Pendant 20 minutes, l’établissement a été la cible de jets de pierre, mais aussi de fers à béton ce mercredi. Dans une violence que deux témoignages d’enseignants pourtant rodés à Mayotte, décrivent comme une volonté mortifère
En ce mardi 12 décembre, jour de la grève nationale contre la réforme de la voie professionnelle, une soixantaine d’enseignants ont manifesté devant le rectorat, en profitant pour faire remonter leurs revendications locales. Insécurité, manque de moyens, classes surchargées, les enseignants tirent pour la énième fois la sonnette d’alarme.
Ces vacances scolaires ont été l’occasion pour le rectorat et les mairies d’installer des cuves dans les écoles primaires et les établissements secondaires non situés sur « le chemin de l’eau ». Malheureusement, des problèmes techniques sont encore à déplorer dans certaines écoles. Des travaux de sécurisation « de première urgence » ont aussi été effectués au lycée de Sada et le recteur Jacques Mikulovic s’est félicité de voir la majorité des enseignants à leur poste pour cette cette rentrée.
Le pays a aujourd’hui besoin de « 2500 enseignants » pour combler le vide créé par les départs massifs à la retraite et la désertion de certains pour de raisons diverses. Le ministère de l’Education nationale et celui de la Fonction publique viennent de lancer officiellement un appel à candidatures. Il manque un nombre important d’enseignants dans le primaire, « 1372 », soit plus de la moitié des besoins. Les autorités privilégieront les enseignants bénévoles souvent pris en charge par les communautés mais jamais recrutés
Mercredi perturbé dans les établissements du second degré. Cette fois, la crise de l'eau n'est pas en cause, mais le logiciel de paie. Au lycée Bamana, la protestation porte contre l'intrusion de ce mercredi
Lorsqu’il a fêté ses 10 ans en 2021, le Centre universitaire de Dembéni s’interrogeait sur son évolution. A la fois soumis à une forte demande d’inscription, mais à la fois peu cortiqué en terme d’enseignants, il est passé depuis par toutes les couleurs. Son projet de décret vient d’être validé par le Cneser. L’occasion pour interviewer son directeur
Alors que les élèves de La Réunion ont fait leur rentrée la semaine dernière, hier c’était autour des jeunes Mahorais de retourner en classe dans un contexte de pénurie d’eau, d’augmentation des effectifs dans les classes, d’insécurité et de manque d’enseignants. En effet, cette année ce sont 4.300 élèves en plus qui font leur rentrée en primaire et dans le secondaire.
La crise de l’eau aura presque noyé les autres revendications d’une poignée d’enseignants grévistes sur le parvis du rectorat ce mercredi de rentrée scolaire
À l’initiative de la FSU Mayotte, un préavis de grève ciblant l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale a été déposé auprès du rectorat pour une prise d’effet le 23 août 2023 prochain.
L’intersyndicale des enseignants a fait part de son intention de boycotter les examens nationaux, demandant l’application sans délai d’une nouvelle grille indiciaire qui remonte à l’année 2009. Certains corps des fonctionnaires ont déjà bénéficié de cette grille sauf celui des enseignants. Les syndicats parlent d’une « injustice » qui a trop duré. Les autorités éducatives disent avoir « pris des dispositions spéciales pour assurer le déroulement normal » de tous les examens qui démarrent ce samedi 1er juillet avec le concours d’entrée en sixième.
La circonscription de Mamoudzou centre a organisé vendredi et samedi derniers le Forum de l’excellence (Forlexc) dont l’objectif est de contribuer à la progression globale des jeunes en les aidant à atteindre l’excellence. Durant ces deux jours les familles ont pu voir les activités entreprises dans les écoles, par les élèves, les enseignants, les formateurs et les chercheurs.
Ils seront 14 enseignants du primaire, provenant de toutes les circonscriptions de Mayotte, à suivre cette toute première session de formation « aisance aquatique » estampillée Rectorat et Drajes, qui se déroulera du 3 au 7 avril prochain sur la commune de Bandrélé.