En cette fin d’année c’est l’heure des bilans et même si les chiffres officiels concernant les interpellations ne sont pas encore tous connus pour l’année 2023, on peut tout de même faire un point sur la situation de ces dernières semaines, notamment en zone gendarmerie. Pour le coup, on constate que les délinquants, eux, ne prennent pas de vacances.
De nombreux élus de Mayotte ont décidé de taper du poing sur la table face aux actes de délinquance et de violence auxquels notre territoire est confronté. Il se sont rassemblés ce mardi à la MPT de Dembéni, à l’occasion d’une réunion de travail sur l’insécurité, pour élaborer ensemble des propositions qu’ils soumettront dans les plus brefs délais au ministre de l’Intérieur et au Président de la République.
Le maire de Sada, Houssamoudine Abdallah, et le procureur de la République, Yann Le Bris, ont organisé une réunion hier matin afin de faire le bilan concernant le dispositif du « rappel à l’ordre » mis en place il y a un peu plus de deux ans au sein de la commune. Au vu des chiffres présentés par l’édile, ce bilan est très positif puisque la délinquance et la récidive ont diminué.
Comme partout à notre époque, les réseaux sociaux font partie intégrante de la vie mahoraise. Les délinquants y annoncent désormais leurs méfaits pour braver les forces de l’ordre, mais beaucoup de fake news y circulent également, semant parfois inutilement la terreur chez les internautes.
L’appel lancé par un anonyme sur Facebook à constituer un groupe de « 500 frères mahorais » pour lutter contre la délinquance, à l’image des « 500 frères guyanais » d’il y a quelques années, n’a pas pris à Mamoudzou. A peine 50 personnes, en grande majorité des femmes, étaient présentes, en groupes disparates d’où ne semblait se dégager aucun projet concret.
Le quotidien des habitants de l’île est devenu un enfer, et ce, quelques jours après la visite de la numéro 1 du gouvernement. Les blocages sont légion de jour comme de nuit, les bandes de délinquants impriment leur dictat, avec désormais, des fermetures anticipées d’administrations, d’établissements scolaires, de santé, et des commerces. L’Etat de droit recule
La visite d’une Première ministre est forcément un moment essentiel pour un territoire, dans ce qu’elle permet de faire remonter une vision globale de toutes les problématiques. A Mayotte, c’est sur la délinquance qu’Elisabeth Borne est avant tout attendue, ainsi que sur une vision de développement structurel du territoire. Nous avons eu l’opportunité de l’interroger à quelques jours de sa visite
C'est parce qu'il a noté un certain absentéisme ou retard de prise de poste le matin en lien avec "des barrages et des caillassages qui rendent la route trop dangereuse pour venir travailler", qu'Ambdilwahedou Soumaila lance "un appel général à la mobilisation"... au stade de Cavani
Cela n’a échappé à personne… Depuis maintenant plusieurs semaines, l’île au lagon connait un regain de violence un peu partout sur le territoire. Pourtant quelques irréductibles villages résistent et semblent épargnés, la vie y est un peu plus paisible qu’ailleurs en apparence. Aussi, il existe un contraste entre certaines communes qui sont moins touchées par des faits de délinquance que d’autres. État des lieux…
Le tribunal judiciaire de Mamoudzou ne juge pas uniquement des faits de violences, de vols ou d’agressions… Même si cela représente une grande partie de son activité. Certains actes de délinquance sont parfois plus sournois, comme le détournement des ressources naturelles.
Son arrivée à Mayotte n’avait pas été préméditée* en 2021, mais Laurent Simonin s’est attelé à la réorganisation des services en réponse à la montée de la délinquance. Le Directeur territorial de la Police nationale qui chapeaute de commissariat et la PAF a mis en place des dispositifs parfois innovants, et s’est appuyé notamment sur un de ses meilleurs amis, le drone. A quelques jours de son départ, nous avons fait le point avec lui sur les organisations à sanctuariser, au cours d’une interview ponctuée d’humour