Près de 2 390 tonnes d'agrumes ont été importées à Mayotte en 2024, principalement d'Afrique du Sud et d'Egypte. Mais la production locale reste largement invisible dans les statistiques. Face aux maladies et aux dégâts post-Chido, le Cirad et les acteurs agricoles veulent reconstruire la filière
L'école Boboka, le poste avancé de la police municipale de Passamaïnty et l'école Cavani Briqueterie : trois équipements publics de Mamoudzou bénéficieront de travaux de rénovation et de sécurisation financés en partie par l’État dans le cadre du Fonds de refondation de Mayotte post-Chido.
Au Sénat, la ministre des Outre-mer a plaidé pour un renforcement du développement économique dans les territoires ultramarins, en complément des mécanismes de solidarité publique. Une orientation qui, à Mayotte, se heurte à un taux de pauvreté élevé, un fort chômage et une économie locale fragile, dans un contexte post-Chido encore tendu.
Près d'un an et demi, après le cyclone Chido, la commune de Mamoudzou estime que la reconstruction avance trop lentement, notamment dans les écoles et les équipements publics, tandis que l’État met en avant la complexité des procédures de financement.
Réuni en conférence de presse, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer à Mayotte a présenté un bilan 2025 dense, porté par une forte sollicitation après la crise post-Chido ainsi que par ses missions de suivi économique et d’accompagnement du territoire.
Mercredi matin, à l’occasion de l'audition devant la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire du Sénat du ministre en charge de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, Saïd Omar Oili a demandé, une nouvelle fois, des comptes concernant la gestion des déchets post-Chido.
Depuis le cyclone Chido, l’Afpa estime avoir déployé des formations adaptées aux besoins locaux, en métropole et sur l'archipel afin de renforcer les compétences de la population mais aussi pour soutenir la reconstruction du territoire.
Depuis 25 ans, Oulanga Na Nyamba agit pour protéger les tortues marines sur le territoire, notamment en menant des suivis des activités de braconnage. Ce 18 novembre, François-Elie Paute, membre de l’association, s’est rendu sur les plages autour de Mliha pour surveiller l’activité illégale des braconniers et vérifier les traces de ponte. Si le braconnage semble en baisse, l’association reste fragilisée après le cyclone Chido, une expertise précieuse que le territoire ne peut se permettre de perdre.
À l’occasion d'un Conseil d’orientation paritaire (COP) organisé le 7 novembre, la présidence d’AKTO s’est rendue à Mayotte pour faire le point sur les priorités emploi-formation et sur les mesures mises en place après le cyclone Chido.
L’économie mahoraise traverse un deuxième trimestre 2025 difficile, selon la dernière publication de l’IEDOM (Institut d’émission des départements d’outre-mer). L’indicateur du climat des affaires recule de 5,1 points et s’établit à 104.8, confirmant un ralentissement de l’activité.
Dans un mois, les équipes du Groupe d’Études et de Protection des Oiseaux de Mayotte (GEPOMAY) vont entreprendre un travail d'ampleur sur l’ensemble du territoire : l’inventaire des oiseaux communs nicheurs de Mayotte. Cette collecte, très attendue dans le contexte post-Chido, permettra de mesurer l’impact du cyclone sur les différentes espèces et leurs habitats. Émilien Dautrey, directeur du GEPOMAY, revient sur cet inventaire et partage ses impressions sur l’état des milieux qu’il observe depuis le passage de Chido.