Au Palais du Luxembourg, élus, bailleurs et experts ultramarins ont débattu de la capacité du logement social dans les Outre-mer à résister aux catastrophes climatiques.
Ce jeudi, lors d’une audition au Parlement, les sénateurs et représentants ultramarins ont exposé les enjeux spécifiques des RUP et de Mayotte, tandis que Benoît Lombrière, délégué général adjoint d’Eurodom, a rappelé l’importance de maintenir la prévisibilité des financements européens pour soutenir les filières locales.
Lors de la séance des Questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale ce mercredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté les orientations de son gouvernement concernant le développement économique des territoires ultramarins.
Alors que plusieurs territoires ultramarins expérimentent les technologies numériques pour accélérer le diagnostic, Mayotte, confrontée à une offre médicale limitée, pourrait aussi s’y intéresser, sans que l’efficacité réelle de ces outils ne soit encore mesurée.
Sur l’île, les habitants confrontés à des pathologies graves ou des suivis spécialisés doivent souvent quitter Mayotte pour se faire soigner, principalement vers La Réunion ou la métropole. Cette situation résulte d’un manque de médecins, d’infrastructures limitées et de moyens techniques insuffisants, creusant l’écart avec d’autres territoires ultramarins et l’Hexagone.
Le 14 octobre 2025, l’association UM-Mentor a fêté sa première année. Fondée par Chaybia Maftaha, 24 ans, cette structure accompagne les jeunes ultramarins à distance grâce à un réseau de mentors issus des Outre-mer. Parti d’un besoin personnel, le projet s’est transformé en un véritable espace de solidarité et de soutien pour la jeunesse. UM-Mentor vise à donner confiance et repères aux jeunes qui s’installent loin de leur île.
Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, plusieurs députés ultramarins alertent sur l’absence totale de discussion et de concertations avec Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, et Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics alors que le budget 2026 prévoit un sérieux coup de rabot pour les Outre-mer.
Présenté en Conseil des ministres, le 14 octobre 2025, le projet de loi de finances 2026 est examiné depuis ce lundi 20 octobre en commission à l’Assemblée nationale avant un vote solennel prévu le 4 novembre prochain. Dans ce projet de loi, les Outre-mer devraient subir un sérieux coup de rabot.
Le ministre démissionnaire des Outre-mer, Manuel Valls, a accordé un entretien à nos confrères du Figaro dans lequel il met en garde sur les conséquences néfastes qu’entrainerait une dissolution de l’Assemblée nationale pour l’avenir des territoires ultramarins, et notamment la question de la refondation de Mayotte.
À l’issue de la rencontre à l’Élysée avec le président de la République, il a été annoncé la création de groupes de travail institutionnels associant les élus, le Ministère des Outre-mer, Matignon et l’Élysée.
Le 11 juillet 2025, le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ) a adopté un rapport intitulé "Jeunes d’Outre-mer : garantir l’égalité des chances pour tous", qui dresse un état des lieux précis des inégalités persistantes rencontrées par les jeunes ultramarins et propose des solutions concrètes pour y remédier. La situation à Mayotte y est jugée particulièrement préoccupante.
Dans un rapport publié la semaine dernière, la Cour des comptes critique sévèrement les contrats de convergence (CCT) dans les Outre-mer. Selon la Cour, ils ont hérité "des faiblesses des contrats de plan État-régions (CPER)" qu’ils ont remplacés, « sans amélioration significative ». Et Mayotte ne fait pas exception.