Vie chère, accès à l'eau, carburants, revendications des lycéens et entreprises fragilisées... Après les mobilisations sociales en France hexagonale et dans plusieurs territoires ultramarins, le Gouvernement détaille ses réponses et promet d'accélérer les mesures engagées.
À l’occasion du sommet des chefs d’État et de gouvernement consacré au futur cadre financier de l’Union européenne, l’ensemble des parlementaires européens issus des régions ultrapériphériques (RUP) ont cosigné un courrier d'alerte adressé aux plus hauts dirigeants des institutions de Bruxelles.
En fin de semaine dernière, le Gouvernement a présenté en Conseil des ministres le Projet de loi de Finances 2027. Concernant le budget consacré aux Outre-mer, il s’élève à 3,7 milliards d'euros, contre 3,3 milliards l'an dernier, soit une hausse d’environ 10%. Mayotte devrait profiter de cette hausse.
Selon le sénateur Saïd Omar Oili, le site des Badamiers, en Petite-Terre, ne pourra pas être entièrement évacué avant "un an minimum". Une échéance qui contraste avec les opérations déjà engagées sur le terrain et avec les annonces gouvernementales formulées depuis plusieurs mois.
Ancien secrétaire général adjoint du gouvernement comorien et membre de ce même parti, Mahamoud Salim Hafi pointe « des opérations financières » à la fois « illicites et fictives » sur « le compte du parti domicilié à Exim bank ». L’établissement financier dément l’existence de ce compte et nie toute relation bancaire avec le parti au pouvoir
Si l’accord arraché le 10 septembre 2026 à Bruxelles autorisant le renforcement de la flotte mahoraise sans retrait préalable de navires d’ici 2030 est salué par le gouvernement comme une victoire politique, sur les quais de Mayotte, l’heure est plutôt au scepticisme.
Quelques jours après le déplacement à Mayotte du Premier ministre Sébastien Lecornu et de six membres du Gouvernement, la contestation prend une ampleur nationale. Dans deux communiqués, la CGT Éduc’action Mayotte et l'intersyndicale ultramarine du SNEP-FSU (La Réunion, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Polynésie) fustigent d'une même voix le mépris du dialogue social.
Au terme de deux jours de visite, le Premier ministre et plusieurs ministres ont annoncé des mesures sur l’eau, l’éducation, la santé et la sécurité, avec un nouveau suivi des projets commune par commune.
Manifestants repoussés au bord du lagon, forces vives reçues en catimini par un conseiller, syndicats qui contestent la parole de l’État, maternité vidée de ses patientes : à Mayotte, la visite ministérielle du gouvernement Lecornu, mercredi 26 et jeudi 27 août 2026, a surtout montré ce qu’elle cherchait à ne pas montrer.
Alors que six ministres étaient en déplacement sur le territoire mahorais, le torchon brûle entre le Gouvernement et les représentants des salariés. Dans un communiqué publié ce jeudi 27 août 2026, l'intersyndicale — regroupant la CFE-CGC, la CGTMA, la FSU, le SNALC, Solidaires, FO, l'UICFDT et l'UNSA — dénonce un refus de dialogue de la part de la délégation ministérielle.
Le Gouvernement annonce qu'il conservera, dans son projet de budget pour 2027, deux dispositifs destinés à soutenir les entreprises des territoires ultramarins. L'objectif affiché est de préserver l'emploi, l'investissement et l'activité économique.
Un mois après une première présentation à Kawéni, le Gouvernement passe à la vitesse supérieure. L’ordonnance officialisant la trajectoire de convergence sociale à Mayotte vient d’être dévoilée, fixant un calendrier précis pour aligner les droits des Mahorais sur le droit commun national.