Alors qu’une cinquantaine de taxis avaient été annoncés la veille, ils étaient finalement treize à mener une opération escargot jeudi dernier sur le boulevard des Crabes, à Labattoir, pour réclamer des réponses sur l’avenir de leur profession face à l'arrivée des bus en Petite-Terre.
Réunis ce mercredi matin au quai Issouffali, les artisans taxis de Petite-Terre dénoncent un projet de transport public lancé sans concertations et annoncent une mobilisation dès ce jeudi pour se faire entendre.
En marge d’une opération de contrôle des taxis-motos à Mamoudzou, ce 29 avril, le préfet François-Xavier Bieuville et le procureur Guillaume Dupont ont dévoilé les premiers résultats de l’opération Kingia, près d'un mois après son lancement.
Depuis quelques mois, des bus gratuits circulent entre Pamandzi et Labattoir pour rejoindre la barge. Il s'agit d'une phase test du futur réseau de transport urbain "Msafara" initié par l'Assemblée de Mayotte. Celui-ci, change déjà les habitudes de nombreux habitants entre soulagement, ajustements et inquiétudes du côté des taxis.
Depuis l’aube, vendredi dernier, une vingtaine de taxis ont ralenti la circulation entre Passamaïnty et le rond-point Zakia Madi, faute d’avancées sur leur demande d’accès aux voies réservées au Caribus. Un sujet sur lequel Mohamed Hamissi avait alerté dès le départ
Dès 4h30 ce lundi 2 juin, les chauffeurs de taxis ont entamé leur mouvement de grève à Mtsapéré en menant une opération escargot. Les "taximans" réclament l’ouverture des voies du Caribus à leurs véhicules pour leur permettre d’éviter les bouchons. “Une question de survie”, selon le porte-parole des grévistes, Adinani Zoubert, qui a peur de perdre sa clientèle. En cas de non accord avec la CADEMA, la grève risque de perdurer.
Protestant contre la mise en place d’un Caribus qui les « oublie », les taxis menacent de bloquer les axes principaux de l’île ce lundi. Depuis 2018, Mohamed Hamissi, ingénieur spécialisé en mobilité, demande d’anticiper ce virage. Il propose des solutions adaptées qui imposent une réflexion globale
Depuis plusieurs années, la difficulté à se déplacer en taxi à l’intérieur de Mamoudzou a ouvert la porte à un marché parallèle clandestin : celui des taxis-motos. Décriés à juste titre par les taximen officiels, ils sont pourtant très utilisés par les piétons qui n’ont souvent pas d’autre choix que de les emprunter pour contourner les embouteillages ou rentrer chez eux passé 19h. Pourquoi alors ne pas créer une filière légale de taxis-motos comme il en existe plusieurs en métropole ? Eléments de réponse dans cet article.
Sur un territoire où les taxis font office de transport en commun, permettre aux habitants de Kani Keli ou de Mtsamboro de récupérer un colis, de s’inscrire à Pôle emploi ou de déposer une feuille maladie à la Sécu, n’est pas un luxe. Près de 36.000 demandes ont été enregistrées en un an
Le 2 août marque l’entrée en vigueur de la nouvelle tarification à la course des taxis. Alors fixé à la base à 1,60 euros, désormais, le prix de base s’élève à 2 euros. Cette hausse faisait partie des revendications des syndicats de taxis. Toutefois, il est fort probable que l’activité des taxis illégaux connaisse une recrudescence.
Alors que sont tracés les lignes de transport en commun et que se profilent les premiers travaux, les taxis se préoccupent trop du nombre de licences distribuées et pas assez de leur avenir, déplore Mohamed Hamissi. Pour qui leur survie passera par un statut de prestataire de service des collectivités