Chido : quand les architectes relèvent Mayotte
Près de 11 mois après le cyclone Chido, des architectes se mobilisent pour reconstruire l’île autrement, plus près des habitants et du vivant, en faveur du lien social.
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Près de 11 mois après le cyclone Chido, des architectes se mobilisent pour reconstruire l’île autrement, plus près des habitants et du vivant, en faveur du lien social.
Ce jeudi, la place de la République à Mamoudzou s’est transformée en un espace de prévention et d’échanges pour clôturer le mois d’Octobre Rose. Initié par le Centre Régional de Coordination de Dépistage des Cancers (CRCDC) de 9h à 14h, associations, professionnels de santé et habitants se sont rassemblés autour d’un même mot d’ordre : parler du cancer du sein, apprendre à se dépister et briser les tabous qui entourent encore la maladie.
À Mayotte, la population a franchi les 329 000 habitants selon le recensement exceptionnel de 2025. L’île reste le département le plus jeune et le plus fécond de France. Pendant ce temps, l’inflation monte : +0,3 % sur un mois et +1,5 % sur un an, portée par les prix de l’alimentation.
La Ville de Mamoudzou met en garde les habitants contre de faux profils circulant sur Facebook, prétendant représenter le maire.
Dans certains quartiers de Petite-Terre, les trottoirs et caniveaux débordent d’ordures, de plastiques et de pneus depuis le passage du cyclone Chido. Les habitants dénoncent l’ampleur des dépôts sauvages et le manque de sanctions. Les services municipaux et le Sidevam, confrontés aux problèmes de barges et à la logistique, peinent à suivre. Une situation qui impacte l’environnement, la santé et le quotidien.
Depuis le 11 octobre, un planning spécial de distribution d’eau est en vigueur à Mayotte, le temps de travaux menés à l’usine d’Ouroveni. En Petite-Terre, les habitants de Labattoir et Pamandzi, censés subir des coupures de 48 heures, dénoncent des perturbations plus longues et des horaires non respectés, compliquant encore plus leur quotidien déjà marqué par les tours d’eau habituels.
Depuis plusieurs jours, comme ce jeudi 9 octobre, les opérations de relogement se poursuivent au camp de Tsoundzou 2. Les habitants munis d’une notification ne peuvent accéder à un logement d’urgence qu’à condition de détruire eux-mêmes leur case, une démarche à la fois dangereuse et injuste pour ceux restés sans notification. Avec le manque de logements disponibles, plus de 900 personnes restent pour l’instant sans solutions. Une situation rendue légale par l’article 18 de la loi pour la refondation de Mayotte.
Depuis le début de la grève illimitée des barges entre Dzaoudzi et Mamoudzou, les habitants de Petite-Terre subissent de plein fouet les perturbations. Entre trajets annulés, livraisons bloquées et rayons qui se vident, les conséquences se font déjà sentir sur la vie quotidienne. Commerçants, employés et familles s’inquiètent d’une pénurie si la situation ne s’améliore pas rapidement.
Suite aux travaux qui vont être opérés à l'usine de potabilisation d'Ouroveni, les habitants du Centre et du Sud de l'île vont subir d'importantes restrictions d'eau avec parfois plus de 3 jours sans eau.
Du samedi 20 septembre au dimanche 19 octobre, habitants, nouveaux arrivants et professionnels du tourisme sont conviés à se retrouver pour vivre une expérience collective unique, alliant sport, nature et culture. Cette édition est placée sous le signe des retrouvailles, de la résilience et du plaisir simple de partager.
La mairie d’Acoua a accueilli ce dimanche 14 septembre le lancement du Programme de Validation Alphabétique Participative (PVAP). L’association Marovoanio a réuni ses membres et les habitants d'Acoua, de Mtsangadoua et Hamjago autour d’un même objectif : offrir au kiboŝy, langue fragile mais riche de Mayotte, un avenir écrit et partagé.