Alors que cela va faire bientôt un an que Chido a dévasté Mayotte, Philippe Ramon, directeur général des services (DGS) de la Ville de Mamoudzou a fait part de son expérience sur la gestion de crise après le passage du cyclone à l’occasion d’un séminaire organisé au sein de l’École de Paris du management, en partenariat avec la Fondation d’entreprise Algoé.
Au Palais du Luxembourg, élus, bailleurs et experts ultramarins ont débattu de la capacité du logement social dans les Outre-mer à résister aux catastrophes climatiques.
Après la destruction du camp de Tsoundzou 2 la semaine dernière, des centaines de personnes se sont retrouvées à la rue, le long de la nationale 2 et aux abords du lotissement de Coallia, en contrebas du village. Privés d’eau et de ressources, elles survivent dans l’attente de démarches administratives qu’elles jugent bien trop lentes face à l’urgence.
Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, plusieurs députés ultramarins alertent sur l’absence totale de discussion et de concertations avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, et Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics alors que le budget 2026 prévoit un sérieux coup de rabot pour les Outre-mer.
"Sur le territoire de Mayotte, la justice pénale de l'urgence travaille sans relâche pour protéger les victimes et défendre les intérêts de la société", amorce le communiqué transmis par le procureur de la République de Mayotte.
Depuis plusieurs jours, comme ce jeudi 9 octobre, les opérations de relogement se poursuivent au camp de Tsoundzou 2. Les habitants munis d’une notification ne peuvent accéder à un logement d’urgence qu’à condition de détruire eux-mêmes leur case, une démarche à la fois dangereuse et injuste pour ceux restés sans notification. Avec le manque de logements disponibles, plus de 900 personnes restent pour l’instant sans solutions. Une situation rendue légale par l’article 18 de la loi pour la refondation de Mayotte.
Le service des barges n’a pas démarré ce mardi 7 octobre malgré la réquisition préfectorale, entraînant des risques pour la continuité territoriale et les urgences, selon la préfecture.
Ce lundi s’est ouverte la quatrième édition du colloque Mayotte en Santé, le rendez-vous des professionnels du secteur, soignants, chercheurs et associations. Les thèmes des addictions, de la santé sexuelle et des maladies infectieuses sont abordés tout au long de ces quatre jours.
À l’approche du démantèlement annoncé du camp de Tsoundzou 2, plusieurs associations, mandatées par la préfecture, ont mené une opération de recensement des habitants de la parcelle. L’objectif est non seulement d’établir une liste des résidents, mais aussi, dans la mesure du possible, de proposer des solutions d’hébergement d’urgence aux personnes vulnérables.
Suivre la concrétisation sur le terrain de la loi d’urgence, votée en février dernier, et de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte, votée cet été, voilà l'objectif de la visite de quatre jours sur le territoire d'une délégation sénatoriale. Ce mardi 9 septembre, les neuf sénateurs se sont rendus auprès de l'association Zangoma à M'tsapéré.