Ce mardi matin était jugé au tribunal judiciaire de Mamoudzou un ex-fundis pour des faits d’agressions sexuelles réitérés à plusieurs reprises sur trois mineurs entre janvier et mai 2021. Une affaire dans laquelle les jeunes victimes ont fait preuve d’une solidarité à toutes épreuves, un « courage » salué à de multiples reprises durant l’audience.
C’est une audience un peu particulière qui s’est tenu ce jeudi matin à la Chambre d’appel de Kawéni. Deux prévenus étaient jugés pour des faits de vols dans un Douka Bé, à ceci près que l’entièreté du procès était une mise en scène jouée par des élèves de troisième d’une classe du collège de Majicavo.
Malgré une décision rendue en leur faveur, des membres du collectif ont bruyamment manifesté devant le tribunal ce mardi. Ce dernier venait de renvoyer de deux semaines l'audience en référé demandée par la Cimade à la demande de Me Ibrahim, l'avocat du Collectif. De quoi susciter une certaine incompréhension devant les grilles du Palais de Justice.
Saïd Andhanouni est jugé ce mardi devant le tribunal correctionnel avec plusieurs de ses proches pour divers délits relevés depuis le début de son mandat, qui auraient coûté bien cher au contribuable. Voyage "d'agrément" à Madagascar, détournements de fonds publics, favoritisme... la liste des infractions reprochées à l'édile est aussi longue que le procès qui occupe toute l'audience du jour
Une quinzaine d'élèves de 3e du collège de Majicavo sont venus assister, encadrés de leur professeur d’Histoire-Géographie, aux audiences du tribunal judiciaire. Une sortie scolaire ayant pour finalité une meilleure compréhension du fonctionnement de la Justice française. Parmi les affaires jugées, l'une concernait MCG au port
Officiellement installé en l'absence du ministre de la Justice, le conseil des prud'hommes de Mamoudzou marque la fin d'un long processus, qui a permis une préparation optimale. L'audience d'installation de cette nouvelle juridiction se tenait vendredi dans une salle comble.
A la fin du mois de janvier, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, Interstats, publiait les chiffres de la délinquance en 2021. Parmi ceux-ci, une augmentation de 40% des violences intrafamiliales à Mayotte. Territoire parmi les plus impactés, le contenu des audiences judiciaires s’y avère révélateur
La préfecture a-t-elle voulu éviter une déconvenue en justice comme celle du 13 décembre dernier ? Ou en a-t-elle tiré les conséquences pour améliorer ses procédures et prendre le temps de blinder ses opérations "loi Elan" ? Sans doute un peu des deux. Toujours est-il qu'un arrêté de démolition d'un bidonville de Bandrélé a été abrogé en fin de semaine dernière, alors qu'une audience prévue mercredi risquait de voir ledit arrêté annulé.
Malgré de nombreuses traces ADN, un voleur récidiviste a nié les cambriolages d'un cabinet d'avocat et de grandes surfaces toutes proches malgré des preuves irréfutables. Ses explications alambiquées ont eu le mérite d'arracher quelques sourires, dans la salle d'audience. Déjà emprisonné jusqu'en 2030 pour vols, évasions et viol, son audace n'a pas payé : il a pris 18 mois de plus.
Revendication historique et aboutissement de la transposition à Mayotte du code du Travail, le conseil des prud’hommes va finalement remplacer le tribunal du travail. Les nouveaux conseillers prud’hommes ont été nommés, et l’audience solennelle d’installation se tiendra le 14 février.
Difficile pour les juges de Mayotte se se rendre à Paris pour manifester leur mécontentement face à la politique du ministre et ténor du barreau Eric Dupont-Moretti. Un rassemblement symbolique et un renvoi de toutes les audiences du jour a tenu lieu de protestation, sans audiences ni grève mais avec un travail "portes closes".
En juillet 2017, un conducteur de camion décédait noyé au port de Longoni. Le salarié, non déclaré, avait fait une crise d'épilepsie au volant. Une mort accidentelle, mais le gestionnaire du port MCG et le transporteur qui l'embauchait ont été condamnés pour travail dissimulé. La victime, qui aurait peut-être eu la vie sauve si elle avait eu la visité médicale obligatoire à la médecine du travail, n'a presque pas été évoquée à l'audience.