Une première usine de dessalement en profondeur inaugurée en Norvège
L’entreprise Flocean a inauguré, début juillet à Mongstad en Norvège, une usine de désalinisation en profondeur capable de produire un million de litres d’eau par jour.
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L’entreprise Flocean a inauguré, début juillet à Mongstad en Norvège, une usine de désalinisation en profondeur capable de produire un million de litres d’eau par jour.
À Bandrélé, Ironi Bé, Majicavo ou Petite-Terre, les conséquences du recul du littoral et de la montée des eaux sont déjà visibles. Des habitations sont régulièrement inondées, des routes coupées et des infrastructures majeures, comme l’usine de dessalement, se retrouvent menacées. Pour le géographe Saïd Saïd Hachim, Mayotte doit désormais choisir entre protéger son littoral ou organiser le déplacement des populations exposées.
Saisi par plusieurs organisations de protection de l'environnement, le tribunal administratif de Mayotte a récemment rendu deux décisions très attendues concernant la future usine de dessalement d'Ironi Bé. Si le premier recours porté par l’association Sea Shepherd France a été rejeté pour un vice de forme, la requête des autres associations a conduit la justice à accorder six mois à l'État et aux opérateurs pour régulariser le projet.
Le tribunal administratif de Mayotte suspend l'autorisation environnementale de la future usine de dessalement d'Ironi Bé, tout en laissant six mois à l'État et au Syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA) pour régulariser trois manquements jugés illégaux. Une décision qui ne remet pas en cause le projet mais qui rappelle que l'urgence ne dispense pas du respect du droit de l'environnement.
L'autorisation de construction de l’usine de dessalement d’Ironi Bé est examinée à la demande de plusieurs associations environnementales. Elles contestent les conditions d’implantation du projet et ses effets sur le lagon et la mangrove, tandis que l’État et le syndicat des eaux en défendent la légalité au nom de la sécurisation de l’alimentation en eau de l’île.
Des travaux d’urgence sont en cours au pied de la falaise de Petit Moya, à Pamandzi, pour ralentir une érosion qui menace directement l’usine de dessalement située juste au-dessus du site.
Face à une pénurie d’eau persistante, un projet inédit de barge de dessalement offshore alimentée par l’énergie thermique des mers pourrait offrir une solution durable à Mayotte. Mais la lassitude politique et l’inaction de l’État freinent les ambitions locales.
Le Rectorat et l’Université de Mayotte organisent une conférence ce samedi 21 février à partir de 10h, à la mairie de Mamoudzou (Salle des Mariages), animée par Damien Devault, maître de conférences HDR à l’Université de Mayotte et à l’Université de Bordeaux.
Alors que l’île fait face chaque année au manque d’eau, des solutions existent pour pallier cette carence à l’instar de l’énergie thermique des mers couplé au dessalement offshore.
À Mayotte, alors que la soif chronique persiste, la production d’eau potable reste un équilibre précaire entre techniques sophistiquées et obstacles administratifs.
Le 3 juillet 2025, la Préfecture de Mayotte a autorisé, par arrêté, la construction d’une usine de dessalement à Ironi Bé, dont les travaux ont débuté en juin. Pour les les associations Mayotte Nature Environnement, Le GEPOMAY et France Nature Environnement, cet arrêté ne prend pas en compte certaines recommandations faites par le Parc Naturel Marin de Mayotte, ni celles de l’étude d’incidence qui avait été faite préalablement.