Pendant trois ans, le conseil départemental n’a pas réussi à rédiger un nouvel appel d’offre des transports scolaires. Le marché ayant été deux fois reconduit en l’état, les petits transporteurs jugent avoir perdu de l’argent au profit de Matis. Quand il s’est agi de le prolonger une 3ème fois en 2020, ils ont déposé plainte, estimant n’avoir pas été consultés
Vendredi dernier, la salle de cinéma Alpa-Joe a accueilli la Commission permanente du Conseil départemental. Pas moins de 36 rapports ordinaires et 13 rapports complémentaires étaient à l’ordre du jour. Tous ont été adoptés qu’il s’agisse de la réduction du taux de taxation sur les produits pétroliers ou encore le maintien du dispositif temporaire d’emplois exceptionnels pour l’accompagnement des transports scolaires.
Transports en commun, piscine ou quai, les principales infrastructures à réaliser sont rappelés dans un communiqué du conseil départemental, qui met l'accent sur la gratuite des barges et l'évolution vers une collectivité régionale
Des barges gratuites pour les piétons. L’annonce avait fait sensation, mais pour le professionnel des transports en commun qu’est Mohamed Hamissi, elle pourrait être une fausse bonne idée à l’heure où l’offre de transport public se globalise. Il invite à se pencher sur d’autres solutions pour une tarification sociale
Mer, air et terre… les trois éléments font évoluer en 3D le Plan global de transport et de déplacement, qui dessine les modes de transport à Mayotte. Le conseil départemental semble décidé à investir. Une continuité des annonces du précédent exécutif, que l’actuel commence à mettre en musique en élargissant l’ambition.
Une note signée par le secrétaire général du ministère des Transports et adressé au directeur général de la compagnie fait mention de la suspension, à partir du 19 mars, de l’agrément N°20/098/MPTENI-TMA/SG. Contacté par le journal de Mayotte, le directeur général d’AB Aviation n’a pas souhaité faire le moindre commentaire pour l’instant. Cette suspension fait sans doute suite au crash du 26 février qui a fait 14 victimes à bord du CESSNA C208B abîmé en mer à Mwali, la petite île des Comores. L’indemnisation des victimes est au cœur d’une incompréhension entre l’aviation civile comorienne et la compagnie
Ce jeudi matin encore, le village de Combani s’est retrouvé momentanément paralysé suite à des barrages mis en place par jeunes mécontent des transports scolaires. A Tsararano dans la journée, deux bus ont été violemment caillassés, et deux jeunes femmes ont été blessées au dos.
Michel Labourdère souhaite bien reprendre toutes les lignes entre Mayotte et les autres îles de l’archipel. Mais le gérant de la Société de gestion et des transports maritimes (SGTM) a vu ses recettes s’éroder faute de passagers qui préfèrent, selon lui, les kwassa "trop faciles et sans formalités" pour se rendre à Mayotte. Pour éviter de se casser les dents, le chef d’entreprise joue la carte de la prudence en maintenant les lignes Dzaoudzi-Mutsamudu puis une autre à Moroni dans la semaine en attendant la fin des filières de transports clandestines
La rentrée a pu se dérouler sans encombre. Le mouvement de retrait des transporteurs scolaires a pris fin grâce au protocole signé vendredi dernier. Il prévoit un volet sécuritaire, avec une présence massive de forces de l'ordre et des contrôles à grande échelle, mais aussi un volet éducatif, pour traiter le problème des caillassages en amont.
Une réunion des différents acteurs de la formation en alternance et en contrat pro ce lundi a permis d'informer les responsables RH des entreprises adhérentes du Medef sur la formation en alternance. Une manière aussi d'évoquer les freins en termes de financement et de transports notamment, alors que le président national Geoffroy Roux de Bézieux est attendu sur l'île et pourra remonter les problématiques soulevées directement à Paris.