Si les chiffres officiels montrent des violences intrafamiliales non conjugales sur mineurs très faibles à Mayotte, l’enquête #Wamitoo révèle que la réalité est largement tue et durablement traumatisante.
On dit souvent l’amour rend aveugle… à tel point parfois que les victimes de violences conjugales n’ont pas conscience de subir des faits intolérables de maltraitance. Pire ! Certaines d’entre elles excuseraient même le comportement de leur bourreau par amour.
Un couple comparaissait vendredi dernier pour violences conjugales, chacun accusant l’autre de l’avoir frappé en premier, sur fond de consommation d’alcool et de jalousie réciproque. Dans cette affaire, les 2 prévenus étaient à la fois bourreau et victime.
L'Union Régionale des Professions de Santé (URPS) de l’Océan Indien a organisé hier une session de formation et de sensibilisation, à l’hôtel Le Sakouli, sur les violences conjugales et intrafamiliales. Pendant toute une journée professionnels de santé, assistantes sociales, travailleurs sociaux, … ont été formés au repérage de ces violences ainsi qu’aux solutions à apporter aux victimes.
Afin d’éviter la récidive dans le domaine des violences conjugales, les acteurs sociaux ont pris conscience qu’il fallait prendre en charge les auteurs et pas uniquement les victimes. C’est le rôle des Centre de Prise en Charge des Auteurs dont la Martinique a été l’un des pionniers. Qui nous envoie son directeur, Fred Galva, invité d’honneur de la conférence-débat autour des auteurs de violences conjugales organisée par l’association Mlézi Maore ce mercredi 22 novembre dans l’hémicycle du conseil départemental
Hier avait lieu les comparutions immédiates au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Plusieurs affaires étaient jugées parmi lesquelles des violences conjugales, un passeur en kwassa, mais surtout le procès de deux individus interpellés après les graves incidents qui se sont produits la semaine dernière à Tsoundzou.
En France en 2021, les services de sécurité ont enregistré 208.000 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire, soit une augmentation de 21 % par rapport à 2020. Mayotte apparait faussement dans le bas du tableau, souligne l'étude
La procédure pénale s'est structurée à Mayotte en ce qui concerne les violences conjugales. Un schéma de réponse gradué permet une riposte rapide et aide à prévenir la récidive explique Yann Le Bris, procureur de la République de Mayotte.
Âgé de 21 ans, ce jeune homme a "tabassé" sa petite amie de 15 ans tout juste lors d'une soirée alcoolisée. Qualifié de dangereux, il s'est présenté comme un "expert en coups" devant les juges, jouant le "caïd" devant une victime terrifiée au point de refuser de témoigner à la barre. Le substitut Belamiri s'est livré à un plaidoyer contre les violences sexistes, en pleine journée internationale des droits des femmes.
La crainte d’un confinement qui aurait fait le lit les violences conjugales ne s’est pas automatiquement vérifiée en France, puisque si on déplore davantage de violences sexistes en 2020 qu’en 2019, la hausse est moins marquée qu'en 2018. Mayotte est beaucoup plus touchée qu’il n’y paraît, révèlent les dernières statistiques du ministère de l’Intérieur
À la suite de l’appel à projets du Ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances, le premier centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA) à Mayotte, est opérationnel depuis le 15 octobre 2021. Il vise à favoriser la prévention du passage à l’acte et de la récidive