Ce lundi, c'était opération portes-ouvertes pour l'école de l'association Humanity First Mayotte; une structure dont la mission consiste à venir en aide aux mineurs non scolarisés sur le territoire, et ce qu'importe leur nationalité ou origine. En partenariat avec le Village d'Eva, deux classes ont déjà pu voir le jour depuis un mois, lesquelles permettent d'accompagner les jeunes vers une scolarisation académique.
Le 32e anniversaire de la convention internationale des droits de l'enfant était l'occasion d'un colloque au CUFR. Le recteur et le procureur y ont exposé des chiffres glaçants, sans doute en deçà de la réalité. Les échanges ont aussi permis d'exposer des éléments culturels afin de faire tomber les barrières, et accélérer la dynamique de libération de la parole, à l'oeuvre depuis plusieurs mois.
Le conseil départemental s'investit lui aussi dans la journée internationale des droits de l'enfant et invite à participer aux échanges qui se tiendront à la gare routière de Chirongui. De son côté, la CIDE et Haki Za Wanatsa bouclent leur cycle de rencontres sur les violences sexuelles sur mineurs ce samedi
Le directeur général du groupe SOS Jeunesse, qui comprend l’association Mlezi Maore, vient régulièrement à Mayotte. Maxime Zennou ne communique pas toujours, mais nous avons pu avoir son opinion sur la délinquance juvénile qui cristallise les préoccupations du territoire. Il évoque des moyens insuffisants
10 affiches grand format, 40 diffusions radiophoniques, 7000 personnes engagées dans l'Education nationale auxquels d'ajoutent 32 partenaires associatifs. La campagne Wamitoo, c'est aussi 60 000€ et 2500 heures de bénévolat. HakizaWanatsa dresse un bilan de mi parcours encourageant, et à la hauteur du travail de chacun des bénévoles. Les données issues du questionnaire en ligne sont elles des plus alarmantes.
C'est un changement de braquet radical auquel on assiste en terme de prise en charge des mineurs délinquants étrangers, selon les propos du préfet Thierry Suquet lors des échanges au Conseil économique, social et environnemental de Mayotte (CESEM). A également été annoncée, une nouvelle structure spécialisée dans les constructions
Après la nuit de cauchemar du 27 septembre à Koungou, et les violences répétées à Combani, d’un niveau crescendo sur le territoire, les habitants aspirent à des réponses plus fortes que celles annoncées. De la part des forces de l’ordre et de la justice. Celle-ci va devoir appliquer la nouvelle législation sur les mineurs
Les nombreux caillassages et blocages de route sont le fait de très jeunes. Une délinquance juvénile qui est multifactorielle, mais pose un problème de parentalité ou de son absence. Pour écouter les problématiques et apporter des réponses à la hauteur, des représentants de 8 ministères sont à Mayotte
Les choses bougent et l’accord cadre signé avec les Comores commence à porter ses fruits. Il faut dire que le programme mis en place par Mlezi Maore pour le conseil départemental permet à chacune des deux parties de sortir gagnant
Où l’on reparle d’appel d’air… mais dans l’autre sens. La représentante du ministère de la Justice met le doigt où ça fait parfois mal d’en parler, mais un sujet sous les feux brûlants de l’actualité à Mayotte
Agressions sexuelles, inceste, comment libérer la parole à Mayotte, où les langues locales n'ont pas de traduction pour ces horreurs ? La clé, c'est la prévention, et autour du collectif Haki Za Wanatsa, les principaux acteurs du territoire se sont engagés autour d'une charte commune. Une première.
Le sujet est souvent tabou, et explique beaucoup de violences chez les jeunes : en lançant un grand mouvement contre les agressions sexuelles dont ils sont victimes dans de nombreux champs de leur vie quotidienne, le collectif des droits de l'enfant à Mayotte et ses partenaires frappent un grand coup en espérant provoquer des prises de conscience. Un questionnaire #wamitoo va permettre de cerner la problématique