Dans leur rapport annuel 2025 sur la rétention administrative, cinq associations dénoncent l’accélération des expulsions, les difficultés d’accès à l’asile et le maintien de l’enfermement des mineurs à Mayotte, qui concentre plus de 60 % des placements en rétention enregistrés en France.
Sollicité par la députée Anchya Bamana lors des premières questions au nouveau gouvernement, le ministre de l’Intérieur annonçait maintenir les effectifs de police et de gendarmerie, et poursuivre la mise en place du rideau de fer maritime. La nouveauté tient dans des accords d’expulsions vers les pays d’Afrique des Grands Lacs.
L'audience devait se tenir ce mercredi au Palais de justice de Mutsamudu (Anjouan). Les trois organisations de la société civile comorienne à l’origine de la plainte demandent la fin des expulsions vers Anjouan et réclament qu'une astreinte comminatoire soit imposée à la Société Sgtm. L'affaire est renvoyée à ce samedi 10 juin
Le 17 mars, le président de la CNCDH, Jean-Marie Burguburu, a écrit au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, pour l'appeler à abandonner le projet d'expulsions massives de personnes étrangères en situation irrégulière prévu pour avril à Mayotte
Alors que le débat sensible sur l’immigration se profilait pour ce mardi à l’Assemblée nationale, le groupe LR présentait par la voix du député Kamardine une proposition de loi qui collait aux affichages du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur les expulsions d’étrangers menaçant l’ordre public. Et pourtant le groupe Renaissance de la majorité présidentielle a voté contre. Le député mahorais revient sur le contexte
Prévue de longue date, une nouvelle session d’Assises portant sur des attaques de coupeurs de route remontant à 2016 a débuté ce mercredi matin au tribunal de Mamoudzou.
L’autorité en charge de la sûreté du territoire comorien a fait savoir que Julien Blanc-Gras et Éric Chebassier, présentés comme des journalistes, ne disposaient pas d’accréditations et n’avaient pas les documents administratifs requis pour entrer sur le territoire comorien conformément à la loi N°88-25 du 29 décembre 1988 relative aux conditions d’entrée et de séjour. Ces deux expulsions ont eu lieu 24 heures avant "une marche pacifique pour la paix aux Comores" annoncée par un groupe de jeunes de la Diaspora dénommé "Mabedja" opposé au régime à Moroni.
Règles sanitaires de base méprisées, procédure administrative litigieuse, le témoignage d'un élève brillant intégré au centre de rétention soulève bien des questions quant à manière dont sont menés interpellations, placement au CRA et expulsions dans une Mayotte en proie à l'épidémie et à la course aux reconduites.
"En plein état d’urgence, les expulsions reprennent à Mayotte, au mépris des risques sanitaires encourus par la population et des droits fondamentaux des personnes concernées" dénonce la Cimade dans un communiqué au vitriol.
Les reconduites d’étrangers en situation irrégulière avaient été interrompues par les Comores, encore officiellement préservées en mars en cas de Coronavirus. Depuis, Mayotte a mis en place un système de mise en quatorzaine qui devrait garantir les expulsions selon le ministre.
Les expulsions ont augmenté de 39% par rapport à 2017 et de 83% par rapport à 2018, année de blocage diplomatique. Le lutte contre l'immigration clandestine semble stabiliser les flux selon le préfet.
Le père d'un enfant polyhandicapé qui avait été arrêté et expulsé à tort à la mi-août a de nouveau été arrêté cette semaine. Un nouveau dispositif de contrôle et d'alerte a permis sa libération. La préfecture veut être "irréprochable" et "gommer les erreurs qui ont été commises".