Alors que la justice mahoraise fait face à une activité soutenue et à un manque chronique de moyens, Yanis Souhaili, bâtonnier de l’ordre des avocats de Mayotte tire la sonnette d'alarme. Entre pénurie d'avocats, difficultés de recrutement, absence d'experts judiciaires et surcharge de travail, il décrit une institution qui fonctionne grâce à l'engagement de ses professionnels, mais dont les limites sont désormais atteintes. Entretien.
Alors que les avocats poursuivent leur mobilisation contre le projet de loi SURE, des magistrats de Mayotte en proposent une lecture plus technique et mesurée. À leurs yeux, la réforme, strictement encadrée, ne bouleverserait qu’à la marge le fonctionnement des cours d’assises, mais elle ravive des désaccords anciens sur le rythme et la philosophie de la justice criminelle.
Au tribunal judiciaire de Mamoudzou, les avocats dénoncent une réforme qui, selon eux, risque de "se passer d’un procès" au détriment des droits de la défense et des victimes.
Réunis en nombre mardi matin au tribunal judiciaire de Mamoudzou, les avocats ont obtenu le renvoi des dossiers, dans le cadre d’un mouvement de grève national contre une réforme de la justice criminelle jugée inquiétante.
Le Syndicat de la magistrature dénonce plusieurs mesures du texte, qui sera examiné au Sénat le 13 avril et appelle à une mobilisation pour défendre les garanties du procès.
Alors que devait se tenir ce jeudi la première session de la cour d’assises de l’année 2026, l’ensemble des avocats du barreau de Mayotte a décidé de la boycotter. La raison ? Un manque de compréhension de la part des magistrats du tribunal face à la surcharge de travail des avocats.
Répondre à un marché saucissonné fait-il des entrepreneurs des receleurs de favoritisme ? Non bien sûr pour leurs avocats, scandalisés dans leur ensemble par les réquisitions de leur exclusion ferme des marchés publics par le PNF, synonyme de leur mort économique sur l’étroit marché mahorais
Coup de théâtre ce vendredi 23 janvier au tribunal judiciaire de Paris. Alors que s'achevait le cinquième jour du procès du SIEAM avec les plaidoiries des parties civiles, le syndicat mixte Les Eaux de Mayotte (LEMA) repousse la présentation de ses demandes de dommages et intérêts à une date ultérieure. Ses avocats réclamaient notamment plus d’un million d'euros à l'ancien président du syndicat, Mouhamadi Vitta. Les nouvelles informations apparues durant les débats ont rebattu les cartes
Tribunaux en ruine, juges en transit et avocats débordés… À Mayotte, se faire entendre par la justice relève parfois du parcours du combattant. Une enquête de l’Assemblée nationale lève le voile sur un système en mode survie.
Julie Couturier, présidente du Conseil National des Barreaux et ancienne bâtonnière de Paris, est en visite à Mayotte jusqu’à ce mardi. Ce lundi matin, elle a tenu une réunion avec l’ensemble des avocats du territoire afin d’écouter leurs principales problématiques.
À travers un « mouvement d’humeur" organisé ce lundi 14 avril, les avocats du barreau de Mayotte ont dénoncé une justice en état d’urgence, quatre mois après le passage du cyclone Chido.