Dahalani M'Houmadi, directeur de Mlezi Maore, a été élu délégué régional de la toute jeune fédération CNAPE océan Indien. Ce groupement d'associations oeuvrant pour la jeunesse et la protection de l'enfance n'avait jusqu'alors pas d'antenne régionale ici.
L'affaire avait fait grand bruit en 2017. Une série de caillassages en Petite Terre avait pris des proportions inédites quand le No2 de la gendarmerie, le lieutenant colonel Olivier Pech avait été atteint à l'oeil. Sauvé de justesse, l'officier n'a toujours pas retrouvé toute sa vision. 8 accusés sont poursuivis dont 7 devant la cour d'assises des mineurs depuis ce mercredi pour violences avec guet apens.
De passage sur l’île, le sénateur n’a pas fait qu’assurer le service après-vente de la loi cadre annoncée par le ministre des outre-mer, il s’est penché sur les phénomènes de violence entre jeunes, « le résultat d’une déconstruction depuis 15 ans »
Lorsqu’étaient posées ses premières pierres, le lycée qui allait s’élever dans le quartier réputé difficile de Kawéni, ne savait pas encore qu’il allait briller comme un symbole, pour ses élèves, et pour les autres jeunes. Depuis ce samedi, il incarne officiellement les Lumières, avec des discours aux nombreuses références philosophiques, et d’actualité
Un peu comme dans le film « sur les chemins de l’école », notre chroniqueur Issihaka Abdillah prend un enfant par la main, dans cette période troublée, pour lui rappeler ce magnifique levier social qu’est l’école, et l’inviter à ne pas manquer sa chance. Si elle est souvent décriée, il bon de rappeler à eux et à leurs parents, que c’est le lieu du savoir, et que lorsqu’on dit que les jeunes sont la richesse de l’île, c’est à tous ceux-là que l’on fait référence. Pour qu’ils soient le plus nombreux possible à se battre pour qu’on ouvre des bibliothèques afin que l’on ferme des prisons. Et que leurs parents les y incitent
Répondre efficacement à la violence des jeunes passera par le retour au calme et aux échanges entre habitants et élus des villages concernés, juge Madi Madi Souf qui a rencontré les maires et voit le préfet ce mardi
L’Insee ( Institut national de la statistique et des études économiques) publie une étude sur la mobilité des natifs des DOM. Celle-ci révèle que les jeunes nés aux Antilles, en Guyane et à Mayotte quittent souvent leur région natale, avant d’y revenir vers l’âge de 30 ans.
En deux heures de conférence de presse, il n'a presque pas été question de social, d'animations, d'occuper les jeunes de Combani et Miréréni. Le maire assume donner la priorité à la répression, quitte à faire des demandes illégales, ou à interdire ce que la loi prohibe déjà. Au risque de perdre en crédibilité.
Deux routes qui se croisent, et c'est le drame. Le procureur Yann Le Bris revient sur les faits qui se sont soldés le 15 avril par le décès d'un jeune de 17 ans. Six jeunes parmi la dizaine que composait la bandes, dorment en prison, "ils s'agit de jeunes parfaitement insérés", précise le magistrat
Quatre équipements dernier cri, trois plateaux couverts et un gymnase en dur, sortent de terre à Mamoudzou. En plus de faire mentir ceux qui disent que rien ne bouge à Mayotte, ces sites, livrés dans quelques mois, seront précieux pour la jeunesse mahoraise et pour l'image régionale de l'île. Le tout en un temps record grâce à des éléments préfabriqués.
Depuis quelques années, l’école Musique à Mayotte s’est ouverte aux collégiens de Mgombani à travers une option musique proposée aux élèves de la 6ème à la 3ème. Le JDM s’y est rendu pour découvrir un projet mis en place cette année avec les jeunes de 4ème. Ceux-ci travaillent sur “Salima”, un chant mahorais ancien, et l’interprètent avec un groupe de musiciens dont Baba Mayanga, une véritable mine de savoir traditionnel.