Des gendarmes alloués à la visite d'Annick Girardin
Renfort de mobiles en protection lors de la visite de la ministre des Outre-mer
Renfort de mobiles en protection lors de la visite de la ministre des Outre-mer

Parmi les avancées obtenues par l’Intersyndicale-Collectif (IC) de la mobilisation Sécurité, l’arrivée de 3 escadrons supplémentaires de la gendarmerie figurent en bonne place. Nous avions alerté sur les effectifs qui demeureront sur le territoire dans quelques mois.

La ministre Girardin, dans ses engagements écrits, a renforcé les acquis énoncés par oral la semaine précédente en évoquant que « le premier escadron de gendarmes mobiles arrivé en renfort en début de semaine sera durablement affecté à Mayotte après un bilan, à l’été, de son utilité en termes de lutte contre la délinquance et de LIC ».

Il s’agit de celui qui rassemble les deux pelotons de gendarmes en provenance de Guadeloupe, et les deux pelotons de La Réunion. Or, à Pointe à Pitre, on s’interroge, « ils sont partis sans crier gare… », rapporte le site Guadeloupe la 1ère pour évoquer l’inquiétude des commerçants de cette commune de Guadeloupe.

Les 35 militaires qui ont quitté l’île antillaise pour sécuriser Mayotte, étaient affectés en renfort à la ZSP, Zone de Sécurité Prioritaire de la commune. Les commerçants mais aussi la police nationale, demandent au gouvernement l’envoi d’un autre escadron. Les élus indiquent « un niveau d’insécurité suffisamment élevé pour le maintien du même niveau d’effectif de police et de gendarmerie ».

La police, « grande oubliée »Tract Alliance

A Mayotte, plusieurs critères seront examinés à l’heure du bilan sur le maintien des effectifs, et le démantèlement des « 15 bandes répertoriées » en fait partie. Avec passage de témoins vers la prise en charge de ces jeunes par des structures adaptées, ce qu’évoquait le général Lucas mardi devant la presse.

A La Réunion, les protestations fusent aussi, mais chez les policiers, comme nous le rapporte Thierry Lizola, d’Alliance police nationale-CFE CGC à Mayotte : « Ils sont 17 dont deux officiers à avoir été retirés de la Compagnie départementale d’intervention voisine, pour renforcer nos effectifs. Notre syndicat Alliance Police nationale était contre ces arrivées, nous avons besoin de policiers mutés, qui resteront en poste. Seuls 10 permanents nous sont affectés. »

Les Réunionnais d’Alliance évoque le sort de ceux qui restent, « congés annulés, etc. », ce qui a incité leurs collègues de Mayotte à leur adresser un mot d’excuses, en taxant un syndicat concurrent d’ « incompétence », pour avoir approuvé l’opération. Thierry Lizola répète que les policiers sont « les oubliés des engagements ministériels » à Mayotte. La Compagnie d’Intervention a été annoncée, mais ne figure pas dans les engagements écrits d’Annick Girardin, « nous n’avons pas de date. »

Anne Perzo-Lafond
Lejournaldemayotte.com