C’est dans une île sinistrée par la délinquance dénoncée par les mouvements sociaux qu’atterrissent Gérald Darmanin et la ministre délégué aux outre-mer. Nous vous proposons de suivre en continu cette visite rapidement organisée après la nomination de Marie Guévenoux.
Le général Christian Rodriguez était à Mayotte ces deux derniers jours afin de prendre le pouls de la situation actuelle dans l’île, mais aussi et surtout voir dans quels domaines les forces de l’ordre pourraient être plus efficientes face à la délinquance. Nous avons pu l'interviewer
Comme annoncé par certains membres des Forces Vives ce dimanche à Tsingoni, le mouvement s’est durci sur les barrages autrefois les plus souples de l’île. Les manifestants de Petite-Terre en particulier ont établi des règles strictes pour être autorisé à barger. Gare à celui ou celle qui cherche à forcer ! Pour faire face à cette situation, un seul mot d’ordre : communiquer avec les barragistes !
Le dernier courrier émanant d’un établissement scolaire n’est ni adressé au recteur, ni à un ministre, c’est une bouteille à la mer, « un appel à l’aide », tel qu’il est adressé aux médias. Les droits de retrait s’enchainent dans l’Éducation nationale sans que cela déchaîne les réactions des autorités. Nous avons donc pris le parti de les reprendre et de publier un à un les dernier en date
Même si d’indéniables progrès ont été faits, l’île aux parfums n’est pas réputée comme étant à l’abri des émanations putrides des déchets qui s’amoncellent. C’est encore pire après des semaines d’arrêt de la collecte, qui doit pouvoir recommencer au compte-goutte
La chambre régionale des comptes (CRC) a rendu son rapport concernant la commune de M’Tsangamouji. Même si tout n’est pas parfait et que les efforts doivent être maintenus, la municipalité serait plutôt bonne élève par rapport à d’autres communes de l’île, notamment par une administration mieux structurée et encadrée, mais aussi et surtout par une politique scolaire (trop ?) sélective.
La situation au stade de Cavani était prévisible, mais aucune décision n’a été prise à temps. « Il n’y a pas de culture d’anticipation à Mayotte », regrette Mohamed Hamissi. L’expert mobilité est aussi un bon connaisseur des collectivités, il appelle à aménager le foncier pour qu'il ne soit plus un outil "d'appel d'air à l'immigration"
Depuis deux semaines, les routes de Mayotte sont bloquées aux quatre coins de l'île. Malheureusement, les transports scolaires ne sont pas autorisés par les barragistes à passer et ne peuvent acheminer les élèves vers leurs établissements scolaires
Les forces vives de Mayotte avaient appelé la population à se réunir ce dimanche à Tsingoni afin de définir ensemble la poursuite ou non du blocage des routes, et plus généralement de l’île. Si cette situation perdurait et se durcissait, cela va être de plus en plus compliqué pour les habitants de s’approvisionner, surtout dans les commerces alimentaires
Fort du succès du rassemblement de ce dimanche, les leaders du mouvement indiquent une possible multiplication des points de blocage. Le ton monte dans les discours alors que c’est toujours le silence du côté du gouvernement
S’inspirer de l’exemple britannico-rwandais pour encadrer l’afflux de demandeurs d’asile, et plus si affinités, c’est la proposition du sénateur Thani Mohamed Soilihi, qui va travailler la mesure pour la présenter au Parlement
Jeudi matin, alors que toute l’île continue d'être paralysée par des barrages tenus par des manifestants protestant contre l’insécurité et l’accueil de demandeurs d'asile, d’autres barrages sont sauvagement montés par des délinquants. La situation a dégénéré à Mamoudzou et Koungou. Le Lycée Bamana, le collège de M'Gombani et le collège de Majikavo ont été attaqués par des assaillants extérieurs