

Face à un constat somme toute positif sur les reconduites et les actions engagées, le sénateur met en garde contre les « oppositions stériles », « qui empêchent les Mahorais de retrouver de la sérénité dans leur quotidien, et sont contraires aux intérêts de l’île qui souffre déjà d’un cruel manque d’attractivité. »

Pour empêcher tout nouveau blocage, les murs en plexiglas sont toujours érigés, gardés par les forces de l’ordre, « dont la présence devant les écoles, et dans les rue serait plus utile ». Des manifestations initiées par des « agitateurs qui ne souhaitent manifestement pas voir la situation s’améliorer ». Thani Mohamed-Soilihi en appelle donc à la responsabilité de tous « pour faire primer les intérêts de Mayotte ». (Lire Communiqué de presse Service des étrangers)

A.P-L.
Lejournaldemayotte.com