La finale académique de « C’Génial », concours de projets scientifiques et techniques s’adressant aux collégiens et lycéens, s’est tenue hier au collège de Kwale. L’occasion de mettre le talent et l’inventivité des jeunes mahorais en avant, au travers de projets innovants et interdisciplinaires
C’est une note à double lecture qu’ont rédigé deux professeurs de sciences Po. Enarques ayant aimé Mayotte, elle va intéresser un lectorat métropolitain pour les expérimentations menées ici et à dupliquer ailleurs en France selon eux, et aussi la population mahoraise pour ses propositions dont certaines inédites.
La richesse de Mayotte pouvait se mesurer ce vendredi à la Case Rocher au bouquet d’acteurs qui avaient été conviés par le rectorat pour œuvrer à l’émergence des sciences, quelles qu’elles soient
Subies au quotidien par les élèves, les violences dénoncées par la FCPE sont tant physiques qu'institutionnelles. Les deux années marquées par la crise sanitaire ont été "un calvaire" pour les parents confrontés à la fracture numérique. Et la reprise des cours, marquée par des violences entre bandes, et des réformes contestées, n'a pas été de tout repos non plus. La FCPE salue néanmoins des relations améliorées avec le rectorat et la préfecture, signe d'une prise de conscience des autorités.
La science ne fait pas de quartier : jeunes comme adultes tiennent leurs stands au village des sciences sur la place de la République à Mamoudzou. Outre l’émotion de la découverte, thème de cette 30ème édition nationale, qui a touché une classe du lycée des Lumières, les visiteurs vont toucher du doigt ce qui leur semblaient lointain, que ce soit les algues, le volcan sous-marin ou l’érosion des sols
"Certains lycéens ne croient pas à l'existence du nouveau volcan" s'alarme le géographe Saïd Hachim. Entre crise sanitaire et sismique, et influence croissante des réseaux sociaux, il y a pour lui urgence à "réconcilier le Mahorais avec la science". La clé ? Faire plutôt que montrer. La fête de science qui commence ce vendredi sera donc un lieu d'expérimentation et de démonstration, où le visiteur sera au cœur des ateliers proposés.
Le 6 septembre dernier, Paola Schierano a soutenu une thèse d’anthropologie à l’université de Milan-Bicocca consacrée à la problématique de la mobilité des Mahorais sur l’île de La Réunion. Rarement étudiée de manière scientifique, et encore moins à l’étranger, cette question soulève une réflexion à la fois culturelle, sociale et historique. Un camaïeu de sciences humaines permettant d’expliquer notamment les raisons de la stigmatisation bien connue des Mahorais sur l’île Bourbon.
Le sujet est souvent tabou, et explique beaucoup de violences chez les jeunes : en lançant un grand mouvement contre les agressions sexuelles dont ils sont victimes dans de nombreux champs de leur vie quotidienne, le collectif des droits de l'enfant à Mayotte et ses partenaires frappent un grand coup en espérant provoquer des prises de conscience. Un questionnaire #wamitoo va permettre de cerner la problématique
Alors que certains montrent déjà la voie aux lycéens de Mayotte en intégrant des écoles prestigieuses comme Sciences Po, deux établissements de l’île ont signé une convention d’éducation prioritaire avec ce même institut pour favoriser ces parcours d’excellence. Demeure cependant pour nombre d’élèves un autre parcours - du combattant - pour leur régularisation administrative.
Le Covid a bien failli gâcher l’événement deux années de suite. Mais grâce à la ténacité des organisateurs, des élèves de 1ère générale de 4 lycées, Bamana, Sada, Chirongui et Petite Terre ont pu concourir. Ils ont eu droit à un exposé de tous les métiers en rapport avec les phénomènes naturels de l’île. Arrivée en tête, Assina Youssouf partira concourir en métropole
Ayant grandi à Mayotte, Juliette Pelourdeau a décidé d’y revenir pour exercer sa passion, la céramique. Pour le JDM, elle a ouvert les portes de son atelier.