C’est un peu l’itinéraire touristique recommandé pour les représentants du gouvernement délégués à la pauvreté : les hauteurs de Kawéni et leur lot de cases en tôles, de chemin de terre escarpés, de déchets, ne reflètent pas l’image de Mayotte, mais restent un marqueur de ce qu’il est urgent d’entreprendre. Alors que les habitations de fortune s’étalent toujours plus loin, des actions ont été décidées
Lundi, le secrétaire d’Etat à la protection de l’Enfance, Adrien Taquet, a dévoilé sa stratégie nationale. Si les annonces avaient semblé enthousiasmantes en janvier dernier, comme nous l’avions rapporté, selon Issa Issa Abdou, vice-président chargé de l’action sociale, il faut une déclinaison plus proche de l’urgence mahoraise
Partie de zéro il y a 5 ans, l’action sociale déroule ses actions comme une pelote de laine. Avec Issa Issa Abdou aux manettes, un grand pas va être franchi ce vendredi grâce aux signatures de 17 conventions avec les Centres communaux d’action sociale (CCAS) des communes de l’île
Les présidents des Conseils départementaux de Mayotte et La Réunion, Soibahadine Ibrahim Ramadani et Cyrille Melchior, ont procédé ce vendredi 30 août 2019 à la signature officielle de la convention de partenariat dans le domaine de l’action sociale et de la protection de l’enfance
L’action sociale du 101ème département, fraichement mise en place, doit se nourrir de l’expérience des réunionnais en la matière, estime la présidence du conseil départemental qui veut concrétiser cette volonté
En une signature, un souffle nouveau est donné aux centres communaux d'action sociale de Mayotte. Fédérés dans une association d'élus, laquelle est soutenue par l'Etat, ceux-ci sont appelés à monter en puissance. Une bonne nouvelle pour la population.
L’action sociale est devenue un des chouchous de l’Etat depuis quelques années, qui assure un rattrapage financier. « Ce n’est pas assez ! », pour Annick Girardin qui évoquait une possible accélération de la convergence des droits sociaux
C’est surtout la société mahoraise qui sera gagnante avec ces deux nouvelles structures made by l’action sociale. Avec la prise en charge de 40 enfants qui posent problèmes, dans deux établissements, l’un à Mamoudzou, l’autre à Chirongui.
Ce mardi s’exprimait la voix d’élus qui travaillent plutôt dans l’ombre habituellement, en tant que pare-feu des décisions du Département. Le président du CESEM Abdou Dahalani revenait sur l’année sociale que fut 2018, et appelait à une action de l’Etat « plus décentralisée » et plus « contrôlée » sur le Plan Avenir pour Mayotte.
Vendredi à Démbéni, la chaleur et la pluie ont succédé aux danseurs de chigoma de Tsararano pour célébrer l’inauguration du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). L’équipe municipale, le sous-préfet de Mayotte et le conseil départemental ont profité de l’occasion pour expliquer les raisons de la mise en place de la structure et dévoiler les projets à venir.
Née de problèmes sécuritaires et d’immigration clandestine, la mobilisation sociale du début d’année visait essentiellement dans la rédaction de sa plateforme de revendication, le manque de réalisations structurelles dans l’île. Notamment pointé, un déficit d’ingénierie, repris par Annick Girardin dans sa 51ème mesure qui propose une Plateforme d’ingénierie publique. Nous avons fait le point à ce sujet avec le préfet-Délégué du gouvernement Dominique Sorain.
Ce mercredi en début d’après-midi, madame la maire de Chirongui et son équipe chargée de l’action sociale a accueilli la délégation de l’UNCASS, présente à Mayotte entre le 17 et le 22 juin pour diagnostiquer le fonctionnement des CCAS afin de proposer un accompagnement adapté aux enjeux des communes. Les déclarations des membres de la délégation sont pour le moins surprenantes. Ils s’accordent en effet tous à dire que « le CCAS de Chirongui est l’exemple pour Mayotte » mais aussi pour les 4000 CCAS que l’UNCASS fédère dans les outre-mer et dans l’Hexagone.