Hier, le Président de la République a réuni à l’Élysée les acteurs du monde agricole des Outre-mer. L’occasion pour lui de rappeler et d’affirmer l’importance des territoire ultramarins dans la souveraineté alimentaire française. Emmanuel Macron a ainsi insisté sur plusieurs enjeux majeurs concernant les Outre-mer.
Alors que les portes du Salon international de l’Agriculture doivent se refermer ce week-end, nos représentants mahorais, bien que très peu nombreux, ont brillé dans leur domaine. La quantité ne faisant pas la qualité, nos agriculteurs ont valorisé notre territoire puisqu’ils repartent chacun avec une médaille d’argent au concours général agricole, à savoir la culture de la vanille mais aussi, et cela est nouveau, dans la production de miel.
A l’issue de sa longue réunion avec les élus de ce mardi 27 février, Marie Guévenoux a annoncé la mise en place très rapide d’un arrêté d’interdiction de la vente de machettes et d’un autre arrêté pour euthanasier les chiens errants dressés pour attaquer. La ministre déléguée aux Outre-mer a également annoncé le début de Wambushu 2 en avril en collaboration, cette fois-ci, avec les élus.
Dans un courrier adressé à la nouvelle ministre déléguée aux Outre-mer, Anchya Bamana, ancienne Maire de Sada et présidente de Maore Solidaire, fait part de son inquiétude concernant la crise sociale que connait notre île depuis maintenant trop longtemps, mais elle s’alarme aussi du sort des nombreux mineurs isolés présents sur le territoire
L’édification de nombreux barrages sur les routes du territoire depuis maintenant de trop nombreuses semaines a plongé le 101e département français dans une crise sociale dont il sera difficile de se remettre. Tous les secteurs sont touchés et fonctionnent en mode dégradé quand ils ne sont pas paralysés. Aussi, certaines professions aux activités sensibles ont dû s’adapter à de telles conditions, à l’image des surveillants pénitentiaires.
La réunion du vendredi 16 février dernier à Tsararano avait abouti sur la décision de « laisser les barrages à côté », tournure confuse qui laissait néanmoins entrevoir un retour à une libre circulation. Or les barrages sont toujours bien en place pour la plupart et, suite à une scission au sein du mouvement, les imbroglios, manipulations et autres tentatives de récupération règnent désormais en maîtres.
Alors que les difficultés du CHU de La Réunion font de nouveau la Une, pointant le coût des Evasan depuis Mayotte, un petit retour historique n’est pas inutile
La réunion de ce vendredi 16 février dernier à Tsararano a été houleuse et, si les leaders des Forces Vives ont cru arriver à une forme de compromis consistant à ouvrir les barrages tout en maintenant une présence pour maintenir la pression, une bonne partie des barragistes n’étaient en fait pas d’accord. Les mécontents ont fait sécession et comptent bien maintenir les barrages fermés en se faisant désormais appeler « les Forces du Peuple"
Le courrier tant attendu de Gérald Darmanin n’est arrivé que ce mercredi 14 février vers midi entre les mains des Forces Vives alors que tous ses membres étaient réunis en un grand congrès à Pamandzi. Les leaders demandent « un peu de temps » pour analyser son contenu avant d’envisager une levée des barrages.
Jeudi 1er février, les Comores ont officiellement déclaré la présence de cas de choléra dans leur pays. Depuis, deux personnes sont décédées et quatorze personnes contaminées ont été déclarées guéries. A Mayotte, l’opinion publique a véhiculé de nombreux messages sur les réseaux sociaux et par l’intermédiaire de certains médias, en faisant part de sa grande inquiétude sur l’arrivée éventuelle de cas de choléra à Mayotte, en pleine crise sociale
Les annonces du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur la fin du droit du sol à Mayotte et l’abrogation du titre de séjour territorialisé ont donné satisfaction aux leaders des Forces Vives dans « l’euphorie de l’instant ». Dès réception de la confirmation écrite officielle du ministre, les barrages devaient être levés. Toutefois, une réunion avec « la base » des barragistes ce lundi a remis en question cette décision.