Ce jeudi matin encore, le village de Combani s’est retrouvé momentanément paralysé suite à des barrages mis en place par jeunes mécontent des transports scolaires. A Tsararano dans la journée, deux bus ont été violemment caillassés, et deux jeunes femmes ont été blessées au dos.
Plusieurs épisodes de violences urbaines ont fait des blessés durant le week-end. La police, mobilisée jour et nuit principalement à Cavani-Mtsapere, a tiré près de 300 grenades lacrymogènes et assourdissantes pour disperser les bandes de jeunes qui ont de leur côté dressé plusieurs barrages.
Cette nuit à 4h une vingtaine d’habitants de Chirongui ont érigé des barrages sur la RN3 et au croisement entre la RN3 et la CD5, pour réclamer l’installation de ralentisseurs. Les gendarmes de la brigade territoriale de Mzouazia sont intervenus immédiatement pour tenter d’obtenir la levée des barrages, annonçant la venue d’élus de la mairie de Chirongui et d’un représentant de la DEAL
Les affrontements entre "voyous" et gendarmes ont duré du début d'après-midi de dimanche au milieu de la nuit. A l'aube alors que la DEAL nettoyait les dégâts, ce sont les habitants qui ont érigé des barrages pour signifier leur colère, perturbant encore davantage la circulation et la vie du village. La gendarmerie craint que cette situation ne termine en "drame". Si la méthode ne met pas tout le monde d'accord, de part et d'autre, le message de fond reste le même : Bassi Ivo, ça suffit.
Les vitres des bus qui volent en éclat et les agressions nuits et jour contre les habitants, non, karivendze (nous n’en voulons plus). En réponse, une fois de plus, les barrages ont fait leur apparition, dont on sait qu’ils ont fait plus de mal que de bien. La population doit se réinventer en se donnant des objectifs précis à atteindre, et en se demandant comment les atteindre
Alors que tout le centre-ouest de l’île était bloqué par de multiples barrages ce lundi matin, une délégation s’est rendue à la Maison France services de Combani pour y rencontrer les maires de l’interco et la gendarmerie. Après plusieurs heures d’échanges plus ou moins houleux, aucune sortie de crise ne se profilait, les membres du collectif des citoyens exigeant de rencontrer le préfet et le procureur de la République avant toute négociation.
Mis en place à 4h du matin, le barrage de Tsingoni était toujours en place à 9h. A Combani et Tsingoni, la grande majorité de la population soutient les barrages en protestation aux agressions subies sur le territoire
Depuis plus d’un an, ce ne sont plus les barrages mais les confinements qui conditionnent le moral des entreprises. Une donnée nouvelle à Mayotte où le développement économique est fragilisé par son unique moteur qu’est la consommation des ménages, souligne l’IEDOM dans sa synthèse annuelle
Les nuits se suivent et continuent à se ressembler sur les routes de Mayotte. Des voyous érigent des barrages ça et là, pour prendre les automobilistes au piège. Le commissaire Halm mise sur la proximité en journée pour apaiser le quartier de Kawéni. Reste à renforcer les patrouilles de nuit sur l’ensemble des zones
C’est le ras-le-bol sur la route. Chez les automobilistes coincés par des barrages, chez les chauffeurs des bus victimes de caillassages à répétition, et chez les scolaires qui veulent aller en cours. Peut-être une éclaircie du côté des parents, nous rapporte le syndicaliste de FO Transports
Ne pas laisser s'installer un déséquilibre en défaveur des usagers de la route la nuit, c’est le rôle de nos forces de l’ordre. Plus que jamais, elles sont attendues en renfort, pour ne pas abdiquer devant d'autres usagers, les bandes poseuses de barrages