Un gros trou dans la raquette fait que de nombreux enfants placés, plusieurs centaines, n'ont pas accès à la sécurité sociale, alors que la loi le prévoit. Une convention entre l'Aide sociale à l'enfance et la CSSM doit rapidement rectifier le tir.
Le conseil départemental s'investit lui aussi dans la journée internationale des droits de l'enfant et invite à participer aux échanges qui se tiendront à la gare routière de Chirongui. De son côté, la CIDE et Haki Za Wanatsa bouclent leur cycle de rencontres sur les violences sexuelles sur mineurs ce samedi
Accueil du jeune enfant, soutien à la parentalité… des sujets prioritaires à Mayotte, dont le conseil départemental semble avoir pris la mesure à travers son 2ème Schéma des services aux familles, mais qu’il doit rendre plus visible.
En intégrant la CNAPE, le réseau mahorais de protection des droits de l'enfance Haki za Wanatsa trouve une reconnaissance de son travail et un tremplin pour porter ses actions au niveau national. Un soutien précieux pour les bénévoles à l'approche de la journée des droits de l'enfance et la publication d'une BD spéciale Mayotte portée par ces acteurs.
Le conseil départemental dit regretter un rapport "à charge" avec des éléments "inexacts" après le rapport sévère du défenseur des droits que nous avons relayé ce lundi. Le Département ne "nie pas" des difficultés à l'ASE et confirme que deux autres enfants sont toujours sans identité. Le petit S.O. dont nous parlions lundi est lui pris en charge dans une structure adaptée.
Un rapport public du défenseur des droits a été publié au journal officiel de la République. Faute de réponse du Département de Mayotte, CLaire Hédon a signé ce rapport qui pointe de graves atteintes aux droits de l'enfant à l'Aide sociale à l'enfance de Mayotte. Un bébé en particulier y a été privé d'identité pendant près de deux ans, et le défenseur des droits est sans nouvelle de lui.
Dahalani M'Houmadi, directeur de Mlezi Maore, a été élu délégué régional de la toute jeune fédération CNAPE océan Indien. Ce groupement d'associations oeuvrant pour la jeunesse et la protection de l'enfance n'avait jusqu'alors pas d'antenne régionale ici.
Après la condamnation d'un aide médicopsychologique, les réactions ne se sont pas fait attendre. D'abord de la part de Mlezi Maore, qui a dès jeudi convoqué et suspendu le quadragénaire, puis de la part de l'Aide sociale à l'enfance, qui assure n'avoir pas été désignée dans cette affaire.
Le quadragénaire, éducateur et gendarme réserviste, aurait pu et du être un exemple pour ces quatre adolescentes en détresse. Au lieu de ça il a préféré abuser de leur fragilité pour obtenir des faveurs sexuelles. Son procès, en l'absence de l'aide sociale à l'enfance, illustre tout ce qui pêche à Mayotte en termes de protection des mineurs.
C’était quasiment un examen de fin de mandature sur l’action sociale à l’enfance qu’il a menée pendant 6 ans que passait Issa Issa Abdou ce jeudi lors du Comité de pilotage devant les représentants de l’Etat. Le gouffre qu’il fallait combler l’a été en partie, les pistes ont été données au prochain exécutif si on veut redonner des repères aux enfants en errance de ce territoire
On l’a attendue, elle a été adoptée ce jeudi 18 mars en commission permanente : Mayotte a signé avec l’Etat l’octroi de crédits dédiés à l’enfance en danger, une contractualisation appelée à grand cri par le secrétaire d’Etat Adrien Taquet. Elle va permettre au département d’améliorer la prise en charge des mineurs non accompagnés. Pas encore un remède miracle, mais un coup de pouce, explique Issa Abdou.
Outre l’adoption du GIP (Groupement d’Intérêt public) qui gèrera donc les fonds européens en gouvernance partagé avec l’Etat, et la contractualisation avec l’Etat sur l’enfance en danger, les élus ont voté plusieurs rapports lors de la Commission permanente jeudi dernier. Dont l’accompagnement au Syndicat des Eaux