Après une nuit d’affrontements et de dégradations, l’opération de décasage de 43 habitations illégales à Combani, dans le cadre de Kingia, a bien eu lieu. Le préfet déplore une tentative d’intimidation et se veut rassurant pour la population, tandis que les habitants, eux, restent inquiets pour les prochains jours.
Réuni pour la première fois à Mamoudzou, le comité local d’aide aux victimes doit permettre de mieux coordonner les acteurs et d’adapter les réponses face à des violences encore largement marquées par le silence.
Ce lundi, à l'hémicycle Younoussa Bamana, professionnels, associations et habitants se sont réunis pour échanger autour des violences, du harcèlement et des liens entre relations humaines et santé mentale.
Alors que 10 accusés devaient comparaître devant la cour d’assises à compter de ce jeudi et jusqu’au 24 mars pour vols en bande organisée aggravés, séquestration en bande organisée et violences aggravées, le président a dû renvoyer l’audience. La raison : une modification de la loi entrée en vigueur le 5 janvier dernier et qui pourrait avoir de sérieuses conséquences sur les procès d'assises à Mayotte.
Le projet primé, « CPS Mayotte : Santé mentale et Jeunesse », vise à développer les compétences psychosociales des jeunes afin de prévenir les violences et les comportements à risque, un enjeu particulièrement important à Mayotte. La distinction salue également l’engagement de longue date de l’association Haki Za Wanatsa.
Auditionnées jeudi 26 février par les députés de la commission d’enquête parlementaire sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, les associations du collectif CIDE demandent des mesures concrètes pour lutter contre ces violences et dépasser les rapports qui dressent un constat déjà bien connu, notamment à Mayotte.
Dans une longue lettre adressée à l'ensemble des parents d'élèves, Edouard Geffray appelle à un sursaut collectif face à la violence dans les établissements scolaires.
À Tsoundzou, les nuits de violences entre bandes rivales et forces de l’ordre se succèdent depuis des années. Les habitants, confrontés quotidiennement aux caillassages, gaz lacrymogènes et barrages, ont appris à vivre avec la peur. Beaucoup d'entre eux n'ont plus espoir en une amélioration de la situation.
Si les chiffres officiels montrent des violences intrafamiliales non conjugales sur mineurs très faibles à Mayotte, l’enquête #Wamitoo révèle que la réalité est largement tue et durablement traumatisante.
Les autres prévenus ont écopé de peines allant de 2 à 5 ans d’emprisonnement, certains avec sursis, pour violences aggravées et subornation de témoin dans le cadre de l’agression de Me Emma Buttet en 2015.
Les habitants de Sada et Mangajou attendaient un procès exemplaire pour les violences du 16 novembre. Après le jugement concernant deux jeunes, ils repartent frustrés et en colère, sans réponses aux traumatismes subis.
Ce vendredi, le Conseil départemental a organisé une matinée de sensibilisation et d’échanges à l’hémicycle Younoussa Bamana. L’objectif était d'informer, de prévenir et de mieux accompagner les femmes victimes de violences, au travail comme à la maison.