A Mayotte nous ne sommes pas assaillis par des offres de crédit à la consommation, et c’est sans doute ce qui sauve une grande partie des ménages d’une spirale de surendettement. Mais sur un territoire où 77% de la population vit sous le seuil de pauvreté, des accompagnements existent
C’est la 3ème fois que nous interviewons Marie-Anne Poussin-Delmas. Une présidente de l’IEDOM abordable qui évoque avec nous ce qui empoisonne la vie des entreprises, dont les délais de paiement et l'insécurité, mais aussi, des éléments plus réjouissants liés à la conjoncture actuelle.
"L’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire de la Covid 19 et les mesures de restriction qui ont eu des impacts fortement négatifs sur l’activité économique. Les entreprises, dans leur ensemble, ont été fragilisées, rencontrant notamment de sérieuses difficultés de trésorerie."
Depuis plus d’un an, ce ne sont plus les barrages mais les confinements qui conditionnent le moral des entreprises. Une donnée nouvelle à Mayotte où le développement économique est fragilisé par son unique moteur qu’est la consommation des ménages, souligne l’IEDOM dans sa synthèse annuelle
Une enquête nationale dans le cadre du CEROM, en partenariat avec l'INSEE, l'AFD et l'IEDOM, chiffre les baisse d'activité des secteurs touchés pendant et après le confinement. Elle est deux fois moindre à Mayotte qu'en métropole en raison d'un maigre tissu industriel. La perception des ménages mahorais est aussi analysée
Le préfet de Mayotte a réuni ce vendredi tous les acteurs de la place bancaire et le directeur de l’Institut d'Emission des Départements d'Outre-mer (IEDOM). Les entreprises pourront bénéficier d'avances sur trésorerie
Deux ans après une première interview sur le contexte de l’économie mahoraise, nous avons interrogé la présidente de l’IEDOM, l’Institut d’Emission des Départements d’Outre-mer, chargé de l’émission monétaire, et devenu depuis 2017 filiale à 100% de la Banque de France. Toujours important d’avoir du recul de la part d’une spécialiste de la finance ultramarine, et surtout des contextes souvent chaotiques de ces territoires. Et dégager des pistes intéressantes pour Mayotte.
Les 5 lettres de l’IEDOM voient la vie en rose sur la tendance conjoncturelle du 2ème trimestre 2019. Les chefs d’entreprise ont le moral et prévoient d’investir, avec des indicateurs bien orientés
Se poser cette question, c’est poser le diagnostic des rapports annuels de l’IEDOM. Ils sont alternativement sur le mode « espoir déçu », « l’année 2018 devait être celle de la relance économique », nous dit le dernier, ou sur le mode « résilience », « les entreprises sont parvenues malgré tout à encaisser le choc », ça, s’était il y a deux ans, et ce sera sans doute le verdict de fin 2019. La planche à billet tourne en tout cas à Mayotte, puisque nous sommes censés avoir tous 5.600 euros en poche
L’Institut d’Emission des Départements d’Outre-mer (IEDOM), vire de couleur, et pas seulement en raison du départ de son directeur : après avoir étudié l’économie bleue, son dernier rapport se penche sur l’économie verte à Mayotte, et le poids des entreprises qui y travaillent
L’Institut d’Emission des Départements d’Outre-Mer (IEDOM) vient de publier sa tendance conjoncturelle pour le 3ème trimestre 2018. S’il est difficile de prendre en compte certaines données qui évoluent rapidement dans cette économie versatile mahoraise, d’autres méritent néanmoins que l’on s’y arrête.
L’accompagnement des petits projets vient de se doter d’une nouvelle structure, et non des moindre, puisque l’Institut d’Emission des Départements d’Outre-mer ouvre grand sa porte aux TPE. 6.000 en ont déjà bénéficié en métropole.